LA BOUCHE QUI MANGE NE PARLE PAS, de JANIS OTSIEMI (Jigal) par Bruno D.

Solo vient de purger trois ans de taule pour une bagarre qui a mal tourné. À sa sortie, son cousin Tito, un vrai dur, lui propose une affaire… Il lui suffit de voler une voiture, de l’accompagner sur un coup et de se taire. Une sacrée bonne aubaine pour se faire du fric facile, régler ses dettes et flamber un peu !

Libreville ,au Gabon, dans la moiteur du continent africain, on vole des voitures, on kidnappe et mutile des gosses, on essaie de survivre au grès des petits boulots et des combines .

Au pays du fric facile, pourvu qu’on ait les bonnes relations, ou plutôt les mauvaises, toutes les couches de la société sont touchées. Des plus hauts sommets de l’état aux administrations en passant par les policiers chacun cherche le pactole ou son pourcentage.

C’est pourri  jusqu’à l’os ; la corruption généralisée et les enveloppes distribuées deviennent presque légales tellement c’est banal ! 

On  retrouve les thèmes chers à Otsiemi, ceux déjà abordés dans African Tabloid. On va droit au but (bien souvent le fric) et s’il le faut on défouraille. C’est un univers de gangsters, de putes et de crapules attirés par l’oseille fraîche et peu importe  les conséquences.

Entre yamba, pivot, béctés, amouré, bien être indigène, l’ambi et bien d’autres expressions locales typiques, on prend une grande leçon de vocabulaire gabonais… et une grande mandale dans les gencives. L’humour présent tout au long du récit donne une belle respiration à cette ambiance bien particulière.

Dans ce roman court de 176 pages paru chez Jigal ,Otsiemi nous offre un regard sans concession sur l’Afrique et confirme qu’il en est bien un de ses meilleurs observateurs .

 

« Le berceau des ténèbres » de Jean-Luc Bizien paru chez # Toucan noir. par cess ness cilli

« Le berceau des ténèbres »


C’est le tom 3 de Jean-Luc Bizien paru chez #toucannoir. Je n’ai pas lu le tom1 et tom2 et pourtant….
Aux premières pages j’avais un peu peur de ne pas arriver à comprendre le livre. Et ben non, tout était clair ! Un suspense génial. J’ai dévorée en 10 jours les 485 pages. L’écriture et parfaite, les mots sont choisit avec subtilités. Le livre ma suivi dans le train dans le métro chez le coiffeur dans les boutiques….impossible de le lâcher. Je me suis baladée dans tous les endroits décrits avec précision. L’impression d’être à l’autre bout du monde en étant chez moi.
J’ai eu de envie comprendre la psychologie des personnages même si on comprends assez vite qui a enlevé les enfants cela n’enlève rien au plaisir de la lecture. Je vous le recommande et moi je vais acheter le tom1 et tom2. Bonne lecture à vous.

« En douce » de marin ledun édition # par cess ness cilli

Psychédélique, c’est le premier mot qui me viens à l’esprit après avoir dévorée en une petite journée ce livre. Le personnage principal est totalement fou. Écriture simple et très efficace.on rentre tout de suite dans la tête du personnage. 250 pages à tourner sans s’arrêter. Ce livre donne envie de lire le suivant de Marin Ledun sans vous cacher que je l’espère plus noir encore. Il y à quelques passages ou je me suis égarée sans gâcher le plaisir de lecture. J’aurai peut-être voulu en savoir plus encore Sur la personne blessée. Attention aux personnes que nous pouvons croiser dans la vie sans avoir l’impression que celle-ci nous ont marqués. Livre totalement abordable. A lire !

