Alabama shooting – John N.Turner – L’aube noire

« J’enviais secrètement Keith, Je brûlais d’un désir ardent de voir mon entrejambe garni d’un pénis et de petites bourses, Malgré mes imprécations rien ne poussait. » (p-57)

Vous êtes scientifique et malgré votre Bac+8 ou 9, vous êtes toujours intermittent de la recherche, lisez ce livre.

Vous êtes une femme tiraillée entre son désir de maternité et les impératifs d’une carrière ronflante qui comblerait votre égocentrisme, lisez ce livre.

Vous pensez avoir épousé un baltringue label gros rouge ou bière, avec lequel vous ne parvenez qu’à échanger de temps à autre vos fluides intimes, d’où une flopée de marmots sur lesquels vous reportez tous vos espoirs, lisez ce livre.

Vous êtes persuadé que votre mère préfère votre frère, muni par la providence génétique de tant de dons -parfois érectiles et vous en nourrissez une rancœur croissante, lisez ce livre,

Vous vous surestimez et vous êtes habité par un sentiment de toute puissance, certain que le monde ne vous estime pas à votre juste valeur, vous couvez un ressentiment au fil de vos échecs, lisez ce livre.

Vous aimez la littérature, celle qui rappe en mettant à nu les ressorts les plus sombres et les plus mesquins de l’âme humaine. Vous reconnaissez aux auteurs anglo-saxons un talent pour plonger dans l’esprit des criminels, nonobstant la gêne qui vous étreint lorsque vous découvrez leurs confessions. Mais après tout, les États-Unis d’Amérique ne sont-elles pas le pays d’adoption des tueurs de masse ?!?

Et bien lisez ce livre, il risque de vous combler au plus haut point, voire de vous empêcher de commettre l’irréparable.

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Joan travers, professeur qui enseigne dans une université d’Alabama, sort d’une réunion de travail et est aussitôt arrêtée par la police : elle vient d’abattre plusieurs de ces collègues. Les preuves s’accumulent contre elle et pour autant, malgré son incarcération sous le regard libidineux d’une matonne et les efforts de son avocat, elle ne parvient pas à admettre les faits. Pourquoi est-elle incarcérée ? Tandis qu’une campagne de presse se déchaîne à l’extérieur et que son mari rompt avec elle, alors qu’elle ne se souvient de rien, elle ne peut avoir accompli, pense-t-elle, de tels actes.

Pas d’enquête, les faits sont établis, mais une profonde introspection aux tréfonds du cerveau de Joan Travers, le tout à la première personne. Une alternance de chapitres relatant le présent de la narratrice et son passé, charriant son lot de révélations embarrassantes, jusqu’au dénouement final. Une empathie pour elle naît chez le lecteur, très vite contrariée par des aspects détestables de sa personnalité. S’il est possible de compatir au mal être de la fille délaissée par une mère hautaine et préférant son rejeton mâle, très vite le mépris et le sentiment de supériorité qui s’expriment à loisir à l’égard de son mari, de sa belle famille ou du simple quidam, la rendent détestable.

Une conclusion rapide et freudienne pourrait se formuler ainsi : tout ça c’est la faute de la mère, tout s’attrape par la mère, tandis que le père a un alibi, tantôt enfermé dans son bureau, tantôt en train de reluquer un match de base-ball.

John N. Turner, quoique concis, est bien plus subtil. Joan Travers se révèle être d’abord une enfant frustrée, puis une adolescente mal intégrée qui devient une étudiante mue par les préjugés de sa caste et enfin une mère de famille acariâtre et  criminelle. Pour autant, nous n’avons pas à faire à un monstre froid, comme l’attestent les premiers jours d’incarcération, au cours desquels la mère ressent physiquement l’absence de ses enfants. Toutefois, comment interpréter le portrait peu élogieux qu’elle nous donne de son mari, lequel semble être un bon père de famille et dont les lettres qu’il adresse à son épouse incarcérée prouvent une détermination qu’elle lui dénie.

En deux cent cinquante pages, avec une puissance peu commune, Turner rend compte de toute l’ambivalence de sa narratrice, tout en retraçant une histoire personnelle digne des plus belles pages de la littérature mondiale sur la déliquescence familiale et sociale d’une certaine bourgeoisie. Le lecteur songera peut-être à d’autres romans, tels que celui de Lionel Shriver « Il faut qu’on parle de Kevin », toutefois Turner a sans doute poussé sa distillation plus avant, pour n’en retenir que l’éther. Âme sensible, mère énamourée, amateurs de flingue méprisés par leur conjoint, passez votre chemin !

