jan 30

Collectionneurs de croix et fervents dévots, Gregorio Palmisano et sa sœur Caterina se prennent subitement pour le bras vengeur de Dieu. Pour punir les pêcheurs de Vigàta, ils leur tirent dessus depuis leur balcon. N’écoutant que son courage, Montalbano monte à l’assaut et neutralise les fanatiques. Religion et perversion faisant parfois bon ménage, le commissaire découvre que Gregorio partageait sa couche avec une poupée gonflable décatie et rafistolée. Une anecdote sordide dont la presse fait ses choux gras, mais bientôt pour Montalbano un sujet d’interrogation méritant investigation. Car un meurtre est signalé, le corps a été jeté dans une poubelle. Il s’agit en fait d’une seconde poupée, en tous points semblable à la première… S’agit-il de l’œuvre d’un copycat particulièrement tordu, s’en prenant à d’innocentes baudruches de plastique ? Une enquête équivoque débute, qui tourne au bras de fer intellectuel quand un mystérieux épistolier convoque Montalbano à une chasse au trésor…

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Ah quel plaisir de retrouver le commissaire Montalbano et ses acolytes si peu ordinaires !

Quel bonheur de relire Camilleri et d’entendre l’accent sicilien à nos oreilles !

Nous retrouvons donc avec joie l’équipe sicilienne qui se voit doter d’une enquête peu banale…Un couple de grenouilles de bénitier complètement siphonnée donc l’un des protagonistes avait comme compagne une poupée gonflable bien abîmée…. Une deuxième poupée gonflable, abimée à l’identique de la première, est retrouvée plus tard. Montalbano se met sur le coup avec sa logique et son flegme légendaire. L’affaire en restera là…

Mais c’est une toute autre histoire qui va tomber sur le nez du commissaire…Une histoire pas criminelle ni déviante, mais plutôt une défiance, un appel au duel. On défie son intelligence, on met à l’épreuve son sens unique de mener une enquête en lui proposant une chasse au trésor.

Comme tout fin limier qui se respecte, il se met à jouer le jeu. et nous aussi….

On assiste avec lui au déroulement de ce jeu pas si innocent, en se demandant où il veut amener notre commissaire. Et quand l’histoire prend une tournure macabre, on sent, on sait que la fin est proche.

Et effectivement, ce côté macabre arrive peut etre un poil trop tard, nous laissant le temps de cogiter sur l’auteur de cette chasse au trésor, (le découvrant pour ma part). Et la fin est déjà là…L’intelligence unique de Montalbano pour résoudre une enquête n’aura pas eu le temps de faire ses preuves…

Mais nous avons là, malgré tout, un roman encore une fois d’une grande richesse que ce soit sur les magnifiques paysages siciliens, ou pour les personnages qui sont exceptionnels !! on se demande toujours où il est parti les chercher !!!

A 89 ans, Camilleri nous invite une fois de plus au voyage, dans une prose unique, pas facile à avaler parfois, mais cela fait partie du charme de l’écrivain et cela nous met encore plus dans l’ambiance sicilienne. Et à chaque fois que je referme ses livres, j’ai encore plus envie de retourner sur cette île légendaire.

jan 30

Certains  parents cherchent parfois des lectures qu’ils pourraient partager, en complices, avec leurs enfants. Si vous en êtes, ce roman d’une vingtaine d’années, cette fable animalière, certainement aussi tendre et amusante que vos meilleurs souvenirs de  bouquins d’enfance, est un vrai feu d’artifice de tendresse de gentillesse et d’amour. Pour l’avoir testé avec une classe de CM, complètement sous le charme, je peux garantir que n’importe quel parent offrant cette lecture à ses enfants ne pourra que fondre devant le regard attendri et passionné de ses chères têtes blondes. Roman que je considère, au même titre que « les derniers géants » de François Place et « le chien qui a vu Dieu » de Dino Buzzati, comme un vrai chef d’œuvre indiscutable et indémodable de la littérature enfantine.

