nov 25

PARLE-NOUS DU SALON DE SANG D’ENCRE ET DES SALONS EN GENERAL ?

Les salons sont une Agora. Un espace piétonnier, une bulle suspendue dans nos vies trépidantes, dans lequel on se rencontre  Un lieu de rassemblement, où auteurs, éditeurs, journalistes et acteurs des sphères associatives (bibliothécaires, libraires, bénévoles)  rencontrent les lecteurs. Au-delà de cette définition qui m’apparait restrictive, les salons, tels que le Festival Sang d’Encre, sont, dans le bon sens du terme, une foire, aux idées, aux points de vues. Une occasion pour les participants de les exposer. Et c’est parfois, de part et d’autre, une réelle surprise. 

COMMENT T’ES VENU A L’ECRITURE ?

Je vois l’écriture comme une reproduction imparfaite d’une langue. Imparfaite dans le sens réducteur. Cet ensemble de signes sont reçus et compris par ceux qui peuvent le décrypter. L’échange est alors possible.

C’est un long apprentissage. Un long chemin. « Lis-moi. Comprend-moi ».

 Lui manque la voix, la chaleur humaine. Je pense que je suis venu à l’écriture, paradoxalement, pour émettre  cette vibration vers celui qui me lira.

Un long chemin.

PROJETS EN COURS :

J’écris un thriller qui s’adressera aux adolescents. Ca se fera sous l’égide des éditions Rageot. Un beau projet où il sera question de la rue d’Enfer, de 1714 à nos jours, de souterrains et d’une certaine formulation sanguine qui pourrait coûter la liberté à une jeune fille.

Et je finalise un thriller dans lequel un bushi revenu de lointains conflits et privé de maître à servir fait le choix de se réfugier dans un sanctuaire. Suzerain de ce lieu, il en fait son nouveau monde. L’amour sera aussi présent dans ce roman.

2010 C‘EST QUOI POUR TOI ?

L’année de tous les dangers.

2011 CE SERA QUOI ?

Black Hawk Down

LIBRE PAROLE T’ES DONNE

PAS DE QUESTIONS, TU NOUS FAIT UN PETIT EXPOSE DE CE QUE TU AS ENVIE DE DIRE

Voici quelques temps je m’étais amusé à livrer des fiches de personnages de Surhumain.

Je voudrais donner aux lecteurs quelques pistes concernant les protagonistes.

Tout d’abord :

Intention de Surhumain. Je voulais confronter la société, le quotidien de la pègre, la criminalité ordinaire, les intérêts bourgeois d’une ville de province à la folie d’un homme qui est prêt à abandonner toute intégrité physique pour assouvir sa vengeance.

Sous le ciel lorrain, dans une atmosphère assoupie de façades bourgeoises, déchirée par l’éclairage cru et tapageur de scènes d’intérieurs brutales, un contexte : des trafics, contrôlés par Alfred Gruz, qui servent les intérêts d’industriels, d’avocats, de commerçants, de truands étrangers, de flics véreux et corrompus. Une fin de règne du réseau mafieux. Asano, tueur solitaire psychopathe, ancien mercenaire revenu de tout et doté semble-t-il de facultés surhumaines, est de retour. Son projet : tel un marionnettiste, manipuler, contraindre ses futures victimes à le tuer, afin qu’ils perdent tout, liberté et intégrité. Asano est un danger physique et mental pour ses cibles. Il rôde dans l’univers de chacun et le pervertit. A tout moment, tout peut basculer dans l’ultra violence.

  • Asano

La quarantaine, entretient son corps et son âme comme une arme. Il a franchi les limites humaines de la violence. Indifférent aux choses de la vie, il est revenu appliquer une vengeance contre ceux qui lui ont ôté l’envie de vivre. Sentiments desséchés. Esprit verrouillé. A distance des humains en qui il ne voit qu’une silhouette. Seul compte l’objectif décidé, la vengeance. Après une enfance dans les pensionnats, Asano a suivi une voie de rônin. Il a perdu son âme en Serbie. Instrumentalisé par les milices, les services action des services secrets, il a découvert le meurtre gratuit, l’impunité. Il a rassasié ses plus bas instincts. Il y a pris goût.

