Le crépuscule de Niobe Gert Nygardshaug . Eblouissant, chez j’ai lu, coup de coeur

Écrit en 1995, première traduction, est une suite sans l’être du zoo de Mengele, on retrouve Mino quand même.

Écrit en 1995 putain, on dirait une prophétie, on est en plein dans la direction du mur, c’est saisissant.

De mémoire j’avais adoré le premier tome, je m’en souviens, ce qui est rare en vieillissant.

Le deuxième dans un registre différent est aussi dur, de par la trame et par la réflexion de l’auteur sur le vieux continent.

Pour mémoire

http://www.unwalkers.com/livre-culte-enfin-traduit-gert-nygardshaug-politiquement-engage-le-zoo-de-mengele/

Cela commence par l’arrivée d’un cargo au Portugal comprenant six cercueils, avec des gens vivants dedans, entrant frauduleusement en Europe.

L’Europe terre de haine comme nous le rappellera souvent l’auteur, des romains qui ont détruit les étrusques en passant par Napoléon. L’Europe est en guerre totale entre différentes factions. C’est saisissant de réalisme.

A partir de là, blackout totale, je peux juste vous dire, que nous allons faire du travelling puis de la projection dans le futur  ? C’est un récit dur très dur, ou notre héros norvégien en prend plein la gueule, mais aussi une histoire d’amour avec la nature et l’homme..

C’est du domaine de l’incroyable que ces livres ne soient traduits que maintenant,.  Nostradamus out !!!

L’auteur te prend et t’envoie en l’air,

Dans un ton donc encore plus dur que le premier tome, là où l’homme rend les choses innommables, il reste des gens comme notre héros pour se sacrifier pour la terre et les peuples. Actions, énorme réflexions sociétales, sur le capitalisme et sur tout, dans un bon sens qui devrait être inné….

Je veux la suite vite, car le troisième tome est écrit depuis longtemps,

Merci J’ai lu pour ce formidable livre, allez le 3 please !!!

 

.

Jason Starr avec petit joueur dans la collection sueurs froides, un engrenage infernal …

La fin m’a laissé sur le cul !!!

La dernière phrase du héros est irréaliste ^^,  mais revenons au début

d’abord l’écrivain n’est pas un nouveau venu, il est connu en France a été publié aux Editions du rocher et chez rivages noires, c’est souvent à New York que se déroule ses histoires, il en est ainsi, écrit en  2003  et publié en français sous le titre Petit Joueur, la , traduction est de  de Fréderic Brument, lui aussi loin d’être un inconnu

Bienvenue dans les années 80, Rudolf Giuliani  n’est pas encore maire, ça bastonne sec, New York n’est pas une ville tranquille comme elle est devenue depuis les années 2000, enfin presque…..

Notre héros jeune homme bien sur lui, a projeté un avenir sans faille. Il met de l’argent de côté depuis ses 12 ans pour aller à l’université, en attendant il bosse dans une poissonnerie. L’avenir semble beau serein malgré un père atteint de démence…seulement, seulement, un petit souci il joue un peu, et là les déconvenues vont se succéder, un engrenage fatal, nous allons assister au fil des pages à cette chute vertigineuse et pourtant si banale. Impossible d’en dire plus

Jason Starr signe un polar bien ficelé, comme d’habitude, un auteur à découvrir, la collection ne prend pas de risques avec un auteur pareil

Trad. de l’anglais (États-Unis) par Frédéric Brument

Les dix plus beaux jours de ma vie, Adena Halpern, Editions Mosaïc

Vous vous êtes toujours demandé comment c’était là-haut ? Adena Halpern nous livre sa version !

Alexandra Dorenfield a 29 ans lorsqu’elle est renversée par une voiture. Elle se retrouve au paradis, et pas dans n’importe quel quartier ; au Septième Ciel, le plus haut niveau. Là où tous les souhaits sont exaucés ; manger sans prendre un gramme, courir sans s’essouffler, avoir la maison de ses rêves, la voiture de ses rêves… Pas une exception. Et en plus de retrouver toute sa famille, Alex va rencontrer ce qui lui manquait ; l’amour. Adam, un charmant jeune homme, qui se retrouve au paradis le même jour que notre héroïne.

