Jazz Palace de Mary Morris, Liana Lévi

À Chicago dans les années 20, Benny, un jeune garçon de 15 ans, livre des casquettes pour le compte de son père. Ces livraisons, à travers la ville et dans certains quartiers, lui font découvrir une nouvelle musique, le Jazz. Lui-même pianiste, cette musique l’interpelle.
« Elle venait de derrière les portes, elle sortait par les fenêtres isolées où des hommes en tricot de corps blanc jouaient de la trompette, les soirs d’été . »
Les noirs avaient débarqué avec cette musique dans leurs bagages.
La ville n’était pas dangereuse, les gangsters, les bootleggers, et les maquereaux n’avaient pas commencé à faire la loi.
Benny n’a de cesse d’en découvrir davantage, mais les blacks se méfient des blancs qui tentent de leur voler leur musique, leur blues. Ils les appelaient  » Les oiseaux moqueurs  »
« Ce sont des arnaqueurs, des escrocs qui viennent vous piquer vos arrangements,vous chaparder vos chansons . »
Benny rencontre Napoléon Hill un trompettiste de grand talent. Une amitié indestructible s’installera et les mènera sur la scène du Jazz Palace, où Benny retrouvera une jeune femme qui les relie à un souvenir commun douloureux.
« Ce garçon jouait comme un noir. Les noirs n’avaient rien à perdre et ils le savaient. C’est pourquoi ils jouaient du blues. Ils lui donnaient leur corps et leur âme. Mais les jeunes blancs ont tous possédé quelque chose, et s’il jouent du blues, c’est qu’ils l’ont perdu. Ce sont des enfants à qui l’on a pris leur jouet. Jamais ils n’atteindront où l’on a rien eu depuis le départ. Ils ne savent pas que la tristesse réside au fond d’un puits profond. Ni que si vous creusez autour, vous pouvez faire jaillir autant de beauté. »
À travers ce récit, vous allez swinguer en compagnie de merveilleux bluesmen, découvrir l’histoire de Benny et de sa famille juive, et sa passion pour la musique qui souffrira de l’incompréhension de ses parents.
La naissance du Jazz. Cette musique chargée de souffrance qui la rend si bouleversante.
« Ce gars-là c’est pas un minus.Il est ce qu’il est. »
Le destin de tous ces personnages suit le rythme effréné des années folles où l’arrivée de la prohibition donnera naissance à des trafics en tout genre. Al Capone mais aussi Louis Armstrong sont déjà dans la place.
Alors si vous aimez le Jazz et le Whisky, les destins hors du commun des immigrants, les triomphes et parfois les défaites des laissés pour-compte, laissez-vous porter vers Chicago, ville emblématique de l’Amérique des années 20, où la mafia et le jazz imposaient leur rythme endiablé.
Et n’oubliez jamais, comme dirait Lavilliers « La musique est un cri qui vient de l’intérieur. »
Une saga passionnante et enivrante, mais aussi bouleversante, contée magnifiquement par Mary Morris, le premier de ses six romans publié en France pour notre plus grand plaisir.