FORTINO

CRY FATHER de Benjamin Whitmer neonoir de Gallmeister

Epaté par “Pike”, j’attendais un peu au tournant Benjamin Whitmer, intronisé fer de lance de la collection neonoir de Gallesmeister avec la sortie de « Pike » dans ce nouveau format et surtout l’arrivée de ce « cry father ».

Mis à part Whitmer qui inaugurait l’arrivée de Gallmeister en zone urbaine, les quelques romans de cet éditeur que j’avais pu lire, malgré leur beauté et le talent des auteurs me décrivaient une Amérique qui m’était  étrangère, celle des grands espaces, une Amérique plus ou moins fantasmée, le Montana et le Vermont territoires authentiques s’il en est, ne sont pas forcément les plus représentatifs de l’Amérique. Gallmeister, c’était un peu, pour moi, un peu le « nature et découvertes » de la littérature avec ce nature writing beau mais souvent un peu vain et loin des réalités d’un pays et d’un continent fascinants. Ça, c’était avant. Avec Whitmer et tous les auteurs de cette nouvelle brillante collection, retour à une Amérique vivante où les gens affrontent  dangers et vicissitudes autres que les tourments de la nature dans des zones urbaines déglinguées par tous les fléaux contemporains d’une société capitaliste en pleine déliquescence.

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« Depuis qu’il a perdu son fils, Patterson Wells parcourt les zones sinistrées de l’Amérique pour en déblayer les décombres. Le reste du temps, il se réfugie dans sa cabane perdue près de Denver. Là, il boit et tente d’oublier le poids des souvenirs ou la bagarre de la veille dans un bar. Mais ses rêves de sérénité vont se volatiliser lorsqu’il fera la rencontre du fils de son meilleur ami, Junior, un dealer avec un penchant certain pour la bagarre. Les deux hommes vont se prendre d’amitié l’un pour l’autre et être peu à peu entraînés dans une spirale de violence. »

A la lecture de la quatrième de couverture, pas de doute, je suis dans mon élément tout en sachant aussi que depuis quelques années, on est abreuvé d’énormément de romans de la sorte sur les loosers, les rejetés de l’Amérique tarés à cause de la meth ou tellement tarés au départ que la meth n’est qu’un simple élément extérieur peu notable dans le bordel ambiant des caboches. « Cry father » est-il différent de la production « ordinaire » en ce qui concerne les thèmes abordés ? Oh que non : la meth, les bagarres, les magouilles misérables, la paternité, le deuil, la violence extrême, les flingues…tout y est et plutôt deux fois qu’une.

Alors, pourquoi je me fatigue à reparler d’un roman déjà talentueusement chroniqué  sur Unwalkers, d’un auteur déjà  interviewé sur le site ? Tout simplement parce que j’ai ouvert ce deuxième opus un peu sceptique au départ puis franchement enthousiasmé et enfin totalement ravi au bout d’une lecture d’une traite. Alors je sais que c’est très subjectif mais quel avis ne l’est pas mais Whitmer est le meilleur dans son genre et de loin. Cet homme est capable avec tout ce ramassis de clichés usés jusqu’à la corde en matière de littérature noire ricaine de faire un roman époustouflant harmonisant connerie, chagrin, rédemption, road trip et violence extrême pour un moment de pur bonheur pour l’amateur du genre sans jamais frôler la bouffonnerie qui guette pourtant à chaque coin de page. Les personnages sonnent vrai, semblent authentiques, semblent avoir été rencontrés par Whitmer  dans des bars sombres où on vient pour picoler et se raconter, s’imaginer une autre vie et oublier celle-ci. Les pages où Patterson écrit à son fils mort sont des passages d’émotion intenses, des instantanés criant d’humanité et de douleur comme dans le cinéma divin de Jeff Nichols.

Le duo, duel Patterson Junior est de première bourre et les autres personnages sont aussi travaillés, faisant naître parfois de façon très surprenante des sentiments très nobles chez les pires malades. Comment Whitmer peut-il ne faire qu’un second rôle d’un abruti comme Chase qui jouera sa plus belle partition dans un chapitre 24 à hurler d’effroi et de rire. C’est très violent mais comme le reste de cette production sur le Midwest sous meth, ni plus ni moins.

