mar 28

Avant tout,je remercie, les éditions Fleuve noir, pour leur gentilesse

et surtout l’auteur, que j’avais rencontré, sur un salon, on se fait donc une inter en 2 fois avant la sortie de Gataca le 14/04/2011.

1 Shako le retour, avec un autre de vos personnages, une demande des lecteurs, une envie forte de l’auteur, ou est ce la fin des 2 personnages dont vous allez vous débarrassés à travers ce diptyque ?

Au départ, je n’avais pas prévu de faire revenir Franck Sharko et Lucie Henebelle. Au moment de l’écriture de « La chambre des morts », Lucie n’était qu’un personnage comme un autre, née au début du livre, et dont l’existence s’arrêtait à la dernière page. Idem avec Franck Sharko et « Train d’enfer pour ange rouge ». Ensuite, je me suis aperçu, lors de rencontres, que les lecteurs voulaient en savoir plus sur ces personnages. Quel était leur passé, leurs obsessions profondes ? Comment allaient-ils évoluer ? Je me suis dit « Pourquoi pas » et en ai fait des personnages revenant dans une histoire (pas encore vraiment « récurrents », mais presque !). Je les avais un peu abandonnés, depuis quelques années, gardant en tête qu’ils reviendraient. Avec le Syndrome E, il me fallait deux flics, car deux points de vue. Je voulais reprendre l’un de ces personnages, l’entraîner dans une troisième enquête (ils apparaissaient chacun dans deux livres). Alors, je me suis dit : pourquoi ne pas les réunir ? Cela satisferait, de plus, l’ensemble des lecteurs qui suivaient soit l’un, soit l’autre de ces personnages.

Par contre, je ne me « débarrasserai » pas de ces personnages, je compte au contraire les faire revenir dans d’autres aventures, car c’est un couple qui fonctionne bien.

2 On a du mal à le reconnaître Sharko au départ, votre volonté de l’affaiblir à l’extrême au profit de la jeune Lucie ?

Sharko n’était plus apparu dans une histoire depuis Deuils de miel, en 2005. Il a donc vieilli de cinq ans. En cinq ans, les gens changent, évoluent, surtout ce flic avec un si lourd passé. Sharko est tourmenté, il vit avec des fantômes, des souvenirs douloureux. Il a beau avoir de la carcasse, il ne peut pas résister indéfiniment. Donc oui, il est affaibli, mais c’est logique. Lucie sera là pour l’aider, le soutenir, lui redonner espoir. Dans Gataca, c’est l’inverse qui se produira. Et, pour en revenir à Sharko, disons que par rapport à son état dans Gataca, on peut dire qu’il est en pleine forme dans le Syndrome !

3 Combien de temps de préparation pour ce diptyque, c’est énorme la masse d’informations que vous avez du avalé et retranscrire ?

Les deux romans sortent à six mois d’écart, mais je prépare ce diptyque depuis janvier 2009, progressivement, car en effet, la quantité de doc est impressionnante. Les domaines à traiter sont complexes, divers et variés. Je pense ne jamais avoir lu autant de livres que pour la préparation de Gataca, car le roman aborde un domaine que je ne connaissais absolument pas : la biologie évolutive, qui essaie d’expliquer, grosso modo, le pourquoi et le comment de la Vie. C’est une discipline précise, qui exige de nombreuses interrogations et difficile à retranscrire dans un thriller. Comment parler de Darwin dans une enquête policière contemporaine ? Comment intégrer la sélection naturelle dans le travail des enquêteurs, sans que cela fasse « plaqué » en surcouche de l’histoire ? La vulgarisation scientifique est un exercice délicat, car il faut faire passer les messages scientifiques sans que cela ne se voit trop. L’un de mes buts principaux est que le lecteur, en plus de passer un bon moment de lecture, ressorte intellectuellement enrichi.

Voilou la suite, dans 1 semaine et demi, avant la sortie de son prochain livre

mar 28

Attention, marqué Thriller, j’en suis pas sure,

c’est surtout un PUTAIN DE BON ROMAN…

Trame :

Un homme construit le paradis sur Terre, l’autre y fait régner l’enfer.

