Extrait Les sept soeurs, Lucinda Riley, Editions Charleston

Extrait de ce livre qui paraîtra le 12 mai.

Les soeurs d’Aplièse sont sept. Set filles adoptées au quatre coin du monde lorsqu’elles étaient enfants, par leur père, un milliardaire toujours en voyage. Elles gardent un merveilleux souvenir de leur enfance au château d’Atlantis, sur les bords du lac de Genève.

Dans cet extrait, on apprend le décès du père des sept soeurs, désormais jeunes femmes. Maia, l’aînée, la première informée a la lourde tâche de prévenir les autres, toutes attendues au château d’Atlantis pour y recevoir l’héritage de leur père.
Celui-ci, aussi attentionné pour ses filles, qu’énigmatique sur lui-même, leur a t-il transmis un héritage qui permettra à ses jeunes femmes d’en apprendre plus à la fois sur elles-mêmes et leurs origines et à la fois sur leur père ?

Un extrait de trois chapitres qui donne vraiment envie de connaitre la suite. En peu de pages, de l’émotion, du suspense et des personnages qui laissent présager le meilleur pour ce roman.
Ce premier livre sera intitulé Maia, et sera le premier tome d’une saga de sept tomes. L’auteure sera également à Paris le 9 avril.

« Les monstres qui ricanent » de Denis Johnson (Bourgois) n’ont pas convaincu Wollanup

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« Roland Nair travaille pour l’Otan. Après dix ans d’absence au Sierra Leone, cet agent danois est de retour à Freetown : son ami Michael Adriko souhaite lui présenter sa fiancée américaine. Personnage trouble, qui aurait entre autres servi dans l’armée ghanéenne et dans la garde rapprochée de l’émir du Koweït, Adriko vient de déserter une unité des forces spéciales américaines opérant en Afrique. Nair soupçonne rapidement que l’amitié n’est pas le seul motif de son invitation mais accepte néanmoins d’accompagner le couple dans le centre de l’Afrique pour rendre visite au clan d’Adriko… Multipliant tromperies, péripéties et enlèvements, les trois voyageurs vont pénétrer clandestinement dans une zone de combats, à la frontière entre Ouganda et Congo. »
Beaucoup de sentiments assez contradictoires à l’issue de ce roman d’un auteur que je ne connais sûrement pas assez pour pouvoir apprécier ce livre à sa juste mesure. Déjà le titre, je n’ai toujours pas compris qui sont ces monstres qui ricanent et je crois que ma question restera sans réponse. Parle-t-on de ces espions apatrides de tous bords qui prennent l’Afrique comme un immense terrain de jeu et de profit ou de ces montagnes qui narguent nos pauvres héros en pleine déroute professionnelle comme sentimentale à la frontière entre Congo et Ouganda ? Je ne saurai répondre.
Comparé à John le Carré, ce roman n’en a pas la pointure et je crois qu’il ne le cherche pas tant les explications sur ces guerres, ces magouilles restent pléthoriques et bien souvent fumeuses à l’opposé des romans précis du Britannique. Nous sommes ici dans le même état de connaissance ou d’ignorance d’espions qui changent de camp selon le vent, qui appartiennent à des sous-divisions secrètes d’officines connues : CIA, OTAN, Mossad…
Alors la lecture est plaisante et nous voyageons à travers une Afrique post 11 septembre envahie par des meutes de barbouzes sans foi ni loi et bien souvent plus intéressées par l’appât du gain que par l’amour d’un drapeau ou d’une cause. De la Sierra Leone au Congo et l’Ouganda, toujours les mêmes magouilles, les mêmes peurs pour des hommes qui luttent contre un ennemi jamais réellement identifié et défini finalement quand il se montre ouvertement hostile.
Il ne faut pas chercher dans ce roman une explication aux multiples crises qui secouent l’Afrique mais plutôt une représentation d’un cauchemar bien réel, une vision bien noire des luttes d’influence sur ce continent. Au final, un roman très troublant dans sa lecture et dans le monde qu’il montre, Impression assez mitigée.
Wollanup.