Christelle

Nouvelles d’Amérique chez Albin Michel

Pour les 20 ans de Terres d’Amérique, Francis Geffard, directeur de cette collection chez les éditions Albin Michel, nous offre un magnifique recueil de nouvelles, d’auteurs déjà célèbres ou en passe de le devenir . De magnifiques plumes originales, affirmées, d’une grande richesse de style, qui combleront tous les amateurs de ce genre littéraire.
Une belle balade à travers tous les États d’Amérique, accompagnée des états d’âmes et ri(s)ques, qui croiseront notre regard au travers de ces 21 nouvelles.
« Entre vingt et trente ans, je n’ai cessé de me dire que ma vie aurait fait un film formidable. C’est seulement quand j’ai commencé à la raconter que je me suis rendu compte qu’elle se résumait à peu de choses. Ce n’était qu’une succession de faits isolés. » Dan Chaon
Une belle citation extraite d’une nouvelle de Dan Chaon qui donne un véritable aperçu de ce qu’est la nouvelle. Une histoire limitée, concentrée, lié à un seul évènement.
Des histoires courtes mais intenses, comme des souvenirs égrenés au gré des rencontres, qui captivent et suscitent une vive impression, sans obligatoirement de vastes décors.
Chaque nouvelle a son lot de scènes étranges. Un vrai spectacle de la vie quotidienne des américains.
« Des paumés qui n’avaient nulle part où aller, et de toute façon pas de boussole pour les y mener . » Jon Raymond
« Ce pays, il fallait l’aimer suffisamment pour vouloir mourir pour lui, ou sinon le quitter. » Elwood Reed
Tous ces auteurs dessinent un portrait fort et sensible de leur pays. L’Amérique dans toute sa splendeur, dans toute sa noirceur. Ces textes nous parlent d’ hommes et de femmes, de famille, d’amour, de haine, de vie, de mort, de rédemption, de fuite, de douleur, de combat pour vivre et survivre.
À chacun son style. Pour certains plutôt poétique, tout en douceur, lumineux, pour d’autres plus brutal, plus cruel, plus noir.
« Huit millions de façon de mourir, c’est ce qui donne à la vie toute sa valeur. » Elwood Reid
« Les vieux souvenirs, on ne peut ni les bruler ni les noyer. » Joseph Boyden
La nouvelle est une belle entrée en matière pour les jeunes écrivains, et pourtant ce n’est pas un exercice de style des plus facile. Mais les auteurs américains s’y complaisent et nous le confirment avec tous leurs recueils d’où sont issues ces magnifiques nouvelles. Un moyen de découvrir la plume et le style de tous ces auteurs contemporains.
Par rapport à la France, qui reste frileuse pour ce genre, l’Amérique regorge d’auteurs de nouvelles très talentueux, et qui bien souvent après avoir fait leur classe, nous concoctent de magnifiques romans.
Alors, n’hésitez pas, lisez des nouvelles, lisez ce recueil, ce concentré d’émotions, de plumes,et comme le dit si bien Francis Geffard « Défendre la nouvelle, c’est défendre la littérature. »
Nous aussi défendons la ! Et franchement 21 histoires pour seulement 14€ c’est déjà un cadeau avec le bonheur de lire en plus . Sans oublier la magnifique nouvelle inédite de Callan wink qui présage un superbe recueil pour septembre 2017, et le talent de tous ces traducteurs qui nous permettent de découvrir les pépites de l’Amérique. Le filon est toujours là, pour combler tous les amoureux de la littérature américaine, tel que moi .

Christelle

 

Le Condor de Stig Holmås, Sonatine

Traduit du norvégien par Alain Gnaedig

Dans la lignée des œuvres de Robin Cook et de Jim Thompson, un polar mélancolique et sombre, poétique et haletant à la fois.

William Malcolm Openshaw, poète, intellectuel et amoureux des oiseaux, a eu plusieurs vies. Depuis des années, il erre aux quatre coins du globe, de Mexico à Tanger, en passant par Bogotá et Le Caire, ne fréquentant que les quartiers les plus pauvres. « Je me contente de traverser les villes, de les quitter en marchant lentement. » William est un homme hanté par de mystérieuses tragédies, par des secrets dont il ne parle pas. Au Portugal, à la suite d’une agression, il fait la connaissance de Henry Richardson, attaché à l’ambassade britannique de Lisbonne. Ce dernier semble en savoir beaucoup sur le passé de William, beaucoup trop même. Sur les disparitions, les morts violentes, les ombres et les trahisons qui ont jalonné son parcours. Richardson a peut-être même les réponses aux questions que se pose William sur sa vie d’avant, sur la tragédie qui a brisé son existence. Une véritable partie d’échecs à base de manipulations s’engage alors entre les deux hommes, dont l’issue ne peut être que tragique.