  • Béatrice

Tout à la fois déterminé et borderline, fragile et résistante, elle exerce avec efficacité son métier de flic. Elle n’en retire aucun équilibre. Les autres lui renvoient une image fausse d’elle-même. Le cercle infernal commence au moment où elle entre dans un double jeu, en infiltrant le milieu mafieux dans lequel elle est envoyée en mission, et quand elle rencontre Thomas Asano.

•          Alfred Gruz. Parrain local. Patriarche, qui tient tout le monde sous sa coupe. Il a réussi, vit cloîtré, entouré de gardes du corps, il est sur le point de quitter les affaires. A participé à la tuerie de la famille Asano. A pris sous sa protection Thomas Asano enfant. Gruz est subtil, implacable, mais il fléchit, le pouvoir ne lui procure plus de plaisir. A la veille de sa retraite, il est terrorisé par le peu qu’il lui reste à vivre. Les images des saloperies qu’il a faites le harcèlent. Il se raccroche à une femme. Mathilde Mangin. Il ne craint qu’une personne, Thomas Asano, son fils spirituel, sa culpabilité.

•          Commissaire Sertier.

Grand et impressionnant. Le pendant de Gruz, côté force de police. Décidé à nettoyer Nancy, à réussir le plus gros coup de filet de l’histoire, pour imposer sa loi. Il joue un jeu dangereux avec sa hiérarchie. Futur caïd.

•          Hervé Loubon. Gros, veule, lâche et traître par nature. Notaire à la ville. Se rêve en criminel, en successeur de Gruz. A participé au massacre de la famille d’Asano. Il n’a aucune conscience morale, n’identifie pas les échecs qu’il accumule dans ses opérations criminelles. Il fuit de la même façon sa fébrilité et son absence de courage, à coups de pressions tordues sur ses pions.

Asano / Béatrice

C’est la rencontre d’un double féminin avec lequel Asano  pourrait partager la noirceur de son monde. L’intensité de leurs jeux sexuels, l’ambiguïté de leur séduction commune feront évoluer le personnage. Découverte de l’amour, ou plongeon définitif dans la folie, et à deux cette fois ? Qui entraînera qui ?

Béatrice, dans un premier temps, deviendra la  partenaire sexuelle d’Asano, puis liera une relation amoureuse. Elle est happée par le charme vénéneux de l’homme. Ivresse des sens et des sentiments. C’est plus fort que la conscience du danger. Béatrice est persuadée que seul Asano le tueur, le réprouvé, la connaît. Comme deux amants qui auraient traversé le temps pour se retrouver dans une ultime confrontation.

Un grand merci à toi, thierry, on attend donc la suite avec impatience

on finit en musique

lords_of_the_new_church_open_your_eyes

nov 22

hello motherfuckers,

J’ai découvert « surhumain » par le bié d’un autre auteur,  et aucun mal ne m’en a pris, enfin du neuf sous le ciel nordique du polar…..atchoum et rires….

avec le lien ou en on parle

http://rivieres.pourpres.net/forum/surhumain-de-thierry-brun-vt3892.html?highlight=surhumain

je ne vais pas reprendre mon enthousiasme pour ce livre, mais plutôt laissez l’auteur nous en dire plus sur 2010, les salons, 2011,….

bientôt

nov 18

Par et de  Thierry Marignac

Carl Watson est le seul génie littéraire que je connaisse sur cette planète, et je connais un nombre pharamineux de romanciers, écrivains, poètes, critiques et essayistes, sur trois continents. Carl Watson concocte un mélange unique de poésie, fiction, philo, états d’âme, et vision au scalpel de la terreur d’être, qui me semble digne des plus grands ancêtres, Bataille, Beckett, Hölderlin,  ceux qui ont vu : les os dénudés de la vie (Burroughs, Le Festin nu).

