(IN)VISIBLE de Sarai Walker traduit par Alexandre Guégan par Cec Ness Cilli

(IN)VISIBLE de Sarai Walker traduit par Alexandre Guégan

 

Lorsque que j’ai commencé ce livre je n’avais pas lu la quatrième de couverture. J’ai juste lu le nom de l’auteur Sarai Walker et le titre (IN)VISIBLE.

Je ne connaissais pas cette auteure (je ne sais pas si il y a un « e » à auteur au féminin) Le titre m’a tout de suite parlé. Je me suis imaginé plein d’histoires possibles. Toutes les histoires sauf celle-ci, à ma grande surprise. Tout au long du livre nous suivons la vie d’une jeune femme surnommée Prune. Mal dans sa peau, depuis sa plus tendre enfance à cause de son poids. Sous anti-depresseur à cause d’un chagrin d’amour. Elle a essayé tous les régimes existants, il ne lui reste plus qu’une solution pour devenir celle qu’elle désire le plus au monde c’est L’OPÉRATION. Cette intervention va-t-elle vraiment faire d’elle celle qu’elle souhaite ? Parallèlement, une histoire terrible d’enfant suicidé suite à un viol commis pas plusieurs hommes. Mystérieusement ils disparaissent peu de temps après leur libération conditionnelle.

Où sont passés ces hommes ? Qui leur veut du mal ? Que fait Prune au milieu de cette histoire ? Le livre est presque écrit comme le journal intime de Prune. On suit son évolution surprenante. Nous sommes dans sa tête (presque dans son corps) du début à la fin. Il se lit comme on boit du petit lait. Il reflète parfaitement la réalité cruelle de notre société. Une femme doit avoir des mensurations précises. Les catalogues, la mode, guident nos faits et gestes. Qui ne s’est jamais senti mal à l’aise, des cuisses trop grosses, un ventre trop gonflé ? Qui n’a jamais ressenti un regard mal placé ?

Pour conclure j’ai vraiment apprécié ce style d’écriture. Léger et lourd à la fois.

Les personnages tiennent la route. C’est un bon livre avec une belle écriture. A lire.

James Lee Burke , la fête des fous, rivages noirs

Perceur d’âmes, sagesse devant la finalité de notre économie, à la limite du rationnel, J L Burke est de plus en plus sage. Ce livre est surement un de ses meilleurs. Je n’avais pas été conquis par « les dieux de la pluie, mais là j’en reste bouche bée. un des meilleurs Burke. Comme quoi, tel un vin de garde il se bonifie  à l’inverse de feu Hillerman, bref….

Lâchant la Louisiane pour le Texas, il s’en revient avec son héros le shériff Hackberry Holland qui ressemble beaucoup à Robicheaux, très proche, trop proche ? Pas pour moi in fine

Il y a les récurrences alcool, pacifisme, vue personnel  de la guerre, écologisme, et sagesse sur l’humain, une vison de notre société, sans jugement hâtif, le questionnement est omniprésent.

Superbe dialogue, des personnages qui sont tous superbement traitées, avec une rare finesse, et dieu sait qu’il y en a des protagonistes. une histoire pas si simple que cela, beaucoup de tiroirs à ouvrir pour trouver le tiroir caché dans la commode. Des renversements de situations, des alliances contre nature de la rédemption, bref un mélange habile très habile…..

Beaucoup d’action de chapitre ou chaque personnage prend sont temps pour s’épaissir, même les troisièmes rôles sont fondamentaux, c’est vous dire !!!

Un grand crû, une excellente surprise, James lee Burke n’est pas à bout de souffle au contraire, il nous donne le meilleur dans ce livre.

Père d’une forme de nature writing et d’une érudition  sans limite, le titre fait référence à une pratique du moyen âge française l’auteur est impressionnant

Sublime perfection la frontière manichéenne n’est pas respectée et c’est tant mieux la sagesse, la sagesse,

sorti en 2011, une petite question m’intrigue

page 355 on va enfin réussi à deviner l’âge de M. holland parce quand même sans être irrationnel, un peu de pragmatisme de nuit pas.