1893 : l’Exposition universelle de Chicago est l’occasion pour les États-Unis de montrer leur puissance au reste du monde. Au cœur de cet évènement sans précédent, le célèbre architecte Daniel H. Burnham, créateur du premier gratte-ciel, à qui revient la tâche de créer une cité de rêve, la Ville blanche. On attend près de 30 millions de visiteurs, de nombreuses personnalités, parmi lesquelles Houdini, Frank Lloyd Wright ou Thomas Edison.
Mais dans l’ombre de l’Exposition, une autre figure accomplit de bien plus noirs desseins : H. H. Holmes, un jeune médecin apparemment bien sous tous rapports, en réalité l’un des serial killers les plus terrifiants de l’histoire du crime. Profitant de l’évènement, il va lui aussi être à l’origine d’une construction insensée : un hôtel entièrement dévolu au service de ses pulsions meurtrières, véritable château de Barbe-Bleue, comprenant chambre de torture et four crématoire.

Version éditeur :

Avec un sens de l’intrigue digne des plus grands auteurs de thrillers, Erik Larson mêle dans ce livre à la construction diabolique le destin de ces deux figures légendaires, d’un côté le créateur, le visionnaire, l’architecte de génie qui bouscule tous les obstacles pour que son rêve devienne réalité, de l’autre, le tueur aux 200 victimes, préfigurant ainsi les deux aspects qui vont définir l’Amérique du XXe siècle, ses rêves et ses cauchemars. Il retrace l’enquête menée pour mettre fin aux agissements de Holmes, dans laquelle vont être impliqués un détective de la police de Philadelphie à la ténacité incroyable et un étrange club de journalistes passionnés de crimes, le Whitechapel Club. Une formidable histoire où l’on constatera, une fois de plus, que la réalité dépasse toujours la fiction.

version Holden

Ok ok ok,

le livre se decoupe en 2 points de vue, l’architecte, et l’assassin, si le roman, peut correspondre aux clichés Thriller, cliff hanger,etc etc etc,……. si vous le devorez en une nuit ce sera sutout grace aux talents de l’auteur. D’ailleurs j’ai eu plus de peur pour l’architecte, qu’avec l’assassin. On est en prise directe avec une amérique qui se cherche, une amérique qui veut mieux faire que l’expo universelle de paris, une ville qui veut se changer. On croisera des connus, on passera par les greves, les syndicats qui montent, les politiques qui serrent des mains, les répressions, on croisera toute l’humanité, les gentils, et les mechants…..la vie, et on en apprendra beaucoup sur la construction

On en sortira érudit, sur une page d’histoire totalement méconnu pour nous européens. Un livre qui vous marquera, les fans de thrillers n’en seront pas en reste, l’assassin est diablolique, au fait il a existé….lui….

Aux éditions Cherche Midi, qui ne se sont pas trompés en éditant ce livre. Une adaptation cinématographique est en cours.

sortie prévu début avril 14 2011

mar 28

Hello, my name is…Holden, a fucking unwalkers

Megadeth – Megadeth Paranoid

Je n’habite pas loin de Lyon, donc pour la 4 ème fois je suis allé faire un tour au Quai du Polar
La première édition était merdique, situé vers les galeries des terraux, merdique..
Apres je suis allé quai de Saone, c’etait mieux, j’avais pu rencontrer, Robert Crais et John Connolly deux auteurs humains, l’un m’avait même fait un cadeau, putain , certains auteurs devraient apprendre à leur contact, humanité, pas de grosse tete (ou il le cache) ou tout simplement les anglo-saxons sont des pro.
La troisième fois, je suis passé en coup de vent, c’etait à la bourse, enfin un bon endroit
J’etais passé faire un coucou à Antoine CHAINAS, et lui filer un livre, Antoine si tu me le lis l’as-tu lu ou t’en sers tu comme marche pied ?
Et donc the last but surely the least, samedi dernier je suis allé au Quai du Polar 2011.
Très bel endroit je répète, mais franchement je préfère les petits salons, là j’avais l’impression d’être au salon de l’auto, que de belle filles je suppute sélectionnés pour l’accueil, la vente des livres,……. formatés, comme la vie, en fait….