 

Stig Holmås, tout en nous proposant une intrigue d’une efficacité absolue, s’interroge sur la condition humaine avec une lucidité déchirante. La beauté et la puissance de l’écriture ne font qu’ajouter à l’éclat de cette perle noire, publiée en 1991, et considérée par beaucoup d’amateurs comme un chef-d’œuvre absolu du genre.

Stig Holmås est né en 1946 à Bergen. Publié précédemment en France dans la « Série noire », en 2001, Le Condor est son premier roman.

Brutal, d’une noirceur absolue, c’est un livre culte que nous propose Sonatine.

Comment ai-je pu louper ce livre en 2001. Putain de merde…..Bon l’important c’est que j’ai passé un de mes meilleurs moments de lecture. Ce livre arrive tranquillement dans ma dizaine de livres préférés.

Attention âme fragile ne suivez pas ce chemin que Dante n’aurait pas imaginé….une putain de descente, sans remontée, sans apnée.

C’est à la fois poétique, noir comme jamais, mais c’est tellement bien écrit, bien narré, putain on s’en remet pas.

Rien d’autre à dire

Le livre finalement avec beaucoup de recul est à ne pas louper, à un prix modeste….

Quand j’aime un livre de cette trempe, je ne peux pas en dire plus

Une chronique surement loupé désolé, mais ce livre est d’une puissance infernale. Point barre

 

 

 

CAT 215 d’antonin Varenne, la manufacture des livres

Tout petit livre qui se lit d’une traite, sans aucun temps mort, d’une belle noirceur si l’on peut dire.

Apres son esbroufant et claquant trois mille chevaux vapeurs. en revenant de Guyane lit on….une trame lui donc venue…

Descriptions très réalistes, d’un département en déclin, dangereux, comme la savane ^^ !!! meuh non, la jungle hi hi hi.

bon, bien écrit, une trame classique, mais aussi vite lu qu’oublié, mis à par-là fin qui colle.

Désolé…..

Un jeune mécanicien, Marc, « qui répare des choses inutiles depuis toujours », accepte de quitter la métropole et sa compagne Stef, pour rejoindre en Guyane son ancien patron, Julo. Celui-ci a un projet dément : devenu orpailleur, trafiquant d’or, il doit changer le moteur d’une monstrueuse pelle Caterpillar 215 qu’il a entrepris de faire convoyer par un ancien légionnaire Jo et un mystérieux Brésilien qui l’assiste dans cet enfer vert. La machine, après avoir avalé des kilomètres, est immobilisée au milieu de la forêt, loin de la mine sauvage. Aidé d’un piroguier, Marc rejoint les deux hommes et va s’atteler à réparer la bête d’acier et de feu au milieu du paysage dans lequel l’engin s’est frayé un passage en luttant contre la jungle à la fois fragile et menaçante. Les hommes vont alors se battrebardage contre leur propre folie, contre cette nature qui les fait souffrir et qu’ils torturent en vain au pied de la pelleteuse, plantée au milieu de la forêt, à la fois imposante et ridicule. Enorme quand ils se tiennent à côté, ridicule face à ce qui l’entoure.

Antonin Varenne, alpiniste du bâtiment, charpentier, a travaillé en Islande, en Guyane et aux Etats-Unis. Avec Fakirs, il reçoit le grand prix Sang d’encre, le prix Michel-Lebrun et le prix du meilleur polar des lecteurs de Points. Le Mur, le Kabyle et le Marin a reçu le prix des lecteurs Quais du polar/20 Minutes, le prix du polar francophone et le prix Amila-Meckert. Il vient de publier Battues à la Manufacture de livres et Trois mille chevaux vapeur chez Albin Michel (Le Livre de Poche)

Un trou dans la toile de Luc CHOMARAT, rivages éditions

 

 

C’est un livre de « photos », photographie de notre société à ce moment T, maintenant, demain, mais plus rien de sera jamais pareil. Citant Melville, Sam Peckinkca l’auteur nous brosse notre portrait, jusqu’à l’inconnu. Ce fabuleux inconnu et ce mouvement off. Sont-ils les derniers rebelles de notre société comme les héros ou les deux metteurs en scène suscités ? Des hommes en voie de disparition ?