Une mouette, victime de la pollution par mazout en mer du Nord, vient s’échouer, épuisée, dans la maison occupée par un chat seul pendant l’absence de ses maîtres. La mouette, avant de mourir, confie son œuf à couver au matou en lui faisant promettre de s’occuper du poussin, une fois qu’il aura éclos.

Autant je ne cache pas mon inimitié pour les chats dans la vie ordinaire autant celui-ci et ses camarades sympathiques mais un peu dérangés, comme le héros du délicieux « journal d’un chat assassin » d’Ann Finn, sont des créatures rendues adorables par la magie de la fiction.

Zorbas, « le chat grand noir et gros » et ses compagnons Jesaitout, Colonello et Secretario, vont donc s’occuper de cette mouette jusqu’à ce qu’elle puisse prendre son envol, après de multiples aventures humoristiques, tendres voire tristes.

Faisant partie de la sélection officielle de l’Education Nationale, ce beau conte animalier a donc été analysé et décortiqué par de multiples groupes d’enseignants en formation initiale ou continue avant d’être étudié de façon approfondie dans les classes ou dans le cadre de lectures offertes par l’enseignant en fin de journée et c’est logique tant les thèmes et les valeurs présents dans le roman sont importants divers et traités de façon juste, impeccable dans un style poétique que l’on offre pas si souvent que cela aux bambins. Sont ainsi traités ou simplement évoqués mais toujours avec le même bonheur :l’amour entre deux personnes que tout oppose, la différence et le respect qu’on lui doit, l’amitié, le dévouement, comme la tenue de la promesse donnée, la solidarité dans le groupe véritable bouclier contre l’adversité, l’éducation, la paternité, la pollution…Tous ces thèmes peuvent être travaillés ou plus simplement discutés au cours d’une lecture passionnante et vivante d’un livre immortel empreint d’humanité et d’une poésie réelle qui arrivera à attendrir le plus cabochard des petits caïds de la cour de récré. Succès garanti pour le parent voulant partager un petit bonheur avec ses enfants.

Par ailleurs, ce roman, comme toute l’œuvre du génial conteur chilien Sepulveda (qui sera en France ce printemps du côté de Saint Malo pour « Etonnants voyageurs ») est à lire et n’est pas réservée aux enfants ou aux parents. Inoubliable.

Wollanup.

jan 29

Un Parfum de soufre

J’ai découvert cet auteur l’année précédente avec La Trace du silure. C’est donc ravie que je retrouve les deux flics Isabelle Mayet et Bruno Farge, héros principaux. Retour à Nantes pour une nouvelle enquête !

Le domaine des Agapanthes est une maison de retraite paisible. Pourtant un soir, l’une des patientes est retrouvée carbonisée dans sa chambre, fermée à clé de l’intérieur. Chose étrange, seul son corps est réduit en cendres, ni le lit ni la chambre n’ayant souffert des flammes. Isabelle, Bruno et leur équipe se chargent de l’enquête. Suicide ? Meurtre ? Ou la fameuse combustion spontanée, répertoriée comme surnaturelle ?

Pour Isabelle, l’affaire prend rapidement une tournure personnelle, sa mère étant elle-même résidente de cette maison de retraite pour son Alzeihmer. D’autant que Claire Mayet connaissait la victime…

Une nouvelle enquête de Sylvain Forge passionnante. Les éléments s’imbriquent parfaitement, l’intrigue se révélant plus complexe qu’une simple femme retrouvée brûlée, et nous emportant dans des règlements de comptes entre mafieux, nous plongeant dans des rituels indiens quelque peu étranges.

Si j’avais adoré la mise en avant psychologiquement de ces personnages dans son précédent roman, notamment celui d’Isabelle, je suis ici un peu plus déçue. En effet, le roman est beaucoup plus centré sur l’enquête, délaissant quelque peu la vie quotidienne de nos personnages. Nous suivons toujours l’évolution de leurs vies, mais plus faiblement, et sans vraiment d’aperçu concernant ce qu’ils ressentent intérieurement.