         Si j’étais écrivain, j’écrirai comme Carl Watson. Je ne suis, hélas, que romancier, fils d’un moindre Dieu. Vous vivez dans un monde enchanté, qui m’est refusé (Drieu La Rochelle, Troisième Lettre aux surréalistes sur l’amitié et la solitude, NRF, 1927).  Dans La Chambre d’Harry, (in Sous l’Empire des oiseaux, éditions Vagabondes, 2007) Carl Watson a décrit, mieux que je n’aurais su le faire, mes propres errances d’adolescent paumé dans la grande ville. Harry cherche une chambre, qu’il ne trouvera jamais, — le lieu magique de l’écriture. Entretemps, il passe la ville — dans ses aspects les plus dantesques — aux rayons X, sur le laser déchiqueté d’un cœur brisé. La chambre introuvable, mythologique, lieu de paix donc de puissance, dans la nordique Babylone ( New York, c’est pour les ploucs !…La ville, la seule, l’unique, c’est Chicago !…) au cœur de Skid Row, un des pires bas-fonds de l’Occident, sert de prétexte à l’étrange amour qu’éprouve Harry pour  La vie comme une décharge de revolver un tir désordonné et sinistre (E. Limonov,  Journal d’un Raté, Albin Michel, 1982) . Cette émotion est générée par la ville septentrionale, corsetée dans la pierre tombale des destins édictés du chaos urbain, Les politiques de restructuration du gouvernement (Watson, La Chambre d’Harry).

         J’ai tellement de respect pour Carl Watson — que je ne vois, hélas, plus beaucoup, que j’ai loupé lors de mon dernier séjour aux alentours de New York — que j’ai du mal à imaginer la littérature sans lui, infime particule fondamentale, dernière roue du carrosse dont on se souviendra. Seul en des temps délétères, Carl Watson s’accroche à l’inexorable. Il aborde le véritable sujet : L’écrasement de l’être au profit de l’étant (Annie Le Brun,  Si Rien avait une forme… », Gallimard, 2010).

         Une Vie psychosomatique est une réussite de l’éditeur Benoît Laudier. J’avais baissé les bras, comment persuader cet ermite de continuer son oraison magnétique, après Hôtel des actes irrévocables (Gallilmard, 1997) et  Sous l’Empire des oiseaux (Vagabonde, 2008) ? Mais il restait suffisamment de vitalité à  Watson pour reprendre une nouvelle vie à travers la satire de son radar sur nos égarements en commençant par la cellule-force : le couple. Ou ce qui en tient lieu, et Watson dérive inévitablement sur la tangente abyssale, du vertige anthropologique de la filiation et ses perspectives tordues, à partir de la nostalgie, et du sex-appeal des impasses quotidiennes. Voici la manière dont la vitalité Vagabonde a relancé le génie qui luxe les synapses sur une trajectoire féconde. L’enquête qui court sur toute la durée de Une Vie psychosomotique dissèqu nos tréfonds, comme toujours chez Watson. Cette fois c‘est par le biais d’une satire constante. Ce chef-d’œuvre d’humour noir a les accents grinçants du mythe.

http://rivieres.pourpres.net/forum/viewtopic.php?t=4317

http://www.vagabonde.net/

http://chroniquesmarignac.blogspot.com/

nov 17

Gestation  

Avec « La Dernière  Frontière », j’ai cherché à la fois à raconter une histoire qui repousse les limites de la réalité, à développer l’art de faire peur en littérature, à délivrer quelques clefs sur les pouvoirs principalement scientifique, militaire et médiatique qui sont en train de transformer la planète en monde virtuel.

J’ai mis la barre un peu haut, non ?

