oct 23

 

https://gruznamur.wordpress.com/2014/09/27/carte-blanche-a-ghislain-gilberti-2014/

 

bravo au blogueur et à l’écrivain qui ose se livrer…..

 

oct 23

« J’ai découvert à mes dépens qu’on ne peut pas toujours se contenter de suivre. Tôt ou tard, il faut trouver qui on est. »

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Nous sommes le 17 janvier. Charlie Grant a 28 ans, il lui reste 4 jours à vivre. Le 21 janvier, elle sera morte. Comme sa meilleure amie Jackie il y a un an. Comme son autre meilleure amie Randi il y a 2 ans.

Le 21 janvier.

La jeune femme va trouver la commissaire de police D.D. Warren, qui tout récemment maman, est en pleine affaire difficile, traquant un tueur de pédophiles. La commissaire, intriguée par l’histoire de Charlie,  accepte d’enquêter. D.D. Warren va donc se retrouver avec deux enquêtes délicates sur les bras, en + de son petit garçon de quelques mois qui ne fait pas ses nuits. Et le plongeon qu’elle effectue dans le passé de Charlie ne va pas s’avérer être une partie de plaisir. Que cache donc cette jeune fille mystérieuse à la mémoire défaillante ?

Tantôt D.D. Warren, tantôt Charlie, Lisa Gardner alterne entre les deux femmes et n’a pas son pareil pour entrainer le lecteur dans ses deux enquêtes distinctes, maintenant le suspense tout au long. Distinctes j’ai dit ? Oui, mais pas tant que ça… Et ça là que réside un suspense hors du commun, terrifiant mais tristement réel, sur les horreurs qui sont subies par les enfants.

Effrayant psychiquement, on ne peut que saluer le travail impeccable sur les personnages : à la fois simples et complexes, dotés d’une grande sensibilité et suscitant l’empathie, on s’attache à chacun d’entre eux, avant tout parce qu’ils sont extrêmement humains.

Un roman qui sonne comme une mise en garde pour les parents et qui retrace l’horreur de tels évènements à travers une dénonciation de la cybercriminalité ainsi que des réseaux sociaux et autres sites, qui sont la cible des pédophiles pour trouver des proies faciles.

Accrochez-vous, ce livre m’a scotchée à mon canapé !

« Espérer le meilleur n’empêche pas de prévoir le pire. »

Et vous, que feriez-vous si vous connaissiez la date de votre mort ?

oct 23

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Du 1er au 16 septembre 1977, durant les quinze derniers jours de sa vie, Maria Callas, une des plus grandes artistes du monde lyrique, nous livre sa vie, son point de vue, son enfance, sa jeunesse. L’auteur se glisse dans la peau de la célèbre femme et tente à travers ses connaissances, d’établir comment on pu se passer ses derniers jours.

Romancé sous forme de journal intime, c’est un récit à la 1ere personne plongeant le lecteur dans la vie privée de Maria Callas, « La Callas », de son enfance à sa célébrité. Elle raconte ses différents rôles de théâtre, opéras, parle de ses caprices et de ses amours qui l’ont réalisée et/ou déchirée. Elle nous explique comment ses rôles et sa vie correspondaient, se demandant si ses rôles débordaient parfois sur sa vie. Ou inversement.

« Vissi d’arte, vissi d’amore »

Vivre d’art, vivre d’amour. Adulée par ses fans, elle a énormément profité et vécu de sa passion, de son métier, et a tout eu : célébrité gloire argent. Mais qu’en est-il de l’amour ? Comme on le comprend, elle a toujours eu besoin d’amour, que ce soit celui de ses fans, de sa famille, ou d’un amant. Mais l’a-t-elle réellement eu ?

Un journal intime remanié par l’auteur, intéressant mais que j’ai trouvé pour ma part un peu long, et qui ne m’a pas particulièrement touchée. Mais il plaira sans aucun doute aux passionnés !

oct 23

On pourra dire tout ce qu’on veut du domaine de l’édition mais, s’il y a bien une maison qui sort de l’ordinaire, c’est la volte.

On citera Alain Damasio, les autres, et maintenant, depuis plus de5 ans la réédition des aventures de l’inquisiteur de Valerio Evangelisti.

http://www.lavolte.net/auteur/valerio-evangelisti/

 

Un auteur que j’ai lu dans d’autres styles policiers ou western, et je le découvre un de ses cycles les plus célèbres grâce à la générosité de la Volte.

De la mise en page à la couverture, l’ensemble est parfait, un beau livre, rare en ces temps.