Mais, mais, mais ! Alex va découvrir que tout à un prix, même au paradis ! Chargée par son ange gardien de rédiger une rédaction sur les dix plus beaux jours de sa vie sur Terre, Alex prend soudain conscience qu’elle risque d’être reléguée au 4e voir 3e Ciel… Elle se charge aussitôt de fouiller dans son passé à la recherche de ses fameux dix jours, mais elle va surtout apprendre sur elle-même.

Un roman féérique que nous offre cette ancienne journaliste. Son regard sur le Paradis nous donnerait presque envie d’y foncer de suite ! Mais à travers la vie d’Alex, elle nous démontre que pour en profiter, encore faut-il l’avoir mérité !

Alex, brusquement renversée à 29 ans, n’a pas eu le temps de profiter beaucoup de la terre et pense n’avoir rien accompli qui soit digne du Septième Ciel. Mais cette rédaction lui permet de gagner en maturité et de comprendre qui elle était dans le regard de son entourage, et de saisir le sens de sa vie malgré sa brièveté.

Aussi le lecteur, à la découverte des 10 plus beaux jours de la vie d’Alex, va être amené à s’interroger sur le sens de sa propre vie, sur ses actions et ses expériences. Avoir fait ses propres choix, son chemin tout seul, être parti de rien, avoir grandi et compris en 29 ans vaux parfois mieux que vivre 90 ans sans avoir vécu à fond.

Ce que l’on retient au final de ce roman est la joie de vivre qui en découle. Il donne envie de vivre à fond, de profiter, de prendre des décisions qui ne s’imposent pas forcément justes aux yeux de son entourage mais qui nous rendent heureux nous.

Une très belle histoire pleine d’humour et de sensibilité, qui remonte le moral.

Et vous, quels seraient vos dix plus beaux jours de votre vie ?

Le ciel après la pluie, Clara Sanchez, Editions Marabout

Patricia, jeune mannequin au sommet de carrière à qui tout sourit ; mari peintre, belle maison, belle vie. De retour d’un shooting, elle rencontre dans un avion Viviana, une femme étrange qui lui assure que qu’elle est en danger, que quelqu’un lui veut du mal. N’y prêtant aucune attention, Patricia poursuit son chemin.

Mais dès les semaines qui suivent cette mystérieuse rencontre, d’étranges événements arrivent à la jeune femme, qui commence à paniquer. Elle se retrouve paralysée lors d’un défilé, manque de se faire renverser par une voiture, enchaîne les chutes… Déstabilisée, elle décide de partir à la recherche de Viviana car elle veut à tout prix comprendre ce qui lui arrive.

Parallèlement, sa vie commence à changer du tout au tout, dès qu’elle commence à soupçonner les gens qui la côtoient…

Un roman original tout en suspense qui nous plonge quelque peu dans le surnaturel avec l’étrange personnage de Viviana. Une femme particulière aux pouvoirs particuliers ; médium, chamane ? Avec plantes, encens et amulettes, elle va tout faire pour aider Patricia.

Le personnage de Patricia ne m’a suscité aucune empathie. Mannequin aux revenus mirobolants, sa vie ne semble tourner qu’autour de sa grande maison, de ses habits, de son apparence. Un personnage matériel au possible qui ne m’a pas ému, sauf peut-être à la fin… solidarité féminine oblige ! Et parce qu’au fond, se cache quelqu’un de bien, qui est capable de tirer des leçons de ses erreurs.

Un roman sympathique qui se lit bien et qui surprend quelque peu. Un suspense suffisant et une leçon ; celle de toujours se méfier de son entourage, car ce sont parfois les gens les plus proches qui nous veulent du mal…

Une belle découverte de cette auteure espagnole, qui semble déjà être une pointure en Espagne !

