Entre hommes  » de German Maggiori aux éditions La dernière goutte.

 

Comment vous parler de ce livre de mec lu par une nana en l’occurrence Moi ?
Si si, ce livre est bien plus un livre de mec que de nana , la nana elle a besoin de douceur quand même et ici la seul douceur que tu trouveras c’est la soie des dessous des travelos, si par hasard ils en portent.

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« Les travestis patrouillent aux coins des rues ,offrent leur chair aux imprudents mais aussi aux dépravés qui les connaissent très bien.Et, au milieu de toute cette racaille, il y a encore gens qui ont l’air sains,des gens qui vivent les yeux bandés, qui s’imaginent que la vie est telle qu’on nous la montre à la télévision.  »

 

T’imagine toute suite l’ambiance .

 

 » Entre hommes » regarde même le titre est parlant, en même temps vu ce qu’ils font entre eux pas étonnant qu’ils restent entre mâles . Des vrais, des durs, des mauvais aux regards impitoyables qu’ils nous donnent l’impression de chercher les emmerdes depuis leurs venues aux monde. Qu’ils soient flics ou voyous, même race de loups,les plus féroces .

 

« Car qui aurait pu, sans passer pour un lâche, avouer que la peur leur tenaillait l’âme ? Qui serait le premier à faire machine arrière ? La lâcheté est une misère intime mal cotée sur le marché de la rue . »

 

T’as aussi ces deux flics peu conventionnel :  » Le Monstre » et « Le Timbré ».  » La froideur de l’un alliée à la brutalité de l’autre faisait d’eux un cocktail explosif et infaillible . »

 

 » Le Monstre »  » Il revenait aujourd’hui, des années et autant de vices plus tard, arpenter les rues qu’il avait saccagées sans scrupules durant sa jeunesse. »

 

Et côté voyou c’est pas mieux.

« Certains voleurs – la plupart – sont superstitieux; ils ont la manie de répéter, comme une sorte de rituel des nuits passées, les veilles d’autres braquages qui se sont bien finis. Ils fréquentent alors les même lieux : bars, femmes, amis, et vont jusqu’à porter les mêmes vêtements pour invoquer allez savoir quel dieu des voleurs, ou pour s’immuniser contre les pièges que le destin tend aux imprudents; »

 

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Tu vois même si c’est une histoire de mecs c’est vachement bien écrit, ça déchire même si parfois c’est un peu graveleux.Et c’est comme ça tout le bouquin. C’est de la balle .

En même temps faut être Baléze pour accrocher le lecteur voir la lectrice avec une orgie qui tourne mal , où deux flics assez barge d’une unité spéciale  » La Division  » enquête pour retrouver un objet compromettant qui se planque parmi les voyous pour sauver les fesses des hommes politiques pervers. L’Argentine, en pleine déperdition.Quand la folie des hommes atteints un niveau d’intensité incommensurable. Pour du fric, de la drogue, du sexe, ces hommes deviennent des fauves en puissances et rien ne les arête et pour nous conter cette histoire de dépravation totale, la plume de l’auteur fait des miracles et t’explose à la tête avec une brutalité vertigineuse.

 

 » Une histoire se construit toujours comme une bombe, pour exploser à un moment donné  »

 

C’est l’auteur qui le dit et cette histoire le prouve.Alors même si c’est un livre de mec, une histoire de mec, ça peut te plaire aussi à toi la Nana , fait pas ta chochotte lance-toi et vous les mecs éclatez vous bien .

Pour ma part suis partagée, j’aime et j’aime moins mais après réflexion, j’aimeeeee.