Des attachées de presse attachées, sans sourire, on a du les forcer, trop de sérieux tue le sérieux.
Mais de belle rencontres, Mon pote qui fait des badges « salut Hubert », la noir rode de valence, un Libraire humain, et surtout, M. Boulay auteur de superbes romans, personnage truculent, passionné, sans oublier l’ami G Caillot, à qui je promets depuis 3 ans de lire ces livres, c’est fait Gilles, je l’ai attaqué ce matin, on en reparle, même si j’aime pas…..ou si j’aime……
J’ai pu mettre des visages sur les Modo de Polars Pourpres, de vrais passionnés, on a pas plus discuté, pas le temps, j’avais la pelouse à tondre……et le judo de mon fils
J’ai loupé DOA, vu K Slaugther pour une dédicace pour une amie (fallait lui mettre un coussin…., très gentille par ailleurs), loupé aussi M. Bard

Non je préfère les endroits, plus calmes, plus intimes, moins moins, commerciales, je sais il faut vendre, je suis un vieux con, j’ai pas trouvé ma place la bas…………
Et dire qu’avant la première ouverture du « quai du polar », ils étaient venus sur vienne à sang d’encre, …., pas pour prendre des notes je suppose ….,

PS :

Ah Mesdames messieurs les attaches de presse quand je vous écris par courriel, pour demander des SP ou épreuves, je suis peut être pénible quand je demande une réponse !!!, pour vous non !!! C’est normal de ne pas répondre….., je reçois le livre sans rien ou pas, désolé de vous ennuyer avec des remerciements, par courriel ou vous demander si ma demande a été lu mais bon…..
J’en profite pour remercier, Anne Blondat, SoFAB, Anne Gaëlle, Caroline Obringer, Sophie place des éditeurs et d’autres Metaillié, Kylkos olivier colin, ecorces editions, …, les autres je dis merci à des robots, sans emotions donc

mar 22

1 Bonjour monsieur, c’est votre premier livre que je lis, à la vue de vos précédents, j’ai l’impression que c’est un changement radical de cap ? pourquoi ? le rêve ?

L’envie de changer d’air. Mes trois précédents romans, deux thrillers psychiatriques et un polar historique, « Obscura », mettaient en scène des tueurs en série. C’est un univers sombre et lourd. D’autant que je travaille beaucoup la documentation. Pour « Pavillon 38″ je m’étais rendu dans l’Unité pour Malades Difficiles de Villejuif. Ce n’est pas un lieu anodin. « Obscura » déjà était une tentative pour prendre une certaine distance, avec la peinture de Manet, ce médecin des pauvres évoluant dans le Paris de 1885. Mais il y est beaucoup question de maladies pulmonaires et d’asphyxie, quand je parle de besoin d’air…
Alors le rêve oui, qui m’est apparu comme une invitation à explorer d’autres aspects de l’humanité. De ce point de vue, « L’année du rat » marque en effet une évolution.
D’autant que je ne me suis jamais autant amusé en écrivant un roman.

2 On est dans le futur, il semble proche, 3 ème conflit, génome modifié, laissés pour compte de plus en plus présents, est-ce vos peurs de demain, ou une trame nécessaire pour le deroulement du livre?

Vous avez vu le Japon? Pire que tout ce qu’on aurait pu imaginer. Dans un contexte différent, ça rappelle le cadre du roman, notamment pour sa partie située à La Hague. Sans vouloir jouer au devin, je considère que toutes les évolutions que je décris, d’une manière ou d’une autre, ont de grandes chances de voir le jour, quand ce n’est pas déjà le cas: les catastrophes nucléaires, l’allongement de la durée de la vie, les manipulations génétiques. Pourquoi ? Parce que c’est à la portée de l’homme.
Pour s’en convaincre, il suffit d’observer attentivement le monde. La peur dont vous parlez viendrait plutôt de la rapidité de ces évolutions qui rend plus difficile l’adaptation à cet environnement en mouvement perpétuel.
Alors il s’agit aussi d’une trame nécessaire pour le déroulement du livre, et le Troisième Conflit évoqué est présent en tant qu’accélérateur. La Seconde Guerre a été l’occasion d’innombrables avancées scientifiques et technologiques. Qu’est-ce que ce serait aujourd’hui? En termes d’accélération de l’Histoire, le premier trimestre de cette année 2011 aura été terrible…

3 La trame est originale, Marin Ledun a pris ce chemin, on oscille entre réflexion, action, j’ai deviné la fin trop vite, pourquoi à votre avis ? Et pourquoi à chaque fois je pense à Maurice Dantec pour les lieux suscités ?