A partir d’une intrigue assez simple, l’auteur nous tire vers les tréfonds de nous de nos addictions et nous interroge sur notre société. On se prend vite à ce jeux, j’ai dévoré ce livre, avec comme compagnon, Thomas Eugene, liane, Christian Emile Buzzati et vous et moi. Vous et moi oui……,

L’auteur explore un monde en changement, un pendant à l’arrivée des machines à vapeur, le progrès, ce fabuleux internet. La technologie, cette connexion permanente et ce que nous en faisons..

Thomas non représentatif (n’a pas de Facebook), assez grand branleur notoire, va être engagé pour retrouver l’inconnu. Un homme sans portable, sans CB, sans Facebook, un truc inconcevable actuellement….un homme libre.

Avec un grand sens de l’humour, on visite les boites de pub, les licenciements, ce qu’on fait de nous,  un reflet de nos vies sociétales.

C’est une analyse très fine que propose l’auteur pleine de bon sens et d’humanisme, comme son « anti héros ».

On sera même confronté à la téléréalité, tous ce qui rend les gens plus cons…..

Etonnant livre lucide, brillant, nous plongeant la tête dans nos affres….puissant

Créatif dans la publicité, Thomas se sent étranger au monde digital et ultra-connecté d’aujourd’hui. Considéré comme un has been, il est sur un siège éjectable lorsqu’une mystérieuse officine entend exploiter son inadaptation à la Toile pour retrouver « l’Inconnu », personnage qui défie l’ordre des choses en vivant totalement en dehors d’Internet, et qui paradoxalement a des millions de fans.

 

Pike de Benjamin Whitmer chez Gallmeister

Êtes-vous prêt pour un voyage en enfer ?
Choisissez votre mort. Un petit cancer? Une petite cirrhose? Une petite overdose ou une petite mort par balle? Car ici, à Cincinnati, la mort rôde à chaque coin de rue. Ils sont tous un peu dingues dans cette contrée américaine. A croire que la drogue circule même dans l’air, où les balles pleuvent plus souvent que la pluie. D’où l’intérêt de ne jamais sortir sans son GUN.
Ici on frappe d’abord, on pose les questions après si c’est encore possible, car on flingue aussi à tour de bras. Ça rigole pas dans les chaumières même si régulièrement on appelle la police. Mais que fait la POLICE ???
On plonge dans l’histoire de Pike, ancien truand, « à qui un peu plus d’amour pendant l’enfance aurait pu faire du bien, » passionné de lecture. Surprenant n’est-ce pas? et pourtant…
« y’a pas moyen de le sortir de ses livres. C’est pour ça qu’il a aucun ami. Il passe son temps à lire des livres bizarres ou à insulter ceux qui les ont pas lus »
Rory, jeune boxeur amateur au passé douloureux qui lui colle aux basques…..L’arrivée inopinée de Wendy déjà bien amochée par la vie… Et ce Derrick Krigger, flic véreux qui rôde dans les parages…
« T’es flic mon cul.T’es qu’un foutu putain de truand qui s’est trouvé un job de fonctionnaire. »