En tout cas, cela m’a pris un an de recherche et deux ans d’écriture.  

Cerclage

Ce que j’apprécie au Diable Vauvert, c’est qu’ils ne pratiquent pas la censure. Ils me donnent carte blanche pour écrire du noir et me laissent la responsabilité de couper ou non certains passages que l’on pourrait qualifier de « trop crus » ou de « trop croustillants ».

Il est tentant de faire partager au lecteur les informations étonnantes que l’on a déterrées lors de nos recherches, mais il faut savoir enlever le gras et revenir à l’intrigue. Dans un thriller, c’est elle qui commande. Si un passage ne sert pas l’intrigue, aussi bon soit-il, il doit disparaître. J’ai pallié la frustration qui en découle en créant sur mon site internet une rubrique « Bonus » dans laquelle je présente les scènes coupées ou, en ce qui concerne « La Dernière Frontière », les faits réels incroyables sur lesquels je me suis basé.

A partir d’un manuscrit qui avoisinait les 1 300 000 signes, je suis donc redescendu à 1 million de signes. Cela a donné plus de rythme et de fluidité à un récit très dense. Le problème des gros livres c’est qu’il sont rarement « bien » lus par les critiques littéraires habitués à parcourir en diagonale des bouquins peu épais. On ne peut pas lire en trois heures un roman que l’on a mis trois ans à écrire. Pas plus tard qu’hier, le critique d’un site internet que je nommerai pas, a écrit un article sur « La Dernière Frontière » truffé d’erreurs. Manifestement, il n’a rien compris au roman. Pourtant, je préviens le lecteur en préface.

 Accouchement

Au Diable, le Devil’s Assistant Charles Recoursé est une sorte de profiler littéraire qui se met dans la peau de l’auteur pour l’aider à perfectionner son œuvre. Ensemble on a décortiqué le roman, on est revenu sur les moindres détails, on a vérifié l’utilité de chaque phrase, on a veillé à la cohérence de chaque scène et au son de chaque dialogue. On a ainsi peaufiné le manuscrit pendant tout l’été dernier. J’en ai aussi profité pour raccorder certains passages à l’actualité brûlante.

J’ai accouché en même temps que mes amis Maxime Chattam et Franck Thilliez,

dans une cohue cégétiste, ce qui a un peu perturbé ceux qui attendaient « La Dernière Frontière » depuis trois ans. Au niveau des faire-part de naissance, c’est donc un peu le cafouillage. D’autant plus que mon « obstétricienne » semble évoluer dans les limbes virtuelles au point que je me demande parfois si elle existe. Bref, une communication inexistante, si ce n’était les fans, les passionnés, les lecteurs qui font eux-mêmes le boulot. Et un boulot fantastique ! Sur le site de la Fnac, j’ai retenu deux accroches d’internautes pour qualifier ce livre : « All you need is Love » et « Une bombe à neurones ». Mieux que des publicitaires professionnels, non ?  Et là j’insiste vraiment pour remercier des sites comme Unwalkers qui sont devenus aujourd’hui la véritable interface entre les artistes et le public.    

Placenta

C’est toujours un déchirement de quitter des personnages avec qui on a partagé la moitié de son temps. Cela fait huit ans que Nathan Love est né dans mon imaginaire. Il fait parti de la famille. Mettre un point à la fin de chaque roman, c’est le laisser partir en vacances, sans savoir s’il va revenir. 

Un peu de baby blues donc, mais fier du bébé ! Il est tel que je le souhaitais vraiment. « La Dernière Frontière » est mon septième roman, c’est aussi le plus ambitieux, celui qui m’a demandé le plus d’investissement, de travail, de sacrifices. J’espère qu’on l’aimera. Le succès populaire d’un film aussi dense et complexe que « Inception »  donne foi dans la capacité du public à se tourner vers des œuvres qui sollicitent l’intelligence.

