oct 30

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Que du bonheur, je remercie Natalie Beunat pour son travail sur Dashiell Hammett et merci pour l’envoi

et David de chez Gallimard pour les folios

Plus de la moitié de ces livres ont été déjà chroniqués avec bonheur ici

on fait le reste bientôt

 

oct 30

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Un nouveau James Patterson, une nouvelle aventure du Women’s Murder Club.

On retrouve donc nos quatre femmes, Lindsay la commissaire, Claire la légiste, Yuki l’avocate et Cindy la journaliste. Quatre femmes, amies, ayant l’occasion de travailler ensemble, contre le mal.

Lindsay vient d’accoucher d’une petite fille et son mari vient d’être licencié. Après quelques jours, elle se voit contrainte de reprendre le travail, ses collègues pliant sous des affaires particulièrement coriaces.

Perry Judd, un vieux professeur vient trouver la police à cause d’un rêve qu’il a fait, dans lequel une jeune femme se fait tuer dans un supermarché. Il donne des informations précises, de la couleur des yeux de la victime, jusqu’à la couleur de son vernis à ongles (de pied!), affirmant qu’il s’agit d’un rêve prémonitoire. Le lendemain, le rêve s’avère exacte, dans les moindres détails…

Faye Farmer, une célèbre styliste est retrouvée morte dans sa voiture, une balle dans la tête. Fiancée à un célèbre footballeur, tous deux filaient le parfait amour et projetaient de se marier. L’affaire prend une ampleur médiatique importante, et d’autant plus lorsque Claire, qui devait autopsier le corps se rend compte que celui-ci a disparu de la morgue…

Yuki quant à elle, doit tout faire pour prouver aux jurés de l’audience dans laquelle elle évolue tout au long du roman, que Keith Hermann a tué sa femme et sûrement sa fille, le corps de cette dernière ayant disparu. Mais lorsque la petite Lily réapparait mystérieusement, réclamant son papa, la partie s’annonce compliquée pour Yuki…

Sans compter que Lindsay doit faire face au réveil d’un tueur en série, sorti du coma depuis peu, afin de réussir à lui arracher les lieux où il a caché les corps des victimes non retrouvées.

Vous l’aurez compris, plusieurs enquêtes épineuses se croisent et se décroisent dans ce roman, se lient parfois. On pourrait penser qu’il est compliqué de toutes les suivre et de s’y retrouver, mais non ! L’écriture de l’auteur reste fidèle à elle-même, et nous entraine dans un suspense excellent, qui favorise notre compréhension et notre attention tout au long, sans jamais se perdre et nous perdre dans toutes ces affaires.

Des chapitres courts qui maintiennent la tension à merveille, et une fin qui nous laisse désireux d’en savoir plus et de connaître la suite des aventures de ces 4 filles luttant contre le crime…

 

oct 30

CV-Gauz-Cheeri
En France dans les années 1990 pour démarrer une carrière de vigile. C’est
l’histoire d’un immigré, de l’enfer qu’il vit pour se loger et pour travailler, et du regard qu’il pose sur notre pays. C’est aussi un chant en l’honneur d’une famille où, de père en fils, on devient vigile à Paris, et plus globalement en l’honneur de la communauté africaine, avec ses travers et sa générosité.
Gauz distingue trois époques mythiques du métier de vigile, et aussi des relations entre la France et l’Afrique : l’âge de bronze dans les années 1960 (la Françafrique triomphante), l’âge d’or dans les années 1990, et l’âge de plomb, après les événements du 11-Septembre.
Cette épopée est ponctuée par des interludes : les choses vues, entendues
et pensées lorsque Gauz travaillait comme vigile au Camaïeu de Bastille et au
Sephora des Champs-élysées. L’auteur est caustique, tant à l’endroit des patrons que des client(e)s, avec une fibre sociale et un regard très aigu sur les dérives du monde marchand contemporain, saisies dans ce qu’elles ont de plus anodin — mais aussi de plus universel.
Un portrait saisissant de la société française, drôle, riche, sans concession, et un témoignage inédit de ce que voient vraiment les vigiles sous leur carapace.
Nous avons là une magnifique chronique lucide et réaliste de notre triste monde.
Gauz, de par son intelligence et son expérience, nous fait part de ce que sont vraiment ces acteurs du quotidien, ces personnes lambdas qui peuplent les rues de Paris et autres contrées issues de la mondialisation. Deux quartiers différents (Bastille et Champs-Elysées) mais deux quartiers remplis de vies, d’anedoctes, de richesses humaines et de tristes constats.