Alors j’arrive en plein chemin de croix, presque au milieu des étranges aventures de Nicolas  Eymerich.

Sur un cycle d’environ 10 livres lequel est son meilleur, ou le plus faible ?

Je n’en sas sais fichtrement rien, mis à part, que si celui-là est le plus faible alors ….

Alors je vais m’empresser de lire les autres. Parce que ce livre est d’une grande force, une bonne tarte maison DTC.

Nous sommes à 2 époques différentes, ou la physique quantique viendra mettre un peu le souk.

Notre inquisiteur part suivre les Genevois à la reconquête de Constantinople. Il y rencontrera Pétrarque, et quelques énigmes qu’il va falloir vite résoudre avant que ……. Le décor est très bien décrit, il en est de même pour l’époque future inconnue ou les hommes se battent toujours en Irak, version futuriste.

Le personnage de l’inquisiteur est solidement bâti, même si cet homme sorti de l’enfer et est antipathique à souhait, on ne peut que finalement l’apprécier. L’aimer ? Peut-être !!!

En tous les cas, ce héros ou anti héros  m’avait toujours freiné pour la lecture de ce cycle. Ne faites pas la même erreur que moi….

Et jetez-vous sur ce livre !!!

Pendant ce temps-là je vais commencer son cycle, du début

 

 

 

 

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1366 : Amédée de Savoie, le Comte Vert, décide de lancer une croisade pour porter secours à l’empire byzantin réduit à Constantinople et sa banlieue sous les coups répétés des turcs.
Chassé du royaume d’Aragon où il était inquisiteur général, Eymerich se rend à Padoue à l’assemblée du chapitre dominicain. Il y fait la rencontre du poète Pétrarque, inspirateur d’un tableau étrange et maléfique qui le conduit jusqu’à Constantinople, droit au cœur d’un empire byzantin en pleine décadence et menacé de surcroît par d’inquiétants phénomènes.
Des monstres marins gigantesques surgissent tous les matins en hurlant de façon obsédante « Mumias ! Mumias ! Mumias ! ». On entend battre dans l’inextricable réseau de souterrains le coeur de foetus géants. Que penser des cortèges de religieuses engrossées qui entonnent en boucle un vers de Dante que personne n’a jamais réussi à déchiffrer ? Et toutes ces plumes qu’Eymerich remarque un peu partout, dans le palais et dans les souterrains… Sont-elles tombées des ailes d’un ange, ou bien d’un démon qui aurait usurpé son identité ?

L’inquisiteur va devoir résoudre un double mystère. Celui de l’existence de géants qui seraient enfantés selon la Bible « entre des démons et des filles d’hommes », et celui encore plus inquiétant de la toile universelle où chaque geste aurait un écho dans l’espace et dans le temps.

La solution est-elle uniquement dans les souterrains de Constantinople ? Ou, par delà les siècles, dans la guerre apocalyptique qui se déroule en Irak entre des soldats qui n’ont plus rien d’humain ? Ou bien encore entre les mains de Frullifer, l’inventeur du voyage psytronique, qui envisage de faire exploser Bételgeuse ?

Valerio Evangelisti offre dans cet opus une réflexion étendue des chocs des civilisations et les querelles de religions sur fond de manipulation politique. Nicolas Eymerich mène une nouvelle enquête particulièrement délirante (imaginez Sherlock sous acide) afin de démasquer le péché le plus monstrueux dont l’être humain s’est jamais rendu coupable.

oct 22

La bonne claque dans la gueule, un bon polar ricain par monsieur Brussolo en personne

Il y a un peu de Drive de James Sallis, pour le personnage de Marsh, et la folie de cet auteur pour le reste.

Et surtout ce savoir-faire, quand on sait écrire….

C’est un pur bonheur de lecture. Plusieurs voix se partagent les chapitres, méthode parfaite pour ce genre.

Frontière mexicaine à passer, avec un bolide, cartel mexicaine, une famille de dingo ou presque, la fin est génial !!!

Alors alors, à ce prix-là vous avez la qualité de deux grands formats….