Réducation post incontinence

Je décompresse un peu. Je m’octroie un congé parental en quelque sorte, consacré à la promo de « La Dernière Frontière ». J’hésite encore entre plusieurs projets littéraires dont j’ai déjà tracé les axes dramatiques. Il ne me reste plus qu’à choisir dans quelle aventure me lancer. J’ai aussi sous le coude un recueil de 36 nouvelles écrites au cours de ces dernières années et je développe un scénario original de long-métrage pour le cinéma. Un thriller machiavélique. Le film devrait être tourné à l’autre bout du monde en 2011. Parallèlement, je continue à me perfectionner quotidiennement en arts martiaux et à enseigner le viet vo dao. Histoire de rester en phase avec Nathan Love, au cas ou il reviendrait…

il a intéret à revenir, merde alors

Un grand merci à phillip pour sa gentillesse, tout cela a été fait par courriel.

nov 17

 

3 EME OPUS DE NATHAN LOVE (essai de chronique)

AUX EDITIONS DU DIABLE VAUVERT

INTRO : 

Hi my name is Nathan, I m living in a fucking world,

The ying, the yang, the others,

 let s play ! ! !

TRAME:

Snake Valley, dans le désert de l’Utah, est le théâtre d’étranges phénomènes, parmi lesquels la disparition énigmatique de Sam, le père de Nathan Love

La peur. Elle est propagée par des êtres aux visages flous, des inconnus aux murmures grinçants, des voix venues d’ailleurs et semble trouver son origine dans les gigantesques lumières voraces et les empreintes géantes apparues dans le désert du Grand Lac Salé

Classe A, c’est parti, attachez vos ceinture… pardon M. leroy vous disiez :

 Comme dans Le Dernier Testament et La Dernière Arme, j’ai voulu tisser un suspense révélant les différents pouvoirs qui font tourner la planète. Après la religion, la politique et l’économie, ce sont ici la science, l’armée et les médias qui définissent l’enjeu. La Dernière Frontière est un thriller à la limite du fantastique qui ne franchit jamais la ligne, ancré dans une actualité brûlante qui pose les bases du monde de demain. Angoissant, intriguant, spectaculaire, il contient des chapitres pouvant choquer par leur crudité et leur réalisme, dépeint des personnages aussi atypiques qu’attachants, se dénoue sur une nouvelle vision du monde et une immense preuve d’amour entre un homme et une femme. À ce jour, c’est mon roman le plus ambitieux. »

Pari réussi,  c’est le meilleur des trois, pour vous souligner le plus abouti je dirai.  Certains auteurs rêveront d’atteindre ce niveau.

Si pour les précédents, certains vous reprochaient trop de bastons, le juste milieu est atteint.

Plusieurs voix sont présentes, à travers le livres la narration en est encore plus fluide(sponsorisé par une farine) et chaque protagoniste est travaillé à l’extrême.

Toujours entre le fantastique et le réel, on avance à pas de loup, on oscille, on tourne en rond pour d’un coup s’en prendre plein la gueule , tout au long du voyage.

Petite nouveauté, l’amour est omniprésent,  le vrai, pas celui qui commence où erre dans les effluves de roses.

GENRE :

C’est un prototype  hors norme du thriller 

ECRITURE :

C’est l’extase….

Niveau d’écriture  visuelle au taquet, j’ai eu l’impression de lire un film et de visionner un livre, cela peut paraître zarbi mais c’est ainsi.

Tout est maitrisé, intrigue, mise en page, cliff hanger, etc etc.

Une leçon d’écriture, hum, hum, je prend les inscriptions pour certains…:)

CONCLUSION :

Un livre bien ancré dans son époque,  rien n’a été écrit au hasard.

Foncez l’acheter au lieu de bêtement d’acheté le dernier ……. ou bien le trop connu ……

LE PLUS :

L’écriture, putain l’écriture, les idées, le livre quoi ! ! !

LE MOINS :

 Trop parfait

Manque la touche d’imperfection,  la fausse note pendant le solo qui tu sa « grand mother ».