Parce que c’est quand même un sacré bon polar argentin, un shoot d’enfer , une plume audacieuse et de qualité, un livre que vous n’êtes pas prête d’oublier et qui risque bien de faire couler beaucoup d’encre jusqu’à ‘ la Dernière Goutte  »

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Gérard Guégan, « Tout a une fin, Drieu » (Gallimard) par Sébastien Raizer

L’épigraphe de ce livre que l’auteur s’amuse à qualifier de « fable » pourrait à elle seule tenir lieu de chronique :
« Quand on écrit, on mène pas une petite affaire privée. C’est vraiment les connards, c’est vraiment l’abomination de la médiocrité littéraire, de tous temps mais particulièrement actuellement, qui fait croire aux gens que, pour faire un roman par exemple, il suffit d’avoir une petite affaire privée, sa petite affaire à soi, sa grand-mère qui est morte d’un cancer, ou bien son histoire d’amour à soi, et puis voilà, on fait un roman. » (Gilles Deleuze, L’abécédaire)
Sauf que.
Sauf que Guégan s’attaque à un mythe sulfureux : Pierre Drieu la Rochelle. L’histoire retient surtout de cet écrivain et essayiste son tropisme fascisant et son engagement en faveur de la Collaboration avec l’Allemagne nazie. Mais ce n’est même pas à prouver : la vision actuelle de l’histoire est aussi superficielle et creuse que les pseudo débats politiques qui agitent mollement le vide sidéral et sidérant de la pensée contemporaine.
Ce qui permet justement à Guégan, par contraste, de taper fort. Très fort. Avec une fiction bien moins sage qu’il n’y paraît.
Drieu, donc. Né en 1893 dans une famille bourgeoise et déchirée, il devient grand lecteur de Stendhal et tente une première fois de se suicider après l’échec à l’examen de la carrière de diplomate à laquelle il s’était destiné. Envoyé sur le front de la Première guerre mondiale, il emporte avec lui le Zarathoustra de Nietzsche. Dandy et séducteur impénitent, pacifiste et européiste, il se mêle aux surréalistes, aux dadaïstes, devient l’ami d’Aragon, Breton, Mauriac, Éluard, Soupault, Berl et Malraux.
Après son premier roman, L’homme couvert de femmes, publié en 1925, il rédige un manifeste politique qui se veut « au-dessus des partis ». Huit ans plus tard, et après avoir notamment écrit Le feu follet, il est convaincu que le socialisme européen ne peut advenir que par la voie du fascisme.
Les années suivantes sont tumultueuses pour nombre d’écrivains et intellectuels français. Drieu conservera l’amitié de Malraux, qui lui proposera de le cacher à la Libération – Drieu refusera également l’exil. En 1944, il tente par deux fois de se suicider. Il y parviendra finalement en mars 1945.
Drieu la Rochelle laisse une œuvre romanesque considérable éditée à La Pléïade en 2012.
Le livre de Guégan rappelle le « procès Barrès » mis en scène par les Dadas, Breton, Aragon et Tzara, au début des années 20. Dans Tout a une fin, Drieu, tout le monde avance masqué – sauf Drieu. Marat, Héloïse, Rodrigue, Maréchal, organisent un singulier tribunal de conscience pour Drieu, dans un théâtre tourné foutoir.
Ce livre fait écho au premier roman de Guégan, La rage au cœur, publié chez Champ Libre en 1974. La rage et le cœur sont toujours là, mais l’écriture s’est sévèrement durcie : chapitre courts, évocations précises, phrases aiguisées, maîtrise de la tension et, surtout, force et profondeur des personnages.
L’auteur se paie le luxe d’interpeller Drieu dans ses divagations, ce qui le pousse à déclarer, quelques lignes plus loin : « Du jour où on m’a obligé à naître, j’ai signé un pacte avec l’angoisse, et ça m’a réussi. »
Cette « fable » nous montre les tourments d’un idéaliste fougueux, noir et sulfureux, perdu dans son époque. Dans la nuit, mais debout. Une nuit agitée, où les mots et les actes avaient un poids et un sens, contrairement à notre nuit électronique, vide et bâillonnée, où la moindre tentative de prise de parole appelle les matraques « socialistes ».
À bon entendeur…
Sébastien Raizer