Foncez

 

 

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Markh est un cascadeur hors-pair, un fou du volant. Il est recruté par un trafiquant de drogue qui a une idée tellement délirante qu’elle devient plausible. Au Texas, à la frontière mexicaine, se dresse de part et d’autre du Rio Grande un monument dédié à l’amitié entre les deux pays : il s’agit d’une rampe de lancement en béton, comme un pont auquel il manquerait la partie centrale. Markh, au volant d’une voiture au moteur gonflé à l’oxyde nitrique, doit s’élancer côté américain, récupérer des millions de dollars et faire le trajet inverse. L’opération se prépare minutieusement et promet d’être un succès. C’est sans compter la présence d’une famille de losers qui vivent non loin de là dans un mobil-home : Grand’Pa Julius, un ancien para tyrannique, Wichita, sa belle-fille, qui rêve de refaire sa vie à Hollywood, sa fille Sue, qui travaille comme gardienne du monument, et Timmy, le petit frère un peu débile. Alors qu’ils ont décidé de braquer la voiture avec le magot, tout tourne au vinaigre et le cartel mexicain va se mettre à régler des comptes…

oct 22

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En cette période de vacances, et puisque la météo semble s’être rangée du côté libraires (courez vous réchauffer dans leurs rayons !!), voici une nouvelle suggestion de lecture pour les plus jeunes d’entre nous / les lecteurs en herbe qui vous entourent. Avec Justice pour Louie Sam, ils vont pouvoir mieux appréhender l’installation des colons aux Etats-Unis et les véritables conséquences (bonnes et moins bonnes) de cette occupation. Elizabeth Stewart s’est en effet attachée à faire de ce très bon western l’occasion de mettre en lumière un pan entier de l’histoire américaine, méconnue et ignorée.

George est un adolescent dont les parents ont débarqué de Grande Bretagne pour tenter leur chance dans ce Nouveau Monde. Ils y ont reçu quelques arpents de terre, et son père est devenu meunier et agriculteur. Toute la fratrie apporte son aide à la survie de tous. Un jour que George et ses frères et sœur partent pour l’école, ils passent à côté de la maison de leur voisin, en feu. Avec courage, ils entreprennent de sortir son corps, mais découvrent alors qu’il a été assassiné. Aussitôt, les colons de leur communauté se lancent à la poursuite d’un coupable tout trouvé : Louie Sam, un indien. Presque adulte et témoin, George est intégré à l’équipe qui part à sa recherche. Pourtant, dès que le présumé coupable est appréhender, tout dérape : non seulement Louie est un adolescent à peine plus vieux que lui, mais en plus les adultes ne lui laissent aucune chance de s’expliquer et l’exécutent. George est atterré, attristé, mais a promis de ne rien dire. Une véritable loi du silence s’installe sur la communauté, divisant les colons et les opposant. Car les arguments avancés par les meurtriers du jeune indien ne tiennent pas la route, et même George, avec seulement quelques questions, peut s’en rendre compte. Il refuse d’être complice et souhaite faire exploser la vérité au grand jour ; c’est alors qu’il découvre comment fonctionnent les adultes et déchante définitivement.

Elizabeth Stewart est parvenue à lier deux thématiques compliquées et épineuses dans un seul roman : la colonisation par les européens des terres indiennes et les exactions relatives, et la confrontation de l’idéal de Justice d’un jeune garçon avec la réalité de cette justice exercée par des hommes. Tout un programme, mais ne fuyez pas : le résultat est passionnant, très bien écrit et constitue une œuvre de référence. George, sa famille, sa communauté, et même l’histoire de Louie Sam sont directement inspirés de faits et de personnages réels ou réalistes : on découvre tout à la fois comment vivaient les familles et les nouvelles communautés, mais aussi comment elles cohabitaient avec les autochtones, quelles étaient leurs menaces (pas toujours les (bêtes) sauvages, mais souvent les individus eux-mêmes qui, poussés par la volonté d’un nouveau départ, pouvaient se résoudre à abandonner les règles élémentaires de la civilisation européenne), leurs forces, leurs conditions de vie, … . Justice pour Louie Sam est donc un incontournable de cette rentrée littéraire jeunesse, dont je ne peux que regretter de l’avoir découvert si tard.

oct 22

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Jean d’Aillon, que l’on connait bien, réinvestit les clés de ses précédents succès dans ce roman historique épique et dense. C’est cette fois autour d’une sainte relique (le linceul dans lequel le Christ aurait été enseveli et qui garderait l’empreinte de son visage) que s’articule l’intrigue et les destins croisés de la pléthore de personnages. Car encore une fois, et si certains personnages ont été rencontrés dans les précédentes aventures de Guilhem, beaucoup sont nouveaux, et leur assimilation par le lecteur demande pas mal d’efforts de réflexions !