« Quelque part avant l’enfer » de Niko Tackian (Scrinéo) – un premier roman conseillé par Franck Thilliez

Capture d’écran 2014-12-17 à 12.41.31
Recommandé par Franck Thilliez, rien que ça ! Soit, pourquoi pas… après tout, un premier roman français, ça mérite probablement le détour ! Et pour le coup, ce premier essai est plutôt concluant et mérite qu’on s’y attarde.
Niko Tackian, scénariste, nous plonge dans l’univers très obscur de l’EMI, expérience de mort imminente ; souvent abordée dans la littérature, elle revêt ici une dimension hautement anxiogène puisqu’est le cadre de la rencontre d’Anna, mère de famille accidentée de la route et plongée dans le coma pendant une quinzaine de jours, et un homme mystérieux et menaçant qui lui annonce son prochain assassinat. Rien à voir donc avec ces rencontres d’un troisième type au cours desquelles des proches aimants nous accueillent ou des entités religieuses vous parlent. Anna aurait d’ailleurs préféré ces expériences plus classiques et réconfortantes. La voilà en effet renvoyée dans sa vie avec non seulement un corps malmené et un moral balbutiant mais également avec cette peur viscérale d’un inconnu qui semble la pourchasser et vouloir sa mort. Alors que cette parenthèse dans sa vie la force à regarder objectivement ce qu’elle en a fait et ce qu’elle en avait attendu s’opère une bascule : elle est désormais décidée à s’accorder tous les détours nécessaires pour redevenir elle-même, profiter de toutes les occasions qui s’offrent à elle ou encore reprendre le contrôle de son couple, de sa vie professionnelle, de celle qu’elle est. Par le biais de rêves dérangeants et d’intuitions, elle va de rencontres alarmantes en rencontres amicales et se plonge toujours plus profondément dans les méandres d’une affaire criminelle à laquelle elle semble être liée. Son retour à la vie est donc une véritable épreuve pour laquelle elle n’est pas armée et dans laquelle elle se débat tant bien que mal pour conserver son intégrité morale et protéger sa vie. Rapidement, on perçoit toute la maîtrise de l’auteur dans le développement d’une manipulation mentale. Le lecteur sent bien que les éléments ne sont pas ce qu’ils semblent être, sans pour autant parvenir à démêler le vrai du faux. Les fausses pistes se multiplient, les hypothèses s’accumulent, se contredisent, se recoupent, nous menant à chaque fois plus près d’une vérité dérangeante.
Niko Tackian est incontestablement maître dans l’art de créer et d’entretenir le suspense. L’EMI, sur laquelle il s’est visiblement documenté de façon très approfondie, devient le socle d’une intrigue navigant entre réalité et monde onirique, brouillant les pistes de l’enquête tout en en faisant émerger de nouvelles. Le lecteur accepte rapidement cette idée d’une expérience quasi surnaturelle qui influe ensuite sur la vie d’une jeune femme ordinaire, soudainement propulsée dans un monde régit par aucune règle préétablie. L’écriture, parfois hésitante, est pourtant prometteuse : très structurée, elle est rythmée par des chapitres brefs et des phrases courtes. Le vocabulaire est soigneusement choisi, très précis et pallie à quelques erreurs de narration (digressions ponctuellement nombreuses et peu utiles) et quelques fautes de compo (oublis réguliers de majuscules notamment dans les dialogues).