Alors si il a 18 ans pendant la guerre de Corée  1953  à 1955  pour ce livre, l’auteur avoue qu’il est presque octogénaire page 355. Mais putain faudra me dire quel régime il fait, parce que il a la patate le bougre Donc notre héros aurait entre 75 et 78 à peu près. Cette digression, veuillez m’excuser cela me taraude un peu le cerveau!!!

 

Suite de «Dieux de la pluie» dans laquelle on retrouve le shérif Hackberry Holland et le terrifiant prédicateur psychopathe Jack Collins. A la frontière entre le Texas et le Mexique, un alcoolique nommé Danny Boy Lorca raconte une incroyable histoire : il dit avoir vu un coyote poursuivre deux hommes dans le désert et tirer sur l’un d’eux. Elucubrations d’un ivrogne ? On retrouve bel et bien le cadavre d’Héctor Lopez, informateur des services de lutte anti-drogue du FBI. Une question se pose, qu’est devenu l’autre fugitif ? Outre Jack Collins, Hackberry va croiser la route de Krill, ex-soldat devenu mercenaire, de Negrito, homme de main illettré et dérangé, ainsi que du révérend Cody Daniels, qui manie aussi bien le fusil que la bible. Mais il y a aussi la mystérieuse « Magdalena », alias Anton Ling, qui veille sur les immigrés clandestins…

Hugues Pagan avec Profil perdu, rivages noirs

Retour plus que gagnant pour un dernier maitre du polar, et pourtant la tache n’était pas si aisée que cela, je suppute

se remettre à l’écriture, retrouver un des ses héros,  après si longtemps, cela ne doit pas être si simple.

Dernier ouvrage en date de l’auteur Dernière station avant l’autoroute, Rivages/Thriller, 1997 – soit 20 ans.

Mes lectures de l’auteur, remonte à très longtemps,  donc pas de souvenir  précis sur le personnage ou les,, mais juste le souvenir d’un auteur à part, possédant un style, une finesse ad lib

De son talent il n’a rien perdu, il semble qu’à mon humble avis, ce soit un de ses écrits les plus puissants

Toujours aussi mélancolique, peu d’espoir sur la condition de l’humain quelque soit les temps. De la rudesse d’un homme que sa faiblesse, tout est mis en avant.

Les chroniques sur le web ou ailleurs sont toutes élogieuses, je m’attarderai plus sur ce retour inattendue

C’est assez surprenant quel ‘auteur n’est rien perdu de son excellence, de l’écriture, à la verve de l »époque, glossaire à l’appui,et de reprendre un scenario dans le temps de ces autres livres.

On aurait pu s’attendre à quelque chose de neuf de notre siècle, mais non… Hugues Pagan n’a pas choisi, la facilité. Car même si il n’avait plus sorti de livres depuis 20 ans, les fans étaient là, l’attendant au tournant.

C’est donc un virage très dangereux qu’il passe  avec brio, reprenant avec panache ses lettres de docteur S du polar.

on attend ecore vingt ans, ou pas ?

Je n’espère pas, car franchement  c’est beau, frais, humain, humain, rare et donc précieux

 

On retrouve Schneider, le flic désabusé et sans prénom de La Mort dans une voiture solitaire et de Boulevard des allongés. Fanatique de Virginia Woolf et écorché vif, hanté par la mort d’une femme, l’inspecteur principal Schneider, chef du Groupe criminel hante la ville tel un fantôme à bord de sa Lincoln Continental. Il entretient des relations compliquées avec un « Monsieur Tom », ex-avocat d’Assises et homme d’affaires pas toujours recommandable. Il doit aussi enquêter sur la tentative de meurtre qui a laissé son collègue Meunier des Stups entre la vie et la mort.

