mai 18

Derrière la haine

Résumé :

D’un côté, il y a Tiphaine et Sylvain ; de l’autre, il y a Laetitia et David.

Deux couples voisins et amis, ayant chacun un enfant du même âge. Deux couples fusionnels et solidaires qui vivent côté à côte dans une harmonie parfaite. Jusqu’au jour du drame.

Un tragique accident fait voler en éclats leur entente idyllique, et la cloison qui sépare leurs maisons tout comme la haie qui sépare leurs jardins ne seront pas de trop pour les protéger les uns des autres.

Désormais, les seuls convives invités à la table des anciens amis s’appellent Culpabilité, Suspicion, Paranoïa et Haine…

 

Mon avis :

Et bien, quand on referme ce livre, on ne peut plus voir ni ses amis, ni ses voisins comme avant… Je ne sais absolument pas où l’auteure est allée cherchée une telle horreur… enfin si, être remplacé dans le cœur de son enfant par d’autre est, à priori, une terreur répandue. Et bien voilà cette phobie au cœur d’un thriller qui, s’il n’a rien de sanguinolent, est extrêmement perturbant, effrayant, angoissant, psychologiquement très fort.

Comme le dit la 4ème de couv, il y a de chaque côté d’une haie, séparant elle-même une maison mitoyenne, deux jeunes couples d’amis, que tout unis : les goûts, les humeurs, puis le fait de devenir parents. Chacun vient au secours de l’autre, chacun se confie à l’autre, chacun voit en l’autre couple un soutien et l’incarnation de l’Amitié, avec un grand A.

Mais la vie est parfois capricieuse (aidée par les individus ?), et Sylvain et Tiphaine perde leur fils, Maxime, dans un dramatique accident domestique ; Laetitia et David, parents de Milo, essaient au mieux d’aider leurs amis dans leur deuil, mais très vite, toute conciliation semble impossible, du moins de manière pérenne. Et alors que les épreuves peuvent rapprocher les êtres, parfois elles les font se dévoiler dans tout ce qu’ils sont de plus inhumain les individus. L’angoisse commence alors, pour les parents de Milo mais aussi pour le lecteur. La manipulation, l’impuissance, le deuil, le mensonge, la trahison, le calcul, la jalousie, la douleur, la peur élisent alors domicile de part et d’autre de la fameuse haie.

L’atmosphère du texte est de bout en bout anxiogène (le deuxième chapitre commence un flash back 7 ans en arrière pour expliquer ce qui a conduit à la situation constatée dans le 1er puis détaillée et développée en fin de livre), effrayante. On attend le « truc » qui entrainera la chute de cette amitié fusionnelle. L’écriture de Barbara Abel engendre des émotions fortes, qu’il s’agisse du deuil de cet enfant, de la peur panique de Laetitia pour son fils, de son angoisse face aux comportements de ses voisins, …). D’idyllique, la situation devient cauchemardesque et le lecteur assiste à cette évolution sans bien comprendre quel couple en est responsable… . et le plus effrayant est que jamais un élément ne semble improbable, impossible : ce sont finalement des actes, réactions, situations banales, qui mises bout à bout créent ce cauchemar. Effrayant de réalité et de réalisme somme toute.

Aucun doute possible quant à la qualification de Derrière la haine de l’appellation de très bon thriller psychologique. En tout cas, je suis enchantée de cette occasion que m’a procurée l’auteure de découvrir son texte. Merci donc Barbara Abel, et à vous relire !

mai 18

Andréa H. Japp : Les enquêtes de M. de Mortagne, bourreau T2 - En ce sang versé

Résumé :

La petite trentaine, bel homme, il est cultivé et a amassé une jolie fortune. Torturer, tuer ne le gêne pas particulièrement, même s’il n’en tire aucune « satisfaction ». Et puis, un jour, tout bascule : il exécute une innocente. Se sentant pour la première fois complice de meurtre, il décide de faire, désormais, « vraie justice » lui-même.
Dans ce deuxième opus de ses enquêtes et aventures, il doit élucider pourquoi Henriette, fille aînée et préférée du seigneur sous-bailli Arnaud de Tisans, devenue moniale à l’abbaye des Clairets, est retrouvée étranglée à la porte du monastère. Crime crapuleux, sans doute, puisqu’on lui a dérobé les aumônes qu’elle avait collectées. Chargé d’enquêter, Hardouin commence à trouver l’attitude de la mère abbesse, Mme de Gausbert, étrange. En dépit de son chagrin, de sa magnifique réputation, celle-ci semble peu désireuse de les voir interroger ses filles. Pourquoi donc ? Parce que ce meurtre conduit vers d’autres ? Et que vient faire dans cette histoire Mahaut de Vigonrin, accusée d’empoisonnements ?
Il devra menacer, brutaliser, faire chanter pour que justice soit faite. Malheureusement, la justice est implacable et ceux qui la désirent doivent s’attendre à n’être jamais récompensés.