Au-delà de la quête de cette relique (requise par Aliénor d’Aquitaine elle-même sur son lit de vieillarde), c’est à travers tout le monde chrétien que nous suivons chevaliers, hommes d’armes, fidèles, religieux, … et leurs déboires, aventures et passions. A travers un monde qui s’agrandit, à travers de nouvelles maladies qui déciment les populations et grâce aux nouvelles possibilités de voyages et de déplacements, Guilhem est confronté à de toujours plus nombreuses menaces. Mais heureusement, ses amis et gens restent ses alliés les plus précieux et lui permettent de mener à bien des missions variées mais toujours au service du bien.

De l’hérésie cathare aux Templiers, de St Jean d’Acre à Rouen, sur les routes dangereuses et les flots déchainés, sur mer, à cheval ou à pied, Jean d’Aillon nous offre un aperçu du monde au début du 13ème siècle ; il convainc à nouveau les amateurs du genre et continue à s’imposer comme un auteur de romans historiques passionnants et enrichissants. Les références historiques, nombreuses, n’en restent pas moins parfaitement intégrées à l’intrigue et jamais pompeuses, mêlant codes de la chevalerie et justesse historique. Très dense, ce roman n’en reste pas moins un très bon moment de lecture et un nouvel opus toujours réussi de la saga. Nul doute enfin que les jalons laissés au fil des pages permettront à Guilhem et ses compagnons d’arpenter nos prochaines lectures !

oct 22

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Salut mec, je t’ai vu, à Vienne l’an dernier, je me suis putain, il rigole pas lui, et toi tu m’as vu comment ? T’en penses quoi ?

 

Alors, si je suis conscient d’avoir un physique et un style atypique, que dire de toi ? Tout le monde parlait du Boss… « Le boss va arriver.. » ou « As-tu vu le Boss »… Je me suis demandé si je ne devrais pas chercher une chevalière à embrasser, comme il est de coutume dans ma famille de mafieux… Et puis je t’ai vu, l’air faussement tranquille, avec ton regard qui, mine de rien, disséquait tout le monde en profondeur (moi inclus). Tu as vraiment une renommée étrange, limite gourou de secte ! Alors oui, j’ai des tatouages, des lobes d’oreilles élargis, mais toi c’est dans la présence que tu brilles. Egalité sur le coup, mec !

 

 

J’ai pas été tendre avec ton premier livre, beaucoup d’auteur s’emballe si on leur cire pas les pompes, pourquoi pas toi ?

 

Parce que déjà, c’était un premier roman, et surtout parce que je préfère une critique sincère. Jamais je ne te reprocherai de ne pas avoir aimé le Festin du Serpent. Je suis un auteur plein de doutes, alors que tu n’aies pas aimé (en tout cas moins que le dernier) je l’ai pris comme il le fallait : dans ma gueule, en la fermant au passage. Point-barre ! Si les autres ne supportent pas les critiques négatives ils perdent des atouts considérables : là où ils pourraient apprendre, ils nient ou s’offusquent. C’est ridicule…

Celui qui est conscient qu’il ne sait rien n’en sait déjà beaucoup, il me semble.

 

Ghislain Gilberti - Le Baptême des Ténèbres - Le Festin du Serpent - Dynamique du Chaos - Le Bal des Ardentes

 

J’ai trouvé que ton dernier livre est très  puissant, rien à redire, plutôt des applaudissements. Que s’est-il passé entre ces deux livres, qui ne semblent pas tout a fait ecrit par les même mains, on t’a coupé des doigts ?

 

Non, mes doigts sont les mêmes… Mais j’ai su écouter mon public et mes critiques (dont la tienne)…. J’ai voulu corriger plutôt que de m’insurger. C’est plus logique il me semble. Celui qui ne comprend pas que toute critique, bonne, moyenne et surtout mauvaise, est un occasion de s’améliorer, alors qu’ils restent dans leur complaisance. Mais moi, je préfère tirer des leçons, en baissant la tête. Mais bon, que toi, qui justement n’a pas été tendre avec le premier, me félicite pour le suivant, c’est très bon signe il me semble : ça veut dire que je ne suis pas encore complétement foutu….

 

 

Tu as été approché par des scénaristes, déjà ? Tu les vois tes romans ?

 

J’ai des cinéastes qui s’y sont penché, mais rien de signé pour l’instant.