Nous assistons tout au long de ce livre qui se lit d’une traite, à une déferlante de scènes tragico-comiques sur nos confrères consommateurs.
Mais cela va plus loin, cela nous mène, malgré tout, à une réflexion sur nos propres agissements, sur ce que nous sommes vraiment et sur l’image que nous véhiculons.
(Mais nous savons tous qui nous sommes si nous arrivons à nous remettre en question ^^)

Triste constat que de voir ces poudres aux yeux, ces artifices, ces apparats sans cervelles…
Triste constat que de voir ces invisibles, ces regards permanents posés sur nous sans regards en retour…
Triste constant que de connaitre la vie de ces invisibles, ces vigiles si essentiels et pourtant si lâchement exploités.

On rit, on pleure, on fronce les sourcils et on acquiesce quand il a raison…c’est-à-dire quasi tout le long du livre.

La force de ce livre est l’alternance de passages sur son quotidien de vigiles et sa vie en Centrafrique. Une vraie leçon d’histoire et d’humanité. Un autre regard à poser sur ces africains venus en France, repartant dans leur pays ou aidant ceux qui sont restés. Un regard empli d’humanitude et qui permet de se recentrer un peu sur les autres et moins sur son nombril.

 

oct 29

La France, en cette fin d’année 1914, se résout à accepter que la guerre durera finalement… Le conflit entamé quelques mois auparavant dans l’enthousiasme et la certitude de la victoire s’enlise ; les trains qui emmenaient les jeunes hommes chantant vers les lignes reviennent maintenant emplis de cercueils et pavoisés de noir. C’est dans ce contexte morose et sinistre, et alors que les frimas de l’hiver font trembler soldats et civils, qu’Augustin Lebeau est chargé d’une bien étrange enquête : découvrir qui est la jeune femme retrouvée morte entre les tranchées du côté de Compiègne et pourquoi elle a été tuée, précisément à cet endroit.

Augustin, comme beaucoup de ses camarades, est revenu blessé des premiers combats et est donc démobilisé ; sa hiérarchie choisit donc de mettre à profit ses talents d’enquêteurs pour résoudre cette affaire qui menace de faire du bruit… si tant est que quelqu’un ait été informé de la présence de cette femme blonde sur le front. De retour sur le front, il va devoir se réhabituer à l’inconfort, aux bombardements, au manque d’hygiène et à la peur, qui lui rappellent douloureusement des souvenirs encore vivaces. Il n’est pas au bout de ses peines et va encore une fois se rendre compte que la guerre efface les frontières entre le bien et le mal et pousse hommes et femmes aux dernières extrémités.

Car Hélène Amalric s’est particulièrement attachée, en plus de l’enquête en elle-même, à renseigner ses jeunes lecteurs sur les vraies conditions de vie des soldats et des civils au début de ce conflit, le premier d’envergure mondiale. Des pénuries alimentaires aux approvisionnements hasardeux en munitions, des premières institutions de charité pour les veuves et les orphelins aux aménagements des tranchées, le lecteur suit tous les aspects de la vie quotidienne au front et à l’arrière. L’effet de réel est remarquable, et le roman s’enrichit alors d’une véritable dimension pédagogique. A l’heure où les commémorations de cette Première Guerre mondiale font régulièrement l’actualité et où le devoir de mémoire est encouragé, L’Inconnue de la tranchée est un parfait vecteur de connaissances historiques, sans jamais s’empêtrer dans l’ennuyeux… Un livre à offrir et à conseiller.

oct 28

sans-titre

« Qu’auriez-vous fait à ma place ? Condamné votre enfant à mort ? » (p-394)

Autant vous de dire tout de suite, il s’agit d’une sorte de thriller atypique, où le nombre de morts se compte en centaines de milliers. Le criminel en chef a pour particularité d’avoir à son service une légion de petites mains qu’il terrorise et contraint par-ci à torturer ou par-là à coller une balle dans la nuque d’un ami de trente ans. De surcroît, non seulement le héros meurt à la fin, mais entre temps il participe à la boucherie en cours, d’abord par conviction ensuite pour sauver sa peau et celle de sa famille.