Sébastien Raizer est auteur à la Série Noire (L’alignement des équinoxes, 2015 – Sagittarius, 2016) et traducteur (Marcus Sakey, Eoin Colfer, Frank Wheeler Jr. – à paraître)

Les Maraudeurs de Tom Cooper chez Machin et Machin, Albin et Michel pardon

 

 

Surement un grand coup de cœur……au fait le clin d’œil à Robicheaux est-il fait exprès ? Par ce que ce sera le seul point commun avec James Lee Burke, qui ne fait qu’effleurer le social de la Louisiane, alors que là on en prend plein la gueule……

Si je vous dis qu’il y a un côté Zola dans le livre, sans l’écriture de Zola, putain heureusement ! Ici l’écriture est belle, j’emmerde les fans de Zola ^^

C’est parti pour le Bayou, la sorcellerie, les cajuns, la pêche, les marais, les références historiques, « Laffitte », les contrebandiers, et le tutti quanti, tout y est ….yeahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh

Avec plusieurs voix Tom Cooper nous introduit sans ménagement in the bayou. Grimes, les Frères Toup, Wrent , Lindquist, Cosgrove, tant des destins qui vont s’entrecroiser. C’est furieux, beau, c’est furieusement beau.

Avec beaucoup d’humour,  l’auteur nous débarque de force donc dans plusieurs histoires qui vont évidemment s’imbriquer, et oui, sinon ou serait-il le roman ? Dites-moi donc brave gens …..

Après Katerina, un malheur n’arrivant jamais seul, c’est donc une marée noire qui s’invite dans le bayou mettant toute l’économie locale dans la merde, et je parle pas des risques sanitaires….C’est ainsi que de chapitrse en chapitre on découvres, la pèche, le malheur, cette force de vie aussi qui caractérise, les gens du bayou, la fin sera la bouffée d’optimiste du livre. Entre chercheur d’or, raclure de BP, pêcheurs azimutés, bandits à la sauvette on est catapulté dans la pauvreté mais jamais dans la misère et dans des situations, ultra cocasses…

Tranche de vie en Louisiane, le pays des alligators, des serpents, des araignées grosses comme une main, bref, un pays dangereux sans oublier la faune locale encore plus dangereuse …

Superbe premier roman sur cette partie des USA, ou c’est bien la première fois qu’on nous lâche ainsi dans la mouise de ce pays, sans guide, en pleine folie….Jubilatoire, grand, et sacrement inventif

Ma muse me l’avait prédit que j’allais adorer, il va falloir que je m’inquiète me connait-elle trop bien ? …..

Ps spéciale dédicace au traducteur qui a fait des merveilles

 

Auteur : Tom Cooper | Traducteur : Pierre Demarty

À Jeanette, en Louisiane, on survit tant bien que mal grâce à la pêche, de génération en génération, mais depuis le passage de l’ouragan Katrina rien n’est plus pareil. Et quand la marée noire vient polluer les côtes, les habitants sont de nouveau confrontés au pire. Parmi eux, Gus Lindquist, un pêcheur manchot accro aux antidouleurs, qui rêve depuis toujours de trouver le trésor caché de Jean Lafitte, le célèbre flibustier, et parcourt le bayou, armé de son détecteur de métaux. Ou encore Wes Trench, un adolescent en rupture avec son père, et les frères Toup, des jumeaux psychopathes qui font pousser de la marijuana en plein cœur des marécages. Leurs chemins croiseront ceux de Hanson et Cosgrove, deux losers prêts à tout pour devenir riches, et de Brady Grimes, mandaté par la compagnie pétrolière pour inciter les familles sinistrées à renoncer aux poursuites en échange d’un chèque. Mais tous n’en sortiront pas indemnes…

Giboulées de soleil, Lenka Hornakova-Civade, Editions Alma 2016

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Lorsque Marie quitte Vienne avec Magdalena dans ses jupes, elle est loin de se douter qu’elle se retrouverait à la tête d’une lignée de bâtardes.
Elle ne peut pas non plus deviner qu’en laissant l’Autriche annexée derrière pour rentrer dans son pays natal, de l’autre côté de la frontière, elle se précipiterait sous les bottes rouges du camarade communiste. Ainsi va l’Histoire, souvent elle ne fait qu’à sa tête et l’on se retrouve pantins d’une tragédie écrite à notre insu.