C’est pas mal de pouvoir mêler la tension dramatique et la réflexion. Et l’anticipation est le cadre idéal pour poser certaines questions qui trivialement pourraient se résumer à une seule: à quelle sauce allons-nous être mangés? Comment le monde va-t-il évoluer, et avec lui l’homme? Sans avoir la prétention d’y répondre, poser ces questions s’est avéré un exercice très amusant, passionnant même. Peut-être cette manière de lier intrigue et réflexion est-elle un moyen d’apporter un ancrage dans le réel à ma vocation d’écrivain, à cette activité qui peut paraître bien solitaire, en dehors du monde?
Si vous avez deviné la fin trop vite c’est que vous êtes un (e?) lecteur (rice?) particulièrement attentif (ve?)! Malgré ce que j’écris je ne suis pas un très grand lecteur de thrillers et polars, mais je ne les lis jamais en essayant de deviner les intentions de l’auteur, je préfère me laisser porter, être attentif à d’autres choses, comme le style, la construction, la justesse des situations. Mais sans être à l’affût, je suis toujours gêné par les surprises finales qui apparaissent comme un lapin sorti d’un chapeau de magicien et qui ne répondent à aucune logique. Personnellement je préfère poser des indices, de manière à respecter la véracité, en essayant de doser le plus subtilement possible, au risque de ne pas tromper certains lecteurs…
Quant à Dantec, j’ai trouvé ses premiers romans impressionnants. Pour répondre à votre question, peut-être avons-nous des visions de l’avenir relativement voisines?
Ce qui reviendrait à la nécessité d’observation du monde et aux conclusions que l’on peut en tirer quant à son évolution.

4 fun question, j’ai hésité, sur junior, hamster ou cochon d’Inde?

Là vous avez manqué d’attention! Un bon Ratus Norvegicus, le fameux rat brun, que l’on trouve essentiellement dans les sous-sols et les égouts, contrairement à son cousin le rat noir qui vient d’Asie et est un grimpeur. A l’origine je n’avais pas d’intérêt pour le rat, j’en ai même tiré un certain nombre à la carabine lorsque j’étais enfant. Et puis, au fil de mes lectures j’ai découvert un animal assez fascinant, ne serait-ce que par sa ressemblance avec l’homme! Pour ce qui est du comportement, social, notamment, nous avons là un cousin assez proche… Une réalité peut-être dérangeante à laquelle il va falloir se faire.

5 La fin, porte grande ouverte sur une suite ?

Tous mes romans jusqu’à présent s’achèvent sur une fin ouverte, manière sans doute de refuser de céder au pessimisme. « Pavillon 38″ a une suite, « Caïn & Adèle », et peut-être reviendrai-je un jour au docteur Suzanne Lohmann, la psychiatre. En ce qui concerne « L’année du rat », c »est justement pour écrire la suite que j’ai passé deux mois en Inde cet automne. Parce qu’un élément m’a frappé, lors de sa préparation: la différence de perception que l’on a du rat en Occident et en Orient. Chez nous il est avant tout considéré comme un nuisible, un parasite, un vecteur de maladie, dans le meilleur des cas comme un auxiliaire de la science. En Asie ce serait presque le contraire. Il y a le signe astrologique chinois, une divinité positive au Japon dont l’effigie est un rat, et en Inde, le temple des rats sacrés qui se trouve au Rajasthan.
Grâce à la Mission Stendhal, j’ai pu entreprendre ce voyage. La suite donc, au pays du panthéon hindou.

C’est donc avec un vif intéret qu’on attendra la suite, en vous remerciant  encore vous et Madame Blondat.

by holden

mar 22

Lu il y a 7 ou 8 ans, le seul roman noir de cet auteur. Une écriture sèche comme un bois mort, qui claque la nuit, sous votre pied, quand votre vie en dépend, et qu’il ne reste plus qu’une cartouche….A lire d’urgence, un excellent roman noir, à classer entre MCcarthy et  J.L. Burke

Trame :

Virgil Caudill a toujours respecté la loi, laissant la rébellion et la violence à son frère Boyd. Mais Boyd est mort et tout le monde – y compris le shérif et la propre mère de Virgil – s’attend à ce que Virgil, se pliant ainsi au vieux code des collines du Kentucky, venge la mort de son frère. Virgil ne peut briser ce code, mais, s’il accepte de tuer, il est bien déterminé à stopper la spirale de la vengeance. Il abandonne ses collines et ses modestes espérances, change d’identité et, comme d’innombrables fugitifs l’ont fait avant lui, il met le cap sur l’Ouest. Virgil s’attend à ce que les paysages désolés du Montana lui offrent une chance de se cacher mais les parents de l’homme qu’il a tué continuent à le chercher et, trébuchant sur un autre acte de violence, il rejoint malgré lui les milices du Montana dans leur lutte sans merci contre le gouvernement fédéral. Virgil comprendra alors que, quoi qu’il fasse, la violence colle à sa vie comme une seconde peau.