Voici le grand retour d’Hugues Pagan après presque 20 ans d’absence de la scène littéraire (il a occupé activement la scène audio-visuelle pendant ce temps). Ses livres sont d’impressionnantes radiographies de la vie des flics, telles qu’on n’en a jamais lues avant lui, mais aussi des œuvres bouleversantes d’humanité. Alternant crudité et lyrisme, élégance classique et gouaille de la rue, son écriture virtuose et sa musique bluesy s’insinuent dans les tripes du lecteur et nous parlent de l’essentiel : le tragique de la condition humaine.

 

Canari de Duane SWIERCZYNSKI rivages noirs

Traduit de l’anglais (États-unis) par Sophie ASLANIDES qui traduit que des bons livres soient dit en passant

 

Et c’est un grand bonheur de retrouver notre foufou dans un grand format

toujours aussi en verve, trame très originale, une écriture, des situations que le terme cocasse , n’est point à la hauteur pour les définir.

C’est parti pour le monde de la drogue cette fois, et des indics, avec une vision globale de tout cela.

Tout ce Qui fait de Duane un bon écrivain est toujours là, avec ce petit plus, qui fait que ce livre sEmble plus abouti

L’auteur nous présente une héroïne (muahhhh, blague nulle) qui va se voir coincer, et devenir indic, elle s’en sortira assez bien par ailleurs, dans un méandres qu’elle découvrira.

mélange de pulp , de personnages totalement fous, on a la recette habituelle de l’auteur, avec ce plus, plus affiné si l’on  le droit de comparer à un fromage

C’est une très bonne idée, de le sortir en grand format, cela permettra ainsi de faire découvrir cet auteur unique, que les fans dont je fais partie porte au nue depuis longtemps

 

A noter que les couvertures de Rivages noirs sont de plus en plus belle

Sarie Holland est une jeune fille sage : elle ne boit guère, ne fume pas et suit consciencieusement ses études. Un soir, pour rendre service, elle conduit une connaissance à un rendez-vous (elle est la seule à être sobre). Mais ce copain est un dealer, et un malheureux concours de circonstance fait tomber Sarie entre les mains de la police. Soit elle plonge pour complicité, soit elle fait plonger quelqu’un d’autre en devenant indic. De fait, qui se méfierait d’elle ? Mais la police, trop pressée de coincer un gros poisson, monte une opération dangereuse dont elle perd le contrôle. Sarie va devoir se débrouiller toute seule… pour survivre dans un monde interlope et dangereux dont elle ne soupçonnait guère les arcanes. Là, elle révèle sa véritable personnalité.

TOTALLY KILLER, GREG OLEAR par Bruno D.

Récupéré sur une brocante et pour un prix dérisoire, je ne connaissais pas et ne savais pas à quoi m’attendre : Superbe découverte au final pour ce premier roman. Drôle, féroce, bien noir et déjanté, Totally Killer de Greg Oléar est une petite pépite ! Taylor Schmitt, belle et ambitieuse, diplômée d’une université du Missouri débarque à New York  à la recherche d’un boulot. En pleine crise économique, et de bureau de placement en bureau de placement, une agence mystérieuse au fonctionnement opaque va lui proposer un job inespéré. Dès le prologue on sait que Taylor va mourir et Todd, qui l’accepte en colocation le 4 juillet 1991 sera le narrateur, témoin de la courte vie de Taylor.

C’est merveilleusement original. L’auteur a su insuffler un faux rythme lent qui nous attrape et nous emmène insidieusement dans un récit hors du commun. C’est une remarquable satyre de la société américaine des années 90 avec un New York en peine transformation, une jeunesse désabusée ou les nouvelles technologies et moyens de communication modernes (tel portables, internet, sms et mails) n’en sont encore qu’au stade d’embryons.