L’auteur ne s’embarrasse pas de détails ni de psychologie pour ce nouvel opus, qui est désormais plus concentré sur l’enquête. Moins de sentiments, moins de ressentis, moins d’empathie. Ce n’est que mon humble avis et loin d’être une critique, cela ne change rien au style de Sylvain Forge, et à sa connaissance sur des sujets intéressants qu’il nous offre en prime. Même si ma préférence reste pour La trace du silure. :)

A découvrir !

En librairie le 2 février

jan 29

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jan 29

Pour rappel

http://www.unwalkers.com/index.php?s=marpeau

 

 

Et on remercie Christelle Mata, et l’auteure bien sur !!! Evidemment toutes les fôottees sont de moi

Let’s play :

 

Alors heureuse de donner un coup,  le coup d’envoi des 70 ans ?

 

Plus qu’heureuse : excitée.

 

Bon, comme d’hab., on a foiré quoi dans la chronique ?

 

Par définition, le lecteur a toujours raison. Une fois publié, le livre lui appartient et il le lit comme il l’entend.

 

Vous êtes déjà bien présente sur notre site, je ne pense pas que vous vous souvenez de nous, mais un doute m’assaille, un certain Medhi avait fait un entretien avec vous, c’est fortuit le prénom, je précise que notre ami Medhi  n’est plus sur le site……

 

Non, j’ai voulu tuer sciemment un de vos chroniqueurs. Comme je craignais un procès si je le butais en vrai, j’ai décidé d’écrire ce livre.

 

photo Marpeau cop C Hélie Gallimard

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Bon, allez fire, j’ai lu avec un grand  grand plaisir votre livre, je trouve que les français sont dotés d’une mémoire courte, et votre livre s’inscrit dans le contexte actuel, et vous ?

 

Je suis obsédée par l’idée que les témoins de 39-45 vont mourir et, qu’après eux, ce pan terrifiant de l’Histoire va progressivement s’effacer du disque dur de notre conscience collective.

Obsédée aussi par l’idée que, si on l’oublie, le passé revient. L’histoire est cyclique. Et, aujourd’hui, alors que meurent les derniers témoins de l’un des épisodes les plus noirs du passé, la barbarie va revenir. A vrai dire, ce retour de la barbarie a déjà commencé.

 

La résistance, les collabos, la tonte, ces putains de moment dont on ne parle pas. Comment vous est venue cette idée ?

 

En visionnant un extrait de film de l’INA. Une tonte. J’ai été fascinée par le regard d’un des hommes : au moment où il s’aperçoit de la présence d’une caméra, son visage change, il s’illumine et il se met à caresser le crâne tondue de deux femmes. Une caresse si obscène que toutes les vidéos de YouPorn mises bout à bout ne peuvent pas l’égaliser

 

La condition des femmes en général, je suis même pas sûr que certains sachent qu’il n’y pas plus de 70 ans qu’elles ont eu le droit de vote en France, en période de guerre c’est pire. Certains avancent l’hypothèse que l’effondrement de nos sociétés occidentales provient de ce qu’elles sont devenues matriarcales. Qu’en pensez-vous ?

 

Si la société était réellement matriarcale, ça voudrait dire qu’on est sacrément connes de se faire payer un tiers de moins à diplôme et poste équivalents et d’en faire trois fois plus pour l’éducation et les tâches ménagères !

Si vous voulez mon avis, les grands salauds notoires de l’histoire de l’humanité, tous des hommes, me semblent plus responsables de l’effondrement de nos sociétés occidentales.

Attention, je me sens proche des hommes, tout proche même… Si proche que nos différences me semblent anecdotiques au regard de nos ressemblances. Si proches que la notion de genre me semble parfaitement inutile.

Je suis petit fils et arrière neveu de résistants, et d’un juste, mais aussi d’un collabo, du vérifié, je l’évoque avec vous pour une fois. Pas un n’a voulu me raconter ses histoires, à part deux ou trois faits, je parle des résistants, surtout d’un, pourquoi à votre avis ?