Ce qui fait la différence entre Whitmer et les autres, c’est aussi l’écriture. Il y a un rythme dans ce roman qui dès la lecture des premières lignes d’un chapitre vous incite, vous force à le continuer. Loin du nihilisme de certains auteurs, Whitmer sait créer assez rapidement un décor propice aux dérapages  multiples qui émaillent le roman. Le rythme assez lent en apparence cache un scenario brillamment construit qui nous amène vers un dénouement évidemment assez prévisible en distillant, l’air de ne pas y toucher, au travers de dialogues  semblant anodins certaines considérations très tranchantes sur son pays, sa situation, l’écologie.

Un grand roman et surtout un immense auteur.

Two thumbs up !

Wollanup.

 

L’ami Gilles Vidal…toujours présent

Parmi les crabes, le plus gros se cache au fond du panier…

oipjoi

 

 

« Antoine Fouget, la quarantaine, est détective privé de son état. En ce début d’été particulièrement étouffant, le travail se fait attendre… Jusqu’à ce que surgisse un nouveau client inespéré, Waringue, un assureur très particulier qui va l’entraîner dans une enquête brève mais intense où s’entremêleront joueurs de football au faîte de leur gloire, starlette de cinéma aux appas insolents, agents marron, menteurs de tout poil, etc. Qui a tué qui ? Le cash back est-il un bon moyen pour amasser une fortune ? Mais, au fait, où se trouve au juste le vrai bonheur ?… »

Un roman, court, bâti comme un film de Lautner. Les fondamentaux du roman noir s’y retrouvent sur un rythme résolument moderne où l’action ne le cède en rien à la réflexion.

En vente au téléchargement au format epub, PDF et mobypocket sur toutes les plates-formes d’e-books, Immateriel, Fnac, Cultura, etc., à partir du 1er juillet et d’ores et déjà, notamment sur la boutique SKA :

http://ska-librairie.net/index.php?id_product=314&controller=product

en Vacs , MOI ^^

 

je vous laisse sur ces belles paroles de retour le 16/07/15,

les accords c’est

A E F#m D  pour le couplet, en français La ,Mi, Fa #m, Ré

bon cela se joue sur une douze cordes, je vous conseille de bien lire ces paroles

le reste vous trouverez,

le site continue

PLayyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyy

 

 

« Life By The Drop »

Hello there, my old friend
Not so long ago it was til the end
We played outside in the pouring rain
On our way up the road we started over again

You’re living our dream oh you on top
my mind is aching,’ Lord it won’t stop
That’s how it happens living life by the drop

Up and down the road in our worn down shoes
Talking about good things and singing the blues
you went your way and I stayed behind
We both knew it was just a matter of time

You’re living our dream oh you on top
my mind is aching,’ Lord it won’t stop
That’s how it happens living life by the drop

No wasted time, we’re alive today
Churning up the past, there’s no easier way
Time’s been between us, a means to an end
God it’s good to be here walking together my friend

We’re living our dreams
my mind’s stopped aching,’
That’s how it happened living life by the drop
That’s how it happened living life by the drop
That’s how it happened living life by the drop

 

in cloud we trust, yes, je suis en retard…. Mnémos

Frédéric Delmeulle nous entraine, ou nous annonce le futur, dérangeant, ne des directions  où vont nos sociétés….si ce livre n’a pas la puissance d’ Yellow stone, il en  reste qu’il est de haute qualité et que cette chère maison d’édition continue de prendre des risques en balançant du hors normes

Agréable, divertissant, parfois dérageant…. donc à  lire……

Trop de spoiler, pour vous dévoiler la trame, mais une fois le livre refermé, nous sommes en capacité d’envisager le futur, …. Et cela fait peur

Bonne peur

 

 

 