 Mon avis :

A nouveau, je commence par le deuxième tome de la série des enquêtes de cadet-Venelle, le bourreau justicier. Cependant, même si jai plus que probablement loupé certaines références à dautres écrits de lauteure, ce tome en lui-même est déjà un très bon roman (très) historique. Richement accompagné de notes de bas de pages qui renvoient à des faits historiques, à des précisions linguistiques/orthographique/étymologiques, ou encore aux premières aventures de cadet-Venelle, En ce sang versé est un texte travaillé, abouti, parfois alourdi certes par ces notes de bas de pages (mais qui raviront les amateurs dHistoire et tous ceux qui lisent des romans historiques en espérant défricher la grande Histoire grâce aux petites histoires).

Nous suivons donc Hardouin Venelle, bourreau (ce choix de statut social comme personnage principal est particulièrement judicieux, donne plus de libertés à lenquêteur, et démarque très clairement ce roman historique de beaucoup dautres), du côté de Nogent-le-Rotrou où la fille de son bailli, Henriette de Tisans, moniale, est retrouvée assassinée. Face à la douleur du père, le bourreau accepte de mener lenquête. Il se rend rapidement compte que le portrait de sainte brossé par le père de la jeune femme et la mère abbesse ne tient pas face aux faits.

En parallèle, il tente de prouver linnocence de Mahaut, sœur dune de ses précédentes victimes (du premier tome des aventures du bourreau), accusée denherbement. Poussé par « la présence fantomatique » de Marie, la sœur suppliciée en question, il remue ciel et terre pour obtenir des informations susceptibles de lui épargner la mort. Cest dailleurs visiblement cette mission qui loccupera dans le prochain livre, étant donné que cette enquête ne fait finalement que commencer véritablement à la toute fin du livre.

Enfin, lauteure sattarde également sur la grande Histoire en narrant en pointillés les faits historiques marquant de lépoque : les raisons et lorganisation du procès et du massacre des Templiers par Philippe Le Bel et son ministre Nogaret, les jeux dalliances en Europe. Certains passages sont même parfois étonnants (gênants?), puisque très longs et très détaillés : nous ne comprenons pour le moment (je pense que ce sont des jalons pour la suite) pas lutilité réelle de ces digressions historiques.

Les personnages sont épais, sonnent vrai, chacun avec une part de secret qui alimente le récit. Pas de « foule indistincte » mais des individualités : bon point pour lauteure ! Tous sont tous décrits comme à la fois maîtres de leur vie et contraints par le destin (visiblement, être bourreau réduit les certitudes que lon a en la religion, ce qui là encore est original dans des romans abordant cette période), évitant les écueils des « hasards heureux » qui pénalisent les enquêtes historiques trop souvent. Bien que bourreau, cadet-Venelle est sympathique, jamais abattu par sa charge et ses conséquences, sans scrupules quant aux tortures et à la mort quil dispense, profondément humain le reste du temps. La conciliation entre ses envies de justice et sa charge est claire et convaincante .En un mot, un très bon personnage de roman historique.

En ce sang versé est donc un livre à conseiller à tous les amateurs de lectures historiques et denquêtes, dont doivent pourtant se méfier tous ceux qui considèrent que lHistoire ne doit rester quen arrière-plan dun récit. Quant à moi, je suis plutôt convaincue !

mai 17

Le milieu des années Trente inspire décidemment beaucoup les romanciers anglo-saxons.

Dans le Second Fils (10/18) Jonathan Rabb lance un Hoffner vieillissant à la recherche de son fils dans l’Espagne de la guerre civile, quelques semaines après le soulèvement des nationalistes. Quant à Philip Kerr, il situe l’essentiel d’Hôtel Adlon (Edition du Masque) dans un Berlin mis en coupe réglée par les nazis, contraignant Bernie Gunther à affronter la collusion entre le nouveau régime et des affairistes américains prêts à tout pour couler leur béton, sur fond des jeux olympiques à venir.

Désormais, c’est au tour de William Ryan d’explorer cette période de façon exotique, en choisissant la Russiede Staline, celle des procès de Moscou où le « Petit Père de Peuple« , non content d’affermir son pouvoir, entend plonger toute une société dans la terreur.

Korolev, enquêteur expérimenté et consciencieux de la milice, est chargé par le général Popov de trouver le coupable d’un meurtre particulièrement sauvage : une américaine a été torturée dans une Église désaffectée. Tandis qu’il mène ses investigations, le milicien sent dans son dos l’ombre menaçante du NKVD et du Colonel Grégorine à la recherche d’une icône mythique.

William Ryan nous décrit un Moscou gris, défiguré par les chantiers absurdes, anesthésié par la pénurie et la paranoïa. Seuls le NKVD et la pègre semblent s’épanouir dans ce contexte  obsidional, où aucune statue n’est indéboulonnable. Car c’est un des paradoxes qui traversent ce livre : une police omnipotente, dont la seule évocation des locaux suffit à terroriser la population, se détourne de la criminalité ordinaire, pour s’en inventer une autre, politique, circonstancielle et imaginaire, permettant ainsi l’essor d’un « royaume des voleurs », fardeau supplémentaire pour une population qui n’en peut mais.

Dans ce contexte, Korolev se débat au milieu des cadavres que sèment les tueurs et tente de trouver un sens aux indices que le NKVD et la pègre lui distillent tour à tour, sur fond de trafic d’icones en direction de l’étranger.