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Marie, dont nous n’entedrons pas la voix, mais qui sera au centre du roman à travers les voix des trois narratrices: Magdalena, sa fille, Libuse, sa petite fille et Eva, son arrière-petite fille. Chacune racontera son histoire et grâce à leurs récits l’Histoire de la Tchécoslovaquie se fait jour sous les yeux du lecteur.
 » Pendant que le train nous emmenait vers ce village perdu, ma mère avait défait sa coiffure très travaillée, élégante. Elle avait passé ses mains dans sa crinière blonde, avait laissé retomber sa chevelure librement sur ses épaules et son dos. Elle avait secoué la tête en arrière et elle était restée ainsi quelques instants. Les yeux fermés. Je m’en souviens très bien. En inspirant profondément. Ensuite, elle avait attrapé tous ses cheveux d’un geste ferme et sûr, puis les avait lissés et noués en un chignon serré. Elle s’était couverte d’un foulard. Que je ne lui connaissais pas. Il est vite devenu l’objet le plus détesté de ma vie. En tirant à petits coups, elle avait enlevé de son corsage les dentelles qui le bordaient. Après, elle avait enfilé un gilet sombre, qu’elle avait boutonné jusqu’au dernier bouton. Citadine, instruite, raffinée et parfumée, elle monta dans le train; campagnarde, effacée mais corriace et pratiquement muette elle en descendit. Ma mère était ainsi maintenant: sanglée, fermée, cachée. Inconnue. »
Elle est importante, cette citation, parce qu’elle raconte la mue d’une femme qui, plus que jamais, ne pourra compter que sur elle et sa volonté pour se sauver elle, et sa lignée.
Ayant travaillé à Vienne auprès du Dr Stein en tant l’infirmière, exercer comme sage femme dans sa nouvelle vie est presqu’une évidence. Comme si donner la vie contre vents et marées était pour Marie le fil conducteur de son existence. Donner la vie malgré l’absence de père, donner la vie malgré la peste brune, donner la vie malgré le choléra rouge.
« -Alors?
Instinctivement, j’ai embrassé mes genoux repliés sur mon ventre. Recroquevillée, je soutenait mieux son regard.
– Je le garde.
À ma surprise, elle a paru soulagée. Je crois qu’elle l’était vraiment.
Est-ce que ma décision venait confirmer celle qu’elle avait prise vingt ans plus tôt? Pour la première fois j’ai eu l’impression que nos vies étaient superposées l’une sur l’autre. Et pas l’une après l’autre. »
Oui, sans aucun doute, c’est la voix de Marie qui résonne derrière chaque histoire, derrière chaque destin que ces femmes, ces « bâtardes » nous racontent. Parce que c’est elle qui donne la vie et c’est toujours elle qui l’accompagne lorsque la mère doit travailler, se dévouer auprès d’un mari trop exigeant ou bien montrer la voie à l’enfant dont l’ascendence paternelle reste un mystère.
Et c’est Marie qui préfère encore tuer de sa propre main son unique vache, « La Vache », quand les « bons » camarades viennent lui signaler qu’en tant que propriétaire elle se doit d’offrir la bête à la coopérative au nom du bien commun.
« Notre vache, que j’appelle Vache, est toujours là. Elle est devenue mon amie, une oreille attentive et patiente. Elle apprécie mes caresses, réagit au son de ma voix. […] À peine ai-je pris les deux gamines dans mes bras que le deuxième coup de fusil éclate, faisant trembler les vitres de nos fenêtres et tout mon corps. Rose s’agrippe à moi à me faire saigner de ses ongles mal coupés. Mon bébé cherche à téter. »
Vous l’aurez compris, au-delà des trois narratrices qui accompagnent le lecteur durant ces cinquante années d’histoire et d’histoires, je suis restée arrimée à la figure de Marie, la mère et la donneuse de vies. La gardienne. Celle qui a su faire d’une lignée de bâtardes une descendance de Femmes pour lesquelles l’amour et la dignité prévalent sur tout système politique, sur toute bassesse humaine.
La récompense de Marie? La dernière voix, celle d’Eva. Celle qui, peut-être, aura connu assez de vies pour s’en faire une opinion bien à elle. Celle qui connaîtra le doux vent de la liberté.
« Au fond de moi, je ne sais pas si j’aurais tellement aimé rentrer dans le cadre de la normalité. La normalité c’est ce qu’on nous assène dès notre plus tendre enfance. Pas d’écart, pas de fantaisie, pas de différence, ni plus haut, ni plus bas, ne pas sortir du rang, ne pas être remarquable, ni remarqué, être effacé. D’ailleurs, on en a fait une idéologie, de la normalisation. »
J’ai, bien sûr, pensé aux romans de Sofi Oksanen en lisant « Giboulées de soleil ». Les femmes, les régimes totalitaires, l’Europe Orientale, autant de points communs. Sauf que chez Lenka Hornakova-Civade il y a une telle douceur dans l’écriture, même dans les moments les plus durs et les agissements les plus abjects de certains personnages, que les ressemblances tournent court. Elle arrive à emmener son lecteur devant l’Histoire recente sans le brusquer, aux côtés de quatre femmes comme il y en a des milliers, encore aujourd’hui. Elle ne juge pas, ne cogne pas, sa bienveillance envers ses personnages déborde sur le lecteur.
« Giboulées de soleil » parle de nous, de l’Europe, de notre histoire. De la vie, de l’amour et de ses sacrifices. Allez-y, vous y serez gagnants!

