juil 31

 

Un psychiatre liquidé, un flic qu’on tente d’assassiner, une documentaliste qui passe de vie à trépas…

La vie de la division du SRPJ de Besançon est aussi tumultueuse que les eaux du Doubs en pleine crue.

Lorsqu’un procureur obstiné leur met des bâtons dans les roues et qu’il faut travailler de concert avec la gendarmerie, parce qu’une des victimes a eu l’excellente idée de se faire liquider en banlieue dijonnaise, rien ne va plus au commissariat de la Gare d’eau.

 

 

Fabrice Pichon fait partie de cette nouvelle génération d’auteurs de polar qu’il faudra suivre. Simple, discret mais doté d’un bon sens de l’humour sur les salons, ce fut une chouette rencontre.

Je me suis donc décidé à lire son dernier ouvrage Le Mémorial des Anges qui lui valait de nombreuses bonnes critiques.

Je dois avouer que j’ai eu du mal à me mettre dedans au début…Beaucoup de personnages, de la gendarmerie d’un côté, de la police judiciaire de l’autre. Des commissaires, des commissaires divisionnaires, des lieutenants, des brigadiers…..Ca en fait du monde ! Heureusement que tout se passe dans ma région actuelle, j’ai pu découvrir des nouveaux coins à visiter !!

 

Heureusement encore, les personnages s’éclaircissent et nous nous concentrons sur les principaux et, surtout, la principale : Marianne Bracq. Sacré personnage ! Enfin, une femme flic désabusée qui sombre dans l’alcool pour oublier sa vie de merde ! Ça change des mecs ! Mais au-delà de ses désillusions de mère imparfaites et esseulées, nous avons à faire à une commissaire respectée de ses hommes, une flic qui veut faire son travail du bien qu’elle peut, quitte à se battre contre des procureurs à la con comme ici.

 

Nous avons à faire à un face-à-face intéressant entre la justice et la police, chacun se poussant dans leurs retranchements respectifs. Un duel palpable jusqu’au bout.

 

Revenons à l’intrigue policière. Une simple scène de crime au début mais qui va dévoiler toute sa complexité au fur et à mesure qu’on avance dans le livre. Impossible d’échafauder un quelconque plan ou esquisse de coupable. Les rebondissements finaux sont parfaitement menés. Bravo Mr Pichon pour arriver jusqu’au bout à créer la surprise !

 

juil 31

Toujours en route pour l’abbatoir ?

et oui pas de grand soir à l’horizon, plutôt de tristes matins et de grises soirées et des journées, des jours des jours…..

Sinon la rentrée littéraire  s’annonce belle, je peux déjà vous dire que c’est « Sara la noire » de Gianni Pirozzi qui sera le meilleur roman noir de la rentrée !!!

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Ce n’est pas une surprise, non non non  !!!! vu les qualités de ces écrits précédents

là c’est son plus abouti !!!

Dans d’autres genres  chez d’autres éditeurs, il y a de belles surprises aussi.

on en reparle le 21 aout, on  respectera les dates ou pas…

En attendant  juste 2 livres qui ‘ont enchanté

 

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et le pote Arnaud Delporte-Fontaine et son système A

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mes félicitations à ceux qu ont tenu le site à tous et toutes, si, si,

bien , mais trop sage, lâchez vous bordel

 

ca manque de putain de sa race de merde, je t’encule à mort la tête dans les gogues!!!

On est référencé comme site déjanté tenu par des drogués, …bon je l’ai lu à maintes fois ailleurs…

hum…..

sinon tenez , tiré d’un autre grand livre de la rentrée, une blague !!!!

VOUS SAVEZ CE QUI EST JOUISSIF QUAND ON SE TAPE UNE ENFANT DE 8 ANS ?

SILENCE DE MORT……..

C’EST QUAND LES OS DU BASSINS CRAQUENT

Bon un ange passe en chariot….