William Ryan a une connaissance assez fine de l’URSS des années Trente et son intrigue classique lui permet de nous en brosser un tableau crédible : alcoolisme, tracas quotidiens notamment pour l’approvisionnement, les privilèges de cette société prétendument sans classe, les loisirs etc. Toutefois, il me semble que tout à son application pour nous restituer cette époque, il ne parvient pas à insuffler à son roman la folie qui siérait. Je parle de l’ambiance ubuesque et surréaliste qui traverse, par exemple, les romans des frères Vaïner, tels que La corde et la pierre ou L’Evangile du bourreau (folio). Mais ne soyons pas injuste avec Ryan, il y parvient parfois, notamment lorsqu’il évoque l’obsession de ses personnages pour les chaussures : un bien si difficile à trouver, qu’il permet de distinguer les membres des forces de l’ordre du commun de la populace.

C’était une chronique « j’me la pète« , à la façon de tout un tas d’importuns qui parlent de livres que tout le monde a lus en faisant référence à d’autres que personne n’a lus. Je m’entraine donc à la lire avec le ton pédant qui va bien. Sauf qu’avec mon accent Seine et Oise vociférant très prononcé, c’est pas gagné.

FORTINO

mai 16

Il nous l’avait dit dans cet entretien !!!

http://www.unwalkers.com/index.php?s=THOMAS+DAY

Donc « the future is unwritten », soit…

Mais  2 livres de Thomas Day pour 2012,  je prends, même 3, même sans la voie du sabre acte III comme il l’avait annoncé………SIC

bref je prends tout, surtout si…., on y revient plus tard.

 Etudions plutôt la corrélation entre ce que nous livre l’auteur sur ces nouvelles à la fin du livre , et la réponse qu’il nous a ldonné dans l’entretien de 2011!!!

(D’où l’importance de faire des entretiens, on peut vérifier dans le temps, hé hé hé, big brother……)

attente……

corrélation faite ……. bip

La corrélation est donc juste, M. Day ne ment pas^^

yep, allez critique please

Si « du sel sous les paupières » folio SF tranchait dans ces écrits, on retrouve ici certaines caractéristiques de l’écriture, ou tic de l’auteur, récits glauques, ultra violents, parfois gore, sans manichéismes, bref j’aime l’auteur sous toutes ces facettes.

il y a quand même une ligne en 2012 pour ces écrits, c’est la maîtrise de l’écriture, bref la plume est devenue plus incisive, maîtrisée.

sacré maîtrise du récit, de la forme et du fond, ce qui est plutôt ardu dans la nouvelle.

J’ai noté cela

Women in chains

Petite pentalogie des violences faites aux femmes

de Thomas DAY

Mexique : Juárez. La ville monstre dévore ses femmes. Leurs souffrances et leur sang nourrissent des cauchemars si anciens que la mémoire des hommes les a oblitérés.

-  Patrick bard qui le premier a fait un roman noir sur ces incidents, puis d’autres dont Roberto Bolano 2666. C’est au tourThomas dayde  prendre une autre route par sa nouvelle et de  nous  livrer sa vision, de ce qui s’y passe. Bon récit, bonne entrée en matière, brutale, comme les personnages.

Allemagne : Un eros-center. Cinq étages sans ascenseur, plaisir hâté pour luxure tarifée. La romance qui naîtrait dans ces murs ne pourrait que se poursuivre dans la folie et la violence.

-  la plus tendre et la plus optimiste de toute, en oubliant que malheureusement tout cela est vrai,.Si vrai que…., j’ai une anecdote vécu sur la sorcellerie au Bénin, j’en discuterai lors d’un entretien avec l’auteur si il y a…..


Groenland : L’hiver est le dernier refuge de Cassandra. La désolation glacée pour couver l’oubli. L’oubli de soi et du pouvoir de trop en voir.

-  ouch dans ta face, hyper violente sans espoir, ouah un directe à la tête, vers l’arcade et ça pisse dru, violent comme la vie de certaines….

Afghanistan : Nous sommes les violeurs. Mercenaires et touristes. Toubib, Bobbie, Goran, le Juif et l’Australien… En mission, mystiques, égarés. Nous sommes les violeurs. Nous sommes les libérateurs.

-  yep, un future pour ce pays, qui est viable, avec des salopards de brutes, grand gourous illuminés existant déjà. La guerre pourquoi ? désinhibition des pulsions? syndrome du messie ?

France : Les poings qui vengent, les pistons qui rendent les coups. Tous les coups silencieux de la lâcheté des hommes. La revanche extraordinaire sur la violence ordinaire.

pour finir, la plus courte et la plus réussi, pour l’espoir de la femme, un mawashi retourné, ou plutôt tourné vers l’avenir, ou la femme pardonne après une victoire

yeahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh
Auteur d’une douzaine de romans, Thomas Day signe ici une petite pentalogie des violences faites aux femmes. Cinq récits aux frontières du réel, qui interpellent, choquent ou font réfléchir.

