hi,
plus que 2 à lire…
surpris par aurélien Molas et jac barron
à suivre…
hi,
plus que 2 à lire…
surpris par aurélien Molas et jac barron
à suivre…
que rajouter de plus, à tout ce qui a été ecrit sur le web ou ailleurs ?
http://www.cafardcosmique.com/Velum-de-Hal-DUNCAN
http://www.scifi-universe.com/critiques/17665-0-velum.htm
http://www.culture-sf.com/Velum-Le-livre-de-toutes-les-heures-Hal-Duncan-cf-481
http://nebalestuncon.over-blog.com/article-22690989.html
Si ce n’est que c’est un formidable livre de vie, de combat, de non renoncement, un livre anarchique, par la forme et le contenu.
Je regrette juste le coté élitiste de la présentation du livre, il est tout à fait « lisible » et tres abordable, à part….le prix…soit…
Mais la couverture est tellement belle
Entretien avec Thierry Marignac par couriel
Somes questions :
D’abord comment l’envie d’écrire t’est-elle venue ?
Parce que je ne vaux pas un caramel à la guitare, et que 60 kg au développé couché, c’est mon maximum (aucune chance aux J.O.), je suis très mauvais en football, la philo me rase, la politique me déprime, je n’aime pas la vie de bureau.
De même pour la traduction ?
Je suis devenu traducteur parce qu’après « Fasciste » personne ne voulait plus de moi comme auteur, mais je suis entêté, quand on me sort par la porte, je reviens par la fenêtre. Ensuite, j’y ai pris goût, on y apprenait des tas de choses intéressantes sur le langage, notre matériau de romancier.
Arrive « Fasciste »un livre bien ancré dans son époque, qui peut être relu aujourd’hui, il n’a pas vieilli.
Nous y voilà. Grand péché Marignac, j’ai lancé une provo punk à la face de le Phrance confite dans son humanisme bidon de la fin des années 1980 Nous autres, de la génération suivante, exclue de tout par les Grandes Consciences aux poches profondes, on était fatigué des tartuffes et de leur affairisme. Tout le monde attendait que je balance des histoires des histoires de came. Mais j’ai l’esprit de contradiction. J’ai raconté une histoire qui n’avait rien à voir avec la mienne. Ça s’appelle être un romancier. Bien plus tard, quand j’ai sorti « À quai », un lascar est venu me faire me faire signer un vieil exemplaire de « Fasciste » tout corné, il le traînait depuis l’époque où il était sorti, quand il était para à Djibouti. Le mec m’a demandé : « Comment t’as eu l’idée de faire ce bouquin, et comment t’as fait l’enquête dans les milieux d’extrême-droite ? », Il était cool cet ancien soldat, j’avais rien contre lui, contrairement à des tas de dépendeurs .d’andouilles, il avait vécu quelque chose, lui. Alors, je lui ai répondu la vérité : « J’ai arrêté la poudre ». Comble du bonheur, ce lecteur avait de l’humour. Il a rigolé.
Comment en est tu arrivé a écrire vint ? Qui dépareille un peu dans ta biblio ?
Je ne vois pas en quoi ça dépareille. J’ai commencé dans le journalisme, dans ls années 1980. Ce qui est, comme chacun sait, une bonne école pour le romancier, l’écriture minutée, la frénésie du bouclage, les rigueurs du deadline et de la maquette. J’ai refait du journalisme à Moscou dans les années 2000 avec les punks américains (leur magazine, lu par la communauté expat’, était en anglais) du magazine « eXile » … J’aime le reportage, le mouvement, la surprise. Contrairement à nombre de mes collègues, je ne crois pas que la qualité de romancier donne automatiquement expertise en philosophie, sociologie, politique, et chasse à l’éléphant blanc. Mais si on fait son métier correctement, cela développe l’acuité du regard.