Il me faut tout de suite ajouter, que l’intrigue se déroule au milieu des années trente et met en scène les illégaux du NKVD, en pleine folie purificatrice du « Petit père des peuples », alias Staline.

Le 10 février 1941, Victor Krebnitsky est trouvé mort dans sa chambre d’hôtel de Washington, après s’être semble-t-il suicidé une balle dans la tête. Loin d’être un simple commis voyageur, la victime, quoiqu’au bout du rouleau, était avant tout un agent en fuite du renseignement de l’URSS.

Le roman se présente comme la divulgation d’un manuscrit, dont l’auteur relate une poignée d’années de sa vie d’agent de renseignement en poste à l’étranger, lui le communiste sincère, confronté à la déferlante du soupçon en provenance de Moscou. Dès les premières pages, le lecteur sait que la rupture s’est produite et que le narrateur tente de dénoncer le dévoiement de la révolution, au seul profit de Staline dont il pense connaitre le terrible secret.

L’un des enjeux du roman est de montrer le cheminement qui pousse Krebnitsky à renoncer à sa fidélité à l’URSS. Car l’homme n’est pas l’un de ces aventuriers que l’ivresse d’une vie secrète à l’étranger a corrompu. Il n’est pas non plus l’un des multiples déviants que le Stalinisme aime s’inventer, en prélude une purge gigantesque, appelée par une litote managériale la « rotation des cadres » Surtout, il n’est pas l’une de ces brutes plus ou moins futées qui se repaissent de l’effroi, des hurlements et des souffrances d’une légion de victimes prises au hasard parmi les fidèles camarades de la veille.

Dans ce roman, Romain Slocombe décrit la terreur stalinienne telle qu’elle s’exerça, non sur la population civile, mais sur ceux qui avaient contribué plus ou moins consciemment à la rendre possible. C’est une machine qui broie ses opérateurs, jouant de tous les vices de l’âme humaine, produisant sa propre énergie inépuisable : la peur. Car si Krebnitsky proclame sa fidélité à la patrie du prolétariat, notamment face aux velléités de défection de son ami Ludwig, le lecteur perçoit au fil des pages que cette motivation s’étiole au profit exclusif de la terreur qu’il ressent.

Il n’y a pas grand chose de commun entre Krebnitsky et Exeter, le journaliste jouisseur improvisé agent de la tchéka, héros du précédent roman de Romain Slocombe Dernière station avant l’abattoir. En effet, aucune trace d’humour ou de badinage. Même les scènes qui s’y prêteraient, telles celles avec le nain Iegov lors de sa promotion à la tête du NKVD, ne font que renforcer l’impression de terreur irrationnelle qui étreint tous les personnages.

Alors bien sur, les fins lettrés, qui fréquentent ce site pour se maintenir à niveau, penseront à Viktor Kravtchenko, à Margarete Buber-Neumann ou à nombre d’ouvrages de dystopie s’inspirant de la période stalinienne. D’ailleurs, Romain Slocombe a ajouté une bibliographie conséquente à la fin de son livre, tout en concédant s’être inspiré de la vie du transfuge Walter Krivitsky.

Cependant, il convient de saluer la force et la pertinence avec lesquelles il traduit l’état d’esprit qui était sans doute celui des acteurs de l’époque. Où l’angoisse se dispute avec le faible espoir de s’en sortir, sur fond de fatalisme. Cette dimension s’incarne dans le destin de ces juifs non russes qui ont porté la révolution Bolchévique, notamment pendant la guerre civile et qui deviennent sous Staline des victimes de choix.

Et ça c’est déjà considérable dans un roman actuel.

De toute façon, un roman où on croise Victor Serge –pas forcément à son avantage ici- mérite d’être lu.

