Le commissaire Bordelli aux Editions P Rey, Atypique et délicieux

Une plongé en Italie dans la douceur de l’après-guerre sur un air policier, nous revisitons l’histoire du maquis italien, et oui tout le monde n’était pas fasciste et combattait les nazis…..

Ecrit en 2002, ce livre est  le premier d’une série :

  1. Il commissario Bordelli (Guanda, 2002 – Tea, 2004)
  2. Una brutta faccenda (Guanda, 2003 – Tea, 2005)
  3. Il nuovo venuto (Guanda, 2004 – Tea, 2006)
  4. Perché dollari? (racconto contenuto in Perché dollari?, Guanda, 2005 – Tea, 2007)
  5. Morto due volte (racconto contenuto in Città in nero, Guanda, 2006 – Tea, 2008)
  6. Morte a Firenze (Guanda, 2009 – Tea, 2011)
  7. La forza del destino (Guanda, 2011 – Tea, 2014)
  8. Fantasmi del passato (Guanda, 2014)

Grand début, adoubé par Dan Fante, on s’immerge donc dans le début des années 60 sous la fournaise de Florence. Une belle plume que cet auteur qui nous décrit de manière mélancolique une époque,  où l’humour est omniprésent avec des personnages fabuleusement fous ou pas. Et il y a le meurtre, un meurtre à l’Agatha Christie. Mais il faut aussi manger, boire, penser à la vie, mais  pas trop  au passé. A l’aube de ses 53 ans notre héros est en proie au doute, d’une vie, la sienne.

Attention, tout est ici dans la douceur et l’art de vivre, l’art aussi de très bien écrire, pas d’actions, de thriller miséreux, c’est une belle découverte que nous propose les Editions p Rey.

Aurons-nous droit à la suite ?

Je l’espère

En tous les cas la prose italienne, n’arrête pas de nous surprendre

 

De Nathalie Bauer (Traducteur), Marco Vichi (Auteur)

Publié par

Florence, été 1963. Le commissaire Bordelli est appelé dans une somptueuse villa dont la propriétaire ne donne plus de nouvelles. Il trouve la vieille femme inanimée sur son lit, ayant succombé apparemment à une violente crise d’asthme. Mais, devant cette scène trop parfaite, le doute s’installe rapidement, et les analyses médicales vont venir confirmer qu’il s’agit d’un meurtre.
Bordelli mène l’enquête, aidé du jeune Piras et entouré de personnages hauts en couleur – Diotivede, le médecin légiste ; Dante, le frère de la défunte, scientifique génial et excentrique ; Botta, voleur et cuisinier hors pair ; Rosa, prostituée au grand coeur…
Désabusé, nostalgique, solitaire, mais gourmand et bon vivant, le commissaire se meut dans une Florence déserte écrasée par une chape de chaleur, au volant de sa Coccinelle et poursuivi par ses souvenirs de la guerre et de la Résistance.
Atmosphérique, plein d’esprit, ce roman aux accents chandlériens entraîne le lecteur à la découverte d’une ville et de ses méandres, d’une époque délicate mais surtout d’un héros subtil et attachant. Une pépite.

Exécutions à Victory de S. Craig Zahler, détonnant

Dès le premier chapitre on est dedans, et bien dedans, dans la mouise. Le deuxième confirme, et après c’est l’autoroute jusqu’en enfer, jusqu’à une fin bien horrible mais magistrale. Ne cherchez pas de compassion dans ce livre, pas dans cette ville de Victory, pas dans ce livre, non, non, non !!!!

Ce livre détonne un peu dans la collection Néo noir, c’est le plus policier de tous et quel putain de polar

Par « Saint Jules », et  « grand gaillard », des mots qui reviendront sans cesse. Un policier suite à une merdouille est muté dans une ville du  Missouri où l’ordre n’est pas respecté, c’est le Bronx….des années 70 et 80 en pire on dirait, bref le bordel. Si le début de l’enquête commence par  une histoire de nécrophilie qui nous permettra de se balader à Victory et de faire connaissance, la trame principale nous tombe dessus plus tard. Et quelle trame, quelle bonne idée de génie de la part de l’auteur de redistribuer les cartes ,  d’enclencher les vitesses et de nous plonger dans le mur.

Attention, ça secoue sec, c’est ultraviolent, avec une fin, bah qui se finit en « ible » Vous avez le choix.

Terrible, horrible,…..

L’écriture est fluide sans superflue, directe, et la construction est étonnante, et surprenante ce qui est rarissime. Pour en finir, c’est donc un vrai policier très dur qui détonne dans tous les sens du terme par rapport aux autres livres, mais qui a  sa place dans les découvertes de l’année.