J’ai horreur du roman à thèse, où l’auteur mystifie son lecteur avec ses opinions, et je tiens à l’indépendance farouche de la fiction, vis-à-vis de toutes les chapelles, des larves qui prêchent, disait Cioran. Mais je n’entendais pas me priver pour autant des moyens de donner par ailleurs et sans drapeau mon point de vue sur tel ou tel aspect du monde à l’aide de mes armes, faculté d’observation et savoir-faire de conteur. Ayant traversé la toxicomanie en simple soldat, je disposais au épart de certaines infos intimes. Il m’a fallu monter la combine pendant deux ans, décrocher une subvention d la fondation George Soros à New York, apprendre l’argot des amés russes dans quelques ouvrages choisis, notamment « Rase-Mottes » de Baïan Chirianov, bible de la méthamphétamine en Russie et dans l’ex-empire. Lorsque je partis, en décembre 2004, la Révolution Orange venait d’éclater. On me conseillait la prudence, mais j’avais envie d’en découdre.
Ce livre a permis à mes amis du club des Narcotiques Anonymes de Kiev de décrocher à leur tour une subvention de la Croix-Rouge française. Le caractère journalistique du bouquin me permettait d’exprimer des idées et des opinions sur une question que je me pique de comprendre. En ce sens, c’était un live politique, en faveur de la dépénalisation des drogues. Mais c’était aussi un livre de voyage et de rêverie, notamment au palais de Yalta, surplombant la Mer Noire…
Si on peut dire ainsi, en la regardant on voit du polar, mais aussi un peu de sf et des essais sur Norman Mailer (confère article sur le blogg)
Je suis auteur, il faut que je vive. Le polar est un milieu d’un conformisme accablant. En sortir, c’est sain.
Une obsession Norman mailer ? il y a aussi un film je crois ?
Au fond, je m’en tape comme de l’an 40, de NM, sinon que c’est une grand auteur presque jusqu’à la fin. Et un des meilleurs écrivains de boxe du 20e siècle.
Mais il avait un parcours d’agité du bocal qu’il me semblait urgent de ramener au premier plan dans un certain monde frileux de l’édition parisienne — notamment ceux qui me mettaient au ban de l’humanité, parce que j’avais écrit un livre qui leur déplaisait. Écrit juste après la parution de « Fasciste » c’était une façon insistante d’enfoncer le clou de ma provo.
Ensuite, on m’a contacté pour faire un docu pour Bernard Rapp, sur FR 3, je crois, mais ce genre de truc, je les confonds facile, parce que je m’en bats les joyaux de la couronne. Coup de bol, jetais très pote avec Richard Stratton, auteur de « L’Idole es camés » (Rivages, 1994, traduit par votre serviteur), ancien trafiquant, ancien taulard, ami de toujours de Mailer. Alors on a fait le film, deux mois de bonne déglingue à New York. Ils doivent encore le vendre sans me payer les droits, tu penses…
Tu as un rapport énorme avec la Russie, d’où cela vient il ?
Quand j’ai rencontré mon vieux pote Edward Limonov, il y a trente ans, c’était le seul écrivain professionnel qui m’adresse la parole, en dehors d’Hervé Prudon. Les autres, culs-bénis de toutes tendances, fallait être introduit pour y avoir accès, dans tous les sens du terme. Ou bien être né dans la ragounasse germano-pratine suis generis. La grande bourgeoisie, c’est pas non plus une mauvaise carte et ça se recoupe. Bref, pour moi, pas mèche. Limonov était un dissident punk, auprès de qui, mes potes et moi, on se déniaisait sur le plan boisson d’homme, on croisait des marquises, des top-models, des arsouilles, des putains et des transfuges. Pour être admis, à la russe, il suffisait d’être présent et bon compagnon. Quel soulagement après le Rotary Club des gauche-caviars et des Figaros, où il fallait montrer patte blanche. Enfin des gens normaux. Plus appliqué que mes pote de Paris — cette ville qui n’est plus et que nous possédions encore —, j’ai développé des relations spécifiques de proximité avec son cercle et au-delà. J’y étais apprécié, outre mon exotisme de Parisien de la grande époque, involontaire, parce que je tiens parole. Ensuite, quand ils sont tus retournés en Russie après la fin de l’URSS, j’ai fini par aller les voir. J’avais appris tant de choses grâce à eux.
