sept 12

Avant toute chose, j’avoue : oui, c’est parce que les bandes annonces se multiplient sur la toile  (http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19547208&cfilm=188550.html)que je me suis rappelée avoir vu le livre dans les étagères de mon libraire. Pour une fois que c’est dans ce sens que les choses fonctionne, je voulais le souligner !

Revenons-en à l’essentiel : le livre ! Car évidemment, et comme toujours lorsque l’on a des attentes, il y avait là un défi à relever. Et c’est chose faite : si Le Labyrinthe est effectivement un best-seller, c’est effectivement bien mérité. Tout y est : les sens du suspense, des personnages humains – pour le meilleur et pur le pire -, une intrigue aux multiples rebondissements et qui renvoie, de par son développement, au titre : labyrinthique – faux semblants, vas et viens incessants autour de ce que les blocards savent essentiel sans vraiment savoir comment, sentiment d’enfermement omniprésent, …

Oui, je sais, je vous ai dit tout cela sans m’attarder sur l’intrigue, probablement d’ailleurs parce que ce que l’on retient en premier lieu est la qualité de l’écriture et de l’atmosphère dans laquelle on plonge tête baissée dès les premières pages dans les traces de Thomas. Agé d’environ 16ans (pour ce qu’il en sait, car comme tous les autres blocards il n’a pas de souvenirs de sa vie d’avant), le jeune garçon se réveille un jour dans un monte-charge qui l’a conduit, inconscient, dans cet endroit incroyable uniquement peuplé par des adolescents. Rapidement, il est pris en charge : les autres jeunes ont l’habitude d’accueillir des « bleus », de les former et de les occuper pour qu’ils ne se rendent compte que le plus tard possible de la situation insoluble dans laquelle ils sont à présents plongés. Car au-delà du Bloc (sorte de village de fortune organisé pour faire survivre la communauté), il y a l’inconnu, le Labyrinthe. Aucun des blocards ne sait vraiment comment ils sont arrivés là, qui les approvisionne en nourriture, équipements et médicaments, ni pourquoi ils ont été arrachés à leur vie – si tant est qu’ils en aient eu une… -, ils savent tous que le Labyrinthe ne peut être vaincu : depuis plusieurs années, certains d’entre eux le parcourent pour essayer de trouver une issue, sans résultat. Et au prix de leur vie : le Labyrinthe est peuplé de créatures effrayantes et dangereuses qui n’hésitent pas à attaquer les imprudents. Tout est donc soigneusement organisé dans la vie des jeunes : les horaires, les repas, la répartition des tâches, la hiérarchie, …. Mais l’arrivée de Thomas coïncide avec le dérèglement de cette routine, illustré notamment par l’arrivée très rapproché d’un autre blocard… qui s’avère être une blocarde ! Ce n’était jamais arrivé, et sonne le début d’un enchainement de situations, de changements et d’événements qui ne manquent pas d’inquiéter les habitants du Bloc. La situation leur échappe plus que jamais, et il va leur falloir faire appel à toutes leurs ressources et tout leur courage … Mais aussi mutualiser leur peu de souvenirs (obtenus dans de grandes souffrances) pour tenter de comprendre ce qui leur arrive et de retourner la situation à leur avantage.

James Dashner nous offre donc non seulement une intrigue captivante, mais également servie par un style incomparable et enrichie par un sens du suspense maitrisé. La lecture est vivifiante, haletante et ravira les amateurs de thrillers ou romans d’aventures.  Quant à savoir si le film sera à la hauteur…  On ira faire un tour dans les salles obscures, et on vous dira !

sept 12

 

vos ordi, vos i phones, tous, et de ne pas revenir ici et ailleurs !!!

yeahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh

 

profitez en pour vous balader, cueillir  des champignons….des mst, pardon, je disais donc, boire un coop, écrire, mais en vrai….

bref de vivre un peu sans technologie.