Sommaire

  • Guide du queutard, guide du désespoir (préface de Catherine Dufour)
  • La Ville féminicide
  • Eros-center
  • Tu ne laisseras point vivre…
  • Nous sommes les violeurs
  • Poings de suture

l’éditeur :

http://www.editions-actusf.fr/thomas-day/women-in-chains

 

mai 16

Morpheus Road 2

L’auteur prévient de ne pas lire ce tome II avant d’avoir lu le premier, La Lumière, mais j’aime les défis. Tant pis donc, je me lance étant donné que je n’ai pas le premier dans ma pile et que ce deuxième me paraissait plutôt engageant.

Pari réussi. Ok, peut-être que certaines subtilités m’ont échappées, mais dans l’ensemble, ça fonctionne très bien, avec (probablement) et sans premier tome.

Nous retrouvons (ou découvrons) Coop, un jeune garçon, en proie à une drôle de situation : le voilà mort, percuté de nuit par un bateau alors que lui-même était allongé dans sa barque pour se remettre des émotions d’une dure journée. Mais il découvre vite que l’expression « repos éternel » n’est qu’un leurre. Le voilà proie d’un ancien général d’Alexandre le Grand (rien que ça!), Damon le Boucher (ça laisse entrevoir le genre de bonhomme que c’était et que c’est toujours), qui est responsable de sa mort et qui souhaite l’utiliser pour parvenir à ses fins : retrouver une hallebarde avec laquelle, à son époque, il avait créé une faille entre la Lumière (la vie) et les Ténèbres (la mort), grâce à Marsh, le meilleur ami de Coop (mais pas seulement, comme on le découvre). Petit à petit, Coop comprend « pourquoi lui » et use et abuse de son sens de la répartie pour affronter ses nouveaux « colocataires » du monde des morts. En parallèle, il doit  gérer différents »petits » problèmes : parvenir à protéger Marsh des illusions mises sur son chemin par Damon pour le tuer ou en tout cas manipuler Coop ; tenter de faire comprendre à ses proches vivants que lui ne l’est plus et les informer de l’endroit où trouver son corps ; résoudre les situations de Maggie, une jeune fille rencontrée dans « la vision de son grand-père », qui lui plait tout particulièrement  (les visions sont les éternités dans lesquelles évoluent les morts en attendant de gagner le Paradis, ou l’Enfer/Le Sang, et qui sont issues de leur propre vécu) et de son grand-père, bloqués dans les Ténèbres depuis longtemps et qui doivent s’améliorer pour continuer leur route ; aider les gardiens de la Faille à la protéger pour que Damon ne puisse pas revenir dans la Lumière ; s’habituer à son nouveau statut d’esprit et aux possibilités qu’il offre ; … .

Tout ça se tient plutôt très bien, cette vision de l’entre-deux, ce qu’on peut appeler parfois le Purgatoire, entre la vie et le Paradis/l’Enfer, est particulièrement convaincante et, disons-le, optimiste. Mais n’oublions pas que c’est avant tout une lecture jeunesse. Si nous nous en rendons compte dans l’intrigue et ses développements (quelques petites morales glissées ça et là, quelques émois de jeunes gens, quelques maladresses également dans les actions et réflexions), rien dans le style n’est concédé : bien écrite, l’intrigue va vite, n’a pas de longueur, et cette naïveté (niaiserie ?) que l’on a parfois dans la littérature jeunesse est absente des Ténèbres. Coop est un personnage vraiment sympathique, coincé éternellement dans sa crise d’adolescence et qui tente de faire au mieux, tout en ne sachant pas vraiment ce qui l’est. Colérique, parfois égoïste, mauvais garçon par ennui dans la vie, il a du mal à se résoudre à la mort et à abandonner ceux qu’il a laissé derrière lui : une réflexion sur la mort bien tournée, une analyse de ce qui effraie dans la mort, … un texte qui a aussi pour volonté de dédramatiser cet état.

Une lecture très sympa, donc, à conseiller et recommander, qui, entre autre, explique pourquoi la littérature jeunesse se porte si bien.

mai 16

Marietta Van der Malten, fille d’un aristocrate de la petite ville provinciale de Breslau, est sauvagement assassinée.

L’enquête, confiée à l’ambivalent Mock, aboutit rapidement, se concluant a priori avec le suicide du présumé coupable… Sauf qu’il apparaît bientôt que la police s’est fourvoyée. Le baron use alors de sa grande influence pour qu’Answaldt, policier promis jadis à un brillant avenir devenu pochard, hérite de l’affaire.

Evidemment, il y a l’enquête, qui commence dans un asile seize ans après les faits et donne lieu à un panel de personnages complexes comme les périodes de transition en produisent, mais l’histoire vaut surtout pour la description de cette petite ville de Province aux prises à deux influences aussi néfastes qu’antagonistes avec, d’une part, le Nazisme, qui en 1934, commence à marquer de son empreinte jusqu’aux provinces les plus éloignées de Berlin, et, d’autre part, la Franc-maçonnerie, sans laquelle les notables ne sauraient envisager de promotion.

Intelligent et peu scrupuleux, Mock, s’arrange parfaitement de cette époque trouble, évoluant au gré des opportunités. Jusqu’au dénouement, qui livre toute l’étendue du savoir-faire du bonhomme.