A la lecture de ta bio, on voyage, Europe, USA, Russie, penses-tu écrire sur l’Asie ou l’Afrique ou autres ?
Non. Pour plusieurs raisons : 1) l’Afrique, l’Asie, l’Amérique du Sud, voire l’Océanie, sont la tarte à la crème de l’écolo-mondialo-psycholo-lyrico,-trallala qui ne recouvre que le vide abyssal de ceux qui le profèrent, 99% du temps. Le journaliste polak dont le nom m’est sorti des neurones, qui a exploré l’Afrique dans les années 1970 (quand la Pologne était encore socialiste) échappe à cette catégorie, et Shœndorffer,e t sûrement tout un tas d’autres que je ne connais pas.
2) N’étant hélas pas un génie des langues, malgré quelques dons dans ce domaine, j’ai décidé, en apprenant le russe, que c’était la dernière fois que je me soumettais à une torture du genre. Or, déjà perverti, je ne pouvais plus me rendre dans des pays dont je ne parlais pas la langue, parce que j’avais l’habitude, aux USA, et en Russie, d’être dans mes cordes linguistiques. Même si en Afrique et ailleurs on parle le français parfois, et l’anglais souvent, il faudrait rester emprisonné dans la barrière linguistique, voie coupée vers l’intimité du bambara ou du zoulou. Or, à chaque fois que j’ai eu accès aux cultures étranges qu’ii m’a été donné le loisir d’approcher, Russes du peuple, camés ukrainiens, Noirs pas beaux, pas gentils du ghetto de Jersey City, c’est la langue elle-même, avec toute son énergie, son vice et sa beauté, disait Norman Mailer, qui m’a permis cette gloire. Et je n’ai plus l’énergie d’en apprendre une nouvelle.
Renegade Boxing club, il a fallu attendre longtemps pour lire du neuf, qu’as-tu fait entre ?
Entre quoi ? J’ai publié deux livres en 2006 (Vint… et À Quai), deux livres en 2009 ( RBC et Le Pays où la mort est moins chère), sans compter les traductions, quatre ou cinq d’après mes souvenirs brumeux. Tu veux ma peau ?
Quels livres est tu fier d’avoir traduits ? Et de nous avoir fait découvrir (je pense à Carl Watson et le livre racailles)
Racailles, (Vladimir Kozlov). Hôtel des actes irrévocables, Sous l’Empire des oiseaux, Une Vie psychosomatique (Carl Watson). Toxixo, New York Rage (Bruce Benderson), Rasta Gang (Phillip Baker). Basketball Diaries (Jim Caroll), La Confession de Stavroguine,( Dostoïevski).
Suite à un échange sur le coût des livres avec l’auteur sur le blogg d’Antoine Chainas, j’ai fait la connaissance de Thierry Marignac.
J’ai lu Renegade Boxing Club
Apres la dernière page mon sentiment était mitigé, tout ce buzz pour cela…
Puis comme un vieux fantôme oublié, ce livre est revenu me hanter.
La traduction, les rues de New York, la boxe, un tout.
Un putain de bon roman in fine.
Et je me suis plongé lentement dans la bibliographie de l’auteur.
Fuyards, Vint, fascistes, le pays ou la mort est moins chère, Milana.
Je me garde sous le coude « A quai ».
J’ai pris mon temps, j’ai dégusté, dans tous les sens du terme…
Je me suis demandé pourquoi il n’etait pas plus connu et reconnu.
Je me le demande encore à la vue de certaines merdes qui sortent….
Soit….
A la différence d’autres, Monsieur a du style, Monsieur est pluridisciplinaire,
Monsieur est de surcroît courtois et sympathique car j’ai pu le contacter, par courriel, il a accepté de répondre à une salve de questions.
A demain donc pour la mise en ligne de questions réponses…..sans retenue ni concession mollasse.