Sinon je crois qu’il y a la fête des coco, Vincennes en livres (pas en dada ou en putes), remarquez dans le monde de l’édition doit il y avoir les deux…

bref, avant de partir chopez le Ryan Adams, entre jeff Buckley parfois et le boss, pas mal pour une gueule de bois ou pour pleurer une fille ou un mec perdu

http://newalbumreleases.net/category/rock/

Sinon j’allais oublier au festival de littératures de Vincennes vous croiserez peut être notre cher Wollump de sortie

La photo c’est Ryan Adams au fait, c’est pas  Wollump notre chroniqueur…… il est bon de rire parfois mais pas trop …^^

 

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et on finit en musique

 

 

sept 12

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nous y serons….

sept 12

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Le retour de la police des rennes.

 

Eh oui, il existe en Laponie une police des rennes. Pour ceux qui avaient eu la mauvaise idée de rater « Le dernier lapon », premier volet des aventures de Nina et Klemet, Olivier Truc revient avec sa patrouille fétiche et son incroyable décor nordique.

Après la mort d’un jeune éleveur de rennes, les décès étranges se succèdent à Hammerfest. Et la patrouille de la police des rennes se retrouve au milieu d’incessants conflits entre éleveurs de rennes, politiques, investisseurs étrangers, intermédiaires immobiliers…

« Le détroit du loup » est difficilement résumable car ce n’est pas un simple polar. Ce roman aborde (avant tout ?) l’inévitable conflit qui règne depuis toujours entre les traditions et la modernité. Le progrès, motivé trop souvent par la quête du profit à tout prix, écrase tout sur son passage, transformant les paysages, modifiant les villes, ignorant les cultures, détruisant des vies… L’extrême-nord n’échappe pas à la règle et Olivier Truc décrit parfaitement les dégâts causés par l’industrialisation croissante de la Laponie et la recherche d’hydrocarbures dans les sous-sols marins de la région : disparition des pâturages des rennes, dégradation des conditions de vie des éleveurs, perte d’identité de la culture sami, magouilles politiques et immobilières, effets dévastateurs sur les plongeurs en eaux profondes qui ont participé à l’élaboration des plateformes pétrolières…

L’auteur confirme avec « Le détroit du loup » qu’il est un excellent narrateur. Etre capable de raconter la transhumance des rennes avec autant de brio relève de l’exploit. Journaliste et documentariste, Olivier Truc parvient à distiller un exposé très précis (ne ratez pas les heures d’ensoleillement) et très convaincant d’une région que l’on ne connait pas (c’est mon cas, du moins), ses journées interminables, ses espaces enneigés, glacés, ses habitants, ses traditions… Et il parvient surtout à le faire tout en douceur, sans jamais nuire à l’énigme ou à l’histoire qu’il raconte grâce à une écriture très fluide.

Avis aux voyageurs en fauteuil (comme moi), « Le détroit du loup » est une formidable invitation à découvrir cette région. Après l’Islande d’Arnaldur Indridasson, bienvenue dans la Laponie d’Olivier Truc. La comparaison ne s’arrête pas là : même éditeur, style comparable, simple, sans artifice, sans sensationnalisme, des personnages attachants au caractère bien trempé, une plongée dans les erreurs d’hier pour expliquer les crimes d’aujourd’hui…

Une lecture particulièrement enrichissante, donc. Seul petit bémol (désolé), je dois avouer qu’une baisse d’intensité et une densification de l’intrigue vers le milieu du livre m’ont légèrement perdu en route.

SI j’avais absolument adoré « Le dernier lapon », « Le détroit du loup » est à mon avis un petit ton en dessous. Mais cela est sûrement dû au fait que le premier roman était particulièrement novateur par la région et la culture qu’il nous faisait découvrir. Il n’en reste pas moins que j’attends de pied ferme les prochaines aventures de la police des rennes !

sept 11

DEEP WINTER/Samuel W. Gailey  avec Dominique Bouchard Q&A

traduction Undead
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Hello. In France we are discovering the US country, its drugs, where you can find it… Even if your story is not exactly about it, is the countryside fashion in the US?

