PARLE-NOUS DU SALON DE SANG D’ENCRE ET DES SALONS EN GENERAL ?
Les salons sont une Agora. Un espace piétonnier, une bulle suspendue dans nos vies trépidantes, dans lequel on se rencontre Un lieu de rassemblement, où auteurs, éditeurs, journalistes et acteurs des sphères associatives (bibliothécaires, libraires, bénévoles) rencontrent les lecteurs. Au-delà de cette définition qui m’apparait restrictive, les salons, tels que le Festival Sang d’Encre, sont, dans le bon sens du terme, une foire, aux idées, aux points de vues. Une occasion pour les participants de les exposer. Et c’est parfois, de part et d’autre, une réelle surprise.
COMMENT T’ES VENU A L’ECRITURE ?
Je vois l’écriture comme une reproduction imparfaite d’une langue. Imparfaite dans le sens réducteur. Cet ensemble de signes sont reçus et compris par ceux qui peuvent le décrypter. L’échange est alors possible.
C’est un long apprentissage. Un long chemin. « Lis-moi. Comprend-moi ».
Lui manque la voix, la chaleur humaine. Je pense que je suis venu à l’écriture, paradoxalement, pour émettre cette vibration vers celui qui me lira.
Un long chemin.
PROJETS EN COURS :
J’écris un thriller qui s’adressera aux adolescents. Ca se fera sous l’égide des éditions Rageot. Un beau projet où il sera question de la rue d’Enfer, de 1714 à nos jours, de souterrains et d’une certaine formulation sanguine qui pourrait coûter la liberté à une jeune fille.
Et je finalise un thriller dans lequel un bushi revenu de lointains conflits et privé de maître à servir fait le choix de se réfugier dans un sanctuaire. Suzerain de ce lieu, il en fait son nouveau monde. L’amour sera aussi présent dans ce roman.
2010 C‘EST QUOI POUR TOI ?
L’année de tous les dangers.
2011 CE SERA QUOI ?
Black Hawk Down
LIBRE PAROLE T’ES DONNE
PAS DE QUESTIONS, TU NOUS FAIT UN PETIT EXPOSE DE CE QUE TU AS ENVIE DE DIRE
Voici quelques temps je m’étais amusé à livrer des fiches de personnages de Surhumain.
Je voudrais donner aux lecteurs quelques pistes concernant les protagonistes.
Tout d’abord :
Intention de Surhumain. Je voulais confronter la société, le quotidien de la pègre, la criminalité ordinaire, les intérêts bourgeois d’une ville de province à la folie d’un homme qui est prêt à abandonner toute intégrité physique pour assouvir sa vengeance.
Sous le ciel lorrain, dans une atmosphère assoupie de façades bourgeoises, déchirée par l’éclairage cru et tapageur de scènes d’intérieurs brutales, un contexte : des trafics, contrôlés par Alfred Gruz, qui servent les intérêts d’industriels, d’avocats, de commerçants, de truands étrangers, de flics véreux et corrompus. Une fin de règne du réseau mafieux. Asano, tueur solitaire psychopathe, ancien mercenaire revenu de tout et doté semble-t-il de facultés surhumaines, est de retour. Son projet : tel un marionnettiste, manipuler, contraindre ses futures victimes à le tuer, afin qu’ils perdent tout, liberté et intégrité. Asano est un danger physique et mental pour ses cibles. Il rôde dans l’univers de chacun et le pervertit. A tout moment, tout peut basculer dans l’ultra violence.
- Asano
La quarantaine, entretient son corps et son âme comme une arme. Il a franchi les limites humaines de la violence. Indifférent aux choses de la vie, il est revenu appliquer une vengeance contre ceux qui lui ont ôté l’envie de vivre. Sentiments desséchés. Esprit verrouillé. A distance des humains en qui il ne voit qu’une silhouette. Seul compte l’objectif décidé, la vengeance. Après une enfance dans les pensionnats, Asano a suivi une voie de rônin. Il a perdu son âme en Serbie. Instrumentalisé par les milices, les services action des services secrets, il a découvert le meurtre gratuit, l’impunité. Il a rassasié ses plus bas instincts. Il y a pris goût.
- Béatrice
Tout à la fois déterminé et borderline, fragile et résistante, elle exerce avec efficacité son métier de flic. Elle n’en retire aucun équilibre. Les autres lui renvoient une image fausse d’elle-même. Le cercle infernal commence au moment où elle entre dans un double jeu, en infiltrant le milieu mafieux dans lequel elle est envoyée en mission, et quand elle rencontre Thomas Asano.
• Alfred Gruz. Parrain local. Patriarche, qui tient tout le monde sous sa coupe. Il a réussi, vit cloîtré, entouré de gardes du corps, il est sur le point de quitter les affaires. A participé à la tuerie de la famille Asano. A pris sous sa protection Thomas Asano enfant. Gruz est subtil, implacable, mais il fléchit, le pouvoir ne lui procure plus de plaisir. A la veille de sa retraite, il est terrorisé par le peu qu’il lui reste à vivre. Les images des saloperies qu’il a faites le harcèlent. Il se raccroche à une femme. Mathilde Mangin. Il ne craint qu’une personne, Thomas Asano, son fils spirituel, sa culpabilité.
• Commissaire Sertier.
Grand et impressionnant. Le pendant de Gruz, côté force de police. Décidé à nettoyer Nancy, à réussir le plus gros coup de filet de l’histoire, pour imposer sa loi. Il joue un jeu dangereux avec sa hiérarchie. Futur caïd.
• Hervé Loubon. Gros, veule, lâche et traître par nature. Notaire à la ville. Se rêve en criminel, en successeur de Gruz. A participé au massacre de la famille d’Asano. Il n’a aucune conscience morale, n’identifie pas les échecs qu’il accumule dans ses opérations criminelles. Il fuit de la même façon sa fébrilité et son absence de courage, à coups de pressions tordues sur ses pions.
Asano / Béatrice
C’est la rencontre d’un double féminin avec lequel Asano pourrait partager la noirceur de son monde. L’intensité de leurs jeux sexuels, l’ambiguïté de leur séduction commune feront évoluer le personnage. Découverte de l’amour, ou plongeon définitif dans la folie, et à deux cette fois ? Qui entraînera qui ?
Béatrice, dans un premier temps, deviendra la partenaire sexuelle d’Asano, puis liera une relation amoureuse. Elle est happée par le charme vénéneux de l’homme. Ivresse des sens et des sentiments. C’est plus fort que la conscience du danger. Béatrice est persuadée que seul Asano le tueur, le réprouvé, la connaît. Comme deux amants qui auraient traversé le temps pour se retrouver dans une ultime confrontation.
Un grand merci à toi, thierry, on attend donc la suite avec impatience
on finit en musique