 

Musique je vous conseille d’aller de Australie à la Finlande

bx8wl gFLqFxm

 

sinon un bon ricain

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allez vous pouvez vous barrer, vous marier partir ne pas partir, je suis de retour, fini la sagesse

retour aux fuck off ^^

bah woui on est déjanté, site dejanté de drogué , faut assumer, enfin peut être que moi ^^

muahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh

 

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sinon vous avez enconr le temps de découvrir le livre de jc en telechargement ici

ce qui m’a un peu refroidi c’est qu’il n’y a eu aucune relais d’information par d’autres sites ou blogs

 

que dalle, Béa.

reste que le do it your self, que cela de vrai

allez, allons danser avant la mort…..

bonne vacances je vous préviens au prochain coup de grisou

 

juil 31

 

Abandonnée par sa mère à la naissance, Lucy a néanmoins vécu une enfance heureuse au sein d’une famille d’adoption aimante. Aujourd’hui, elle mène une existence sans histoire entre son mari et leurs deux enfants. Mais le jour où l’équipe de « Devine qui est là ? » frappe à sa porte, son destin bascule. C’est pour une émission de télé-réalité qui se propose de réunir ceux que la vie a séparés.

Comprenant que quelqu’un cherche à la retrouver, Lucy n’a aucun doute : il s’agit de sa mère biologique. Elle a quinze jours pour se préparer à cette rencontre. Quinze jours d’excitation, d’angoisse et d’appréhension. Mais au fil du temps, la jeune femme n’est plus sûre de rien… Et s’il s’agissait de quelqu’un d’autre ?
La rencontre aura bien lieu, surprenante, inattendue, qui fera éclater un bouleversant secret, conduisant Lucy aux confins de l’enfer, là où le rêve devient cauchemar!

 

Barbara Abel serait-elle la reine du roman psychologique ?

Deuxième livre que je lis d’elle (et ça ne sera pas le dernier) et encore une fois, elle me bluffe ! Elle me surprend par cette facilité d’écriture qu’elle possède, cette fluidité dans la suite des évènements qui en font un magnifique roman à haute tension !

Merci Madame Abel pour votre écriture fine et racée, sans aucun virage vers du gore ou du sang…Vous n’en avez pas besoin….

 

Une histoire simple, avec des personnages simples qui ont une vie simple et ordinaire (un peu à la Allison Hendrix d’Orphan Black pour ceux qui regardent la série).

Mais un coup de sonnette et tout va basculer !

Une émission de télé-réalité va faire basculer une vie de rêve en pire cauchemar…

 

Des rêves enfouis vont surgir les pires craintes, les pires angoisses qu’on va refouler au profit de ce rêve qui se réalise enfin !

Et même quand les cauchemars se matérialisent, on arrive à faire pire, à prendre le dessus pour en rajouter dans le pire du genre humain.

 

On vit avec Lucy, l’héroine chanceuse-malchanceuse du roman… On frémit avec elle, on réalise son rêve et ses espérances avec elle….Mais on déchante et on a envie de vomir avec elle aussi.

 

Jamais ô grand jamais, on ne s’attend à une telle fin, à un tel rebondissement ! Pas vraiment à la fin d’ailleurs, ce qui m’a encore une fois surprise ! LE rebondissement du livre n’apparait pas à la fin mais vers les ¾…..

 

Et la fin….je crois que jusqu’au bout, on ne sait pas…on ne sait plus…mais veut-on savoir ?

juil 30

Bonjour JC, une petite présentation pour commencer cet entretien, qui es-tu et d’où te viens l’envie d’écrire ?

Je m’appelle donc JC (parce que mes parents m’ont donné un prénom trop long à écrire à chaque exam…), j’ai 45 ans pour encore quelques mois. Je bosse dans le social depuis pas mal d’années, et quand mes gosses et ma femme me laisse le temps, j’écris.

Pour ce qui est de l’envie d’écrire, c’est un peu compliqué, parce que c’est venu assez progressivement, et ce n’est que depuis trois, quatre ans que j’écris plus régulièrement. C’est parti en fait d’un projet d’album-concept avec le groupe avec lequel je jouais dans ma jeunesse^^ où chaque morceau devait traiter d’un problème de société : guerre, racisme, pauvreté, violence… Finalement après mes recherches, j’ai eu tellement de matière sur la question SDF que j’avais une histoire complète dans les mains (que je ne désespère pas de mettre en roman un jour). Le groupe ayant explosé, j’ai conservé le goût de l’écriture et l’envie de montrer que les gens qu’on montrait souvent du doigt étaient la plupart du temps victimes avant tout.