 

Il m’est arrivé la même chose en écrivant ce livre. J’ai grandi dans l’idée que mon grand-père était pétainiste. Et puis, en fouillant un peu, les langues se sont déliées et mon grand-oncle a fini par avouer du bout des lèvres que son frère, mon grand-père donc, avait fourni des armes au maquis de Saffré. Il les volait aux Allemands. Il avait enterré des Mausers dans le jardin. Mais personne ne voulait en parler. J’ignore complètement pourquoi.

 

La question, qui pour moi n’en n’est pas une, ces évènements se passeraient maintenant, je reste persuadé que ce serait le même topo, voire pire, mais pour vous ?

 

Il faut des boucs-émissaires. Hommes ou femmes. Mais on les traite différemment : on tue les hommes, on rase (ou on voile) les femmes. Aujourd’hui comme hier.

 

Sinon du léger, une idée pour le prochain ?

 

Une comédie romantique. Un récit drôle, pétillant et girly.

… Non, je plaisante.

 

Un petit quelque chose à nous faire découvrir, en culture, gastronomie, musique, allez lâchez-vous  ?

 

L’exposition d’are brut à la Maison Rouge (à Paris). Ah zut, c’est fini.

 

Pour la forme, et par courtoisie, vous avez une question à nous poser ?

 

Vous êtes libre ce soir ?

j’aimerai bien, mais…vous m’impressionnez trop, je me sentirai comme un gosse devant vous……..

jan 29

James Lee Burke et ses récurrences qui commencent un peu à devenir passable

Bon ce livre date de 2009 Ok….

Alors que la plupart de blogs s’enthousiasme sur ce livre, il y a des point qui me gratouillent, les récurrences.

j’ai l’impression, que James Lee Burke pourrait créer des personnages mais qu’ils auront toujours la même tare ou atavisme, même si on les place hors des US,  un peu comme les martines, martine à la plage, martine en Arizona, martine en Californie.

Le méchant toujours très méchant, est toujours un fils de pute au sens propre du terme avec des tourments, comme ici notre « prêcheur ».

Un flic, qui a été alcolo et bien évidemment à fait une guerre, et est toujours traumatisé….

Une adjointe, une femme bien sur…

Et le thème de la rédemption, le bien le mal, les cauchemars du héros etc.

Une seule nouveauté ici la place des femmes, et elle est de taille, cela c’est bien, voire très bien, le seul point positif !!!

Ok on a tous les ingrédients d’un Burke alors c’est parti.

Un crime affreux, différents personnages que l’on suit, un peu d’actions beaucoup de réflexions, bref la routine.

Avec une fin, pas top, remarquez-vous verrez sur le site il y a une suite avec le retour du…..

Bref j’avais lu que la fin était remarquable…bah putain remarquable au niveau qu’il il aura une suite c’est tout, moi qui m’attendait à une fin à la western…bah non c’est une fin, sans fin et je reste sur ma faim.

James Lee Burke écrit un livre par an, à la différence par exemple de cormac McCarthy, James Crumley ou d’autres, ceci explique peut-être cela, une production par an depuis si longtemps, et l’homme n’est pas jeune….

Allez sur son site, vous y découvrirez les futurs Robicheaux, et un autre Hackberry Holland

http://jamesleeburke.com/bibliography.html

Vous pouvez même acheter une casquette^^…..

Je n’aimerais que cet auteur que j’adore finisse comme Tony Hillerman , les derniers livres de celui-ci étant pas top

Bon évidemment si vous adorez ces récurrences ce livre vous enchantera comme on le voit sur les blogs.

Quant à moi, soit  je fais une fixette et je prends moins de plaisir à le lire, soit autres choses….