La Vallée des Ombres (Xavier-Marie Bonnot – Belfond )

Y a un truc cool quand t’es libraire spécialisé, c’est que tu fais forcément des découvertes sous l’impulsion des Ap ou maisons d’éditions. Parfois bonnes, parfois moins… Ben là j’en ai fait une super méga top. Tu connais Xavier-Marie Bonnot (mais non pas un ex de la bande à…) ? Non ? Ben moi maintenant oui, et bon sang que je suis content. J ai fini son dernier (le 8ème ) hier soir et j ai trouvé ça très bon. Ok il y a des points du récit que tu vois venir plus ou moins gros comme une maison mais c’est pas le plus important parce que ce bouquin est riche, très riche (non il coûte pas cher !) Il y a beaucoup de choses dans les 302 pages de Xavier-Marie mais pas trop. Déjà il ne nous perd pas ; touffu mais pas confus. Pour te dire, on y parle communisme et harki, Algérie et Résistance, Amour et Vengeance, Lutte ouvrière et Haine Ancestrale, Maladie et Mort, Guerre et Paix (celle là je l ai piquée à Tolstoï, un auteur mineur…), banditisme et corruption… Tu vois ça fait beaucoup de sujets, hein ? Limite ça foutrait les boules mais t’inquiète il est doué. Il t’emmène dans sa vallée, te fais rentrer dans cette vieille demeure familiale encastrée au milieu des montagnes, il met trois quatre bûches dans la cheminée, te sert un petit blanc et prend son tricot. Toi, t’es bien à siroter en te réchauffant alors lui il déroule sa pelote… méticuleusement, lentement au rythme des postes de l’usine qui crache sa fumée et ses ouvriers désenchantés… Avec ses mots, il te fait visiter Pierrefeu, ses petites rues et ses commerces, son cimetière aussi. Il te parle des habitants, des amis et des amours d’il y a 20 ans ou plus. Quand tu passes devant les volets clos tu entends les murmures et les ragôts de famille. Quand tu l’accompagnes sur les sentiers pour aller pêcher la truite ou voir un cadavre tu te perds dans la nature et tu laisses ton esprit vagabonder et assembler les pièces. Remords ? Doute et incertitude. Douleur et amertume. Dégoût et haine… Faut dire que la montagne elle est dure et rude, elle laisse planer une ombre dense qui agite les eaux du torrent comme celles de tes émotions.

Avec Xavier-Marie tu creuses, tu fouilles, tu cherches des réponses… celles que chacun à choisi, s’est imposé, refuse d’entendre ou rumines depuis une éternité. La Vallée des Ombres c’est un roman noir, dense et rythmé comme une randonnée de fin de saison. Le Corbac a volé dans les rues de Pierrefeu, s’est posé à droite et à gauche pour observer, pour écouter… pour comprendre. Viens toi aussi et vole dans La Vallée des Ombres !

19 500 dollars la Tonne (J-H Oppel/ La Manufacture du Livre)

Un nouvel opus de Jean-Hugues Oppel c’est toujours une bonne nouvelle. Un peu comme la réouverture de la pêche ou de la chasse… Le truc que tu attends, qui va arriver mais tu sais jamais ni quand ni comment. Quand ? Ça y est. Comment ? Avec la Manufacture et Pierre Fourniaud. Quoi? Ben ça tu le liras… Mais bon je suis pas méchant alors je vais t en dire quelques mots.

Mr Oppel il n’a jamais fait dans le poids léger ou la demi mesure, il a jamais fait dans le thriller facile et commun et là encore moins. En tonne il te parle, à coup de sémi ou de bulldozers il avance. Trois personnages, trois histoires, un seul thème : le capitalisme frénétique, l’enrichissement sans scrupule… Et il en cause bien.

Sous des dehors évidents, sous une intrigue découpée et facile Oppel te décrit un monde plus sauvage que sauvage. Un monde barbare et sans scrupule, sans foi ni loi où le maître du jeu est Le Pouvoir. Sous toutes ses formes, qu’il soit légal ou pas, détourné ou autorisé, régi ou pas par une certaine morale c’est le pouvoir et l argent qui mènent notre monde. Pourtant ils ont l’air cool ses personnages : un tueur bientôt à la retraite, une analyste asiatique de la CIA, un trader futé et lucide… mais au dessus de tous ces braves gens traîne l’oeil de Mister K… une espèce de Mix entre Bigelow Brother et Robin des Bois, un vengeur pas si honnête que ça, un gentil pas tant que ça parce que opportuniste. Au travers de 3 vies qui ne se mêlent pas forcément, Oppel nous dresse un portrait vitriolé d’un monde où l’ultra libéralisme et le capitalisme sauvage dictent leurs lois, un monde que nous suivons chaque jour, en bas à droite de l’écran de Bfm ou sur Bloomberg… Un monde dominé par l’argent et le gain, où le faible et le vieux n’ont plus leur place.