Pour continuer dans les Bois, et le montana, vous pouvez lire aussi

un piège à flic de stuard Wood, bon bouquiniste, sinon là dessous

http://www.placedeslibraires.fr/detaillivre.php?gencod=9782253170785

mar 21

 Y a pas collusion avec KYKLOS,

pas de ma faute si j’ai que des bonnes pioches, aprés tout quoi….

donc maintenant je parle, ferme ta gueule….

ahhhhhhh, il y a que les animaux qui ont une gueule….ok

j’ai fini ce livre il y a quelques mois, et je l’ai laissé murir, et il est toujours là, in my head.

J’ai traversé les âges, les pays, et appris beaucoup de choses, le tout servi par de belles discussions qui se sont prolongées in my head.

Raffraichissant, érudition comprise, écriture de feu de dieu, j’ai voyagé, un roman à considerer et à lire savoureusement.

Et c’est avec plasir que l’auteur est là juste en dessous :

1 présentation de vous-même
Frédéric Jeanjean, expert-comptable indépendant, 44 ans, je travaille  seul, dans un village à proximité de Montpellier

2 est ce votre premier livre ?
C’est le premier publié. J’ai aussi écrit un essai philosophique et un roman « la civilisation oubliée », une sorte de huit-clos, non publié

3 d’où vous vient cette très bonne trame ?
Je suis un très mauvais lecteur, sans patience. J’essaye donc d’écrire ce que j’aimerais lire. J’essaye aussi de privilégier l’histoire par rapport aux personnages, seule manière de toucher le grand public quand on veut évoquer un thème un peu profond.  Marier la légèreté et la profondeur, en quelque sorte, en réussissant à faire preuve d’humour et de sérieux … Tout en tenant le lecteur éveillé grâce à l’énigme.

La trame est une souffrance pour moi, qui se résume chronologiquement ainsi :

a)       de quoi vais-je parler ?

b)       quelle fin ?

c)       comment faire une histoire aventureuse ?

d)       quels personnages et comment les lier ?

Dur, dur,  de faire cadrer le b) le c) et le d) avec le a)

4 dans votre écriture, il y a du ressenti, dans les dialogues, les confrontations religieuse, on est dans le livre, on est en Italie, dans l’hérault, à travers les temps;  il y a-t-il une part de vécu retranscrit ?
Le vécu, c’est LE MILAN et TOTTI ! Non, je plaisante…  Oui, il y a du vécu, bien sûr : j’aime beaucoup certains peintres, comme Caravage, et par l’Italie. Et, vous l’avez compris, plutôt intéressé par l’histoire et par la religion : je n’ai d’ailleurs pas encore compris pourquoi il n’existe pas une religion universelle…  Encore une fois, je suis un mauvais lecteur, je me dois donc d’écrire des choses qui me plaisent : des lieux où j’aime aller, des situations intéressantes, des temps que j’aurais peut-être apprécié de vivre…

L’Hérault, par contre, c’est essentiellement un clin d’œil. Le pic saint Loup, c’est à côté de chez moi. (et c’est aussi pour préparer le lecteur à l’ésotérisme et à l’universalité de l’alchimie).

5 vous y croyez à l’alchimie. Et aux collusions que vous y prêtées ?
L’alchimie comme science, oui, assurément. Toutes sortes d’expériences et des résultats significatifs, sans aucun doute. Et certains ont été oubliés de nos jours. Je suis par ailleurs convaincu qu’aucune des questions essentielles concernant l’évolution des espèces n’a été résolue : comment et pourquoi l’évolution, physiologiquement ? Et dans quel but ? On peut hésiter entre science et philosophie, non ? Et si l’on se place du côté de la science : peut-on provoquer des mutations génétiques ? Si oui, par quels procédés ? En travaillant sur la matière, l’eau et l’infiniment petit ? Nous voilà de retour à l’alchimie…

6 la documentation pour la préparation du livre a-t-elle été fastidieuse ?
Nullement. Contrairement à ce que l’on croit, ce n’est pas le problème principal. J’ai beaucoup de choses en tête, notamment la démarche intellectuelle.  Et une fois écrit, je peux compléter facilement : je crois être assez doué pour la synthèse, je possède une bonne mémoire et je suis doté d’un grand sens de l’observation. Ça va peut-être vous surprendre, mais je réussis assez facilement à créer des liens entre des événements dissemblables.  Mon problème, je le répète, c’est le b) c) d) du dessus. Et l’aspect littéraire, bien sûr : j’ai fait quelques progrès dans ce domaine, mais je pars de si loin…

7 avenirs ?