La dernière phrase du livre est trop manichéenne, alors que tout le reste ne l’est pas.

LES LIENS du livre :

http://www.philipleroy.blogspot.com/

http://www.audiable.com/

ANNEXES ET REMERCIMENTS :

A l’auteur qui s’est décarcassé pour me procurer un SP dés juin

Aux éditions du diable vauvert pour leur gentille invitation à Lyon pour la présentation de leurs nouveautés littéraires.

article by holden

nov 15

GESTATION :

 J’ai commencé à écrire Druide il y a 4 ou 5 ans. L’idée de la forêt, ses codes, ses personnages et quelques points clés de l’histoire me sont apparus en un claquement de doigts, un vrai coup de Trafalgar de mon imaginaire. J’étais concentré sur la BD sur laquelle je travaillais alors, j’ai eu une hallucination éveillée et quelques minutes plus tard, une grande partie du récit s’écrivait dans ma tête. Je me souviens avoir sorti de grandes feuilles blanches, avoir dessiné la carte de l’univers, griffonné quelques détails de décor, donné des noms aux personnages… C’était presque une expérience mystique. Ensuite, j’ai commencé à écrire chapitre par chapitre et comme à l’époque je dessinais beaucoup pour la BD, il m’a fallu trouver du temps pour vraiment avancer dessus. Dès que j’avais quelques heures devant moi, je me plongeais dans Druide. Je suis arrivé à bout du livre après deux ou trois ans. Je l’ai fait relire par mon entourage plusieurs fois, je n’arrêtait pas de le retoucher puis je l’ai présenté aux éditions Eclipse qui ont accepté de le publier avec enthousiaste. Et en cette fin d’année 2010, voilà enfin mon bébé en librairie. Une sacrée aventure intérieure…

CERCLAGE :

 Aucun problème éditorial à déplorer… pas même une anecdote grinçante à se mettre sous la dent. Mathieu Saintout, le boss des éditions Eclipse, ainsi que ses collaborateurs sont des amis et des professionnels très compétents. Du coup, travailler ensemble a toujours été facile. En ce qui concerne la réécriture, j’ai par contre énormément retravaillé le manuscrit. J’ai même l’impression d’avoir écrit deux livres tellement j’en ai fait. Je voulais que Druide soit parfait. Je dois cette envie de perfectionnisme à la seule personne qui m’ait dit « tu racontes des supers histoires mais tu pourrais mieux les écrire ». Avec le recul, je m’aperçois que je lui dois beaucoup des bonnes critiques que je lis ici et là.

ACCOUCHEMENT :

 C’est parfois l’angoisse… je ne suis pas d’un naturel stressé et j’ai l’habitude des sorties en librairie rayon BD mais comme Druide est mon premier roman, je suis très attentif à ce que j’entends, aux commentaires sur le net et aux avis des libraires. Pour l’instant, tout ça est très positif, donc je croise les doigts pour que ça continue et que Druide continue à faire du bruit. J’en profite d’ailleurs pour vous remercier de votre chronique.

PLACENTA :

 Aucun. Ça peut paraître simpliste de dire ça, mais j’ai mis tout mon amour dans les pages de Druide, j’ai passé des années avec les personnages dans ma tête. Aujourd’hui, c’est avec fierté que je les laisse vivre leur existence en librairie.

REEDUCATION POST NATAL

 Je suis plutôt du genre hyper actif et multi-tâches. Je développe deux projets pour la télé, dont une pour France 2, je scénarise plusieurs séries de BD en même temps (Nosferatu, In Nomine, Zombies, Assassin, Lancelot…) et je travaille sur la suite de mon autre roman (Les Haut-Conteurs tout juste sorti en librairie au rayon jeunesse) que j’écris avec Patrick McSpare. Et je travaille aussi sur deux nouveaux romans. Une bonne partie de cette production devrait sortir en 2011. Vivement bientôt !