De là à dire que j’ai vraiment été emballé… Cette histoire conviendra sans doute davantage aux férus d’histoire, tant Marek Krajewski sait nous plonger dans l’atmosphère délétère et mesquine de l’Allemagne nazie, qu’à votre serviteur, placé devant ses limites de bourrin élevé au polar. Si, d’aventure, un représentant des susnommés venait à visiter le site, je me ferais un plaisir de lui offrir mon exemplaire.

mai 15

 

 

1 avant toute chose bonjour et merci pour ce beau livre. Que pensez-vous de notre chronique ?

 

Très bien. On lit dans votre chronique beaucoup d’idées mélangées. Et j’aime cela parce que ça correspond assez bien à la structure de mon livre. Une trame historique, un récit d’aventure, mais où l’on croise de nombreux thèmes qui me tiennent à cœur :

- les femmes. Et, en particulier, le machisme ordinaire et insupportable de cette époque où l’on applaudit la femme révolutionnaire tant qu’elle montre son sein nu en haut d’une barricade mais où l’on ne trouve aucune place pour aucune femme sur les sièges de velours de l’Assemblée de la Commune.

- la réalité historique. A peine l’homme avait inventé la photographie qu’il commençait à truquer les images pour tordre la réalité (les photos d’Eugène Appert m’ont fasciné). La Commune de Paris est un cas d’école de la réécriture de l’Histoire par un camp comme par l’autre. La charge politico-romantique qui pèse sur la Commune est tellement lourde qu’il semble impossible d’en approcher la réalité. C’est pourquoi j’ai voulu raconter l’histoire d’un soldat extérieur à tout cela, un peu naïf et plein de bon sens.

- le racisme scientifique. Ou plus précisément ici, la justification par la science d’un déterminisme social : le faciès du criminel, la bosse de la paresse, la physiologie du prolétaire, … La fin du XIXème siècle est l’âge de ces théories (phrénologie, physiognomonie). Mais on retrouve les relents de ces idées immondes encore aujourd’hui. Scientifique de formation, j’avais envie de dénoncer ces thèmes, à ma manière.

 

Enfin, j’aime vous voir écrire que mon roman est difficile à cataloguer parce que j’essaie justement de surprendre par le mélange des genres et l’originalité des thèmes. Un livre sur la Commune qui ne soit pas un pamphlet politique, un roman historique qui ne soit pas une visite de musée fastidieuse, un roman d’aventure qui ne soit pas une histoire superficielle et sans lendemain. Des lecteurs m’ont dit qu’ils avaient été absorbés par le récit comme par un “page-turner” mais qu’une semaine après, ils y pensaient encore. C’est exactement ce que je recherche : des messages de réflexions embusqués dans une histoire légère…

 

 

2 j’ai parcouru votre blog, et un peu comme nous, vous êtes surpris vous aussi par le manque de « notoriété dans  les livres d’histoire par la commune. Vous avez une hypothèse ?

 

La Commune est l’histoire d’un échec. C’est un drame de l’impréparation, de l’improvisation et d’une grande naïveté révolutionnaire. Je pense simplement qu’il est difficile d’expliquer à des élèves que des gens pétris de grandes et belles idées peuvent échouer lamentablement parce qu’ils n’étaient pas organisés et parce qu’ils manquaient cruellement du simple bon sens. C’est d’autant plus difficile que la France est LE pays du romantisme politique et que notre “âme nationale” (ce que transmet en partie le prof d’Histoire) baigne littéralement dans cette hagiographie révolutionnaire. On le voit bien en ces périodes d’élections… Le romantisme politique c’est le contraire du pragmatisme, c’est le fait de baser une politique non pas sur la réalité mais sur l’idée qu’on s’en fait. Karl Marx qui, malgré tout, avait les pieds sur terre, l’a tout de suite vu et a, dès le début de la Commune, prédit qu’elle échouerait dans le sang. J’ai mis sa citation en exergue de mon livre (où il prédit six mois à l’avance l’échec de la Commune). Par contraste avec la suite du roman, le réalisme de Marx est terrifiant.

 

3  Cette trame elle vous est venue, comment ?

 

J’avais le sentiment que les romans de la Commune de Paris racontaient tous la même histoire : le soulèvement du bon peuple de Paris contre les réactionnaires versaillais, l’autogestion des ateliers du Louvre, la liberté de la presse, le défilé pour la paix des francs-maçons, etc. etc. Mais cela sonnait trop beau, comme un conte à endormir les enfants, et surtout ce n’est pas exactement la réalité que je lisais dans les livres d’Histoire. Alors, j’ai eu envie de raconter un récit“à 90°”, ni pour ni contre, un récit peut-être plus vrai, plus proche d’un homme de la rue, plus “caméra à l’épaule”.

Et puis, comme d’habitude, j’ai trouvé dans l’Histoire une foule de détails sur lesquels j’ai rebondi : les escargots télépathes de Jules Allix, les Amazones de la Seine et leurs “doigts prussiques”, les aérostats de Nadar, les photos truquées d’Appert, et j’en passe…

Et puis, comme une pincée de sel, mes thèmes préférés s’y sont mêlés : le féminisme, la science, la réalité.