19 500 dollars la tonne, même un Corbac n’a pas les épaules pour supporter le poids et encore moins en payer le prix. Un thriller économique virulent mais si réel !

Jean-Hugues Oppel au salon Polars du Sud Toulouse par les Pictos

COMME UN BLUES, Anibal Malvar par Bruno D.

Madrid, un soir d’hiver 1996. Un avocat demande à Carlos Ovelar de retrouver Ania, sa fille de dix huit ans. Pourquoi faire appel à lui simple photographe ?

Parce que dans une ancienne vie, Carlos travaillait pour les services secrets espagnols. Il a connu les coulisses de la transition démocratique sous les ordres de son père, véritable barbouze de légende. De ces années là, il a conservé une expérience et des contacts qui vont l’aider à se mettre sur la trace de la disparue.

Telle est la quatrième de couverture et la promesse alléchante de découvrir un nouvel auteur avec une plongée en plein cœur de l’Espagne. Comme un blues est un titre qui colle vraiment au bouquin parce que pour tout vous dire j’ai bien failli m’endormir et un effort certain a été nécessaire pour terminer cette œuvre.

L’enquête va se dérouler en grande partie en Galice autour de Compostelle dans une Espagne loin des clichés pour touristes et au cœur de la saison d’hiver, plutôt humide et froide, peu accueillante finalement. Les personnages principaux qui animeront le roman sont Carlos notre enquêteur ; Bastida, l’avocat ; Gualtrapa le flic ; Le Vieux, énigmatique et surgi de nul part ; la famille Cholino ; Ania, la disparue et un flic surnommé le Génie.

L’intrigue est mince et au bout de 180 pages on a 2 cadavres, 30kg de coke disparus et pas grand chose à se mettre sous la dent. C’est lent, très lent, et la disparition d’Ania qui est censée aboutir à une vraie investigation sert de prétexte à l’auteur pour nous servir de guide à travers les plus sombres périodes du franquisme. Anibal Malvar a pourtant une jolie plume et les bonnes expressions ne manquent pas. Ce blues n’est pas très rock n’ roll  et je me suis ennuyé ferme. Les dernières pages ne sauveront pas cette histoire avec une chute convenue et sans rebondissement qui confirment mon ennui… ou le fait que je n’ai pas tout compris.

Le blues est une musique formidable et pleine de mélancolie à condition que la partition et les interprètes soient bons, ici j’ai eu bien du mal à en reconnaître les accords !

 

LA PLUIE DE NEON, éditions Rivages /Noir, par BRUNO D

Avant de passer sur la chaise électrique, Johnny Massina attend Dave Robicheaux, Lieutenant de police de la Nouvelle Orléans  pour une ultime visite. Johnny apprend au policier qu’on veut lui faire la peau. Parole d’un condamné à mort ou véritable mise en garde ? C’est ce que Dave va chercher à découvrir.

Ce premier volet met en scène Dave Robicheaux, un flic incorruptible, tenace, perspicace aux méthodes quelquefois particulières.  Mystérieuse et ténébreuse, plombée par le soleil et les averses d’orage, la Louisiane des bayous et des maxi-torpilles (sandwiches crevettes, huîtres, salade et sauce piquante) est ici décrite parfaitement et sert de décor étouffant à cette enquête.

Le fil conducteur est autant la recherche des meurtriers d’une jeune femme noire retrouvé dans le bayou que l’exorcisation des vieux incubes qui hantent notre lieutenant. Ex alcoolo et ancien du Vietnam, ça fait beaucoup pour un brave type embarqué dans une spirale dévorante où chaque problème débouche sur un autre problème. Heureusement ,notre gaillard est solide, têtu, bourru et on n’a aucun mal à se prendre d’affection pour ce héros aux blessures multiples.