Barbapapa a perdu son papa…

barbapapa
Evidemment, vous connaissez les personnages ultra célèbres de la famille Barbapapa (allez-y, citez-les tous. Indices : il y a les parents et leurs 7 enfants !).
barbapapa maison
Vous avez grandi avec, vos enfants aussi, et ils font partie des livres, dessins animés et autres personnages sous toutes leurs formes qui ont peuplé votre enfance. Pour autant, peu d’entre nous se sont posés la question de savoir qui se cachait derrière cette licence mondialement connue ; et beaucoup d’entre vous ont peut-être entendu pour la première fois le nom des deux auteurs récemment, dans la presse, à l’occasion de la mort de l’un d’eux. Talus Taylor est en effet décédé le 19 février dernier, et les fans et amateurs de littérature enfantine n’ont appris la nouvelle que ce 1er mars. L’illustration parfaite, s’il en fallait encore une, de l’absolue discrétion de cet homme et de sa co-auteure et épouse Annette Tison.
bibliotheque barbapapa
Erigée comme règle absolue, cette discrétion (qui leur est parfois reprochée) est une caractéristique que ceux qui avaient eu la curiosité depuis les années 70 de se renseigner à leur propos connaissent bien. C’est aussi le cas des fans, qui pour la plupart n’ont jamais pu approcher et rencontrer leurs auteurs favoris. Une discrétion également qui a peut-être permis de mettre d’autant plus en lumière ses personnages aux formes aléatoires, aux aventures diverses, aux couleurs chatoyantes et aux amis attachants.
vaisselle barbapapa
De l’espace à la ferme, des fonds sous-marins aux forêts équatoriales, les enfants suivent avec enthousiasme et passion les aventures de leurs personnages favoris, protéiformes, facétieux et malicieux. Et l’offre commerciale s’est donc peu à peu étoffée : des produits dérivés de toutes sortes (vêtements, linge de maison, équipement de puériculture, livres audio, gommettes, éléments de décorations de chambres d’enfants, …), inondant nos quotidiens, que l’on soit petit ou grand !
sirop barbapapa
Vous ne les connaissez donc peut-être pas, mais Talus Taylor et Annette Tison sont finalement des personnes auxquelles nous devons beaucoup de nos histoires et amis imaginaires, de notre inspiration et de nos rêves d’enfants. Alors, peut-être un peu tard, cette chronique a pour but de les remercier pour ce qu’ils ont fait et de ce que leurs ouvrages continueront à provoquer comme sourires chez nos enfants !
barbapapa au revoir

« N’éteins pas la lumière » de Bernard Minier (Pocket) – Sweetie a peur!

minier lumière
Pour la troisième fois, Bernard Minier met en scène le commissaire Martin Servaz, de la PJ de Toulouse. Avec les récentes enquêtes qu’il a menées (Glacé et Le Cercle), il est sans surprise psychologiquement affecté. Il a été placé dans un établissement de repos pour flics perturbés… En d’autres termes, il est tellement mal en point qu’il a besoin de prise en charge médicale et d’une surveillance (et ce même si elle émane d’un personnel plus ou moins sympathique et empathique !). Pour autant, on ne va pas contre sa nature, et sa récente notoriété acquise bien malgré lui dans les sordides affaires menées à bien les semaines et mois précédents. C’est pour cela que lorsqu’il reçoit une clé et des informations sur le lieu auquel elle correspond, et qu’il apprend qu’il y a un lien avec une affaire sordide remontant à une année, il ne peut résister à cette tentation de s’évader de ce quotidien pesant et sordide.
Parallèlement, Christine Steinmeyer, animatrice vedette d’une radio toulousaine et « fille de », voit sa vie lui échapper : depuis qu’elle a découvert dans sa boite aux lettres le soir de Noël un courrier qui ressemble bien à une lettre d’adieu, elle a mis le pied dans une spirale qui menace de la faire sombrer dans la folie. Disparition de son chien, découverte de médicaments dans ses affaires par son patron, infraction à son domicile, courriers électroniques et appels anonymes, … et si l’on ajoute à cela que son fiancé, effrayé par sa transformation, s’éloigne et semble avoir d’ores et déjà trouvé du réconfort ailleurs… Impossible pour elle de comprendre ce qui lui arrive, ce qui d’ailleurs est évidemment le but recherché. Ce n’est pourtant que le début : avec Bernard Minier, l’horreur n’est jamais loin et prend toujours des allures d’œuvre d’art.
Peut-être est-ce parce que nous commençons un peu à connaitre cet auteur à l’imagination dangereusement prolifique lorsqu’il s’agit d’infliger des tortures physiques et psychologiques à ses protagonistes, mais dès les premières pages, nous sommes assaillis par cette atmosphère si anxiogène qui nous avait déjà pris à la gorge dans ses précédents thrillers. La descente aux enfers de Christine fait tout à la fois peur et pitié, et nous nous demandons jusqu’où elle se poursuivra, et pourquoi. Lorsque l’horreur frappe à la porte de madame-tout-le-monde, elle est d’autant plus frappante et effrayante. Encore une fois, les personnages de Bernard Minier alternent entre résistance et abandon, entre résignation et combat, et petit à petit se confrontent au pire de ce que l’homme peut imaginer et infliger à ses semblables. De quoi, encore une fois, regarder avec un œil ô combien suspicieux sur ces personnes tout à fait ordinaires qui gravitent autour de nous !
Âmes sensibles, s’abstenir de toute urgence. Un moment délectable et angoissant rare pour les autres, toujours servi par l’écriture imagée et précise de Bernard Minier, qui définitivement a trouvé sa place parmi les auteurs français à suivre absolument.