 

3 bis Plus caméra à l’épaule c’est surement ce qui donne du bon sens aux diverses réflexions, et là vous prévoyez une autre commune dans les 50 ans à venir, une insurrection citoyenne ?

 

Il y aura des révolutions, bien sûr. Il y en a toujours dès qu’une partie de la population ne dispose plus d’outils légaux pour faire porter sa voix ou son action. Il y en a eu en Afrique, il y en a en Syrie. En France, nous n’en sommes pas là et le terme “révolution” est souvent utilisé à tort et à travers. Parler un peu vite d’une nouvelle “Commune” ou d’une “insurrection citoyenne”, c’est justement ce que dénonce mon Lucien Bel  par son histoire.

Que les bons mots ou les belles images suivent les évènements pour faire d’une guerre civile une grande Histoire, pourquoi pas ? C’est un peu le rôle des historiens et des hagiographes. Mais que ces mêmes mots précèdent les évènements pour mieux les provoquer, c’est (je pense) faire insulte à l’intelligence des gens. Lucien Bel, avec son bon sens à deux sous, entend les mots des politiciens, voit la réalité de la rue, et ne parvient pas à recoller les deux. Il perçoit les problèmes, les vrais, il comprend l’urgence de la situation et il s’étonne de l’irréalité des solutions retenues. Ah ! Si comme Lucien nous nous passionnions tous davantage pour les problèmes à régler que pour les rêves qu’ils suscitent, les mirages ou la grandiloquence.

 

3 bis bis, je trouve regrettable qu’on simplifie rapidement les révolutions africaine, pensez-vous comme moi qu’on a la mémoire courte en France, car il nous a fallu plus de 150 ans avant d’établir un semblant de démocratie, avec un vote des femmes après 1945 ?

 

Oui, même si une révolution, par définition, impose ses changements rapides, il faut souvent des années à une population pour digérer ces changements. On ne décrète pas, par exemple, l’égalité des femmes. La révolution ne sert qu’à faire sauter des verrous, à permettre ce qui n’était pas possible, à chasser les tyrans. Par contre, changer durablement la culture d’un pays (égalité des femmes, égalité tout court, laïcité, etc.) demande une volonté soutenue pendant un temps très long. Par ses images et ses grands mots, la révolution peut donner l’impression que le but est atteint. Voyez le rôle des femmes dans la Commune ! Du spectaculaire, oui, mais rien de profond. Comme Lucien Bel, je redoute que parfois les grands mots et les grandes gueules détournent les gens du véritable effort en leur faisant croire à l’avance que l’objectif sera facile et ne leur coutera “qu’une révolution”…

 

4 la couverture est superbe, la forme et le fond donc, vous êtes impliqué ou pas dans les choix ?

 

La couverture est effectivement splendide. Elle est l’œuvre de Clément Chassagnard. Je n’y suis pour rien. On m’a juste demandé de la choisir parmi plusieurs propositions. Quand j’ai vu la photographie retenue, j’ai tout de suite pensé aux questionnements de Félix Nadar quand il a développé ses premières images : à cause du temps de pose, les vivants apparaissent flous et transparents alors que les morts sont bien nets. J’ai reconnu aussi Lucien Bel, de dos, devant les canons, habillé en civil. Bref, moi, c’est une couverture qui me fait rêver, qui me fait imaginer la suite de l’histoire. J’aimerais que les lecteurs potentiels, dans la librairie, rêvent aussi.

 

5 une petite piste pour le prochain, ou the future is unwritten ?

 

Je rentre d’une semaine à Tôkyô. C’est une ville (et un pays) que j’adore. J’y ai vécu quatre ans. C’est à cette époque que j’ai commencé à écrire. Depuis, je rêve d’écrire un roman japonais. Et m’y voilà ! Je termine actuellement la première mouture. Il reste encore beaucoup de travail mais j’en suis content et ce sera mon prochain roman.

 

6 vous pensez sincèrement qu’un soldat ne peux pas tuer ? Remarquez peu de gens ne savent pas que pendant la guerre beaucoup de soldats ne tirent pas ou tirent au-dessus.

 

Bien sûr que oui. Des gens bien informés disent que seulement 2% des soldats tuent sans aucune aversion. Les autres font tout pour l’éviter. L’une de mes sources d’inspiration pour “Le crâne parfait de Lucien Bel” est l’essai “On Killing” de Dave Grossman. Ce gradé de West Point y décrit les obstacles psychologiques qu’un soldat doit surmonter pour parvenir à tuer. C’est un peu l’équivalent de “l’art de tuer”, le carnet dans lequel Lucien Bel recherche les lois qui poussent les hommes à se tuer entre eux.

 

 

 

mai 15

La vrai, en Tchétchénie, pas un roman, le second roman, du sibérien, qui devrait en compter 3.

Après le fulgurant

 

 qui sera adapté au cinéma, par Emir Kusturica, parait-il…..