 

« Une île bien tranquille » de Pascale Dietrich (Editions Liana Lévi) par Christelle

Ce livre est une véritable pochette surprise.

Tu y plonges ton regard et tu t’embarques pour une virée en Bretagne pleine de découvertes plus surprenantes les unes que les autres. Et il t’est impossible de le quitter sans arriver au bout pour connaître le fin mot de l’histoire. Un petit bonbon plein de saveurs, à la fois doux, piquant, tendre, parfois dur aussi, mais toujours agréable à savourer.

Vous allez découvrir ce qui attend Edelweiss, de retour à Tredevic, cette petite île qui l’a vue naître et où elle a grandi. Son retour a été hélas précipité pour enterrer son père.

« _ Je vous préviens, lâcha Jacques (le notaire) en ouvrant une très sérieuse mallette, vous allez avoir des surprises.

_ Vous nous avez préparé des pochettes-cadeaux pour nous consoler ? m’enquis-je d’un ton railleur.

_ Pas moi, mais votre père en quelque sorte. »

Elle va y croiser des nains pas très loquaces et y retrouver ces îliens qu’elle a connus mais qui semblent bien différents voire même étranges, ainsi que sa meilleure amie enceinte.

« _ T’imagines, j’ai des couilles dans le ventre ? »

Mais chut ! Je vous invite à tenir compagnie à Edelweiss qui a du laisser son amoureux « un peu connard » à Paris et à savourer la plume de Pascale Dietrich, qui n’en est pas à son coup d’essai et du coup m’a donnée envie de découvrir son premier roman « Le Homard ».

Une belle découverte, une belle surprise, un vrai bonheur de lecture, un feu d’artifices court mais explosif, un bouquet de fleurs de toute beauté pour le plaisir des yeux !