Sur un ton badin on balaie l’univers musical, littéraire, cinématographique et politique de cette époque aux années 2009. Les personnages semblent complètement barrés et cette peinture au vitriol dégoupillée par un humour cynique s’apprécie à sa juste valeur. 

Polar noir et politiquement incorrect, l’auteur assume au travers de ses héros une certaine vision-vérité de l’Amérique entre théorie du complot et lutte de classes ; pas celle entre les riches et les pauvres, mais celle entre les générations.

Les personnages sont un peu caricaturaux, mais il est difficile de résister à l’envie de découvrir Taylor Schmitt et sa vie trépidante. Jusqu’à la fin les rebondissements étayent le récit et les pages défilent aussi vite que la vie de Taylor. Entre Westlake et Costa Gavras, Greg Olear pour un premier roman nous offre avec style et efficacité une œuvre d’une rare intensité. J’ai totalement kiffé !

LE CRAME, Jacques-Olivier Bosco par Bruno D.

Si Brutale, son dernier opus présent dans toutes les bonnes librairies fait aujourd’hui son actualité, il ne faut pas oublier qu’avant il y a eu Loupo, Quand les Anges tombent, Aimer et laisser mourir, Et la mort se lèvera et… Le Cramé dont je vais vous parler cette fois ci.

L’histoire c’est celle d’un malfrat voleur de banque et détrousseur de bijoux qui se fait serrer avec pertes et fracas dans un bain de sang lors de son dernier braquage à cause d’une balance. Dès le départ, les flingues sont de sortie dans ce polar musclé ou les balles sifflent. Le Cramé c’est aussi un personnage droit au code d’honneur sans faille qui n’aura de cesse de retrouver un gosse qui a disparu.

Si j’osais, je dirais que Le Cramé c’est du « Brutal(e) ». On sent derrière la plume de JOB l’admiration et l’inspiration des films de Lautner, des Tontons Flingueurs (1963) au Professionnel (1981). Ce personnage au grand cœur qui aime les bons alcools et les jolies filles est un acteur de cinéma. Belmondo ou Delon n’ont qu’à bien se tenir, Le Cramé c’est le croisement réussi des deux.

Le scénario construit par JOB pour son deuxième roman est bien huilé. Le Cramé dans la peau d’un flic vaut son pesant de cacahuètes et les événements s’enchaînent, malgré quelques invraisemblances vites oubliées. Les clins d’œil se multiplient et allègent le coté noir et fougueux du livre réalisant ainsi un joli équilibre.

Bien des thèmes sérieux sont abordés, que ce soit la maltraitance sur les enfants ou le racket dès le plus jeune age. Jacques Olivier bosco décline l’histoire passionnante d’un chef de bande, dur et fragile à la fois, façonné par l’expérience de la vie depuis son plus jeune age.

C’est du polar noir et drôle à la fois, à déguster calé dans un bon fauteuil en cuir, un verre de single malt whisky à la main. Vous l’avez bien compris, je dis : Bravo et encore Mr Jacques Olivier Bosco.

TERREUR TERMINUS, CHRIS ANTHEM par Bruno D.

Week end de Pâques 2016, gare de Lille, une grève surprise de la SNCF, plusieurs voyageurs ont la chance de pouvoir prendre leur train quand même. Tous ont des destinations différentes et pourtant tous se retrouvent dans le même train : le TGV 666.

Amis cartésiens, passez votre chemin. Amis aimant le second degré, le déjanté, les histoires drôles et terrifiantes à la fois, foncez, ce bouquin est fait pour vous ! Je vous garanti qu’après avoir lu ces 200 pages, vous aborderez la SNCF autrement, un peu comme les ascenseurs après le fameux film de 1983 «The Lift». Que va t-il se passer ? Seul l’auteur le sait … quoique !

Livre d’horreur, mais pas que ; gore,certainement, le livre se lit à plusieurs niveaux et je m’attendais même à pire. La première partie du bouquin présente et rassemble les personnages qui n’ont rien en commun dans le TGV 666. Avec son style plein d’humour et de bons mots, l’auteur nous amène doucement (j’ai trouvé un peu lent) vers le cœur du roman et une deuxième partie beaucoup plus rythmée et musclée.