Le Toutamoi – Andréa Camilleri – Métaillié Noir

Arianna, belle femme-enfant, est l’épouse de Giulio, qui est riche, plus âgé qu’elle, très amoureux et impuissant. Pour leur plus grande satisfaction à tous deux, il lui organise, sur une plage gérée par un mafieux, des rencontres avec des play-boys qu’elle choisit. Seule et impérative condition : chaque partenaire ne doit lui servir que deux fois. Mais un jour elle jette son dévolu sur Mario, un tout jeune homme qui s’éprend d’elle et exige de la revoir. La transgression du tabou va gripper la machine irrémédiablement et, tandis que nous découvrons le passé très étrange d’Arianna, la catastrophe approche.Toutamoi-HD-300x460

L’auteur Sicilien qu’on affectionne tout particulièrement chez Unwalkers nous offre là un nouveau roman assez différent des précédents. Nous ne sommes pas sous le soleil italien, bercé par le dialecte local employé par les policiers de Camilleri.

Ici, nous avons trois personnages : Giulo, Arianna et Mario.

ces trois personnages vont vivre les jours qui vont changer leurs vies..Enfin surtout pour un…. Les autres reprendront surement le cours de leurs existences et renouvelleront l’épisode que nous allons lire, encore et encore.

il s’agit là d’une fable mettant en avant une femme-enfant. une femme qui a vécu une drôle de vie qui façonnera son cerveau d’une manière dangereuse et irréversible. Ah les traumatismes….et leurs conséquences.

sans jamais entrer dans les détails, Camilleri nous offre sur un plateau un psyché torturé, pervers, étrange passé qui ressurgit….

Tout le talent de l’auteur est encore une fois exploité dans ce roman court, efficace. Un roman noir, dur, froid et en même temps, empreint d’une grande humanité.

nous allons suivre toute l’étendue de la folie d’Arianna au fil des chapitres, nous délecter d’un jeu machiavélique entre la belle blonde et son vieux mari Giulo…et Mario…le beau Mario qui va se trouver pris au piège de cette douce mais si fantasque folie à deux….