« Partir » de Tina Seskis (le cherche midi) – spirales infernales

partir
La fuite : solution de lâcheté ou preuve ultime de courage ? C’est toute la question qui se pose à la lecture de ce premier roman. Cette jeune femme, Emily, est-elle particulièrement égoïste lorsqu’elle quitte le domicile familial, son mari et ses proches, ou est-ce l’illustration de l’amour qu’elle porte à sa famille ? Une vaste question, dérangeante et politiquement peu correcte, dont la réponse vous sera personnelle, sans aucun doute.
Tina Seskis signe donc avec Partir un premier roman déstabilisant, intelligemment construit, angoissant et poignant. Un cocktail qui peut effrayer, mais qui, somme toute, fonctionne bien. Elle nous emmène effectivement à la rencontre d’Emily, une jeune femme à qui tout semblait sourire mais qui, pour fuir un passé douloureux, décide de tout quitter. On la suit donc des beaux quartiers de Manchester où elle vit avec son parfait mari Ben dans une demeure belle, vaste et cosy, aux bas-fonds de Londres où elle trouve refuge dans une colocation misérable, surpeuplée et sale et sous l’identité de Cat Brown. Fini le confort et l’aisance ; elle a tout laissé derrière elle et chaque jour est pour elle un combat pour tout à la fois fuir sa vie d’ « avant » et pour se construire une nouvelle vie. Rapidement, on apprend que sa vie a basculé quelques semaines avant ce départ soudain et secret du domicile familial, et qu’elle a toujours été étroitement liée à sa famille : un père infidèle et dépassé par sa double paternité, une mère naïve et résigné, luttant depuis la naissance des jumelles pour ne pas privilégier l’une à l’autre, et enfin et surtout sa sœur jumelle Caroline, instable, méchante, envieuse et surtout non désirée par ses parents.
Le décor est planté : Emily, qui a toujours été préservée par ses parents puis par son mari, doit maintenant, sous l’identité de Cat, braver le quotidien et sa dureté. Elle doit se battre pour manger, pour trouver du travail, pour s’installer dans une nouvelle vie et parmi de nouveaux amis. Et toujours, toujours, ces rappels au passé qu’il lui fait coute que coute combattre : son moral est aléatoire, chaque jour est un combat et chaque difficulté lui demande une force surhumaine. Cat pourtant est pleine de ressources, mais la vie est ainsi faite que nous sommes toujours et un jour ou l’autre rattrapés par ce que nous sommes et par nos actes. La jeune femme fera t elle exception à celle règle ?
Tina Seskis dépeint avec un réalisme effrayant les vies d’Emily/Cat, si diamétralement opposées mais jouxtant ce fameux événement qui a tout fait basculer. Si le drame ne fait aucun doute, sa nature est inconnue, les détails et explications distillés au compte goutte. Les parallèles entre l’avant et l’après, entre Emily et Cat, sont constants et se mettent mutuellement en exergue : plus la beauté de la vie de la première est décrite, plus la précarité de la vie de la seconde saute aux yeux ; de la même façon plus la vie de Cat se stabilise avec le temps, plus celle d’Emily à l’approche de « l’événement » semble se déliter. Bref, deux spirales liées et inversées renvoyant toutes les deux aux deux vies distinctes d’une même personne… compliqué me direz-vous ? Euh… oui ! Mais ne vous en faites pas, Tina Seskis s’y prend bien mieux… même si on ne peut que regretter une fin pour le coup prévisible – si, si – et simple. Mon conseil : n’attendez donc pas impatiemment la fin de Partir mais savourez le déroulement de l’intrigue, son évolution tentaculaire et ses déploiements inattendus. Et inventez-vous votre fin éventuellement….