 Et pour finir, merci les Unwalkers !

PS : Echanges réalisés par courriel, avec un grand merci à l’auteur pour sa gentillesse et sa courtoisie. A bientôt

nov 10

DRUIDE DE OLIVIER PERU aux éditions éclipse

 

 

 

INTRODUCTION et TRAME :

Bienvenue dans l’imaginaire de M. Peru, bienvenue dans la forêt et le pacte. Guidés par le druide Obrigan et ses apprentis, nous partons résoudre une inquiétante énigme :

1123 après le Pacte. Au Nord vivent les hommes du froid et de l’acier, au Sud errent les tribus nomades et au centre du monde règnent les druides. Leur immense forêt millénaire est un royaume d’ombres et de mystères. Nul ne le pénètre et tous le respectent au nom du Pacte ancien. Les druides, seigneurs de la forêt, aident et conseillent les hommes avec sagesse depuis la nuit des temps. Mais un crime impensable va bouleverser cet équilibre : dans la plus imprenable citadelle du Nord, quarante-neuf soldats sont sauvagement assassinés sans que personne ne les entende seulement crier

Jamais gore, toujours maître du cliff hanger, l’auteur nous fait découvrir le vaste monde (cartes à l’appui) et nous entraîne dans un maelstrom (mot à la mode)  de suspense, d’action,  de réflexion, et de chamanisme.

L histoire est  solide, comme l’épaisseur de caractère des protagonistes.

Les 50 premières pages posent le décor et un bout de la  trame. Suivent 450 pages que l’on tourne, tourne  et retourne comme un derviche. Puis on s’assiéra le cul par terre, en posant le livre, et on se dira : putain de putain de merde, mais je viens de lire un sacré p….n de bouquin, ce qui dans le contexte actuel de production à tout va est une sacré double chance de réussite totale.

GENRE :

C’est un hybride de thriller matinée de fantaisy de polar et de roman d’aventures

C’est un hybride de polar matinée de fantaisy de thriller et de roman d’aventures

C’est un hybride de fantaisy matinée de thriller de polar et de roman d’aventures

Etc. etc.,  (à vous de définir et de le lire)

De facto, ce livre sera difficile à étiqueter – bon courage aux libraires !

ECRITURE :

500 pages sans un seul temps mort, des questionnements à chaque chapitre, le sens du cliff hanger, et une écriture visuelle : on se met à rêver d’une adaptation cinématographique qui n’aurait rien à envier à celle du Seigneur des anneaux de Tolkien.

Une mise en forme impeccable, aérée, parfaite pour une bonne lecture.

CONCLUSION :

Il ne manque rien à ce livre doté, imaginaires à foison, ce qui nous permettra de quitter nos sales habits de contemporain du 21 ème  pour errer dans la forêt et le monde d’olivier Peru.

PS : On a du mal à croire que c’est son premier livre tant l’écriture est aboutie.

LE PLUS :

Pas de manichéisme, au contraire, c’est un bon point.

Un  argument de taille, le prix : enfin des livres a moins de 20 euros, avec une couverture magnifique ! Merci les éditions éclipse.

Et 500 pages qu’on lit d’une traite sponsorisées par les opticiens de France.

Un extrait  voir le pdf :

Extrait_Druide[1]

LE MOINS :

 Le problème si cela en est un, ce sera de faire mieux ! ! !

A vous lire et vous relire  Monsieur.

LES LIENS du livre

http://www.eclipse.fr/

http://www.4decouv.com/

http://olivierperu.blogspot.com/

ANNEXE ET REMERCIMENTS :

J’en profite pour remercier fredo de « 4 ème de couv » pour m’avoir fait découvrir ce livre  et  Olivier Collin des éditons éclipses,  et l’auteur.

Mention spéciale à CG grand manitou de l’info qui sans lui, bah….il n’y aurait rien

article by holden