Que c’est bon cette noirceur. Ce vocabulaire tranchant, sec, vulgaire, qui colle parfaitement à l’ambiance générale. Des dialogues percutants comme des coups de poings dans la tronche, violents comme une rafale de balle. Un roman noir impossible à lâcher qui se dévore même si parfois c’est franchement dégueulasse. C’est pas pour les enfants sages toute cette racaille et pourtant on s’y attache, on kiffe et on en redemande .
Un pied d’enfer, un trip mortel, pervers, perfide.
C’est bon,c’est du lourd,c’est du NOIR !!!!!!!
FONCEZ, DÉCOUVRIR PIKE de Benjamin Whitmer ,et si vous aimez, jetez vous aussi à l’occasion sur “Cry Father,” son second roman noir chez Gallmeister collection NéoNoir.
Découvrez aussi Chiennes de Vies de Frank Bill ( chez Gallimard noir ou folio ) encore du noir aussi trash.
«  »On est ce qu’on est . La meilleur manière de foutre en l’air sa vie, c’est d’essayer d’être autre chose’

Christelle

Mortel Sabbat de Douglas Preston, Lincoln Child

 

 

Toujours un grand plaisir de retrouver A X L Pendergast, un réel plaisir. La 4 eme de couv était fort alléchante de surcroit, c’est toujours un peu dans le paranormal que notre mélange de Sherlock et d’aristocrate du sud se trouve le mieux.

Après des épisodes un peu moins chanceux, c’est en pleine  forme que Preston et Child reviennent présenter leur agent très spécial.

Sortant Constance de sa léthargie et de son new York, Pendergast accepte une mission assez simple au départ, retrouver les bouteilles d’un artiste qu’on lui a volé.  Sur un début d’affaire classique, on va se retrouver dans un grand grand cru ……Comme une valise à plusieurs fonds, on va se retrouver dans plusieurs histoires, et on va aller de surprise en surprises, Quand vers la fin du livre on est confronté à une fin plausible, l’irrationnel revient et nous en sommes bouche bée. Pendergast va-t-il enfin trouvé son maitre ? La conclusion inévitable nous laissera en attente, ….grosse attente.

En attendant, Constance  et P. auront beaucoup à faire, dans cette petite ville, où ils sont obligés d’enquêter pour retrouver le vin. Coincé dans cette bourgade avec un chef de police maussade, des habitant assez spéciaux, des rumeurs de faucheurs dans les marais, des squelettes, des meurtres, Salem et ses légendes à côté. pfffffffffffft, sont pas aidés par leurs créateurs ces deux-là !!!!!

Bourré d’actions, de déductions à la Holmes, et surtout d’un grand sens d’humour omniprésent, c’est avec joie que nous allons attendre la suite, et oui la suite pendant plus d’un an. arghhhhhhhhhhhhh

Si les deux auteurs ont eu pas mal de critique sur les dernier de la série, là, ils retrouvent l’énergie et le force pour un livre à la hauteur de leur personnage.

Bienvenue à la maison Mr Pendergast

Je squeeze la 4 eme de couv volontairement, ne la lisez pas, elle dévoile trop de choses. Par contre on ne peut que louer la maison d’éditions pour cette superbe couverture et la mise en page. J’en profite pour remercier une de mes ADP favorites cette chère Sandrine.

 

 

Traduction : Sébastian Danchin

Pendergast est contacté par Percival Lake, un sculpteur à qui on a volé une collection de vins rares. En compagnie de Constance Greene, Pendergast se rend à Exmouth, petit village de pêcheurs situé au nord de Salem, dans le Massachusetts.
En examinant la cave pillée, Pendergast découvre, derrière les rayonnages, une niche secrète ayant abrité un corps. Le vol des précieux flacons ne serait donc qu’un leurre destiné à masquer la disparition du squelette…
http://www.editionsarchipel.com/livre/mortel-sabbat/

 

jukebox motel de Tom Graffin, édition JC Lattès

 

 

 

Le rêve absolu, réunir, Jimi, Bruce, Elvis, Bob, dans un putain d’endroit  » a hell of place » avec ce satané thomas dit Fury !!!

Thomas, jeune homme promis à un avenir réjouissant : devenir producteur de fraises, se détourne de sa voie au grand dam de ses parents, pour se construire et devenir Fury. Nous somme vers la fin des années 70, Andy Warhol est aussi de la partie avec Big man. Big man qui me fait penser à l’homme qui s’est tenu au croisement du carrefour de Robert Johnson.