Évidemment on passe un bon moment, mais, on est loin des très bon Burke, je me suis surpris à lire en croix parfois…

Affaire à suivre

Présentation éditeur :

En devenant shérif d’une petite ville du Texas proche de la frontière mexicaine, Hackberry Holland espérait laisser derrière lui des souvenirs douloureux. Mais il découvre les corps de neufs immigrants illégaux, point de départ d’un affaire difficile…

 

 

jan 29

Manuel Perrine n’a peur de rien ni de personne. Puissant, charismatique et impitoyable, il abat ses rivaux avec l’aisance qu’il met à arborer des costumes de lin blanc griffés.
L’inspecteur Michael Bennett est le seul flic à avoir réussi à mettre Perrine derrière les barreaux. Mais, à présent qu’il est sorti de prison, celui-ci s’est juré de l’éliminer, lui et tous ceux qui lui sont chers.
Justement, Bennett et ses dix enfants adoptés vivent dans une ferme reculée en Californie, protégés par le FBI.
Bientôt Perrine lance une campagne de diffamation, visant les personnalités les plus connues du pays. Ne disposant d’aucun indice quant à l’endroit où pourrait se cacher Perrine, le FBI décide à faire appel à Bennett…

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James Patterson c’est le rouleau compresseur du roman policier. Ses mots, ses phrases tombent parfaitement au bon moment, pas de fausses notes tout au long de ses bouquins.

Encore une fois, avec ce nouvel opus des aventures de Bennet, il nous le prouve.

Nous retrouvons donc la famille Bennet, famille atypique d’ordinaire et encore plus aujourd’hui, puisque l’inspecteur et ses 10 enfants adoptés plus la nounou irlandaise vivent reclus au fin fond de la Californie. S’ils survivent de leur passage de Manhattan à la campagne californienne, c’est parce que le patriarche a un contrat sur sa tête et celle de sa famille entière.

Celui qui les veux morts ? Manuel Perrine. Le plus gros narcotrafiquant. Bennet l’avait arrêter mais il avait réussi à s’enfuir de manière spectaculaire et avait toujours promis de se venger.

Dans Le Sang de mon Ennemi, nous retrouvons Perrine qui est donc en fuite mais qui le vit très bien et ne se morfond pas au fin fond d’un sombre pays. Non non…Lui , toujours aussi mégalo, met en place une armée de mercenaires dopés à l’adrénaline jusqu’à la moelle pour faire tomber tous les gangs et organisations qui ont voulu le rouler. Et il n’y a aucune pitié, ni aucune clémence pour Perrine.

Nous assistons tout au long du roman à des exécutions parfaitement menées et dotées d’une grande imagination digne des plus grands scénarios cinématographiques.

C’est donc une chasse à l’homme que nous vivons dans ce roman, une chasse à l’homme de chaque côté, aussi bien pour Bennet que pour Perrine. L’un veut sa vengeance, l’autre veut sauver sa famille.

Même si j’ai trouvé quelques longueurs, notamment au niveau des attaques de Perrine (c’est bon, on a compris qu’il était le big boss et qu’il le faisait savoir), c’est encore un très bon Patterson que l’Archipel nous offre là.

Au delà de la traque, de la violence qu’il peut écrire, Patterson nous a montré aussi des moments de complicité, de sensibilité et d’humanité en mettant en avant la famille Bennet et ses enfants. Un peu de douceur dans ce monde de brutes….

jan 29

Cambridge. Un campus mythique, une renommée mondiale et des étudiants au succès retentissant. Le décor est planté. Mais comme souvent, cette façade pailletée et idéale cache une réalité bien noire : bien plus qu’ailleurs, le taux de suicide des jeunes  est élevé. De multiples causes sont avancées : pression, échec, charge de travail, concurrence entre les élèves, … . A moins que ce taux de suicides ne cache en fait des agissements bien plus sombres : et si des esprits malveillants se servaient de ces excuses toutes trouvées pour se délecter de la souffrance et de l’angoisse des jeunes, les poussant parfois jusqu’à se donner la mort dans les circonstances les plus barbares?