Chris Anthem en profite pour nous expliquer une certaine philosophie de la vie et développe ses personnages. Ils ont tous des fêlures, voir des blessures profondes, des choses à se reprocher et le grand bal orchestré par Chris prend la saveur cuivré du sang. L’auteur distille l’effroi avec sa plume nimbée d’hémoglobine et enfonce un peu plus nos illusions vers le néant.

Nos peurs primales et nos réflexions sur la vie, la mort, sont abordés  ici avec humour et humeurs visqueuses par un auteur tourmenté et limite psychopathe souffrant d’un dédoublement, non d’un triplement, non d’un quadruplement de personnalité… au vu de ses nombreux pseudos.

Bon allez Terminus, tout le monde descend… enfin… ceux qui restent s’il y en a ! Ah Ah Ah !

COYOTE, COLIN WINNETTE par Bruno D.

Noire comme la couverture, cette histoire se passe au cœur de l’Amérique profonde. Au fond des bois, une baraque isolée, des parents couchent leur fillette de trois ans, comme tous les soirs. Le lendemain matin, ils trouvent un lit vide.

Que va t-il se passer ? Comment le couple va-t-il faire face à cette disparition ? Le récit raconté par la mère est une plongée abrupte et vertigineuse, inquiétante à souhait, vers la folie humaine. Rongée par le chagrin, la détresse de cette femme ne cache t elle pas d’autres vérités bien sordides ?

Des plateaux télé pour entretenir l’espoir, à la police, aux journalistes, aux interviewers, elle dira toujours la même chose : on l’a mise au lit et quand on s’est réveillés, elle n’était plus là.

Chapitres courts et phrases courtes donnent un tempo saccadé et angoissant au roman. Une espèce d’entonnoir vers lequel nous emmène l’auteur inéluctablement avec une phrase martelée comme un couperet pour se souvenir : elle était comment notre fille ?  Se souvenir pour ne pas oublier, comme la date d’anniversaire de sa fille qu’elle est incapable de donner aux policiers.

Glaçant à bien des points de vue, c’est tout juste si on apprend le prénom de la disparue. Quant au père, même s’il est réduit au rôle de besogneux à tout faire, il est aussi particulièrement violent par moment.

Ce bouquin se lit très vite et en deux heures vous l’aurez dévoré. Par contre, il vous faudra un certain temps pour digérer le fait que les prédateurs ne sont jamais bien loin et pas toujours là ou on les attend.

MAJESTIC MURDER d’Armelle Carbonnel par Bruno D.

Impatient j’étais de découvrir le Majestic Murder de la belle Armelle, tellement son Criminal Loft avait été une excellente surprise. J’avais bien sûr dans le creux de l’oreille pour l’avoir croisé à Noeux et à Lens, sa petite mise en garde prévenant que c’était très très différent.

Une écorchée vive, junkie accro à la coke, qui rêve de brûler les planches. Un squat à fuir, un homme secret et tourmenté. Et une audition étrange menée par une troupe étrange dans un théâtre abandonné… Le Majestic. Voilà  le décor choisi par Armelle pour son deuxième forfait livresque.

Ce livre est un monument d’écriture et de huis clos malsain. Les acteurs que l’on découvre au détour d’un squat sont Lillian, Seamus et Fanny ,puis assez vite , Allan, Clarck ,

Sarah, Maddy, Noname, Ron, et La Tentatrice. Il est bâti comme une pièce de théâtre et les chapitres sont remplacés par des scènes . Il faut reconnaître à l’auteur un grand talent pour la mise en scène (normal ici pour du théâtre) et les 100 premières pages sont un trompe l’œil de folie. Elle nous ballade au gré de sa plume. On ne sait pas ou on va, elle si ! Entre le rouge et le noir sordide de ce Majestic, sorte de vaisseau d’un ancien temps que la poussière habite d’une couche épaisse, on oscille entre le délirium du Rocky Horror Picture Show et le classique de William Sheakespeare. Lillian se métamorphose en Peg Entwistle, une actrice qui s’est suicidé en 1932 et le voile opaque du mystère commence à se lever au milieu du bouquin.