En revanche, je suis persuadé que certaines scènes sont adaptables à l’écran. Mais bon, tu sais ce que c’est : je suis auteur français, pas anglo-saxon, ce qui limite pas mal les possibilités. En tout cas, l’espoir fait vivre : et je suis encore en vie (pour l’instant) ce qui veut dire que je considère toute possibilité. On a encore le droit de rêver gratuitement, donc l’espoir subsiste.
Gilberti ghislain - auteur

 

T’es venu comment au fait à l’écriture, les punitions à l’école ? Je copie 1 000 fois je ne montre pas mon zizi ?

 

Non, par l’interdiction de lire qu’avait imposé mon père (qui repose en enfer, je l’espère, et bien profond) et qui m’a donné encore plus l’envie de lire. Plus on interdit, plus on brave en face. C’est ce que j’ai fait, lisant Hugo à sept ans. Et puis je me suis dit, vers quinze ans : pourquoi ne pas essayer ! Et il m’aura fallu vingt ans avant de percer dans le milieu du polar, presque par accident sachant que mes textes du genre sont minoritaires comparés au reste. Mais, tout viendra en son temps (peut-être après ma mort !). Mais sinon, à l’école, je ne me suis jamais fait attraper en pleine exhibition. J’ai eu de la chance sur ce coup-là ! J’ai juste été accisé de proxénétisme à l’âge de huit ans (c’est vrai en plus !) dans une école religieuse;

 

 

Bon tu fais quoi bientôt ? en écriture…….., la liste de tes courses je m’en bats la rate ….., tu es d’accord avec ce que je pressentais dans ma chronique ?

Oh oui, je suis d’accord e je valide ! Mon quatrième roman va sans doute surprendre et surtout changer de rayon chez les libraires, à condition que mon éditeur me suive ! J’ai tellement de choses écrites ou sur le feu qui sont très loin du thriller et du polar ! De la poésie, des essais, des romans « blancs » (rien de racial, hein ! au contraire). Juste, ce qu’il me faut, c’est un plus ample reconnaissance (et de masse) de mon lectorat. Alors, seulement, je dévoilerai mes travaux les plus profonds.

 

 

Tu a des idoles ?

 

Oh oui, plein ! Lemmy Killmister, Antonin Artaud, Henri Michaux, Dante, Henri Miller, Louis Aragon, Vladimir Maïakovski, Al Jourgensen (Ministry), Tricky, Beth Gibbons (Portishead), Louis Ferdinand Céline, Lewis Carroll, Tolsoï, Unwalkers, Frantz Kafka, Stephan Zweig, The Prodigy, Miss Kittin, Miss Torn, Séverine Prévost-Chevenement, mes enfants (Paul et Asia), Jean-Hugues Anglade, Brigitte Fontaine, Asia Argento, The Hacker, Moorcock, Lovecraft…. Je pourrais remplir des pages et des pages comme ça !

 

Tu as une question perso à me poser ?

 

Oui, j’en ai une. Pourquoi est-ce que tu sembles être le parrain de la littérature ? Des liens avec la mafia ?

Mais bon, sans blaguer, merci de ce que tu fais pour la culture en général !

 

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oct 21

Vous êtes amateurs de voyages dans le temps ? Alors Les Protecteurs pourrait bien vous plaire. Thomas Mullen nous entraine en effet dans le futur, dans un monde dévasté par un événement dont on ne sait pas grand-chose, mais qui a conduit les survivants à tout faire pour bannir les différentes de races, de nationalités, d’origines. Rassemblés en une communauté strictement régulée, le Présent Parfait, ils sont devenus l’exemple même de la cohésion. Parmi eux, certains agents sont missionnés pour retourner dans le passé et éviter que les Réacs (les Révisionnistes Activistes) ne changent le cours de l’Histoire. Leur mot d’ordre : « L’intégrité de l’Histoire a été préservée ». Zed est l’un d’eux. Il a perdu il y a quelques années sa femme et sa fille, et se consacre depuis à sa mission corps et âmes.

Pourtant, la dernière mission dans laquelle il est envoyé ne va pas vraiment se dérouler comme prévu : non seulement elle semble devoir durer, mais en plus le matériel avec lequel il travaille habituellement est défectueux, et contre toute attente il y retrouve d’autres agents (ce qui est très inhabituel puisque chaque mission est généralement assumée par un seul agent). Par         ailleurs, il va contre toute attente s’attacher à certains Contemps (des contemporains de l’époque dans laquelle il a été catapulté) et se retrouver directement confronté à certains autres ; là encore, il s’agit d’une situation inédite et dangereuse pour lui : il ne devrait normalement rester dans les mémoires d’aucun d’entre eux, sous n’importe quel prétexte. Et ce ne sont que certains des points qui le poussent à constater l’évidence, aussi désagréable soit-elle : il n’est que l’instrument d’une organisation qui le dépasse et qui ne le tient en aucune estime, et bientôt un grain de sable dans un gigantesque rouage dont il semble qu’il faille l’éliminer. Toute les certitudes de Zed volent en éclat, de même que celles de tous ceux qui, de près ou de loin, sont touchés par la mission : l’agent a en effet commencé, bien malgré lui, à changer l’Histoire, et qui sait quelles en seront les conséquences pour chacun d’entre eux, pour le monde et pour le Présent Parfait ?