Et puis l’écriture est aussi une façon de se protéger de ce qu’on voit, de prendre du recul. Surtout en ce moment où tout va trop vite et où les personnes censées nous aider à appréhender la réalité (journalistes et politiques) sont aveuglées par les chiffres et le profit à court terme.

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On retrouve effectivement dans Douloureux réveils les problèmes de société que tu évoques. Comment fais-tu tes recherches ? Vas-tu à la rencontre de ces victimes ?

A part le gamin de Paris, les autres sont un peu loin pour aller les rencontrer. Non, j’utilise internet qui est un puits d’informations sans fond (même s’il a pas mal de défaut par ailleurs, mais rien n’est parfait). C’est ce que j’aime chez des auteurs comme DOA et Thilliez, on sent qu’il y a des heures et des heures de travail avant l’écriture. Les recherches sont longues, il faut trier, recouper pour être sûr des infos, mais il y a vraiment tout. Pour la nouvelle à Los Angeles, par exemple, je me suis tapé des heures de vidéos de gangs avant de commencer l’écriture. Et puis il y a également un gros travail d’organisation (c’est la partie que je préfère), où tu mets en place tes infos, tes témoignages, pour créer une histoire qui ait du sens. Avec les recherches et le plan, les trois quarts du travail sont faits.
Pour mes autres écrits, j’ai effectivement au cours de mes différents boulots rencontré les victimes. Ce sont d’ailleurs eux en général qui m’ont donné envie d’écrire une histoire. Je bosse en ce moment avec les SDF parisiens, et même si je ne suis plus sur le terrain, j’ai un nombre de souvenirs incalculables qui peuvent donner lieu à autant d’histoires. Tous ont un parcours différents.

 

J’ai eu l’occasion de lire quelques-unes de tes nouvelles outre Douloureux réveils, je trouve que tu as énormément de talent. Ce qui m’a frappée à plusieurs reprises, c’est la noirceur de tes écrits, et la détresse qui s’en dégage. C’est donc un thème qui te tient particulièrement à cœur ? N’est-ce pas trop difficile d’écrire constamment sur des sujets aussi difficiles ? N’as-tu pas envie parfois d’écrire d’autres choses ?

C’est vrai que j’écris rarement des trucs légers. J’ai tout de même écrit quelques nouvelles un peu drôles (du moins j’espère) et elles ont toutes remporté un prix (les jurys aiment bien rigoler à priori) mais ça reste assez cynique et grinçant. Non, ce n’est pas trop difficile d’écrire sur ce genre de sujets (ne me demande pas pourquoi, je n’en sais rien, ça sent le besoin d’aller voir un psy…). Je lis essentiellement des romans noirs et des polars, j’écoute généralement de la musique assez sombre (j’adore Marylin Manson) sans pour autant l’être moi-même, ce que pourrait te confirmer les gens autour de moi qui au contraire en ont parfois marre de mon manque de sérieux. Mais c’est vrai que j’ai une vision assez sombre du monde dans lequel on vit et de mes congénères. Je ne sais pas si c’est l’âge qui veut ça, mais je vis très mal l’évolution de notre société (et les choix politiques et électoraux qui en découlent). Je prends les transports en commun tous les jours et je suis effaré par les comportements autour de moi où chacun se croit sur Facebook en permanence, c’est à dire libre de dire, faire ce qu’il veut comme si les autres n’existaient que pour les regarder ou les admirer ou les liker (comme on dit). Je suis également atterré par le fait que l’on stigmatise toujours les mêmes personnes (jeunes, étrangers, fonctionnaires, chômeurs…) et que l’on court tête baissée droit dans le mur que certains ont fabriqué pour protéger leurs fortunes et leurs avantages. Mais eux, on ne les dénonce pas, on les envie. Donc oui, j’ai une vision assez sombre du monde qui nous entoure et des dégâts qu’il fait. Et je l’écris. Mais dans ma vie perso, je m’éclate !