Une île bien tranquille qui ne connaît pas la crise…

 

Sur les îles bretonnes, tranquilles ou pas, le vent est toujours coupable: des naufrages, des névroses et même des chutes du haut des falaises. Difficile pourtant de convaincre Edelweiss, de retour à Trevedic pour enterrer son père tombé du pic du Rat, de ce scénario. Ses doutes se renforcent lorsqu’elle remarque que les îliens ont étrangement changé leurs habitudes: ils ont repeint leurs maisons à neuf, possèdent des yachts rutilants ou encore des voitures de luxe …

 

A la poursuite de Leia de Marius Faber, aux éditions du TOUCAN

Écrit à la première personne, c’est un bon roman policier et d’aventure que nous tenons, là le roman spécial été, sans vulgarisme aucun. Pas un roman, de gare, mais un roman distrayant dans toute la finalité de ce mot.

2crit avec un large sens de l ‘humour, et parfois politiquement incorrect, on va suivre les aventures de notre héros à travers une partie du monde.

Un homme qui a perdu sa femme, perdu dans le sens disparu avant le mariage. Dans une île Française. En cherchant bien, et avec son « Tonton », un remake de son histoire se passe un an après.

Plongé directement dans la bain, sans temps mort, mis à part l’humour omniprésent, on est parti pour une belle balades en moto, avec virages assez serrés.

Ecriture fluide, chapitre assez courts, l’idéal pour un one turn over page

C’est un livre assez volumineux, on aurait pu le scinder en deux livres, il existe donc deux parties,

Une premier partie où on fait connaissance avec l’histoire, et qui va à 200 à l’heure une fois le bolide lancé, puis, une deuxième, plus sombre, plus dure !!! Avec du politiquement incorrect….le choc des cultures, par exemple, qui m’a un peu….mais je suis passé au-dessus. Un lieu commun assez désagréable quand même….

Sinon, cela me fait penser à du Fréderic Dard parfois, un bon roman d’été, bien mené, malgré quelque grosses ficelles…

Pierre et Leia sont partis en voyage sur l’île de Saint-Martin, aux Antilles. Lors de leur dernière soirée, ils se disputent et repartent chacun de leur côté à l’hôtel. Mais Leia ne rentre pas, ni le soir ni le lendemain. Fou d’inquiétude, Pierre alerte la police et toutes les autorités consulaires. Rien. « Disparition inquiétante ».

Demeuré sur place le plus longtemps possible pour faire en sorte que les autorités restent mobilisées, Pierre doit se rendre à la dure réalité au bout de quelques semaines : aucun indice n’a été trouvé, aucune piste, aucun suspect.

Quand, un an plus tard, il apprend qu’une autre jeune femme de ses connaissances a disparu à Saint-Martin, la coïncidence est impossible : le point commun aux deux affaires, c’est bien lui. Pierre décide de repartir sur place pour chercher par ses propres moyens, sans en avertir la police.

Et cette fois, il obtient des informations qui pourraient constituer un début de piste…

 

Hammett , trois livres, une vie, un homme singulier

On a l’impression d’ne fin avec ces trois livres, la fin d’un auteur. Et c’est pourtnt l’inverse qui s’en dégage , la découverte d’un homme. Un homme qui n’a rien laché, surtout en période Mccartysme…

J’ai feuilleté le premier livre, j’y ai vu de belles lettres, de l’imagination, je vais m’y plonger

celui là est en cours de lecture

pareil que le suscité, à lire

Sweetgirl de Travis Mulhauser, chez autrement by Chris OnTheRoadAgain

 

Une tempête de neige fait rage dans le Michigan.

Percy une jeune fille de 16 ans y vit avec sa mère Carletta .Une vie bien particulière dans cette contrée peu hospitalière où la Meth et ses dealers foisonnent.Un fléau incurable qui sévit et détruit les familles .La méth ça te bouffe la cervelle te transforme en légume ou en bête sauvage . Carletta est accro à la meth ,les rôles s’inversent dans leur foyer, Percy se retrouve à veiller sur sa mère .
« Carletta avait la manie de nier certaines réalités pour embellir sa vie, ce qui était pour elle une façon de s’en sortir, mais surtout une autre sorte de mensonge .  »
Et quand sa mère disparait,elle part à sa recherche et affronte la tempête .Sur son chemin,une découverte inacceptable va l’emmener dans une aventure de dingue,pourchassée par la pire espèce humaine .