Véritable histoire à tiroirs, l’auteur nous emmène dans le sillage tourmenté de Dave Robicheaux et de l’Amérique traumatisée par l’ ex-guerre. Cette Amérique ou les «nègres» (cités plusieurs fois dans le roman) n’ont pas  la même place que les blancs et ou la culture cajun, délicieusement épicée, est pourtant bien présente.

Ne perdons pas de vue que ce roman est bien noir,  la violence , les visions cauchemardesques, les bouges et bars miteux, les règlements de comptes et faux semblants, les caïds et petites frappes, c’est ce que l’on trouve dans cette Louisiane que défend corps et âme Dave Robicheaux. La frontière entre le bien et le mal est très mince.

Entre réflexions philosophiques et vieux démons ,ce premier roman de James Lee Burke avec le personnage de Dave Robicheaux, qu’il reprendra plusieurs fois laisse augurer d’une jolie série, entre noirceur profonde et tranches de vie ; et ça c’est tout ce que j’aime dans le roman noir.

Ragdoll de Daniel Cole, Robert Laffont

allez soyons clair, si je n’avais pas reçu directement ce livre par Natalie Beunat, avec un gentil mot, je ne l’aurai pas lu, et j’aurai loupé un excellent thriller^^ et oui !!!

Cela fait un long moment que je n’avais pas lu ce genre de livres et la 4 eme de couv, me faisait faire du moon walk en arrière, mais soit si Madame Beunat me dit que c’est à lire, dont acte. je sais au moins une chose, c’est que la traduction sera excellente.

Allez hop n’insistons pas longtemps, c’est un très bon cru dans le domaine du polar.

La trame est intelligente, bien menée, et très efficace. C’est une histoire assez nouvelle, peu de cas on été traité comme cela…..

Je dis bien au fait « polar », car les héros ne sont des policiers style thriller, mais plutôt roman noir. Des personnages dures, épais, si réels, bref des humains.

Cela commence très fort, brutalement pourrait on dire, puis cela démarre âpres une préquel en forme de flashback. On est dedans dés le départ, pas de temps mort, avec des personnages qui se développent tout au long du récit. La fin est gigantesque, je l’ai pas vu venir. La référence à robert Johnson est fine

vendu en Angleterre dès janvier, puis traduit en France pour une sortie en mars, et des ventes dans d’autres pays, putain l’auteur fait fort, et il y a de quoi

La police découvre un cadavre composé de six victimes démembrées, assemblées entre elles par des points de suture telle une marionnette, et que la presse va rebaptiser Ragdoll, la poupée de chiffon. L’inspecteur Fawkes, qui vient juste d’être réintégré à la Metropolitan Police de Londres, dirige l’enquête sur cette épouvantable affaire, aidé par son ancienne coéquipière, l’inspecteur Baxter. Le tueur nargue la police en diffusant via les médias une liste de six noms…

L’amour et autres blessures de Jordan HARPER, actes sud

Attention livre choc et un des meilleurs recueils de nouvelles lu depuis, un long long moment

livre qu’on oubliera pas, et qui devient culte dés sa lecture pour tout un chacun….

voulez vous savoir si il existe, un plan après le abc ?

si on peut arriver à moité cramé sur les dos d’une vache  après avoir creusé sa tombe ?

si Johnny Cash intéresse encore les jeunes, et si certains jeunes peuvent commettre des actes sans réparation ?

si Mad dog mérite sa putain de réparation,si son marteau vaut le coup ?

En quoi un maître chien de combat clandestin est il si différent de notre vision lambda ?

si boire et boire et boire peut vous entrainer dans la merde ?

jusqu’où peut on aller par amour, quelle ligne pouvez vous franchir pour sauver votre chéri e ?

si après la cinquantaine on peut redevenir quelqu’un qu’on a été, puissant craint et fort

si une virée d’ado, commettant des vols et meurtres en station service peut vous bousiller la vie ?

peut on jouer et manipuler des gens obèses ?

Si vous voulez des réponses à la hauteur, lisez moi ces nouvelles, qui ne sont pas sans nous rappeler un savant mélange d’Eric Williamson et de son pote larry fondation, avec un  Tarentino ou son pote Rodriguez pour le coté cinématographique et flingage

L’instant T, voilà le point commun de toutes ces nouvelles

elles vont vous tordre en deux, vous arracher des larmes de rire, mais pas que…C’est puissant, écriture fluide et tout, en 5 pages on a l’impression d’avoir lu ou vu un film,.