Aucun faux pas pour cette nouvelle collection

Après un échange bref et brutal avec un flic de l’Arizona, un homme d’affaires se suicide. La sanction tombe aussitôt. Jules Bettinger, le flic désobligeant mais très décoré, est muté avec femme et enfants dans un trou perdu. À Victory, dans le Missouri. Là, des pigeons morts jonchent les rues et on dénombre plus de sept cents criminels pour un policier. Bientôt dans cette ville glaciale, ce ne sont pas pourtant des pigeons mais des cadavres mutilés que Bettinger va ramasser à la pelle.

La promesse de l’Ouest de Robert Lautner aux Presses de la Cité

Traduction:Georges-Michel Sarotte.

« Avril 1837. Le jeune Tom Walker quitte New York avec son père, commis voyageur. Tous deux se dirigent vers l’Ouest, au-delà des montagnes et des plaines arides, pour vendre, de petite ville en petite ville, le célèbre revolver Colt. La joie d’être sur la route, de partager un repas autour d’un feu et de dormir l’un près de l’autre, est cependant de courte durée. Tandis que la nature se fait de plus en plus sauvage, une rencontre dévastatrice laisse Tom seul et démuni. Déterminé à regagner l’Est et la civilisation, le jeune garçon place alors tous ses espoirs en Henry Stands, un cowboy taciturne croisé en chemin. Ensemble, cet étonnant duo se lance dans un périlleux périple… »

9782258114814

Un western, un western franchement sympa que nous propose l’Anglais Robert lautner, un Ouest légèrement exploré et surtout quitté très vite pour retrouver des attaches familiales. Après « Au bord du monde » de Brian hart, « Retour à Watersbridge » de James Scott, le roman de Lautner est mon troisième western de l’année et celui-ci comme les deux autres parle d’un ado qui recherche sa famille ou sa voie dans un monde qu’il ne comprend pas et qui lui est totalement étranger. On va donc apercevoir des Indiens, rencontrer de sales individus, des saloons, des zones sauvages commençant à être domestiquées et exploitées, une société en pleine construction sans réelles lois où chacun tente de faire son trou comme il peut, des duels…A priori, rien ne distingue, mis à part le style propre de l’auteur, ce roman des deux autres et pourtant je l’ai trouvé bien attachant, malgré ses maladresses et le manque d’approfondissement de la psychologie des personnages.

Le retour vers New York et la civilisation, c’est-à-dire le périple effectué par Tom et Henry Stands vieux cowboy bourru (on imagine très vite Tommy Lee Jones),est somme toute très classique même s’il réserve des scènes de frayeur et des duels inévitables et habituels dans ce genre de littérature.

Les relations entre le vieil homme et l’enfant  ne proposent pas non plus de grande originalité, rien que du déjà vu mais, par contre, on entre dans une des grandes légendes de l’Ouest avec les débuts du Colt, arme qui va révolutionner les rapports entre les différents belligérants et devenir avec la Bible, un des piliers de la société américaine dite du far West. Tous ces passages racontant les réactions des gens devant cette arme nouvelle, les convoitises, les nouvelles stratégies de combat, sont savoureux et nous font entrer dans la légende au moment où elle se crée.

Par ailleurs et parce que les lectures que les parents peuvent parfois partager avec leur progéniture en pleine crise ne sont pas légion, on peut lire ce roman dès l’adolescence tant le discours est à la portée de tous et les apports sur la société de l’Ouest totalement assimilables par de jeunes lecteurs.

Sûrement pas un roman inoubliable ni franchement original mais un bouquin sympa, une belle histoire.

Wollanup.

Un lundi sans bruit – Max Férandon – Carnet nord / éditions Montparnasse

« L’air de la campagne était d’une pureté cristalline, bien que souvent alourdi par les amas de fumier, et il suffisait d’ouvrir ses poumons pour s’enivrer. » (p-110)

Couverture à plat Un lundi sans bruit - Max Férandon

Creusois, creusoises réjouissez-vous car voici un récit qui parle de votre contrée brumeuse et accidentée, cette terre de flognarde arrosée de mille sources plus ou moins minérales. La Creuse, ce nom qui rimait jadis sur un panneau au bord de la N20 avec « vacances heureuses », préfigurant un autre monument de la communication touristique de terroir, qui proclamait une centaine de kilomètres plus loin « Bienvenue en Corrèze le pays vert ! »

Attendu la situation combinée de la démographie et le le développement de l’Internet dans ces deux départements, j’ai conscience de ne pas contribuer à l’augmentation de l’audience de ce site. Comme en plus un nombre non négligeable de chroniqueurs font déjà du lobbying pour les marges hostiles et incomplètement civilisées de notre belle France telles que la Bretagne, je n’échapperai à la censure que par miracle.