 

C’est l’essentiel ;) La musique fait donc partie de ta vie, d’après ce que tu nous en dis. Chez les Unwalkers aussi on est très musique, et il y a toujours une question qui lui est dédiée dans nos entretiens. Alors qu’écoutes-tu outre Marilyn Manson ?

J’écoute beaucoup beaucoup de trucs. J’aime bien écouter des musiques de films, surtout quand il y a de la guitare électrique comme dans les morceaux de Audiomachine et Brand Music X. Etant batteur à la base (même si je n’ai pas touché une batterie depuis très longtemps) j’ai toujours eu un problème avec ces grandes gueules de chanteurs^^ qui ne connaissent rien au rythme et veulent toujours être devant. C’est pour ça que j’aime bien les instrumentaux en général^^. Plus sérieusement, j’adore le travail de Trent Reznor de NINE INCH NAILS, j’adore Massive Attack, Archive.Pour les trucs plus rythmés, je suis très fan de Metallica, Queensryche, Iron Maiden (plutôt les anciens même s’ils reviennent bien) et côté français Shaka Ponk (moins le dernier), Punish Yourself et No One Is Innocent. Et un truc que tout le monde devrait avoir écouté au moins une fois dans le noir, les yeux fermés : Keith Jarrett « The Köln Concert », seul au piano, un truc magistral (à mon goût). Désolé pour les milliers d’artistes que j’écoute et que j’ai oubliés

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Merci pour ces suggestions ! Ecris-tu en musique ? Quelles sont d’ailleurs tes conditions idéales d’écriture ?

Il n’y a pas de conditions idéales. Entre mon boulot et ma famille (trois gosses qui font du sport, de la zik, tout ça tout ça…) je n’ai pas de moment précis pour écrire. Ça peut être dans le train, au café, à la maison… Il m’arrive parfois d’écrire une nouvelle en une heure au café, d’autres fois, entre les recherches et le manque d’idées, ça peut prendre des jours. Du coup, comme j’aime bien me couper de ce monde que je n’aime pas trop, j’écris avec le casque sur les oreilles. Mais vu que j’écoute en mode aléatoire (Bob Marley après anthrax, c’est assez surprenant !!) je ne pense pas que la musique que j’écoute ait un lien avec ce que j’écris.

 

Une dernière question, que l’on se posera toutes et tous après avoir lu ton recueil ; à quand le roman ?

Il y a un polar qui existe. C’est par ce biais que je suis rentré en contact avec les Unwalkers et que tout est parti. D’ailleurs, sans flagornerie aucune, je tiens à remercier le Boss d’avoir pris le temps de le lire et de m’avoir donné ma chance. Ce polar a été apprécié par certains, pas par d’autres (pas par les maisons d’éditions à qui je l’ai envoyé à priori !!) et je dois donc le retravailler. Mais j’y tiens parce que j’aime beaucoup l’histoire et la construction.
Il y a deux autres romans en cours d’écriture, un roman noir sur lequel je bosse activement et un autre (celui sur le monde de la rue dont je parlais plus haut) qui se passait à la base à Los Angeles où j’ai vécu quatre ans (en 1992-96) et que je compte resituer sur Paris et surtout remettre à jour en fonction de l’actualité.
Donc j’ai du boulot devant moi (ça évite la peur de la page blanche) sans oublier les nouvelles que je continue d’écrire pour les concours parce que j’aime beaucoup ce système. Je suis en train de regrouper en recueil celles que j’ai déjà en fonction des thèmes : il y aura un recueil « Histoires de familles », un autre « histoires de couples » et un dernier appelé « Bruits » qui comptera 26 nouvelles correspondant aux 26 lettres de l’alphabet.
Voilà, vous n’en avez pas fini avec moi^^ (Si vous aimez, bien sûr)

 

Que de projets ! Je suis ravie pour toi, et j’ai hâte de te lire à nouveau. Merci d’avoir répondu à mes questions et je te souhaite une bonne continuation !