Vous aimez vibrer devant un écran et sur NoLife ?
Vous êtes déjà has been.
Car l’industrie du jeu virtuel explose et avec elle, la course à l’extraordinaire. Exit les parcs à thème et les jeux vidéo ! Les joueurs se pressent dans des décors grandeur nature où ils rejouent en immersion totale la mort du général Custer ou la poursuite de Moby Dick.
Mais lorsque des joueurs disparaissent, comme rayés du scénario, les autorités de contrôle s’alarment. Défaut technique ? Mauvaise blague ? Attentat ? Les consommateurs sont sur les nerfs, et la psychose monte d’un cran lorsque les disparitions se multiplient.
Confrontée à une crise sans précédent, la Major américaine du Gaming virtuel décide de contre-attaquer en tirant profit de la confusion générale : geeks, bandits, maris infidèles, dépressifs et opportunistes s’enrôlent alors pour le grand saut de leur vie…
In cloud we trust n’est pas le récit d’une bande de geeks futuristes. C’est une percée dans la société de loisir de demain, portée par une écriture cinématographique et exaltante (grisante/électrisante). Avec ce roman, Frédéric Delmeulle donne des nouvelles du présent, mais surtout le vertige, celui qui colle dans le dos et fait naître des « et si » au coin des lèvres.
Frédéric Delmeulle sévit depuis « une grande maison de hippies, pleine de livres et de foutoir ». Professeur au lycée le jour, écrivain chaque fois qu’il le peut. Et dans ce foutoir esthétique, il travaille une écriture sans frontière,flirtant avec l’uchronie, le roman feuilleton, le thriller, le cinéma hollywoodien, à la recherche d’un « quelque chose » qu’il espère très visuel. In Cloud We Trust en est l’avatar, et se déguste le cul collé au siège, un glaçon à la main.

Bienvenue à Antonio Manzini,

 

Avec un peu de retard, je vous présente encore un livre à ne pas louper

Alors sueurs froides nous annonce un nouveau Joe R lansdale, la collection s’étoffe de plus en plus avec que de la qualité chaque mois.

Ici nous sommes en Italie, avec un personnage très très très attachant comme on les aime.

Nous en sommes au premier tome, on croise les doigts pour avoir les suivants, car j’ai rigolé sec, et j’ai dévoré le livre, Les autres éditeurs des auteurs noires italiens, ont du souci à se faire.

Ici la trame est bonne, l’écriture aussi, mais la force du livre c’est le personnage principal, ce putain de commissaire qu’on adore, ou bien que vous allez avoir envie de baffer. Des personnages hauts en couleur comme celui-ci se font rare

A ne pas louper A ne pas louper A ne pas louper A ne pas louper

A ne pas louper

 

 

 

Trad. de l’italien par Samuël Sfez

 

LA FILLE DU TRAIN de Paula Hawkins chez Sonatine.

Traduction de Corinne Daniellot

-Hawkins-Train-Exe

Paula Hawkins a été journaliste pendant quinze ans au Financial Times. Elle a écrit sous un autre nom une série sur commande qu’elle qualifie elle-même de « Bridget Jones en moins drôle ». Elle signe ici son premier thriller, et pour un coup d’essai, c’est un coup de maître ! N° 1 des ventes en Angleterre, aux Etats-Unis, au Canada et en Australie, vendu dans 42 pays et Spielberg en a acquis les droits cinématographiques ! Paula Hawkins nous tient en haleine jusqu’au bout à partir d’ un… train de banlieue et de notre instinct de voyeur qui nous pousse à regarder chez les gens et imaginer leur vie.

« Depuis la banlieue où elle habite, Rachel prend le train deux fois par jour pour aller à Londres. Le 8 h 04 le matin, le 17 h 56 l’après-midi. Chaque jour elle est assise à la même place et chaque jour elle observe, lors d’un arrêt, une jolie maison en contrebas de la voie ferrée. Cette maison, elle la connaît par cœur, elle a même donné un nom à ses occupants qu’elle voit derrière la vitre. Pour elle, ils sont Jason et Jess. Un couple qu’elle imagine parfait, heureux, comme Rachel a pu l’être par le passé avec son mari, avant qu’il ne la trompe, avant qu’il ne la quitte. Rien d’exceptionnel, non, juste un couple qui s’aime. Jusqu’à ce matin où Rachel voit un autre homme que Jason à la fenêtre. Que se passe-t-il ? Jess tromperait-elle son mari ? Rachel, bouleversée de voir ainsi son couple modèle risquer de se désintégrer comme le sien, décide d’en savoir plus sur Jess et Jason. Quelques jours plus tard, c’est avec stupeur qu’elle découvre la photo de Jess à la une des journaux. La jeune femme, de son vrai nom Megan Hipwell, a mystérieusement disparu… »

Rachel n’a plus de vie, Rachel s’ennuie, Rachel observe, Rachel est témoin, Rachel raconte…C’est par sa voix qu’on découvre l’histoire, puis par celle de Megan, la disparue et enfin par celle d’Anna, l’heureuse rivale de Rachel. Ces voix s’entremêlent, se rejoignent, s’opposent et nous entraînent dans l’intrigue. Car chacune nous dévoile sa vérité à différents moments et apporte un morceau au puzzle qui n’apparaîtra en entier dans toute son horreur qu’à la fin. Et en attendant, quel supplice ! On s’engouffre dans des fausses pistes, on doute, on se doute, on redoute… L’auteur nous balade avec délectation !