 

Writing about country life has always been a staple in American fiction because we are drawn to the roots and foundation of our country. Life can be a little more basic, a little less complicated in the country as opposed to living in a large city, but at the core to any good story, writing about the human condition and conflict is what makes for a good read. I think because I was raised in the country, I’ve always enjoyed and related to books that have a rural setting. I’m definitely drawn to stories that are set in small communities because I think it creates an interesting sense of isolation and separation from the outside world. Often, you write about what you know, and like many other well-respected American authors, writing a story that takes place in the country is an extension of my own personal history and experience.

Ecrire sur la vie à la campagne a toujours été la base des fictions américaines, c’est là que sont nos racines. La vie peut être un peu plus basique, moins compliquée à la campagne mais de toute façon, au cœur de toute bonne lecture on trouve la condition humaine et ses conflits. Je pense qu’ayant grandi à la campagne, j’ai toujours apprécié les histoires se déroulant en milieu rural. Je suis très attaché aux histoires qui se passent dans des petites communautés parce que je pense qu’elles créent un sentiment d’isolation. Souvent, vous écrivez sur ce que vous connaissez et tout comme de nombreux auteurs américains très respectés, écrire une histoire qui se déroule dans la campagne est une extension de ma propre expérience.  

 

Were you told the sum up (and only the sum up because your story is different) is near of Jim Thompson’s Pop.1280)?

 

No, I have never heard that comparison before. However, my novel has been compared to a mix of John Steinbeck’s Of Mice And Men and Scott Smith’s A Simple Plan.

Non, on ne nous avait jamais compares avant. Cela étant, on a dit de mon roman qu’il était un mélange entre Of Mice And Men de John Steinbeck et A simple Plan de Scott Smith.

 

Let’s talk about where the hell did you find this story?

 

Individuals that are misunderstood or underestimated have always intrigued me. I’m drawn to characters that are outsiders who are often overlooked. Growing up, there was a boy in my school like that. He was bigger than the rest of us. He was quiet and kept to himself, but there was an unchecked strength about him and one could sense a potential volatile side to him. He also suffered from a pretty severe learning disability. Later in life, I discovered that he took his own life and that has always haunted me. I was also drawn to the idea of a child trapped in a man’s body—someone that was emotionally and intellectually stunted, yet somehow had the unintentional ability to transform the lives of others. I wondered what would happen to a character like this if they were accused of a serious crime, and what would the reaction be in the small town where it took place.

Les incompris ou ceux qu’on sous-estime m’ont toujours intrigué. Je dépeins des personnages qui sont en marge et sont souvent regardés de haut. Quand j’étais petit, il y avait un garçon comme ça dans mon école. Il était plus grand que nous. Il était tranquille mais on sentait une force brute en lui qui le rendait potentiellement dangereux. Il éprouvait également les pires difficultés pour apprendre. Plus tard, j’ai découvert qu’il s’était supprimé et ça m’a hanté. J’ai aussi esquissé l’idée d’un enfant emprisonné dans un corps d’adulte. Je me suis demandé ce qui arriverait si cette personne émotionnellement et intellectuellement retardée était accusée d’un crime et quelles seraient les réactions, dans une petite ville.

 

We have all loved your book here, but I’m finally not sure: is it more about pure evilness and stupidity of people who fear what is different or just the way of living of a bunch of characters. What was your purpose?

 

I don’t believe in pure evil. I think that every one of us is born into innocence, but it’s our environment that ultimately shapes and defines us. When creating my antagonist, Sokowski, I didn’t want to merely depict a character that was born corrupt. I think like all people that veer off the path of morality, there are reasons for it. Sokowski’s mother abandoned his family when he was a kid. His father took his own life. Sokowski has a physical deformity. All these conditions and circumstances manifest and fester, shaping someone like Sokowski, who never had the moral compass to get him back onto a path of righteousness.

 

Je ne crois pas au mal absolu. Je pense que nous sommes tous nés innocents à la base mais que notre environnement finit par déteindre jusqu’à nous définir. Je ne voulais pas dépeindre Sokowski, mon personnage, comme quelqu’un de fondamentalement mauvais. Sa mère l’a abandonné quand il était enfant. Son père s’est suicidé. Il a une difformité. Tous ces éléments, en l’absence d’un code moral, l’ont conduit à devenir ce qu’il est.