Ce fut un plaisir ! Merci pour les louanges et les encouragements. Mon premier entretien, je suis tout chose… 

juil 29

Après les succès de L’Île des oubliés et du Fil des souvenirs, Victoria Hislop nous offre une nouvelle saga familaile, cette fois sur fond de guerre civile espagnole. Et cela fonctionne à nouveau parfaitement… Au détriment cependant d’un peu d’originalité.

 Mercedes – Merche – a vu sa vie basculer en 1936, le jour où la guerre civile espagnole a éclaté. Cadette d’une fratrie de 3 frères, fille de cafetiers, elle vouait jusque là sa vie au flamenco et à la danse, passion qui lui avait permis de rencontrer Javier, guitariste de talent et de son cœur. Mais le conflit balaie en quelques mois cette vie tranquille et la lance sur les routes, fuyant les ravages des bombardements, le deuil, la prison et la délation. Les espagnols plongent avec horreur dans les exactions, les combats et la méfiance de tous et découvrent le régime franquiste. Pour Merche et sa famille comme pour tous les habitants de la péninsule ibérique, la peur a remplacé l’allégresse et tous fuient ou se cachent, quand ils ne combattent pas. A travers un pays en ruines, parmi les réfugiés toujours plus nombreux et sous les bombes, la jeune femme tente de retrouver son amoureux gitan, plus que jamais menacé. Elle y liera des amitiés indéfectibles, dansera pour gagner sa vie, découvrira la part la plus noire de l’humanité, patientera des heures dans des files d’attente pour obtenir du pain. Un périple semé d’embûches, loin de ses parents anéantis, de ses frères ennemis, de ses repères : plus rien ne sera jamais plus comme avant.

Victoria Hislop excelle dans cette écriture fluide et chargée d’émotions, et comme à son habitude nous donne à voir le parcours (notamment) de femmes exemplaires face à l’adversité. Le destin de Merche et le talent de l’auteure combinés touchent incontestablement le lecteur (la lectrice ?) au cœur, lui faisant partager révolte, amour, incompréhension, détresse, amitié, … Si l’on déplore, en lisant ce troisième roman de Victoria Hislop, de ne pas la voir prendre plus de distance par rapport aux schémas déjà employés dans ses chefs-d’œuvre précédents, il n’en reste pas moins un superbe roman à découvrir sur la plage cet été et à faire partager.

juil 28

« Louisiane, 2009. La plantation de Belle Vie a été transformée en parc d’attractions historique, témoignage d’une époque révolue.
Mais à Belle Vie comme partout en Amérique, à côté de ce passé reconstitué et souvent mythifié, l’histoire suit son cours. Les champs de canne à sucre appartiennent aujourd’hui au groupe Groveland Farms, qui cherche à s’agrandir et remplace les employés locaux par des immigrés clandestins.
Un matin, le corps d’une jeune femme est retrouvé près de la clôture de la propriété, la gorge tranchée.
Pour Caren Gray, responsable du domaine, c’est le début d’une plongée dans les eaux troubles du présent, mais également dans les secrets du passé : Belle Vie, malgré les efforts pour passer sous silence la réalité de son histoire, s’est bâti sur le sang, la violence et l’exploitation… »

 

J’avais beaucoup entendu parler du première roman d’Attica Locke, « Marée Noire » en bien comme en mal et je ne voulais pas rater ce second roman tout en me disant que ce serait peut-être un piège pour moi tant le lieu, le décor, l’histoire et l’intrigue meurtrière me faisaient vraiment penser à un scénario classique pour Dave Robicheaux et la plume de James Lee Burke. Mon attachement parfois aveugle au Texan qui met en scène son héros dans le magnifique et dangereux cadre de la Louisiane m’a rendu amoureux de cette région et j’avale les romans situés là-bas.