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« Il inspira, souffla. Il ferma les yeux et quand il fît feu,le coup ne fût pas un instrument de vengeance ou de rédemption, un acte de haine envers lui-même ou de martyre,mais seule la vérité crachée par un canon lisse ,lestée de chevrotine et de lucidité.  »
La seule chose qui l’importe ,sauver Lenna ce magnifique Bébé naît au plus mauvais endroit du coin .
« Quand j’ai senti sa petite main qui m’agrippait, mon cœur s’est arrêté de battre  »
À travers Percy, l’auteur Travis Mulhauser nous conte l’ histoire bouleversante d’une jeune fille forte, courageuse, impétueuse.Une course-poursuite infernale dans un froid glacial,aidée par le seul homme qui fît partie de sa vie comme un père. Ensemble ils affronteront ces loups qui les poursuivent et tenteront ce sauvetage au péril de leur vie.Un roman âpre, au style épuré, sans fioriture et pourtant débordant d’émotions.Un conteur de talent. Un magnifique roman noir ,où l’amour et l’espoir illuminent cette noirceur .
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« Maman m’aimait. Je le savais . Elle m’aimait comme Starr ne pourrait jamais m’aimer , mais il y avait longtemps , peut-être même depuis ce jour à sprink Lake, que son amour semblait mêlé d’une tristesse qui la rongeait. Son amour avait toujours été une souffrance et l’était encore. C’était à la fois le soleil qui m’avait porté et l’orbite sans fin autour de laquelle je tournais, craignant sa brûlure ».
Un premier roman impossible à quitter avant la dernière page et qui accompagnera vos pensées un long moment. Une belle découverte, un superbe moment de lecture, un joli coup de cœur pour cette nouvelle plume américaine.

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À découvrir aussi Baby love de Joyce Maynard si vous avez aimé Sweetgirl…

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Corinne Atlan, Japon, l’empire de l’harmonie, (éditions Nevicata, coll. L’âme des peuples, 9€) par Sébastien Raizer

 

CorinneAtlan

 

Immense traductrice (Murakami Haruki, Murakami Ryū, Hirano Keiichirō, pour ne citer que les plus connus en France – le Tokyo Decibels de Hitonari Tsuji vaudra une chronique particulière), cheville ouvrière des deux principales anthologies de haïkus et auteure de romans (Le cavalier au miroir, Le monastère de l’aube), Corinne Atlan a vécu une quinzaine d’années en Asie – et elle vient de s’installer à Kyōto, comme un « exil chez soi ».

Elle nous offre dans ce petit ouvrage à l’écriture poétique, précise, ciselée et très évocatrice, une part de son voyage personnel dans ce que l’on ne peut s’empêcher d’appeler « l’empire des sens ». Le récit est rapide, riche, savamment documenté et nuancé des subtiles émotions et sensations que ne manque pas de provoquer le Japon chez un Occidental.

« Je suis arrivée pour la première fois au Japon un jour de fin décembre. En découvrant cet hiver délicieusement autre, je me suis aussitôt sentie à la fois sur l’autre face de la lune et parfaitement dans mon élément », commence-t-elle.

La poésie et les ombres de Kyōto, les bouddhas et les kami (« esprits » shintō), l’Empereur en tant que symbole historique et maître du temps, les brumes du mont Fuji, le nucléaire, la démesure de Tōkyō, le Japon des marges : Corinne Atlan parvient en 90 pages à nous donner une notion à la fois claire et ineffable de ce qu’elle appelle « la conciliation des extrêmes » : l’empire de l’harmonie, donc.