Ce serait bien dommage, d’autant plus que j’ai trouvé ce récit formidable, alliant la cocasserie, les audaces narratives et j’ose le terme un certain onirisme. Si si, les rêveries voire la sensualité  sont possibles en Creuse et pas uniquement dans l’assiette.

Je m’en vais tenter de vous résumer l’histoire tout en sachant que je vais probablement échouer.

Deux frères gangsters bulgares, aussi décérébrés que brutaux,  investissent le village de Saint-Priest-la-Brume pour retrouver Goguenard, vague patron d’une scierie et vrai aimant à problèmes, qu’ils rendent responsable de la disparition d’un tableau. Mais des étrangers se conduisant en soudards et persuadés qu’ils sont en pays conquis, les habitants en ont déjà vu et des bien plus retors. Pendant la seconde guerre mondiale, une famille de juifs alsaciens a trouvé à se cacher avec l’aide des habitants, le refus de tout zèle d’une poignée de gendarmes et pour le fils, l’art du mime et de la dissimulation enseigné par un artiste assigné à résidence dans ce village. Ni le collaborateur La Mothe Grébière, futur capitaine d’industrie et propriétaire du susdit tableau la paix revenue, ni la horde du SS Vladrolt revenu d’Ukraine pour le plus grand malheur de la Corrèze ne sont parvenus à plonger les villageois dans les affres de la débâcle vindicative des armées nazies. Peut-être à cause d’un officier cul-terreux dénommé Brehmer, qui préfère l’origami à l’exécution des ordres vengeurs de sa hiérarchie.

Cet écheveau narratif donne lieu à des pages formidables où l’auteur déploie sa verve et son inventivité. Imaginez par exemple une course poursuite sur une départementale sinueuse, entre le camion d’un charcutier enfermé dans un cercueil et un bibliobus, qui s’achève par un carambolage avec une citerne de lait !

Max Férandon, dont c’est le deuxième livre à paraître chez cet éditeur, rend un bel hommage à sa région d’origine, lui qui vit désormais au Québec. Ses premières pages embarquent le lecteur dans un périple statique, guidé par l’ordinaire et l’imaginaire d’Amédée le scieur, qui ouvre une galerie de personnages captivants. Je ne me souviens pas avoir lu plus belle ouverture depuis longtemps. Dès le premier paragraphe, le lecteur comprend qu’il va lui falloir laisser libre cours à sa sensibilité, quitte à se faire bringuebaler par l’auteur.

Figurez-vous que c’est ce que j’ai fait sans regret et qu’il ne me reste que des souvenirs agréables.

« Les mimes, c’est comme ça, paraît-il, c’est à force de silence qu’ils deviennent aussi beaux » (p-28)

FORTINO

allez dégagez, je sais il pleut ce week, mais déconnectez vous !!!

Perso, je ne regarde pas le net ni la télé le week, la terre peut bien tourner à l’envers, je m’en branle…..

 

je vous laisse avec Steve, on se retrouve avec un entretien de benjamin Whitmer, des chros en pagaille

et évidemment des tonnes de conneries….ne changeons pas une aussi belle équipe de loosers :), je parle pour moi uniquement

allez à lundi

fait pas bon boire, hein Steve…

 

 

Amor de Dominique Forma chez Rivages noirs, brillant !!!

Celui qui me faisait de l’œil c’était le poche  » Skeud », et en rencontrant l’auteur à Mauves en noir j’ai été séduit par l’auteur et son nouveau livre.

Les éditions rivages m’ont donc fait parvenir un sp, Merci Claire.

Je l’ai attaqué tranquille sans savoir où j’allais, la 4 eme de couv ne me disait rien, mais alors une fois dedans impossible d’en sortir.
Les éditions rivages ne se trompent pas pour les Français, C Roux, G Pirozzi, M Boulet et d’autres…..longue est la liste

Encore une claque, on se laisse prendre par une belle écriture qui nous emmene dans la  noirceur. Dominique Forma,( superbe prénom par ailleurs ^^), décrit notre monde avec une justesse remarquable, c’est entre crise de rires et désolations.

Nous allons suivre un joli couple de Bobos, qui vont essayer pas mal de choses dont la politique, et avoir une rencontre avec une personne qui changera leur vie,. Viviane une fille dans l’air du temps.

Avec un regard à la fois triste et ironique mais plein de bon sens l’auteur va nous emmener droit dans le mur. Ajouté à cela des réflexions sociétales très intelligentes et une trame qui vous fait dévorer le livre, vous avez un remarquable roman noir de notre temps.