FORTINOV

oct 28

Traduit par Marion Tissot

 

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Des gens disparaissent à Christchurch. C’est d’abord Cooper Riley, un professeur de psychologie criminelle distingué. Puis une de ses étudiantes, Emma Green. Le père de celle-ci appelle à l’aide Theodore Tate, un ancien flic, qui vient juste de sortir de prison, où il purgeait une peine pour avoir renversé Emma alors qu’il était ivre au volant. Mû par un intense sentiment de culpabilité, Tate recommence donc à arpenter les rues brûlantes de la ville, conscient que chaque heure qui passe voit se réduire les chances de retrouver Emma vivante. Bientôt, ses pas le mènent vers l’ancien hôpital psychiatrique de Christchurch, Grover Hills, un établissement au sombre passé. Il va alors être amené à affronter deux personnages pour le moins inquiétants. Melissa X, une tueuse en série dont la police, qui possède ses empreintes, son ADN et sa photo, n’est pourtant jamais parvenue à déceler la véritable identité. Et un mystérieux individu, amateur de serial killers au point de les collectionner…

La collection est le quatrième roman du Néozélandais en France et chez Sonatine et une première pour moi. Je partais sans a priori et je voulais donc voir ce que donnait un thriller venu des antipodes dans un pays connu pour sa quasi-absence de criminalité et la bonhommie de la population. La Nouvelle Zélande est considérée comme une destination les plus sûres du globe pour des vacances ou une installation et ce ne doit pas être la même que celle décrite par Paul Cleave dans ses romans célèbres pour l’outrance de ce qu’on y lit parfois.

C’est un très bon roman addictif, pas aisé de sortir du bouquin une fois entamée la lecture, facile, vivante et sans temps mort. Je ne sais ce qu’il en est du reste de sa production mais dans celui-ci, l’auteur maîtrise parfaitement sa partition pour en faire un parfait page-turner avec de nombreuses ellipses, des silences, des changements de situations, du suspense dans l’attente de coups tordus parfois prévisibles, des coups de théâtre et des horreurs distillés sur plus de 450 pages sur un ton parfois franchement désinvolte et souvent empreint d’un bel humour à tendance très, très noire.

Il faut néanmoins prévenir les futurs lecteurs que ce n’est pas un thriller ordinaire, Cleave est habile dans l’art de créer des situations horribles quand même parfois trop improbables, il les provoque et soyez sûrs que si les personnages ont un choix dans la conduite à tenir, l’auteur choisira systématiquement celle qui vous choquera le plus. J’ai été stupéfait deux fois par les ignominies racontées par Cleave sur un ton parfois léger tout en évitant néanmoins, le plus souvent, le gore. D’autre part, il s’agit d’une Nouvelle Zélande fantasmée ici, qui ressemble beaucoup aux banlieues californiennes blanches et surtout, il fait de Christchurch, la capitale mondiale de la criminalité puisqu’entre « Nécrologie » qui est la première partie de cette histoire (nul besoin d’avoir lu ce roman pour comprendre et apprécier celui-ci, c’est mieux sûrement par contre) et « la Collection » nous affrontons aux côtés du héros pas moins de cinq serial killers qui sévissent en même temps sur la ville, de quoi faire remonter un taux de criminalité un des plus bas du monde. C’est un regret, ce roman a été formaté pour l’international ou le marché américain et vous ne découvrirez rien du pays mais, d’un autre côté, ce n’est pas le propos non plus.

Quant au héros, Theodore Tate, sans conteste, c’est un personnage attachant et surtout un surhomme. Il sort de prison le matin et l’après-midi, il pourchasse des serial killers, pour s’occuper, comme s’il n’avait pas mieux à faire de sa première journée de liberté.

Il ne faut donc pas trop prendre au sérieux ce roman pour l’apprécier vraiment mais il ne faut pas passer à côté non plus pour assister à un affrontement mémorable entre un sociopathe et un psychopathe arbitré par un ex flic, ex-taulard et malheureusement, à la manière américaine, nouvel administrateur d’une justice où le droit est absent. Et, à la fin, Melissa X court toujours…

Bienvenue chez les dingues.

Wollanup.

 

oct 27

9782709642873-G

 » Une bonne mère aime passionnément ses enfants mais en fin de compte, elle les élèvent afin qu’ils grandissent sans elle. »

1er dimanche de novembre, comme tous les ans c’est le Festival d’Ottery St Mary, où feux de joie et fête foraine sont à l’honneur à Far Barn. Tara, Sophie et Felix, frères et sœurs, s’y rendent afin de disperser les cendres de leur défunte mère, Lydia.