La fin des années 60, une époque bénie pour s’affranchir, tout est à faire. Notre héros disparait de chez lui pour monter à la grande ville. La rencontre avec Andy Warhol et Big man, changera sa vie, dans tous les sens du terme. Comme un pacte avec le diable évoqué plus haut, Thomas devient Fury, grâce à son talent de peintre ou de colleur. Plein de money à craquer, il achète une caisse et taille la route, laissant son Indamour Joan à New York.

La route, il traverse les States pour arriver dans un bar ou goutant le crû du coin un Cobler, il rencontre Johnny cash,. Un Johnny fatigué qui lui demande un service de lui trouver un putain d’endroit. Thomas va s’en acquitter au prix de bonnes histoires. Après vous lisez…..

Tous les ingrédients d’un livre qui vous hante après la fin sont présents, au jukebox motel. Et quel plaisir de voir Jimi Hendrix, Bob, le Boss, Johnny et d’autres ensemble. bourré d’humour et de réflexions sur une société de l’époque toujours valable malheureusement maintenant, une intrigue, une histoire qui nous laisse pas en paix,. Les références à la culture américaine de l’époque sont pléthores.

Narré la première personne, l’auteur a cette capacité de nous embringuer dans la tête de thomas aussi facilement que de faire des œufs au plat….Quoi ? C’est bon les œufs au plat !!! et simple^^

Allez finissons-en, il y a les ricains leur littérature étrangère, et nous on découvre tom Graffin qu’on croyait ricain,…. bah non, comme quoi …

9782709648547-001-X

1967. Dans un bar de Los Angeles, Johnny Cash livre ses états d’âme à un inconnu. Le chanteur, pourtant au sommet de sa gloire, dit ne plus se reconnaître et rêver d’un endroit tranquille où il pourrait oublier « tout ce cirque ».
En face, l’inconnu se nomme Thomas James Shaper, jeune peintre underground qui vient de faire fortune et voit dans sa rencontre avec Cash le signe qu’il attendait.
Comme lui, il s’est éloigné de ses racines. Comme lui, il sent que le monde bascule dans un vaste cirque. Alors, autant se mettre immédiatement en quête de ce « diable d’endroit ». Peut-être pourra-t-il y retrouver lui aussi l’homme qu’il était ?
Entre réalité et fantasme, entre le rêve et la chute, Tom Graffin signe un premier roman foisonnant et résolument moderne.

Pour lire un petit extrait

http://www.editions-jclattes.fr/jukebox-motel-9782709648547

Sayonara de Pascal Millet, éditions sixto

 

 

Déroutant récit, qui m’a mis mal à l’aise dès le départ. Remarquez faut pas me plaindre. Action se situant chez les cousins canadiens au fin fond d’un trou perdu, disparition etc., mais. …….Il y a cette manière de décrire, de conter qu’à l’auteur, c’est lui le responsable…..

J’accuse l’auteur d’un grave délit….D’avoir un style et une histoire qui nous pousse l’envie d’en finir vite avec ce livre, et de nous déstabiliser avec une intrigue pourtant assez commune.

Zeb, Ray, leur père leur mère, un village ou règne Beef, des parties de cartes dans un trou du cul du canada. Des bouseux perdu loin des villes, …seulement certains veulent se barrer, et pour se barrer il faut du blé, du flouze…..

De tromperie en tromperie en partant par la disparition de Zeb, nous allons basculer dans l’horreur, point de japon, ni de rédemption dans ce livre qui n’est pas sans me rappeler le grand Pierre Pelot et son jura.

Excellent livre  qui m’a bien dérouter, jusqu’à la chute finale…..bon départ pour ma première rencontre avec cette maison d’éditions, si tout est du même acabit, il va falloir compter sur eux sévèrement.