L’univers créé par Thomas Mullen est complexe, consitué d’histoires imbriquées et qui se renvoient étrangement les unes aux autres. Le lecteur, qui pense au début, très bien savoir comment se positionner (qui sont les gentils, qui sont les méchants, …), va très vite perdre ses repères. L’un des paradoxes essentiels, dérangeants et interrogeants de ce roman est bel et bien le refus de nos successeurs dans le temps de retoucher l’Histoire là où nous serions tentés aujourd’hui d’intervenir : et si nous avions la possibilité de faire évacuer les habitants de Pompéi avant l’éruption du Vésuve ? de prévenir Jésus qu’il sera dénoncé par l’un de ses disciples ? d’empêcher la naissance de Staline ? l’élection d’Hitler ? ou encore d’enrayer le bouton de largage des bombes d’Hiroshima et Nagasaki ? Autant d’actions qui changeraient résolument, définitivement et inéluctablement le monde que nous connaissons aujourd’hui, mais serait-ce pour le mieux ou pour le pire ? Des questions dérangeantes donc, auxquelles l’auteur n’a pas la prétention de répondre, mais qu’il met un point d’honneur à soulever… Ne vous lancez pas dans cette lecture si vous n’êtes pas sûrs de vouloir vous interroger, ou encore si vous ne souhaitez qu’une  lecture d’agrément… Ce roman vous entrainera quoiqu’il arrive bien plus loin.

oct 21

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Premier ouvrage de Justin St. Germain, « son of a gun » ne me tentait pas plus que cela mais de l’avoir entendu parler au festival America a créé une envie teintée de l’émotion ressentie pendant ses interventions lors d’un débat consacré à la violence aux USA et par voie de conséquence sur cette plaie typiquement américaine qu’est la possession d’armes. Alors, on entend que le poids des traditions fait que les Américains seront toujours armés et qu’ils sont tous les héritiers de ces pionniers qui ont conquis le continent grâce, notamment, aux armes à feu. Les traditions ne sont pas toutes remarquables et celle-ci a l’honneur de surpasser en connerie la tradition espagnole de massacrer des taureaux en faisant des pirouettes déguisé en chanteur disco dans un théâtre rempli d’honnêtes gens se délectant du spectacle d’un animal tué avec sadisme. Si la littérature américaine nous abreuve souvent de romans montrant les conséquences de la possession totalement légale d’armes à feu par des abrutis ou des tarés, c’est plus rare que nous parviennent les échos de la détresse vécue par les victimes de ces misérables cowboys.

En ce mois de septembre 2001 de sinistre mémoire pour les Américains, une autre tragédie plus ordinaire, plus banale et nettement plus commune se déroule à Tombstone en Arizona, lieu de la fameuse fusillade d’O.K. Corral. Debbie, la mère de Justin alors âgé de vingt ans, est tuée par Ray son cinquième mari ancien Marine et ancien flic.

C’est donc cette histoire que nous raconte « Son of a gun » avec émotion, gravité, incompréhension et douleur. C’est un témoignage humain souvent très poignant montrant bien l’état d’une Amérique des rejetés, « white trash » (comme le dit lui-même St.Germain) mais sans le côté folklo que l’on peut trouver dans bon nombre de fictions. Ici, « white trash » signifie bien misère ou précarité pour les mieux-lotis. Nous suivons avec Justin toutes les péripéties post-drame : l’hébètement de toute la famille, les souvenirs de jours heureux avec sa mère, l’absence de son père ainsi que le grand vide laissé par sa mère qui était, malgré ses imperfections, la personne qui lui permettait un certain équilibre et sa lente entreprise de reconstruction.

Forcément, la lecture est pesante et, sans atteindre les sommets de « ma part d’ombre » de James Ellroy, « Son of a gun » ouvre une fenêtre peu réjouissante mais tellement authentique d’une certaine Amérique. Tristes cowboys.

Wollanup.

 

 

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