« Half bad – Traque blanche » de Sally Green (Milan) – à ne pas rater

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Nathan n’a jamais connu ses parents, et en grandissant, ce passé si particulier et déjà douloureux devient encore plus difficile à porter : certains héritages constituent de véritables fardeaux, et c ‘est le cas de celui du jeune homme. Non seulement il est orphelin, mais en plus son père est le plus puissant des sorciers noirs du Royaume Uni a séduit sa mère alors que celle-ci était mariée au père des trois demis frères et sœur de Nathan, lui-même assassiné par le père de Nathan.
Fasciné par cette mère qu’il n’a pas connu, il sait pourtant qu’il ne peut en aucun cas et avec personne mentionner ce père redouté, recherché par toutes les autorités blanches et ennemi numéro un. Heureusement, face à l’hostilité des sorciers blancs puristes et de l’une de ses demi-sœurs Jessica, il peut compter sur le soutien de Deborah et Arran et de leurs grands-mères à tous les quatre – tous sorciers blancs. Cela ne suffit cependant pas à le préserver des brimades et méchancetés de ses camarades d’école ; dangers qui s’accroissent à l’adolescence, lorsqu’en plus Nathan développe un fort caractère, des aptitudes spécifiques aux sorciers noirs et héritées, probablement de son père et des sentiments intenses pour Annalise, une jeune fille issue d’une illustre famille blanche. Surveillé, épié, espionné, convoqué, Nathan a compris depuis des années que son sort est entre les mains du Conseil, cette institution qui fixe les règles du monde de la magie et imposes ses lois. Et rien n’arrête ses membres qui, pour exercer son pouvoir sur le jeune garçon, le séquestre et le torture sous couvert de le former. L’adolescent n’est pas dupe mais est futé : il sait pertinemment qu’il doit attendre son heure pour ne pas dévoiler trop tôt ses cartes. Mais en aura-t-il suffisamment dans sa manche pour regagner la liberté et acquérir ses pouvoirs pour son 17ème anniversaire ? Rien n’est moins sûr, et toute l’aide qui lui sera apporté ne suffira peut-être pas à lui permettre d’aplanir tous les dangers qui se dressent sur sa route, érigé par des ennemis attendus et inattendus.
Le récit de Sally Green est résolument sombre, et si l’intrigue rappelle Harry Potter ou d’autres classiques de la littérature jeunesse, on s’en éloigne résolument. Nathan bouleverse l’équilibre des forces noires et blanches qui régnait avant sa naissance, et la question qui sous-tend tout ce roman est bel et bien le libre-arbitre : comment écrire sa propre vie lorsque depuis sa naissance on est considéré ou attendu de telle ou telle manière par le monde ? Nathan deviendra-t-il un sorcier blanc, à l’image de l’éducation qu’il a reçue de la part de sa grand-mère ou un sorcier noir sans scrupule dans la pure lignée de son père ? Ou existe-t-il pour lui une troisième voix, la sienne, ni toute blanche ni toute noire mais à son image et selon ses aspirations personnelles ? La poursuite d’un objectif établi comme « bon » justifie-t-elle toutes les exactions ? Ne vous attendez pas à avoir une réponse dans ce premier tome, mais Sally Green emploie tout son talent à nous décrire la complexité des sentiments et réflexions de son jeune héros et de l’univers codifié dans lequel il évolue. Aucun doute, son intrigue et son écriture sont percutantes et ne vous laisseront pas indifférent, que vous soyez un jeune lecteur ou un lecteur plus averti. Le métissage de Nathan, ses états d’âme, son stoïcisme face aux injustices qu’il subit en raison de son ascendance, la gentillesse de certains et la méchanceté intrinsèque d’autres (qui pourtant sont censés être du « bon » côté), … Impossible de ne pas se révolter pour lui, et de ne pas l’encourager mentalement à se rebiffer… quitte à se faire tabasser, autant que ce ne soit pas seulement dû à son métissage.
Un premier tome qui fonctionne donc particulièrement bien, sombre, angoissant et original, aux personnages intéressants et dont le potentiel pour la suite reste à découvrir. On a donc hâte de retrouver Nathan (ça ne devrait plus tarder je pense !) et de voir s’il parvient à tracer sa propre voix, aussi tortueuse soit-elle, tout en faisant la nique à tous ceux qui cherchent à lui mettre des bâtons dans les roues.

« La collectionneuse de boules à neige » de Maurizio De Giovanni (Fleuve) – ou comment réhabiliter la kitchitude!

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Après « la méthode du crocodile », c’est le second roman de De Giovanni avec Giuseppe Lojacono chez Fleuve noir. D’autres romans de l’auteur mettent en scène un autre flic napolitain le commissaire Ricciardi chez un autre éditeur qui nous a exclus… donc passons. Je n’avais rien lu de l’homme auparavant mais j’avais noté de nombreux avis favorables et quand est arrivé ce roman portant sur une collectionneuse de boules à neige objet rococo et kitsch par excellence, étant moi-même à une époque pas si lointaine possesseur d’une collection de plus de 150 horreurs de ce genre, j’ai fondu. Je sais les quolibets que je pourrais essuyer mais tel un Charles Pasqua de la grande époque, je préfère prévenir les agresseurs potentiels que j’ai des dossiers…