Oui car Rachel boit, elle est instable, ce n’est pas un témoin fiable et elle-même n’est plus sûre de ses souvenirs… et il y a les trous noirs !

L’écriture de Paula Hawkins sonne juste. A propos de l’alcool où Rachel n’en finit pas de sombrer, une fois sa vie brisée. A propos du bonheur, cette chimère rose bonbon à laquelle on aspire tous, de la vie de couple qui étouffe malgré l’amour, du désir d’enfants. A propos des douleurs et des blessures qui nous façonnent tous.

C’est peut-être ça qui nous embarque si bien dans ce roman. Ces personnages n’ont rien d’extraordinaire, ils mènent des vies banales, et pourtant Paula Hawkins réussit à nous captiver. On pense à « Fenêtre sur cour », à Hitchcock, à cette manière de distiller le suspense si finement qu’on halète jusqu’au bout !

Ce sont les femmes qui parlent dans ce roman, elles sont centrales mais les personnages masculins ne sont pas sacrifiés pour autant, ils existent vraiment, même si c’est par les yeux des femmes qu’on les connaît.

Bref, une grande réussite !

Prévoyez du temps libre : tout le temps de la lecture, vous ne serez pas très disponible aux requêtes de votre entourage !

Raccoon.

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Night windows d’Edward Hopper

 

 

 

J J Connolly X, les soprano à l’anglaise……..oui mais non

X

J.J. Connolly

Traduit de l’anglais par Fabrice Pointeau

Les Soprano dans le monde de Trainspotting :
LE thriller culte sur la pègre anglaise.

X est un dealer londonien anonyme et qui tient à le rester : dans son milieu, la notoriété relève en effet de la faute professionnelle. Et des fautes professionnelles, X veille soigneusement à n’en commettre aucune. Il se contente d’être un intermédiaire, ce qui lui évite de fréquenter la rue et ses camés trop bavards, il ne flambe pas, préférant rester discret sous ses allures d’homme d’affaires. La pègre le tient en haute estime pour son intelligence et sa rigueur. Sachant qu’on ne fait en général pas de vieux os dans le business, X met le maximum d’argent de côté pour pouvoir prendre le large le jour de ses 30 ans. Il en a 29 et il ne lui reste plus que quelques semaines à tirer quand son boss, le mafieux Jimmy Price, lui demande un dernier service qui va bouleverser la donne d’une manière fort inattendue.
Publié en 2000, X a été en Angleterre l’un des plus grands succès de librairie de l’année et une véritable bombe dans le domaine du polar mafieux. Au moment où Guy Ritchie modernisait les films de gangsters avec Arnaques, crimes et botanique ou Snatch, J. J. Connolly révolutionnait le genre avec ce thriller d’un réalisme à toute épreuve, peuplé de figures aussi déjantées qu’inoubliables. Traduit pour la première fois en français, ce feu d’artifice à la gloire de la pègre est un véritable régal.
J. J. Connolly est né et a grandi à Londres. Il est l’auteur de deux romans, X, adapté au cinéma en 2004 sous le titre de Layer Cake, avec Daniel Craig dans le rôle principal, et Viva La Madness, suite des aventures de X, publié en Angleterre en 2011, à paraître chez Sonatine éditions.

 

 

Cela en fait des Connnolly dans le secteur « j’écris »

bon celui- là date de 2000, alors quoi de neuf, bah pas grand chose, j’ai pas accroché, je vais le faire passer à un autre chroniqueur pour un deuxième avis, j’ai lu que j’étais encore un des rares à n’avoir pas accroché…..

Même si la plume est alerte, il y a action humour, de bonnes réflexions, ne me vendez pas par pitié ce livre comme un soprano à l’anglaise mâtiné de Trainspotting, cela nuit à ma lecture, à mon imaginationt et la déception s’accroit au fil des pages !!!

 

pas un mauvais livre, mais pas la panacée

a vous de lire ?

pour mémoire trainspotting*

 

et le livre sur la dope

à lire….