 

Why have you chosen a non-linear way to build your story?

 

I wanted to write the story from different perspectives, using the POV from various characters to illustrate the dynamics of how a murder in a small town impacts individuals. Originally, I was planning to write the entire story from the main character’s POV (Danny Bedford), but due to his limited intellect, I felt that it might be too restricting or claustrophobic. I thought it would be interesting to utilize different characters’ perspectives to see how they would react to the same issue: the brutal murder of a local woman.

 

Je voulais écrire une histoire incluant différentes perspectives, profiter de points de vue variés pour donner sa pleine mesure à l’impact que le meurtre d’une indigène provoque dans une petite ville. A l’origine, je comptais narrer l’intégralité du roman du point de vue du personnage principal (Danny Bedford), mais j’ai pensé que ce serait trop restrictif du fait de ses limites intellectuelles.

 

Do you think the “country-side” of your life influences your way of thinking, seeing, writing? Do you think your story could take place on a big city?

 

Yes, I do. I was raised in Wyalusing (pop. 379), the locale for Deep Winter, by a stepfather who was country born and country committed. He instilled in me a moral compass that, although I haven’t always completely been true to, still guides me to this day. He was a hunter, a fisherman, someone that had great respect for the ground he walked upon. He built our house with his own two hands, digging into the earth, mixing his own concrete for the foundation, and carrying rocks from the river to make walls. Growing up in this environment definitely shaped me. A murder mystery/thriller can be written in any location (a small town, or big city), but for my story, it was important to keep it in an environment that was isolated from the rest of the outside world.

Oui, je le pense. J’ai été élevé à Wyalusing (population : 379 âmes), où prend place Deep winter, par un beau-père du terroir. Il m’a enseigné un code moral qui, même si j’ai parfois composé sans, me guide encore aujourd’hui. Il était un chasseur, un pêcheur, quelqu’un qui avait haute conscience d’où il venait. Il a construit notre maison de ses mains, creusant le sol, mixant son propre ciment et ramenant les pierres murales de la rivière. Grandir dans un tel environnement m’a définitivement façonné. Un thriller peut s’intégrer n’importe où (une bourgade, une grande ville) mais pour mon histoire, il était important que l’action se déroule dans un endroit isolé du reste du monde.  
SamuelGailey_Author Photo

 

When do we read your next books? Have you tried another way of writing?

 

I completed my next novel, A Matter Of Time, which I will be sending to publishers in the next few weeks. Like Deep Winter, the new book is a suspense thriller, but from a female protagonist’s perspective. It’s the story of a young woman who is partially responsible for a horrible accident in her family and how she comes to grips in dealing with the guilt and her complicity in the devastating tragedy. The main character is complicated and always seems to make the wrong decisions (drugs, alcohol and stolen money are involved), but in the end, it’s about redemption and forgiveness.

J’ai fini mon prochain roman, A matter of time, que je vais envoyer à des éditeurs dans les semaines à venir. A l’instar de Deep winter, il s’agit d’un thriller, mais, cette fois, du point de vue d’une femme impliquée dans un événement tragique au sein de sa famille et de la façon dont elle doit composer avec la honte. Le personnage principal est assez complexe et semble ne jamais prendre les bonnes décisions (notamment, par rapport à la drogue, l’alcool, et de l’argent volé), même si, au final, il s’agit d’une histoire sur la rédemption et le pardon.  

 

It’s not a question but if you have books, music, movies you’d like to share…

 

I love every book written by Larry Brown. My other favorite books include Russell Bank’s Affliction, Urban Waite’s The Terror Of Living, Scott Smith’s A Simple Plan, Donald Ray Pollack’s The Devil All The Time, David Vann’s Caribou Island, Tom Franklin’s Crooked Letter, Crooked Letter, and John Irving’s A Prayer For Own Meany.

In film, I have always been a fan of David Lynch. His movies are moody tales of darkness and light that I always find compelling.

I generally listen to alternative music, the kind of music that the characters I write about would never listen to. I’m a big fan of the bands Ween, Fantastic Plastic Machine, Yello, The Beat Farmers, and Poi Dog Pondering.