Sophie, mariée à Will, est mère de 3 garçons et vient d’accoucher d’une petite fille, Edie. Son mariage coule, son mari s’étant révélé infidèle. Tara a un fils de 14 ans, Jake, et file le parfait amour avec Matt, rencontré il y a peu. Felix quant à lui, amène sa nouvelle petite amie Kerry. Très belle, mais très silencieuse, elle fascine les hommes mais ne fait pas l’unanimité auprès des sœurs.

Voulant se faire bien voir, Kerry propose de garder Edie pendant que la famille va à la fête, afin que Sophie profite un peu de la liberté. Mais à leur retour, Kerry et Edie ont disparues. La panique commence à se faire sentir. Se sont-elles faites enlevées toutes les deux ? Ou Kerry a-t-elle enlevé Edie ? Qui est cette étrangère qu’ils ont laissé entrer chez eux ?…

Après ce début qui se perd un peu en détails, l’auteur change complètement et entame l’histoire d’un petit garçon, Darcy Kellaway. On ne comprend pas de suite l’insertion de ce passage dans le roman, et on se sent désemparé, mais petit à petit le fil se crée dans notre esprit, et nous transporte dans l’histoire grâce au suspens constant et l’écriture fluide.
Une lecture qui suscite diverses sentiments ; compassion, empathie, haine, où la relation parent-enfant est au centre de l’histoire, notamment la relation maternelle. Très bien mené, des rebondissements jusqu’au final, qui lui m’a légèrement déçue, mais cela n’altère pas mon avis sur la totalité.

Quand les secrets de famille sont dévoilés au grand jour, que la vengeance est le fil conducteur, avec des ingrédients tels que la haine, les convictions et l’amour, cela donne une recette prenante et mystérieuse. On dit que la vengeance est un plat qui se mange froid, mais alors là, il est congelé…

oct 27

ghghghgghjb

 

Le Noir est un salaud ; un salaud que les manigances du Préfet Rollin et de ses sbires ont mis hors d’état de nuire.

Alors qu’il semble devoir ruminer sa haine à l’encontre de ceux qui l’ont piégé, le malfrat va s’évader à la faveur d’un incroyable concours de circonstances.

Dès lors, il n’aura de cesse de se venger et d’obtenir réparation, n’hésitant pas pour ce faire à kidnapper les enfants de ceux qu’il estime responsables de son incarcération.

 

J’avais découvert JOB à travers Loupo, un roman incisif dont la qualité tenait beaucoup à la force des personnages.

Ici encore, l’histoire recèle son lot de caractères forts, notamment parmi les enfants dont les états d’âme nous apparaissent régulièrement, l’auteur ayant choisi d’alterner les points de vue. L’intrigue progresse ainsi au rythme de l’enquête simultanée des différents protagonistes, chacun essayant de son côté de pallier à ses fêlures pour retrouver ses enfants. A l’aune de ces atermoiements, le roman se révèle moins nerveux, sans doute moins habité que le précédent. Pour autant, on en tourne les pages avec appréhension, préoccupé jusqu’à l’épilogue du sort de ces si disparates familles.

Comme quoi il existe bien des façons de faire le JOB.

oct 24

donc à la Saint florentin, baise bien,

simple, vulgaire, comme nous, enfin moi, bon cela rappellera des souvenirs de début de site à certains ^^

Sinon, bah débranchez vous, perso moi je ne me remets pas sur le site avant lundi…les autres bossez si vous voulez.

Je vais enregistrer mes parties grattes pour l’album !!! et dormir, putain dormir !!!

Sinon

Bientôt Gus et Franck seront en entretien ici

on parlera aussi de l’excellent et « John meurt à la fin » des éditions super8 de David Wong qui est excellent, déjanté, fou, cet auteur est fou, barré

aussi des 2 livres de chez nos amis Kyklos Editions

et de plein de trucs

allez c’est pas tout mais…on a un album à préparer

so fuck off

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oct 24

On tape le nom Yellowstone et on trouve de tout, à boire et à manger, et aussi les toilettes….joke.

Par ailleurs, hum !!!!