Le récit est suivi de trois entretiens passionnants et très enrichissants, avec Pierre-François Souyri, l’un des meilleurs historiens européens spécialistes du Japon, avec la sociologue Mori Chikako et l’écrivain Hirano Keiichirō – une voix singulière dans la jeune littérature nippone – on y reviendra.

Japon, l’empire de l’harmonie se déguste comme un manjū (pâtisserie japonaise fourrée à la pâte de haricot rouge) accompagné de thé vert grillé. Merci. Merci.

 

 

Présentation de l’éditeur :

Les Japonais vivent au présent. Le temps glisse sur l’Archipel, emportant avec lui les joies comme les malheurs. Le tsunami de mars 2011, à l’origine du pire accident nucléaire de l’histoire, reste une plaie ouverte, mais le Japon, pugnace, regarde déjà ailleurs.

Ce pays est un art de vivre. Une société unique. Un écheveau de règles souvent tacites mais incontournables, qui font du quotidien un rituel bien réglé.

Qu’est-ce qu’être Japonais aujourd’hui, dans un pays vieillissant où la natalité ne cesse de décroître ? Comment concilier l’infini romantisme des pavillons d’or et d’argent de Kyōto et les émois décadents de Kabukichō, le quartier chaud de Tōkyō ? Comment évoquer le Japon de ce siècle sans comprendre que son dessein industriel et occidentalisé, se fracasse aujourd’hui sur la concurrence effrénée de la Chine, sur fond de surenchère nationalistes réciproques ?

Ce petit livre n’est pas un guide. C’est un décodeur. Il plonge le lecteur au cœur des traditions millénaires, pointe les transformations, souligne les fractures. Plus qu’un récit, un Japon vécu de l’intérieur, raconté au plus près de ses évolutions récentes.

Gansterland de Tod Goldberg, aux Editions Super 8

 

 

 

Immersion dans la mafia de Chicago et le reste, dans le talmud et le FBI Etonnant récit, loin de ce qu’on lit sur la mafia. C’est un roman très détaillé, très fournit sur les relations, entre la famille et l’institution policière. Sal assassin de la Cosa nostra, pète un plomb, un burn out…. brisant un sacro-saint principe avec les autorités fédérales…hé hé hé

Les réflexions acerbes de notre assassin qui va devenir Rabbin, sont omniprésentes, et à chaque fois font mouche. Entre  les chapitres consacrés à Sal interviennent aussi ceux de  l’agent Hopper. Un homme d’une normalité exemplaire…mouarf !!!

Roman assez initiatique surtout concernant la religion juive, on n’en sort très « culturé », sur comment tuer un homme aussi, cela reste un polar m’enfin…

Franchement il y avait fort fort longtemps que je n’avais pas lu un aussi bon livre mettant la mafia en scène…..L’auteur a dû passer du temps dans de la documentation. C’est très bien fourni, très bien expliqué comment marche cette mafia, propre à Chicago, au Minnesota, le Nevada et j’en passe.

Pas d’ennui au bout de ces pages en ce qui ‘a concerné, plutôt dévorer ce livre des très bonnes Editions super 8, que j’avais lâché un peu ces derniers temps. C’est donc avec grand plaisir que je vous recommande ce livre bourré d’humour, d’actions, et de renseignements divers….

Ne pensez pas à Rabi Jacob, non non et renon

Pensez-vous qu’un assassin peut se modifier à travers le talmud ?

Réponse dans le livre

 

 

Tueur à la solde de la mafia de Chicago, Sal Cupertine est ce qui se fait de mieux dans le genre : discret, redoutablement efficace et doté d’une mémoire hors norme, il ne laisse jamais la moindre trace derrière lui. Jusqu’au jour où une opération tourne mal – très mal. Après avoir été contraint d’éliminer trois agents du FBI, Sal quitte la ville, caché dans un camion réfrigéré. Sa carrière est terminée. À moins que…