J’aime beaucoup chaque livre écrit par Larry Brown. Mes autres bouquins préférés sont notamment  Affliction par Russel Bank, The Terror Of Living de Urban Waite, A Simple Plan de Scott Smith, The Devil All The Time de Donald Ray Pollack, Caribou Island de David Vann, Crooked Letter, Crooked Letter de Tom Franklin, et, de John Irving, A Prayer For Own Meany.

Question ciné, j’ai toujours été un fan de David Lynch. Ses films mêlent clair et obscur en un tout que je trouve fascinant.

J’écoute principalement de la musique alternative, le genre que mes personnages n’écouteraient jamais. Je suis un grand fan des groupes Ween, Fantastic Plastic Machine, Yello, The Beat Farmers, and Poi Dog Pondering.

Ressources:

Author website: http://samuelwgailey.com/

Author facebook page: https://www.facebook.com/SamuelWGailey

Link to author video, translated in French: https://www.youtube.com/watch?v=OmlMIo2Mgd8

sept 10

La rentrée est riche, très riche mais finalement dans 2 mois que vous restera-t-il de cette rentrée peu de choses,

Alors je vous conseille vivement de lire ou de découvrir cet auteur

Postface de Christophe Dupuis,  et surtout la rareté des écrits d’un de nos meilleurs écrivains noirs français, encore dommage qu’il n’ait pas eu droit au grand format….

Rareté car il y a peu de livres de Gianni Pirozzi, ceci explique la qualité de chacun de ses ouvrages ?

Du coup, il n’est pas cher, alors vous pouvez vous faire un grand plaisir au lieu d’acheter du vu et revu en grand format, parce que quoi qu’on vous vende finalement cela n’aura pas la saveur d’un livre de cet auteur.

Sara la noir en est un des meilleurs.

Le noir de la rentrée tous pays confondus.

Ce regard perspicace mais qui ne juge pas notre temps, et surtout cette écriture si fine, si précieuse, si intense, non ce n’est pas la pub du meilleur café du monde? Juste une précision…

Prenez votre temps avec ce livre, ne vous goinfrez pas. Lisez doucement pour ne rien louper.

Nous partirons d’un fait divers dans le sud  pour remonter à la capitale avec notre protagoniste principal un flic. C’est très réaliste malheureusement, et noir à souhait. Dans les décors il n’y a pas de misères justes de la vie, une vie dans un autre monde que vous ne connaissez pas ….

J’aime la pertinence du « non jugement » de l’auteur qui nous laisse seul devant les faits.

Une véritable plongée dans un quotidien qu’on ne connait peu ou par des faits divers relayés par une presse qui fait un boulot de propagande sécuritaire. Sur, les roms, les putes, les flics ripoux, et d’autres choses, pour affuter votre peur

Conteur émérite d’une société en déliquescence qui s’enlise, Gianni Pirozzi nous ramène à une dure réalité, nous sommes en France, au 21 eme siècle, et il vient d’écrire le roman noir, le meilleur de la rentrée.

En sus un très bel entretien, par ce site que je découvre gooooooooooooooooooooooooooo

http://fr.feedbooks.com/interview/424/

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Dans le nord de Paris, un flic aux méthodes expéditives s’éprend d’une prostituée et la défend contre les mauvais traitements qu’elle subit jusqu’à franchir la ligne rouge de tous les interdits.

sept 10

On aurait pu le laisser de côté, vu cela

http://www.unwalkers.com/et-vous-sur-cette-polemique-du-manifeste-touche-pas-a-ma-pute/

 

Lisez les commentaires ils ne manquent pas de saveur, un des grands moments…..:)

Mais non !!! « On n’est pas comme cela, non non on n’est pas comme cela » chantait Silmarils

Alors quoi de neuf, avec ce livre, dont on me dit que du bien, depuis un mois, par tel, par courriel, un incontournable de la rentrée ?

Déjà je dis non le noir de la rentrée c’est Gianni Pirozzi, on ne va pas revenir dessus, et pourtant…

Je sens que je vais me faire démolir, mais il est vrai que c’est un très grand roman noir, en phase avec notre temps et dépassant ce simple cadre..