Le second de sa trilogie :

 

Pas de concession littéraire, pas d’embellissement c’est la guerre. Une plume de récit de guerre, caustique et drôle parfois, pas de bien ni de mal, la vison à l’état brute de la guerre et le ressenti d’un jeune appelé.

Les courtes introductions de poèmes ou chansons russes avant chaque chapitre, sont de haute tenue

Deuxième partie de la vie de l’auteur donc, de son service militaire dans les saboteurs a la guerre.

À lire et à ne pas vire, et dire que je me suis plains de mes classes en Allemagne….euh, franchement les classes en Russie, bah…..

Bah lisez, et regardez les hommes s’entretuer, on apprend beaucoup, trop, sur notre nature, et surtout sur les salopards qui commandent

Merci à l’auteur, j’attends le troisième, en attendant je vais lire son premier.

mai 15

.Le premier réseau de solidarités entre auteurs.

. L’édition adaptée au monde de l’auteur indépendant.

. Qui publions-nous ? Que publions-nous ?
« … être capable de se faire relativement à l’avenir la plus juste
idée sur les perspectives les plus étendues et de prévoir au mieux
les avantages et les inconvénients dissimulés dans l’invisible. »

propos de Thucydide (460 – 400 av. J.-C).

Qui ne s’est jamais posé cette question ? : – Comment
fabriquer ses livres à bas coût, les vendre à prix abordables,
jouir de tous les services du monde de l’édition et vivre une
aventure humaine hors-norme ?


Les maisons d’éditions prospères et capables sont inondées
par les manuscrits d’auteurs en quête de visibilité. Seul 1%
des manuscrits reçoivent un écho favorable sans pour autant
être assurés de publication. Par ailleurs, rares sont les petites
maisons d’éditions qui réussissent à prospérer, beaucoup en
effet, peinent à se nourrir restant souvent en état de léthargie.
REZOBOOK représente la première communauté d’auteurs et
d’éditeurs solidaires ! Cette innovation permet de rassembler les
réseaux de chacun en une seule et grande toile pour ne plus être
isolé dans nos moyens d’expansions et nos désirs d’écriture.

Plus qu’un auteur, devenez un éditeur partenaire. Nous
avons créé pour vous des outils et des moyens tant pour
réaliser votre désir de publication que pour répondre à votre
qualité d’éditeur de votre ouvrage et de partenaire au
développement de nouveaux auteurs.

« Il ressort globalement de votre CHARTE un respect et
un souci de l’auteur en lui évitant trop de brosse à reluire et
j’approuve votre optique de vouloir créer des réseaux de
solidarités entre écrivains… Les Joueurs d’astres ont tout à
fait leur place dans le guide AUDACE » – Roger Gaillard de
l’OIE PLATE (L’Observatoire indépendant de l’édition pour les
auteurs très exigeants), www.loieplate.com.

REZOBOOK.COM/ LES JOUEURS D’ASTRES, 14 chemin de Malès – 31380 Villariès. Tél : 09 81 60 84 24.

Avec LES JOUEURS D’ASTRES et à l’ère d’Internet et des
multiples moyens de faire parler nos talents, nous bousculons
ici plusieurs frontières conventionnelles du monde de
l’édition. Notre entreprise regroupe un ensemble d’auteurs
réunis sous la même bannière pouvant se rendre
mutuellement les services à leur développement personnel.

Qui publions-nous ?
Nous publions principalement les auteurs lauréats du
concours des « Gouttes d’Or » de la poésie, de la nouvelle et
du roman, en partenariat avec l’association « Du souffle sous
la plume ». Ainsi, tous les manuscrits envoyés sont lus et pris
en compte par un jury/ comité de lecture. Ce concours a lieu
plusieurs fois par an et peut primer plusieurs auteurs par
sections. Nous publions à compte d’éditeur.
 Que publions-nous ?
« Les Joueurs d’Astres » et l’association « Du Souffle sous la
Plume » inscrivent leurs publications autour des écritures dîtes
issues de « l’Ecole du Mouvement ». Les thèmes restent libres
bien que nous soyons sensibles à l’intense, au dépassement
de soi, à l’expérience, la métamorphose, l’amour du destin…
autant de thèmes liés à l’action, à l’esprit d’adaptation, aux
péripéties de parcours, à la prise de risque et aux principes
de la résilience. Nous voulons être baladés de gares en ports,
respirer l’écume des tempêtes, découvrir des esprits tenaces,
dans tous les genres et thèmes d’écritures : la poésie, le
roman, la philosophie, le théâtre…
Le terme des « Joueurs d’Astres » étant celui de Nietzsche, il
faut comprendre ici la démarche rassembleuse d’une
communauté littéraire hors-norme remettant en cause les
activités usuelles du monde de l’édition actuel. Nous voulons
démontrer ici la maxime de Goethe : « Poésie, c’est délivrance ! »
Si ce projet vous intéresse, si vous êtes prêt à
défendre avec conviction votre œuvre, participez à
notre aventure en faisant d’elle la vôtre, contactez-nous
!

 et petit focus sur une belle initiative :

 

La maison d’édition toulousaine Les Joueurs d’Astres, en partenariat avec l’association Du souffle sous la plume, organise…

 

Le Boulevard des plumes : concours semestriel d’expression française, il récompense les cinq meilleures plumes dans deux sections distinctes : la poésie et la nouvelle. Les plumes remarquées se verront publiées dans un ouvrage exclusif tiré à 100 exemplaires. Chaque participant recevra un exemplaire de l’ouvrage et un bref commentaire sur les œuvres envoyées.