Énorme talent de ce nouveau venu, il va falloir en parler et en parler pour qu’on continue de le le lire,

Par pitié, faites lui écrire un roman et qu’on le traduise

Un homme fuyant sa tombe s’engouffre dans un maelstrom de balles et de flammes. Un “nettoyeur” de Hollywood découvre l’amour devant le cadavre d’une célébrité morte. Une femme pathologiquement obèse se rêve une nouvelle vie avec le voleur qui projette de cambrioler la bijouterie dans laquelle elle travaille…
Des ateliers de drogue minables dans les Ozarks aux combats de chiens de Detroit, en passant par les demeures luxueuses des stars de Los Angeles, Jordan Harper dépeint le petit peuple des ombres et des hors-la-loi. Les uns sont en cavale, poursuivis par la police ou un passé qui leur colle dangereusement aux basques. D’autres cherchent un semblant de paix et de stabilité, d’amour même, dans un monde fracassé où règnent une violence folle et un désespoir permanent. Tous sont abîmés, acculés, proches de leur point de rupture.
Dans le droit fil d’un Hubert Selby Jr. ou d’un Donald Ray Pollock, Jordan Harper livre avec L’Amour et autres blessures des nouvelles noires à la beauté crue. Vibrantes d’une énergie cinématographique, pathétiques et drôles, elles marquent les débuts inoubliables d’une nouvelle voix électrisante.

 

 

 

Clayton Lindemuth : En mémoire de Fred (Éd.Seuil, 2017)

coup de cœur de l’ami claude le NOCHER….. Je le suis

http://www.action-suspense.com/2017/03/clayton-lindemuth-en-memoire-de-fred-ed.seuil-2017-coup-de-coeur.html

Bon diou, quelle aventure dans ce paisible contrée qui nous va être contée ^^

je vais commencer par un bémol, le seul, la petite notice d’explication de l’auteur à la fin du livre, je m’en serai bien passée, merde !!!

sinon, c’est un pur moment de bonheur, je m’attendais à une vengeance froide précise et régulée sur l’ensemble du livre mais que nenni, c’est un feu d’artifice.

Le personnage principal Creighton a beaucoup d’histoire à raconter, et l’auteur ne s’en prive pas, un personnage hors normes, et très travaillé. Bouilleur de cru de son état, c’est à l’apparence un homme paisible qui vit chichement avec son chien. Fred le nom du chien, son ami, qui a eu le malheur de se retrouver enlevé puis rendu presque mort, et cela notre personnage tranquille n’a que peu apprécié….

Dans une nature sombre, entouré de bois, notre héros va mettre les chose au point., mais pas que. Prenant son temps l’auteur va nous en apprendre sur la jeunesse de notre ami, sa vie, tout au long du livre, un vrai bonheur qui ne cesse d’accentuer notre intérêt pour l’histoire….

maintenant que le dieu de la vengeance est à son coté, un don va beaucoup l’aider. Notre héros a un pouvoir, celui de voir qui ment….hum…. et c’est pas du luxe, dans cette bourgade corrompu où tout le monde est impliqué dans un truc pas sain.

Réellement prenant, l’auteur sait tenir son lecteur, et se différencie de la veine redneck actuelle, c’est plus profond, bien mieux écrit….

La vengeance, donc comme point de départ, et cela va allez loin, çà part rapidement, ça tue sec, les protagonistes ont tous des choses à cacher,ce qui renforce le besoin de lire urgemment ce livre!

Bienvenue en enfer, et bonne lecture

Baer Creighton est un cul-terreux fruste et macho obsédé par le Bien et le Mal. Depuis que, gamin, son grand frère Larry a essayé de l’électrocuter, il reçoit une décharge chaque fois que quelqu’un lui ment. Ou alors il voit une lueur rouge dans les yeux du menteur. Un don fort utile, mais est-ce suffisant maintenant qu’il faut venger Fred ? Le pitbull, son seul ami dans les bois de Caroline du Nord où il vit pas très loin des personnages de Ron Rash, a été kidnappé.