Cette pièce interprétée par la Compagnie des Fous (c’est son nom) réservera bien des surprises et au moment des trois coups frappés par le brigadier, le rideau se lèvera sur une salle avide de spectacle. Le Majestic va vous emmener au cœur d’une histoire géniale pleine de rebondissements ou les acteurs ne sont peut être pas du tout ceux qu’ils prétendent être. Je ne peux en dire plus au risque de spoiler cette merveilleuse et démente intrigue mise en place par l’auteur.

Deux petits bémols cependant à ce Majestic Murder, l’auteure a tellement voulu brouiller les pistes et semer le lecteur que les 100 premières pages sont quelquefois perturbantes et pas mal de lecteurs pourraient  se perdre et abandonner en route.

Armelle a une superbe écriture, mais ici sur la première moitié du roman  j’ai du relire des phrases en ayant peur de passer à coté de quelque chose et en me demandant ce qu’elle avait voulu dire.

La Nécromancière, comme elle aime se définir, séduit avec ce deuxième roman, à des années lumières du premier. Elle prends beaucoup de risques en égarant longtemps son lecteur avant de lui offrir en tomber de rideau une conclusion de malade, inattendue après nous avoir retourné le cerveau, avec ses faux semblants et ses évidences… qui n’en sont pas ! Le chef d’oeuvre n’est pas loin et Armelle Carbonnel repousse bien loin les limites du genre. Bravo pour ce livre très différent et unique. Mon dieu , qu’est ce que tu vas nous faire au troisième ?

la dent du serpent de Craig Johnson

En mai on retrouve notre héros, il a fallu du temps pour que je m’y colle, hein Nicole, mais là j’en manquerai aucun, A l’instar d’un John Connolly, Burke, et Lee Child , Tony Hillerman, et d’autres. L’auteur a réussi àcréer un personnage clef, enfin pas qu’un. une solide base pour des héros récurrent. Un savant mélange très habile d’humour, de caractère epais, d’un peu de surnaturel d’un nature writing éclatant, d’histoires excellentes, et surtout il parle de la vie avec bon sens, un humain !!!

Alors quoi de neuf dans ce livre…. cette fois, c’est avec Dieu et ses enfants perdus, ou bien ceux qui ont dû mal à comprendre la bible ,qu’aura affaire notre hérosI Il sera aussi question d’amour héhéhéhéhé, un peu !!!!

Les réparties sont toujours aussi cinglantes, ainsi qu’un personnage de passage qui va pas arrêter de nous surprendre, nous et surtout notre shériff. Une histoire à tiroirs qui viendra nous exploser à la fin, quand toutes les pelotes seront tirées.

Encore un  très bon livre, que dire, aucune faiblesse, vivement mai 2018

Toute cette affaire n’avait au départ l’air de rien : un gamin fugueur qui se réfugie dans un cabanon et se nourrit en se servant dans les placards d’une vieille dame. Mais quand le shérif Walt Longmire essaie de ramener Cord chez lui, il se retrouve face à une propriété gardée par des miradors qui abrite une communauté polygame. Et tout ce petit monde, orchestré par un patriarche habile et un homme de main au passé trouble, affirme ne rien savoir de l’adolescent. Le shérif s’engage alors avec son équipe dans une enquête très glissante dont ils ne ressortiront pas indemnes.

 

La Dent du serpent place le shérif du comté le moins peuplé de l’État le moins peuplé des États-Unis face au pire des adversaires qu’il ait jamais eu à affronter.