« Giuseppe Lojacono ne pouvait pas espérer de plus belle mise au placard. Sa mutation à Pizzofalcone a tout d’une pénitence. Il y rejoint une équipe nouvellement constituée d’outsiders des autres commissariats de Naples. À leurs côtés, il va pouvoir exercer ses talents en toute liberté : le commissaire Palma lui fait une entière confiance et il a le soutien – et peut-être plus… – de la belle magistrate Laura Pires.
Tout ce qu’il lui faut en somme pour éprouver sa sagacité sur le meurtre de Cecilia de Santis. Une femme au cœur d’or, violemment tuée d’un coup de boule à neige. Elle qui collectionnait avec passion ces objets au kitsch désuet n’imaginait pas voir si tôt le dernier flocon se déposer au fond de l’eau calme de sa vie de femme trompée… »
Ce roman a, dès le début, le charme des polars d’autrefois : un meurtre qu’on imagine rapidement passionnel dans un milieu bourgeois, un flic qui mène son enquête en multipliant les auditions, en imaginant les scenarii plausibles. C’est très bien fichu, comme une partie de Cluedo à qui le roman dans sa partie investigation, ressemble énormément. Une histoire de meurtre sans psychopathes ou serial killers dans une ville de Naples sans les inévitables liens avec la Camorra, c’est déjà bien mais ce n’est pas tout. De Giovanni qui, d’habitude, fait de Naples, la vraie héroïne de ses romans la laisse ce coup-ci en arrière-plan pour raconter ces flics bannis arrivant dans ce commissariat, honte de la ville, pour remplacer l’équipe en place maintenant sous les verrous pour trafic de stupéfiants.
Parallèlement à l’enquête, l’auteur va consacrer des chapitres profonds à ces hommes et femmes qui ont tous des failles, des blessures et des obsessions nées de leur vie affective et pas forcément de leurs tourments professionnels légitimes. On entre dans une dimension humaniste où De Giovanni excelle montrant la puissance des sentiments, la douleur de la perte ou le poids de la culpabilité. Bien fichu là encore !
Au final, encore un roman italien de qualité d’un auteur doué dont le message reste à l’esprit quand la lecture se termine.
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J’avais ce chef d’œuvre !
Wollanup.

« Trait bleu » de Jacques Bablon (Jigal) – un « excellent roman noir déjanté »

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A l’image de Un fantôme dans la tête d’Alain Gagnol paru à l’automne dernier aux éditions Le Passeur, voici un excellent roman noir déjanté où le drame a du mal à se faire une place derrière l’humour et la dérision qui sont de mise du début à la fin avec un ton particulièrement désinvolte. C’est sorti chez Jigal et ce n’est pas une surprise quand on sait que la maison marseillaise accueille aussi, entre autres, l’excellent JOB et ses romans survitaminés où l’ennui n’a pas sa place.
C’est une histoire de rendez-vous ratés avec la mort, le meurtre et la prison et de rencontres avec l’argent, la famille, l’amitié perdue et retrouvée pour un héros dont on ne connait même pas le nom, orphelin dont la mère est morte en couches et dont le père demeure inconnu.
Ce court roman de 150 pages à qui il ne manque qu’une playlist de malades massacreurs de guitares aux oreilles dégommées par des riffs considérés comme assassins ou instruments de torture par tout adepte d’un art qu’on nomme musique. Pour ma part, je l’ai accompagné d’un album live de Parquet Courts et cela fonctionnait très bien. Le rythme trépidant de ce roman ne fait pourtant pas dans la facilité conceptuelle et habituelle des hardeux et toute énigme a droit à sa réponse avec parfois des révélations à franchement s’en décrocher la mâchoire.
L’auteur a dû vouloir se faire plaisir parce qu’il en fait un polar situé en Amérique mais on pourrait très bien se trouver en Lozère. Mis à part les noms des personnages, la citation d’une Chevy, quelques éléments succincts de droit pénal américain et peut-être deux trois bricoles, peu de choses nous indiquent où nous nous trouvons et cela n’a d’ailleurs aucune importance.
On part de la découverte d’un corps au fond d’un lac asséché qui va emmener en prison le héros puis lui sauver la vie et, c’est parti pour un feu d’artifices de situations scabreuses désopilantes et inattendues dont notre champion arrive toujours à se sortir de façon impeccable mais bien involontaire et surprenante. Le sort s’accable sur lui et il est la victime bien involontaire des agissements de son meilleur ami mort depuis peu. Ainsi il va évoluer au milieu d’une galerie de personnages tous un peu à l’ouest, complètement pour certains, qui vont animer et pourrir sa vie de redneck bien sympathique et parfois très attendrissant.
Un roman à se garder pour un moment où on se sent un peu morose, roboratif à souhait !
Roman déjà chroniqué et apprécié par Undead.

http://www.unwalkers.com/trait-bleu-jacques-bablon-chez-jigal-undead-sort-de-son-trou-cest-vous-dire/

Wollanup.