En conclusion livre malsain, qui se dégage du torrent rural actuel, par sa noirceur son côté malsain et surtout par la sublime écriture de son auteur.

A Lire de force….sinon j’appelle Beef

Le nord du Québec, un petit village au bord de la route 138. Ray veut tout quitter, partir avec son grand frère Zeb au Japon. Mais quand ce dernier disparaît, Ray se sent abandonné, seul face à la violence d’un monde où les hommes n’ont d’intérêt que pour le jeu et le braconnage. Pourra-t-il trouver auprès de Lou, l’amoureuse de Zeb, une raison d’espérer ?

Pascal Millet trouve des mots justes et puissants pour faire parler son jeune héros à la dérive, Ray, personnage émouvant dans sa solitude et sa difficulté à affronter une vérité familiale cruelle. On découvre la vie d’un village québécois rongé par la rudesse des rapports humains. Un texte original, entre roman noir et roman de l’initiation.

L’auteur :

Pascal Millet est né en France et a vécu douze ans au Québec. Après avoir été guide aux baleines dans la région de Tadoussac, il a étudié à l’Université de Montréal et a travaillé comme rédacteur scientifique pour le ministère de l’Environnement canadien. Auteur de nouvelles, de romans noirs et de livres pour la jeunesse, il vit désormais en Bretagne où il anime des ateliers d’écriture dans des établissements scolaires et pénitentiaires. Plusieurs de ses textes ont été traduits en anglais et en espagnol.

http://sixto.fr/collection-le-cercle/23-sayonara-pascal-millet.html

Condor de Caryl Férey. Série Noire (Mapuche de Caryl Férey)

Double billet pour Monsieur Férey. Pourquoi? Parce que j’ai lu les deux à 10 mois d’écart et que les retours ne sont pas identiques. J’aime pas les voyages organisés quand je découvre un nouveau pays ( bon vu le fric que se fait un libraire, déjà la Belgique est un nouveau pays…), je préfère me lancer à l’aventure et découvrir par moi-même. Bon, je concède que je me prépare à l’avance en fouinant, en feuilletant, en me renseignant sur qui, quoi, où, comment… Déjà que l’Amérique du Sud me tentait, que je me voyais bien partir, sac sur l’épaule, casquette vissée sur le crâne, à la découverte de ce continent qui me semblait si sauvage… Ben purée, pour être sauvage il l’est! Effrayant même, déroutant aussi. Là où je suis conquis sur les deux c’est ce cours d’Histoire, cette ballade dans les méandres des dictatures et du despotisme, du libéralisme capitalistique et de l’utopie communiste. La plongée dans les horreurs vécues par les mouvements contestataires argentins ou chiliens, les motifs des rebellions étudiantes, les drames vécus par toutes ces familles qui ont vu disparaître maris, enfants, cousins…tout cela est raconté sans délicatesse mais aussi sans pathos. Il n’y a aucun apitoiement facile sur le destin de ces rares survivants; ceux qui ont morflés, qui ont pris ne sont pas des supers héros mais des individus profondément marqués, et souvent dans leurs chairs, par les évènements. Et puis mes avis divergent sur le récit, la fiction de ces deux livres. Autant Mapuche, véritable western Sud-américain, m’a emporté, m’a fait cavaler dans la moiteur des marais, suer sur les contreforts rocheux, esquiver les balles des méchants avec entrain et joie; autant Condor m’a semblé plus lent, plus contemplatif. Oui ces deux romans sont bien écrits, chargé de douleurs et de violence, emplis de références à l’Histoire qui nous font découvrir des choses que nous ne sommes pas prêts de connaître (quoi que…) mais pour le petit volatile que j suis ils n’ont pas eu la même saveur. Mapuche fut une révélation. Condor m’a laissé sur ma faim. J’ai donc hâte de lire les prochaines (comme les anciennes) production de Mr Férey et de pouvoir encore une fois survoler de nouvelles Cordillères ou terres inconnues