Pour voir les prix et les modalités de participation, cliquez sur le lien suivant : http://www.rezobook.com/texte.php?id=51

Appel à textes poésie et nouvelles : le thème de cette session d’appel à textes est libre. Les textes sélectionnés se verront publiés dans un ouvrage collectif au titre simple : Du souffle sous la plume. Seront publiés, en fonction du nombre de participants acceptés, soit un ouvrage commun réunissant poésie et nouvelles, soit deux ouvrages séparant poésie et nouvelles, « Du souffle sous la plume n°9 » pour la poésie et « Du souffle sous la plume n°10 » pour la nouvelle.

Pour voir les prix et les modalités de participation, cliquez sur le lien suivant :

http://www.rezobook.com/texte.php?id=38

 

 

CLÔTURE LE 30 JUIN 2012 !!!

 

Mais aussi…

Les Gouttes d’Or (poésie, nouvelles et roman) : concours annuel d’expression française. Pour chacune de ces sections, le prix de publication comporte notamment 150 ouvrages imprimés au minimum, publiés à compte d’éditeur dont 15 exemplaires seront remis aux lauréats.

Pour voir les prix et les modalités de participation, cliquez sur le lien suivant :

http://www.rezobook.com/texte.php?id=37

Clôture le 31 décembre 2012.

mai 15

http://www.sonatine-editions.fr/IMG/artoff148.jpg

Putain quel livre !

Chronique sobre, efficace et synthétique.

Non, on va broder un peu. L’invisible avait été chroniqué par le Boss en avant première et une fois de plus je rejoins son avis. C’est le genre de thriller que j’aime lire. Il y avait d’ailleurs bien longtemps qu’un bouquin de ce style ne m’avait pas autant plus. Je lis que des livres excellents en ce moment ; Bon karma.

Premier essaie de cet auteur canadien…Une belle leçon, une belle entrée en matière et un nouvel auteur qui vient taquiner les cadors. Je ne suis pas, habituellement, le meilleur client pour le thriller avec tueur en série vêtu de spandex qui tue les soirs de pleine lune avec en fond les textes d’un vieux manuscrit hérétique, alors sans être dans ce cliché on a quand même a faire a un tueur en série sadique, mais j’avoue que, Pobi m’a : (a) : Bien fait frémir, (b) : Bien baladé. (c) : offert une VRAIE fin et pas une queue de poisson.( De toute façon je suis nul a ça, je ne suis jamais celui qui dit : mouarf j’avais deviné…)

Mais alors qu’est ce qui fait SA différence ? Qu’est ce qui le différencie de la très nombreuse concurrence :

D’abord une histoire originale : Un agent du F.B.I au passé jalonné d’aiguilles et d’excès revient dans sa ville natale au chevet de son artiste excentrique de père. Deux meurtres vraiment odieux viennent d’y être perpétrés. Il va aider la police locale et lutter contre ses démons, sa pile cardiaque et le souvenir le plus sombre de sa vie : Le meurtre de sa mère dans les mêmes conditions alors qu’il était ado.

Ensuite un style, qui est tout, sauf sinusoïdal, et dans ce genre c’est primordial, pas besoin d’attendre deux cent pages entre chaque moment de tension ; ensuite, des personnages crédibles, entiers ; un sens du rythme et de la progression cathartique.

Et puis, il a placé le petit ingrédient magique et terrible qui vient donner toute sa saveur a l’évolution des événements : Un gentil petit ouragan s’invite, un comme on en a jamais vu.

L’auteur s’amuse alors avec les codes et monte une intrigue de façon magistrale. Il dose l’horreur et le sensationnel pour ne pas trop en faire non plus et tomber dans la caricature.

Et la fin…

Question thriller pur et dur, les éditions Sonatine ont du lourd dans leur catalogue, je n’ai pas tout lu (Kellerman, Drvenkar) ni tout « adoré » (Cleave), mon meilleur souvenir en la matière chez eux restait Wells et son psychopathe en culotte courte dont la suite arrive en Juin. Mr Monster, lu en anglais et fortement recommandable. Avec Pobi c’est un futur classique qu’il inscrive a la table des matières.

Le sempiternel « blurb »comparatif de quatrième couverture sur Coben est inutile, le texte suffit a lui seul a enterrer bon nombre d’auteur qui pratique le genre.

Alors oui, si cet été vous cherchez LE thriller à lire, LE futur best seller je pense qu’on a ici un sérieux candidat. C’est vraiment le genre de thriller dont on veut parler ensuite avec d’autres heureux lecteurs, que l’on veut conseiller, celui sur lequel on mise et qui aura toujours un petit quelque chose de plus.

La preuve j’ai toujours un sourire idiot quand j’y repense et alors je me répète : Putain quel livre !

Swamp .

« Previous Entries