Flic against voyou ? belle entrée en matière pour la Martinière, avec Les loups Blessés, vivifiant par C Molmy

Yes sir, vivifiant ce polar dans ce monde livresque parfois redondant

Les beaux mecs, les cités, les condés, les fourgons blindés, les cousins, on pourrait se dire encore un truc écrit par un flic, qui veut devenir écrivain, mais, non !!!  Cela le fait très bien, et mieux que d’autres…

M. flic sait bien écrire, et maitrise bien sa construction littéraire, et de plus sait décrire les gens, la vie.

C’est comme dans un bon film, on se laisse emporter par le récit rapidement qui n’est pas caricatural du tout, plutôt en phase avec la réalité.

Pas de héros ici, juste des loups blessés ou des plutôt des gens, qui ont pris un autre chemin mais qui restent humains. Pas de célébration manichéenne, beaucoup d’actions, d’interrogations sur la vie.

Allez +1 comme ils disent !

Un très bon polar, belle entrée en matière pour cet éditeur, on attend le reste

 

SYNOPSIS :

Ce sont deux vieux loups blessés. L’un par une vie de braquages, d’extorsions, d’années passées en prison : Matthéo Astolfi, un criminel de haut rang. L’autre par son métier, la pression de sa hiérarchie, les trahisons de ses indics : Renan Pessac, commissaire à Paris. Leurs deux destins vont se percuter. De braquages en filatures, ils vont se chercher, se traquer. Chercher tous deux à échapper à leur destin, pour connaître l’impossible rédemption. Jusqu’au grand chaos. « Une rafale ricocha sur la portière passager, atteignit le pare-brise qui s’étoila dans un fracas assourdissant. Le convoyeur se jeta au sol en
hurlant de toutes ses forces, les paumes écrasées sur les oreilles. Les balles cognaient sur le blindage comme une averse de grêle, il recroquevilla son mètre quatre-vingt-dix sous le volant pour se protéger. Bouche ouverte, il se sentit suffoquer, son sang geler dans ses veines. Son coeur menaçait d’exploser quand l’ondée cessa, d’un seul coup. Incapable de bouger, Fabien inspira profondément pour calmer le staccato de son coeur et écouta. Des claquements de portières et des crissements de pneus résonnèrent au dehors, le cri d’une femme retentit brièvement, puis le silence s’imposa, comme une délivrance. »

 

 

Méchant Loup – Nele Neuhaus – édition Actes Noirs

Pourquoi une petite fille jusque-là heureuse de vivre se met-elle à hurler de terreur en voyant une marionnette représentant le loup ? Qui est cette toute jeune fille violée, battue, presque morte de faim, que recrachent les eaux du Main ? En enquêtant sur des crimes qui font froid dans le dos, Oliver von Bodenstein et Pia Kirchhoff remontent des pistes qui mènent au monde secret, pervers et protéiforme de la pédophilie.Nele-Neuhaus-Méchant-Loup

Encore un énième livre sur la pédophilie ?

Encore un énième livre sur la pédophilie dans la haute bourgeoisie ?

On pourrait le croire car c’en est un !

Mais la différence tient du talent de Nele Neuhaus, l’auteur allemand qui signe là son quatrième livre. J’avoue ne le découvrir que maintenant mais je suis déjà entrain de rattraper mon retard…

dès le début du roman, nous sommes happés par les personnages qui sont au centre des deux affaires…car il y a deux affaires qui, forcément, vont se rejoindre assez rapidement. Nous retrouvons dans cette nouvelle aventure les commissaires Bodenstein et Pia Kirchhoff qui forment un duo assez différent et pourtant si complémentaire.

Ils vont enquêter sur une jeune fille retrouvée morte, tombée de nul part. En parallèle , une célèbre présentatrice télé connue pour ses émissions à scandales est retrouvé sauvagement agressée.

A priori rien à voir….A priori….Car au fil des pages, au fil des personnages, les pièces du puzzle vont s’encastrer. Si des éléments du puzzle final sont assez prévisibles, on prend plaisir à voir arriver la fin du livre car l’auteur aura réussi à nous donner une image de cette pédophilie dorée très glauque, à la limite du soutenable sans rentrer dans des détails sordides.

La retenue et la rigueur allemande nous emmène dans un polar haletant, avec des personnages forts en humanité et une soif de justice.

Nous avons là un livre parfaitement mené, nous conduisant à travers la noirceur d’un sujet si délicat à traiter….