De quoi éveiller l’attention du docteur Evi Oliver, psychiatre responsable du service de soutien psychologique du campus. Elle en touche alors deux mots à une amie haut placée à Scotland Yard. C’est le début pour la professionnelle, pourtant aguerrie et rompue aux plus sombres manoeuvres de l’esprit humain,  d’une plongée en enfer dans laquelle elle entrainera également Lacey Flint, jeune policière déterminée à mettre fin à cette atroce vague de suicides suspects. Les deux jolies femmes, fragilisées par de récents événements dans leurs vies personnelles, ne distinguent bientôt plus la réalité de l’hallucination : si elles sont conscientes que les attaques psychologiques dont elles sont victimes sont clairement destinées à les déstabiliser, cela ne suffit pas à leur permettre de garder l’esprit clair. Elles perdent peu à peu pied sous les yeux des autorités qui ne savent plus comment les aider. Navigant d’un suicide à l’autre, ballotées par leurs démons personnels, Evi et Lacey, qui se fait passer pour une étudiante, sont plus vulnérables que jamais.

Ce thriller psychologique est redoutable d’efficacité. L’auteure sait parfaitement comment maintenir une tension psychologique page après page, floutant les frontières de la réalité et déstabilisant lecteurs (peut-être surtout lectrices) et personnages. Les chapitres très courts laissent à coup sûr planer le suspense quelques secondes supplémentaires tout à fait suffisantes pour entretenir l’angoisse, faire émerger les questions et les fausses pistes. Tout comme les raisonnements d’Evi et de Lacey sont rendus tronqués et partiels par leur manipulation, ceux du lecteur oscillent entre les faits et les mises en scènes. Tour à tour narrée à la première personne (le point de vue de Lacey) et à la troisième personne (pour les points de vue de tous les autres personnages), l’intrigue fleure bon la manipulation parfaitement orchestrée. La psychologie des personnages féminins notamment est profondément détaillée et disséquée, ce qui permet au lecteur de comprendre où peuvent se situer les pièges les plus évidents tout en l’induisant en erreur : tout n’est pas piège, et ce qui semble anodin peut finalement constituer un danger. Sous emprises est une plongée en apnée dans les peurs les plus noires de ces femmes (qui souvent font résonner les nôtres) menée de mains de maître, avec un talent incontestable et une efficacité toute féminine : Sharon Bolton se délecte en déroulant cette trame noire, pour notre plus grand plaisir.

jan 28

Nous vous en avions parlé récemment en termes positifs

http://www.unwalkers.com/chroniques-dau-dela-du-seuil-tome-i-la-quete-du-prince-boiteux-de-paul-carta-larchipel-une-serie-fantasy-a-suivre/

 

Voici donc pour compléter la chronique un entretien filmé de l’auteur, pour en apprendre plus su son univers

jan 28

 

Les éditions Usborne fêtent leurs 30 ans !

Chouette, un anniversaire ! L’occasion de poser quelques questions à une maison d’édition qui chouchoute les petits et tout-petits. Si les illustrations sont jolies et les textes légers, il n’en reste pas moins que proposer aux jeunes lecteurs des ouvrages adaptés à leur âge et qui les aident à grandir n’est pas une mince affaire.

  1. En quelques mots, pouvez-vous nous présenter votre maison et son catalogue.

Les éditions Usborne, sont une maison d’éditions familiale, avec des livres qui font rêver, qui permettent l’imaginaire, la créativité, l’apprentissage du monde et l’ouverture et le partage. Notre catalogue a évolué avec des couleurs, des invitations aux lecteurs et aux parents de lecteurs à aller au cœur de nos univers. Notre catalogue leur donnera l’occasion de découvrir notre palette d’ouvrages de l’éveil, en passant par les contes de la ferme, les coloriages, les autocollants, les livres d’art, les livres de cuisine, les livres objets et les 1001 autres surprises à découvrir !

 Les animaux

  1. Comment a-t-elle évoluée depuis sa création ?

Les éditions Usborne est comme un chaudron magique ! La création est notre fil conducteur au quotidien, c’est un moteur et une belle énergie. L’évolution est omniprésente, on peut le constater en regardant nos anciens catalogues et notre catalogue actuel, des mondes diffrents,  mais toujours motivé par l’esprit Usborne ! Un peu de folie, beaucoup de magie et l’envie de faire plaisir au plus grand nombre, car aux éditions Usborne, le bonheur n’attend pas !