Il y a cette écriture old school à la française (je sais première erreur), ses références, cinématographiques, musicales, littéraires qui nous ramènent loin et apportent du grain au moulin, mais surtout j’ai découvert chez l’auteur une  véritable autodérision, et un humour de haut niveau, que je n’avais pas du tout remarqué dans « le Bloc ».

Je ne m’attendais pas du tout à cela. J’ai été pris dans ce livre en trois voies. Berthet, Joubert et…….

C’est dense, toute phrase à sa place dans le chapitre, tout est pesée et soupesée, pour un résultat en haut du panier par ces temps de rentrée.

Si la trame évoque bien un roman noir  du 21 éme siècle, il y a derrière comme le dit la 4 eme de couv, une histoire d’amour. Même plusieurs, l’amour sous beaucoup de formes. Celle qui peut provenir d’un geste, d’un sourire.

Celle qui engendrons des faits aux conséquences finalement hasardeuses comme seul l’amour peut nous y emmener

Ça m’emmerde de le redire mais c’est très bien écrit, comme peux savent écrire, ou savaient.  On dépasse allègrement le cadre du roman noir si enfermé et si méprisé parfois par les médias.

Ce livre peut concourir, pour plusieurs prix hors étiquettes noires, tranquille et loin devant.

Quant au choix de Stephan pour la côte rôtie, on s’incline. Et là je sais de quoi je parle !!!

Je ferme le livre, totalement séduit,  mais pas du tout concerné par les affres de la politique, mais bon, le grand soir on l’attend, et ce ne sera pas celui qu’on espérait….

Monsieur l’auteur, pas de mea culpa, pour mes anciens propos, mais chapeau bas pour celui-là

Comme disait daniel Darc, ou Lemmy, des regrets mais pas de remords.

 

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Berthet travaille pour l’Unité, la cellule la plus occulte des services secrets. Tueur implacable encore capable d’aimer, il veille à distance, sans même qu’elle le sache, sur Kardiatou Diop, une jeune femme d’origine sénégalaise rencontrée par hasard, dont la personnalité l’a touché. Lorsque, devenue ministre, Diop est parachutée face à une candidate d’extrême droite dans une petite ville du Centre, l’instrumentalisation semble évidente… Berthet comprend alors que sa protégée est en danger. Avant de se lancer dans la bataille pour déjouer la machination, il confie son histoire à Martin Joubert, un écrivain raté qui n’espère plus rien de la vie.
Après Le Bloc, Jérôme Leroy poursuit son exploration d’une société en crise. Thriller politique, L’ange gardien est aussi une étrange histoire d’amour.

sept 10

Après lecture de la préface de Jérôme Vincent, je me demande en finissant ce livre, quoi rajouter ! ! !

Ce livre est un cadeau, doté d’une écriture fabuleuse pour un sujet si sensible, le apocalyptiques. L’action se situe de nos jours  et à l’époque 2035.

Il existe une véritable émotion dans l’écrit de l’auteure, que peux atteignent avec les mots.

Inquiétant, alarmistes la trame ?

Non, un constat de notre époque, qu’on ne cesse de lire d’entendre….

Pendant ces 239 pages il n’y a pas un temps mort. La construction littéraire est parfaite, entremêle du développent de la bactérie des sous trayeurs des années2035, et les années 2014 ou nous suivons une chercheuse, et le FBI suivant des pistes.

Le reste vous allez à la librairie du coin, ou sur les Editions actu SF, pour prendre connaissance du reste

A la fin du livre, un bel entretien clôt donc ce cadeau et l’auteur nous offre de belles perspectives

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L’Apocalypse a eu lieu. Ils ne sont plus qu’une poignée et leur survie ne tient qu’à une machine. Remontant dans le temps, avant la Chute, ils volent nourriture, vêtements… enfants. Mais ces kidnappings ne passent pas inaperçus. Le FBI est sur les dents. Au même moment, une mutation bactérienne affole les scientifiques.