Malgré mon parti-pris légendaire, plusieurs auteurs de noir contemporains de renom ont réussi à marquer mon esprit de façon durable avec des histoires situées sur ces terres qui ont été, à une époque françaises, et qui respirent encore un peu par la langue, les patronymes, un héritage français ou plus sûrement créole comme on peut le retrouver aux Antilles. Fulmer et son détective St Cyr mais surtout James Sallis avec sa série Lew Griffin et Daniel Woodrell avec sa trilogie du bayou déjà ancienne (et dont je reparlerai sûrement bientôt) pour ne citer qu’eux, m’ont prouvé qu’il y avait largement la place pour des auteurs talentueux pour traiter la Louisiane d’une autre façon que Burke, sans Robicheaux et les explosions furieuses de Purcell .

Du talent, Attica Locke, en a beaucoup, elle décrit la plantation devenue attraction touristique avec délice, de façon très imagée, très belle. Elle a su créer aussi une intrigue qui n’attend qu’à se développer et pas forcément à la manière musclée du vieux cowboy. La vie à la plantation, le petit monde des employés sont bien rendus, l’aspect social et économique de la région et de la culture de la canne ne sont pas occultés et permettent de se rendre compte qu’avec nostalgie, on vit la fin d’une époque avec un petit côté « Mamzelle Scarlett » un peu suranné et étonnamment assez nostalgique .

Mais ce roman est censé être un polar et là le bât blesse sérieusement. Je n’ai pas trouvé Attica Locke très convaincante dans son intrigue. Les pistes sur lesquelles elle veut nous perdre ne sont pas crédibles, on sait que le coupable est ailleurs et les interrogations et les craintes de l’héroïne semblent quelque peu dérisoires et pas très accrocheuses. La dramatisation de certaines scènes, avec décor nocturne et orage, parait l’œuvre d’un auteur qui semble ne pas avoir trouvé encore son vrai territoire littéraire. Les deux intrigues ; l’une dans le passé et l’autre aujourd’hui sont traitées insuffisamment. L’histoire de Jason, son ancêtre esclave, disparu dans des conditions mystérieuses méritait d’être étayée, la condition de vie de la main d’œuvre immigrée est peu traitée et je regrette ces manques car l’auteure est franchement talentueuse et serait passionnante dans un autre cadre littéraire du roman sociétal sans adjonction d’une enquête qui n’en est pas une et qui laisse quand même sur sa faim l’amateur de polars à la fin d’une lecture sauvée de l’indifférence par un style riche, parfois flamboyant mais qui manque de pertinence ou de ressorts dans le cadre d’un thriller.

Les amateurs de Burke feront bien de passer leur chemin tandis que les lecteurs aimant l’ambiance empreinte de nostalgie et de mélancolie d’une époque qui se termine trouveront dans la plume experte d’Attica Locke une chronique réussie d’un monde disparaissant sous les pressions de l’argent et des multinationales.

juil 26

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La réalité dépasse parfois la fiction, et nul doute qu’en lisant ces très beaux textes de JC, vous en serez une fois de plus persuadé… Et si vous sortez de cette lecture quelque peu mal à l’aise, tant mieux : certaines vérités sont difficiles à entendre, certes, mais vous ne pourrez plus dire que vous ne savez pas.

Sur les pas d’adolescents du monde entier, nous entrons dans les quotidiens les plus dangereux  de la planète et prenons conscience de ces destins tout tracés par la violence des adultes, d’inconnus ou de la bêtise. Comment se réaliser lorsque ses proches sont décimés ? Que les bombes pleuvent ? Que le bus ou le métro deviennent des cercueil s ? Mais si ça vous le savez – ou le ressentez -, vous êtes vous demandé pourquoi, à 13ans, certains jeunes sont les auteurs de ces drames ? Au-delà du jugement, JC vous propose les faits qui les ont conduit là, à ce jour où tout bascule pour eux et pour ceux qui auront alors croisé leur route. Il n’est pas ici de question de condamner, mais de comprendre leurs raisons, sans non plus jamais laisser penser que c’était la chose à faire, la bonne décision. Dans un monde où l’opinion publique et les médias nous offrent sur un plateau l’avis à avoir, JC vous offrent la possibilité de voir plus loin et de vous forger votre propre opinion. Chaque situation ne peut être perçue qu’à travers ses propres conditions de déroulement (histoire, acteurs, contexte social, …) : voilà ce que vous offre JC.