Splendide, je vais donc rajouter à ma pile ses autres livres

A lire urgemment

 

 

 

Un couple de jeunes bourgeois libérés recrute une baby-sitter. L’arrivée de cette jeune femme va bouleverser leur vie de fond en comble.
Un roman noir où la sexualité côtoie de près le mensonge, la manipulation et la paranoïa.

 

Entretien suite lecture « les Amazoniques » avec Boris Dokmak

souvenir souvenir, on remercie Gaël, les éditions Ring et l’auteur

http://www.unwalkers.com/les-amazoniques-de-boris-dokmak-chez-ring-prenant-et-destabilisant/

 

 

1 Question de mise en bouche qu’avons-nous raté dans notre critique ?

pas grand chose. Peut-être les références qui traînent dans l’écriture, assez variées: Corto Maltese, Conrad, Céline, Tintin, et bon nombre de bouquins de « série B » (Bob Morane…)

 

2 Tiré d’une histoire vraie….pouvez-vous en nous en dire un peu plus, et pourquoi cela vous a inspiré pour écrire ?

Je voulais tater du polar ethnique, et même le pousser à ses extrêmes: balader un flic parisien habitué des affaires criminelles ordinaires dans le fond du fond de l’Amazonie (en Guyane, donc zone où la loi de la république est supposée s’appliquer), dans des endroits et des cultures où l’idée de mort, et donc de meurtre, et donc de culpabilité changent de sens. à quoi bon choper ce méchant-là si les cadavres tombent à la pelle dans tous les coins? Dit autrement: jouer sur la fameuse idée de « relativité culturelle ».  C’est en travaillant sur ces thèmes que j’ai découvert le projet Sunshine: double effarement: d’abord ce projet est proprement monstrueux, et met en abîme la relativité culturelle en question: que vaut un homicide face à un ethnicide?  et ensuite  Sunshine  a été totalement oblitéré: personne n’en parle, ne semble même vouloir l’évoquer: les données sont rares, confuses, lacunaires: à ma connaissance, il n’existe qu’un seul bouquin qui l’aborde, celui de Patrick Tierney (Au nom de la Civilisation), et de manière oblique.

 

3 Je n’ai pas lu votre précèdent roman, mais l’intrigue et le reste semble très différent, une piste pour le troisième ?

trop tôt pour en parler; mais possible (probable) qu’il reprenne un personnage du premier. (je pense à Almayer)

 

4 On colle encore l’étiquette thriller… franchement c’est tout sauf un thriller non ?

pas de réelle réponse à cette question. C’est du polar, c’est du thriller complotiste, c’est du roman d’aventures… On se moque un peu des genres, non?

 

5 Vous avez dû beaucoup faire de recherches avant d’écrire. Etes-vous allé sur place ? car le lecteur lui est dedans……

Oui, je connais assez bien la forêt guyanaise.

et oui je me suis très intensément documenté. Surtout pour la partie ethnographique; je suis grand lecteur de Descola, Levi-Strauss, Lizot, Clastres… J’ai eu beaucoup de plaisir à adopter pour une partie du bouquin leurs tics d’écriture (vocabulaire indigène, descriptions froides de situations extrêmes, et la confrontation du théorique au terrain).

 

 

6 je le redis j’ai pris une sacré claque avec votre roman, dans la vie vous partagez les pensées de Loisau ou de St mars ?

 

désolé pour la claque! Bien sûr je ne suis ni Saint Mars ni Loiseau; et bien sûr, il y a un peu de moi chez les deux.

7 Notre question de fin, avez-vous des livres, plats, films à nous faire partager ?

Un bouquin: Un Privé à Babylone de Brautigan, et mon premier roman puisque vous ne l’avez pas lu: La Femme qui Valait Trois Milliards!

Un film: les Parrain I II III  (désolé pour l’originalité, mais chacun de ces films est indépassable)

Un plat: Gratin d’andouillette à la Champenoise (à éviter avant un marathon ou un saut à l’élastique)

 

et merci pour votre intérêt

Boris Dokmak

arghhhhhhhhhhhhhhh putain vous allez arrêter avec le foot, ce jeu de cons…..

je vais vous flinguer 15 commentaires sur le PSG, pardon le Qatar

arghhhhhhhhhhhhhhhhh

Putain le pays des droits de l’homme……….

http://fr.wikipedia.org/wiki/Droits_de_l’homme_au_Qatar

Le PSG et les autres devraient avoir honte de se faire acheter

la constitution on se torche le cul avec ?, un pays qui utilise l’esclavage…

fuck off