 

Les dragons

 

  1. Le marché est-il aussi compliqué que l’on pourrait le penser ou les livres jeunesse ne s’en sortent-ils finalement pas trop mal ?

 

Le marché est compliqué mais la jeunesse est un encore un secteur avec beaucoup d’espérances ! Les albums connaissent un ralentissement, mais les livres objets ou avec matières sont très prisés par les petits lecteurs et leurs parents, c’est le petit plus qui leur donne l’envie d’acheter ! Usborne est en nette progression depuis 5 ans, et nous sommes heureux de nos nouvelles innovations.

 1 000 autocollants pour s'amuser

  1. A quoi pensez-vous que votre longévité tienne ?

Aux innovations, à la créativité et à l’envie de faire plaisir à nos lecteurs en herbe ! Nous nous mettons à la place des enfants, en imaginant des petites pépites pour animer leur quotidien. Des matières à toucher pour les tout-petits, du développement de la motricité fine avec les coloriages et les autocollants, des rabats pour des documentaires différents, de la magie avec les livres d’activités, du partage avec nos livres de cuisine, la fibre artistique avec nos livres d’art et de la joie avec nos livres objets.

 

  1. Comment vos éditeurs sélectionnent-ils les auteurs/titres/collections que l’on trouve dans votre catalogue ?

 

C’est une réflexion de tous avec des rencontres hebdomadaires, des discussions, des envies et du partage !

 

  1. Vous rendez-vous régulièrement sur des salons ou envoyez-vous souvent vos auteurs en dédicaces et à la rencontre des jeunes lecteurs ?

Non, nous auteurs ne sont jamais sur les salons, par contre vous pouvez rencontrer notre équipe éditoriale et elle vous expliquera chaque étape de création et de fabrication. Nous sommes toujours très proches de nos lecteurs, des parents de nos lecteurs, des libraires et de nos représentants. D’ailleurs, depuis plusieurs années, nous organisons des ateliers dans des librairies pour être au plus proche de notre cœur de cible, pour connaitre leurs envies, leurs coups de cœurs, et leurs besoins. Nous sommes toujours à l’écoute, c’est une caractéristique de notre maison d’éditions !

 Albums, contes et récits

  1. Quels sont, selon vous et dans les grandes lignes, les valeurs et messages que la littérature jeunesse se doit de faire passer ?

L’écoute, le partage, la transmission, le plaisir, l’imaginaire et l’amour des mots, qui font les livres !

Usborne : des livres pour apprendre, s’amuser… et grandir !

 

  1. Enfin, la question récurrente : comment vous adaptez-vous au numérique ? Est-ce selon vous une opportunité ou une menace ?

 

Nous avons aujourd’hui quelques applis, mais nous n’avons pas encore de livre numérique. Nous avons beaucoup de livres objets, des livres avec des matières à toucher, des livres avec des rabats et bien d‘autres merveilles, et pour le moment nous ne ressentons pas la nécessité d’en avoir, car notre bonheur est de voir les enfants s’émerveiller devant nos délicieuses découvertes papier !

 Contes et histoires illustrés

  1. Un message à faire passer aux lecteurs et à leurs parents (une exclu à guetter peut-être ?)

 

L’année des 30 ans des éditions Usborne, sera marquée par des innovations, des créations et du développement ! La collection « Avec mon doigt », pour les tout-petits, est en pleine progression, ainsi que la collection « Coucou ! ». Puis des livres de « Peinture magique », un coffret cuisine, des grands blocs de coloriage, notre coffret anniversaire et des surprises qui feront le bonheur des petits tout au long de l’année 2015……..Soyez patients !

 

Merci beaucoup ! N’hésitez pas à nous envoyer vos infos concernant les publications et événements de l’année, on vous invite pour les 365prochains jours !!!!

Grand... comment ?

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