Les jeunes sont les premières victimes des folies de leurs ainés, prisonniers d’une vendetta, d’un règlement de compte, de conflits séculaires ; en leur offrant par ce recueil sensible, fort et bouleversant une visibilité, JC apporte sa pierre à cet édifice qu’est prise de conscience. Et si vous en étiez le ciment ?

 

Le téléchargement, c’est par là ! Vous ne pourrez plus dire que vous ne savez pas !

http://www.unwalkers.com/24864-2/

voilà  en direct de thos land la modif

juil 25

Les Unwalkers et tous les Zamis ont une pensée pour toi!!!

 

Un bonnet en forme de

juil 25

Une deuxième vie pour le roman d’un auteur, soyons francs, dont j’aime beaucoup les passages sur notre site et que je n’avais pas lu jusqu’à maintenant pour de multiples raisons… certaines recevables et d’autres plus stupides comme une couverture particulièrement moche dans l’édition originale. Pocket a su faire mieux avec un semblant trompeur de signe cabalistique mais un ensemble plus joli à l’œil quand même et ce n’est pas bien difficile.

 « Le Cramé » est le deuxième des quatre romans de l’auteur aux éditions Jigal et je ne m’appesantirai pas sur le reste de sa production. Les lecteurs malins qui auront apprécié ce petit bijou de roman noir, ce harboiled réussi mais pas que…se jetteront sur les autres, auront ce réflexe que j’aurais déjà dû avoir si mon cerveau vieillissant et un peu élitiste ne me ralentissait quelque peu. Vraie belle découverte pour moi à l’image du dernier Commère, ce roman a de nombreux atouts à faire valoir et je vais tenter de m’expliquer en tentant de rester objectif avec un certain parti-pris néanmoins manifeste tant j’ai aimé le lire.

Extrait de la quatrième de couverture :

« Deux ans que le Cramé et sa bande, un vrai commando, braquent les banques et vident les coffres avec une détermination et une efficacité redoutables… Deux ans qu’ils se moquent du monde et que la police est sur les dents. Jusqu’à ce qu’un traître les balance dans les filets de Fabiani, le chef de l’Antigang, qui à l’issue d’un braquage en laisse plusieurs sur le carreau et colle le Cramé au placard. Mais celui-ci n’a qu’une idée en tête : se faire la belle… et retrouver l’enfoiré qui les a donnés ! Après une évasion rocambolesque, il infiltre le commissariat de Saint-Denis et se retrouve, bien malgré lui, dans la peau d’un flic à la recherche d’un môme disparu. »

De par son titre suffisamment évocateur (on aurait pu avoir de la même façon, : le balafré, le brûlé…),on comprend vite que l’on s’attaque à un roman estampillé Hardboiled et plus particulièrement millésimé années 60/70 dans son fonctionnement, ses références cinématographiques, ces codes d’honneur des truands disparus aujourd’hui tant et si bien que mis à part les avancées technologiques du XXIème siècle présentes,(ordis, téléphones cellulaires),on pourrait se croire dans les années 70.Les truands comme les flics sont à l’image de certains personnages littéraires ou cinématographiques de l’époque avec une préférence évidente pour le Delon d’alors par rapport à Belmondo, du moins dans leurs choix en matière d’incarnation de personnages, plus Flic Story que Guignolo. Cette première partie est menée, avec maestria, à un train d’enfer, pour le plaisir du lecteur accroché, crispé à son bouquin. Le début est fracassant, à en perdre haleine et c’est superbement décrit avec des références littéraires, musicales, cinématographiques qui rendent plus perceptibles l’univers du Cramé ainsi que des emprunts à des affaires connues de l’époque, du moins il me semble, pour Spagiarri. JOB a tout fait (et l’a parfaitement réussi) pour que son roman se dévore, que le lecteur en prenne plein la tronche, il n’y a pas vraiment d’autres formules plus justes. C’est donc un déferlement de violence, de courses-poursuites, de gros flingues, de bagnoles surpuissantes (une Porsche qui avale une dizaine de kilomètres dans le brouillard en quelques secondes…hum, j’ignorais qu’ils mettaient des moteurs de jet sur leurs caisses, les Teutons), de tabassages et règlements de compte. Certaines situations sont peut-être un peu moins crédibles : dévalise-t-on encore des banques aujourd’hui ? Peut-on se faire passer pour un flic aussi facilement ? Des questions qui n’ont finalement que peu d’intérêt tant on est mis KO par un Jacques-Olivier puncheur redoutable.