Le compte à rebours a commencé.
Entre thriller écologique et drame postapocalyptique, Après la chute, couronné par les prix Locus et Nebula, est un vibrant appel à la préservation de la planète. Par l’auteur de L’une rêve, l’autre pas (Grand Prix de l’imaginaire).
sept 10

rock

 

Une Légende, le nouveau roman d’Olivier Martinelli !

« C’était une photo du groupe en noir et blanc prise dans les loges de la Loco pendant le tremplin. On voyait Manu me tendre un joint pendant que Nino accordait sa guitare en arrière plan, assis sur un ampli, tête baissée. La photo était parfaite… Toute la symbolique de la subversion du rock s’y retrouvait. Cette grande fille sexy, blonde aux cheveux courts proposant du shit à ce jeune type en chemise et Doc Martens… C’était Adam et Eve. C’était moi glissant doucement sur le versant sauvage. »

Après La nuit ne dure pas, publié chez 13e Note Éditions en 2011, Olivier Martinelli revient avec un nouveau roman… Sur un ton intime touchant l’universel, Une Légende nous parle de perte et de conquête, de rêve et de désillusion, du temps fragile de l’adolescence où tout peut basculer…

 

« Une partition d’une irrésistible drôlerie, d’une ironie mordante, qui vous foudroie à la moindre occasion et vous déchire le cœur. » L.Martin Elli

 

ici

http://e-fractions.com/une-legende-le-nouveau-roman-dolivier-martinelli/

 

merci à l’auteur pour l’info

 

sept 10

Charlotte est mal dans sa peau. Si ses parents adoptifs – enfin, ses parents, car elle ne fait pas la différence – sont adorables, présents et compréhensifs, son mal-être l’emprisonne. Et ce n’est pas son entrée au collège, avec son lot de stress, de challenges en termes d’apparences et d’appartenance et ses nouveaux codes qui va l’en libérer. Décidée à plaire à celui qui fait battre son cœur, elle va accepter, tout en sachant à quel point cela peut être dangereux, de se prêter au jeu des étoiles. Le but : une strangulation suffisamment prononcée pour faire perdre conscience et « décoller » et permettre de voyager dans les étoiles. En d’autres termes, le jeu du foulard, qui chaque année tue de nombreux jeunes, en laisse certains autres handicapés par de graves séquelles et qui pourtant continue à faire des adeptes.

Eric Savoisin, qui s’était notamment déjà fait connaitre avec Le Parloir, dans lequel il abordait le sujet très sensible de l’incarcération, revient cette fois pour parler, avec sensibilité et sans jugement, de cette « tendance » meurtrière qu’est ce jeu du foulard, et que sont plus généralement les jeux dangereux auxquels adhèrent les jeunes. Adeptes de sensations fortes, ils en oublient le danger et s’entrainent les uns les autres dans cette spirale infernale. Même les ados les mieux dans leur peau peuvent accepter de courir un tel risque uniquement pour ne pas être qualifiés de losers ou mis à l’écart. Eric Sanvoisin pose des motrs simples et forts sur les aspirations de cette ado qui cache à ses parents, pourtant aimants, à quel point elle met sa vie en danger pour côtoyer un garçon inconscient (ou pas d’ailleurs) des dangers qu’il fait courir à ses camarades. Sans apporter de solutions pour les proches, 1,2,3… Foulard permet de mettre le sujet sur la table, alors qu’il est souvent tabou. Il permet aussi de relancer le débat en prenant en considération aussi les motivations des adeptes de ce jeu : il ne s’agit pas de juger ni de condamner, mais bien de décrire avec objectivité les conséquences et risques de ce jeu. Peut-être aussi de leur fournir les arguments pour refuser d’y participer…

A nouveau, Eric Sanvoisin s’emploie par les mots et la littérature à apporter des réponses à ses jeunes lecteurs et à les confronter aux conséquences de leurs actes. Grandir n’est pas exempt de risques, et c’est souvent en étant conscient des conséquences de ses actes que l’on se préserve, et que l’on préserve ses amis. Une bien belle démarche que l’on ne peut que saluer et faire partager, pour que l’isolement et l’impression de solitude ne conduisent plus aux jeux dangereux, quels qu’ils soient.

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