Cette photo me fait penser à …passons je vais encore dires des conneries

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http://www.notre-planete.info/actualites/actu_2688_eruption_supervolcan_Yellowstone.php

 

http://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/20140404.OBS2722/alerte-a-yellowstone-le-supervolcan-pourrait-il-entrer-en-eruption.html

 

 

En fait nous allons parler de ce livre

 

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« J’ai pourtant vécu, j’ai travaillé, j’ai mangé, picolé, ri et pleuré et baisé avec eux, au milieu d’eux, j’ai collaboré car c’était ma mission au Département, avec le Chef, officiellement pour la défense et l’honneur de l’Union, de la démocratie. J’ai collaboré avec la honte. Des heures, des années noires. Machinistes, soldats, policiers, ce sont nos frères qui oeuvrent, nos collègues, nos amis, je les connais, je les côtoie, je sais qu’ils recommenceront, qu’ils pourront pas faire autrement. Parce que lorsqu’on reçoit l’ordre, n’importe quel ordre, surtout celui qui semble anodin, on touche à sa propre vérité. » 

Dans une Europe gangrénée par des états-policiers, les fascismes ethniques, la déroute citoyenne, recruté par le Bureau des enquêtes fédérales, Frank Malissol devient un flic d’élite. Envoyé à Paris, il est chargé d’une mission à haut risque : enquêter sur les dérives du Département de contrôle des Zones, ces no man’s lands où s’entassent les « Feujs », les « Barbus », les « Niaks » et les « Slavos ». Mais traquer les origines de l’explosion sociale a un prix : accepter d’être le poing de l’État ou son cerveau malade.

Et si cette apocalypse était pour demain, vous, vous qui n’êtes pas des flics, que feriez-vous à leur place ?

Haletant de bout en bout, le thriller de L. Albar est un véritable cri d’alerte. C’est aussi un grand roman psychologique, géopolitique et visionnaire, dans la lignée des Dantec, Philip Kerr (La Trilogie berlinoise) et Blade Runner, qui décape une bonne part des représentations aveuglant notre société.

Yellowstone est un récit écrit avec les tripes et dont on ne sort pas indemne.

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Mnémos  se diversifie depuis un certain temps et nous envoie de superbes écrits…… dans notre face….. Surtout celui-là.

Dommage que l’étiquette Thriller soit là, car ce n’en est pas un.

Le résumé est pas mal fait, mais i l y a beaucoup plus dans ce livre. Je citerai plus les premiers Marin Ledun, et Thierry Di Rollo en référence pour la trame, et les idées présentées. Sans oublier cette touche d’humour propre à l’auteur qui nous sauve de la folie ambiante du texte.

Le livre est dédié à « tous ceux qui résistent  » de mémoire. On  est déjà dedans donc, avec cette introduction.

Présentation du décor, et mise en bouche parfaite, je traduis « introduction  » pour les non culinaires. L’écrit se passe dans un futur très proche, et très réaliste. Le réalisme du climat, de la politique, de tout ce qui va nous tomber sur la tête….et mon pessimisme ambiant, présent sur le site bien souvent s’y accorde à merveille.

C’est un très bon récit, un peu de phtisique quantique de neuro récepteurs, un monde qui s’écroule, des navettes lunaires martiennes, du fascisme, de l’intégrisme, étude sociétales et futuristes.

Après avoir parlé de tout cela, c’est avant tout un grand roman policier  et d’action, très bien écrit, d’une grand puissance pas un livre de métro, pour un gros lecteur comme moi cela m’a pris la semaine, car il faut bien suivre pour ne rien louper à ce délice futuriste qui nous donne envie déjouer à la roulette russe avec toutes les balles.

Construction littéraire innovante en plus, voilà j’ai tout résumé, sans rien dévoiler de plus que la 4 eme de couv.

Amateur de tous genres, oublier les genres et lisez ce livre, c’est de notre futur dont on nous parle, c’est à nous de jouer maintenant, et est un pure divertissement mais aussi un avertissement, …merde je n’ai pas compté les pieds, encore loupé un alexandrin…

En annexe :

Le livre se finit avec un entretien avec l’auteur bien mené, ou par contre je n’adhère pas l’idée du vote, je continue le fait de ne plus voter, à moins que les votes blancs qui sont dorénavant comptabilisés, aient une incidence sur l’élection.

 

 

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