L’autre facette du talent de Bosco se situe dans son évocation d’un monde qui semble lui tenir à cœur. Bosco est, à le lire, un révolté, un passionné, un enragé, pas de propos tièdes chez lui et il profite de son polar pour nous parler du malheur de ces parties de France livrées à elles-mêmes ou aux pires des salopards : les cités. Parallèlement, il parle avec beaucoup de justesse de ces gamins victimes du racket, cette violence anonyme souvent tue par les victimes et l’administration scolaire et qui peut provoquer des ravages comme on pourra le voir dans une deuxième partie qui donne vraiment ses lettres de noblesse à un roman qui est bien autre chose qu’un roman de gare ou une lecture de plage même s’il peut offrir tout ce qui est attendu dans une série B de qualité. Certains chapitres sont très durs et peuvent surprendre tout en prouvant que JOB n’a pas écrit uniquement un roman qui dépote grave mais aussi un peu un réquisitoire contre une société qui condamne dès sa naissance une partie de ses forces vives.

Je suis certain que l’on retrouvera bientôt Jacques-Olivier Bosco dans des écrits plus profonds, sans ce vernis, sympa, illusoire et protecteur de roman de détente pure. Un excellent bouquin.

PS : juste une critique, JOB aurait pu éviter de nous citer Valbuena…ça fout vraiment les jetons, ça !

juil 24

« Vous croisez au bord d’une falaise une jolie fille ? Ne lui tendez pas la main ! On pourrait croire que vous l’avez poussée… »

n'oublier jamais

 

En vacances à Yport, Jamal est venu s’entraîner à courir le long des falaises. Un matin, il y croise une jeune et jolie jeune fille prête à se jeter dans le vide. A une centaine de mètres de celle-ci, une écharpe rouge. Jamal lui tend l’écharpe pour la sauver, mais elle se jette dans le vide, emportant avec elle le bout de tissu rouge.

Son corps est retrouvé sur les galets, sa robe déchirée, l’écharpe enroulée autour de son cou.

Jamal reçoit par la suite des courriers, faisant référence à une affaire similaire ayant eu lieu dix ans auparavant. Similaire, c’est peu de le dire. Les deux filles possèdent une multitude de points communs.  Violées et assassinées à 10 ans d’intervalle, à quelques kilomètres l’une de l’autre, mais jusque dans leurs vies privées, leurs goûts musicaux et leur scolarité.

En tant que témoin du suicide, Jamal est convoqué à la police. Celle-ci conclue à un crime, et Jamal se retrouve mêlé à cette affaire, ses empreintes concordant. Pire, il est également accusé du premier crime…

Avec sa prothèse à la hanche et les mauvais coups du destin, le héros de l’histoire est un personnage attachant, qui suscite de suite l’empathie du lecteur. Mais plus la lecture progresse, plus le doute se fait sentir. Car si on se laisse attendrir par ce jeune Jamal, on en demeure pas moins sceptique sur son innocence dans cette affaire, tout l’accusant. Nous sommes partagés entre l’envie de le croire, et le doute nous obligeant à le suspecter.  Est-il réellement celui qu’il prétend être, gentil et généreux, se trouvant au mauvais endroit au mauvais moment ? Ou est-il vraiment l’auteur de ces atroces crimes ?

On retrouve le talent de Michel Bussi, capable de semer le doute dans notre esprit. Comme à son habitude, l’auteur transporte le lecteur dans un monde irréel, bourré de coïncidences n’ayant rien de rationnelles, et qui torture nos méninges. Puis les éléments s’imbriquent de manière magistrale, laissant place à un final inattendu, et terriblement émouvant.

Une histoire bien plus compliquée qu’elle n’en a l’air, qui nous scotche et nous cloue à notre fauteuil du début à la fin.

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