« Le secret du pharaon », peut-être, où je traite de l’immortalité et des énergies ; « la civilisation oubliée » aussi, et celui qui bouclera les quatre, « l’énigme Mitsuhirato »

mar 18

Trame :

« C’est une bonne période pour tomber amoureux. La fin d’un monde. » Ce roman mêle photo et texte, fiction et réalité dans les rues de Florence. L’étrange Gloria emporte le narrateur dans une impossible histoire d’amour.

Un pur moment de bonheur, un livre couplé de photos, qui m’a redonné un sens, un sens de lire, ca ne se dit pas, soit..

magnifique texte, accompagné de photos.

Photos de notre monde entrain de crever, sur une bonne trame

j’en sors revelé, ca ne se dit pas ?

alors il faut …..

en prime :

ACDC – Boom Boom Boom (John Lee Hooker Cover)

une putain de rareté

je me bars,

article baclé, il fallait que je vous parle de ce livre

Pour l’acheter ou en librairie ou bien là

http://www.editions-inverse.fr/boutique/36-si-on-se-perd-9782916416168.html

mar 18

Premier livre de l’auteur R Descott, je n’ai lu que du bien de ses précedents livres par ailleurs sur la Bloggsphére.

D’abord félicitations à l’éditeur, pour la couverture, et la 4eme de couv qui ne devoile rien (pour une fois)……

et c’est pas marqué Thriller pour vendre……, ce n’est pas un thriller ca tombe, bien, mais je m’expliquerai plus tard sur ce sujet.

Bienvenue dans le futur, quand, pourquoi ?, chacun se fera sa vision…..

Chim, traqueur , enquete sur des meutres bizarres, dans un monde à l’agonie ou l’eugénisme regne ou regnera.

On est avec lui, dans sa souffrance amoureuse, sa vie, son job.

L’auteur arrive à nous immerger dans ce monde pourrissant et dans les sentiments de Chim.

il ne faudra rien louper, tout le puzzle se mettra en place dans les dernieres pages, quand je dis tout, c’est tout.

Les personnages sont bien campés, la trame est bonne, original sans trop, on est dans l’anticipation proche (paradoxe).

Passage au roman d’anticipation reussie, avec certain codes du thrillers, de l’action, et de l’originalité.

Un de plus sur les étals….me diriez vous…oui, mais c’est du bon, c’est pas la révolution non plus, mais il est au dessus du panier,

arriverez vous à l’attraper ?

Une autre chronique de ce livre sur un merveilleux site, c’est plus bas…

http://www.entre2noirs.com/produit.php?ref=9782709635073&id_rubrique=3

mar 17

Les temps changent………………………………………………………..mes couilles, il y a toujours un le pen pour faire peur, un vote populiste en constante augmentation sur le territoire européen.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Thierry_Marignac

http://duclock.blogspot.com/2008/12/fasciste-de-thierry-marignac-dbut-des.html

http://www.forum.polarnoir.fr/viewtopic.php?f=16&t=739

http://braconnages.blogspot.com/2007/09/marignac-puncheur-styl.html

http://houdaer.hautetfort.com/archive/2009/09/05/fasciste-de-thierry-marignac.html

Moi en 1986, je manifestais, je sais plus pourquoi, le GUD nous emmerdait parfois un peu, j’avais un casque pour me protéger.

par contre  je suis pas allé à Paris,

paix à ton âme

Malik Oussekine

http://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_Malik_Oussekine

ceux qui sont revenus de paris et m’ont raconté, on bien flipper.

Soit,…….

Bon les éditeurs on réedite fascistes ou on prend le train ?

Perso j’aime bien les voyages ! ! ! (private joke viennoise)

je sais, je sais, les coquilles papy

mar 15

Comme prévu, l’auteur a eu la délicatesse et le gentillesse de se préter à un jeu de questions réponses pour le site.
c’est donc maintenant, dessous.

Je tenais à remercier Sophie de SOFAB, agence de presse, sans elle rien….

1 – Écriture froide et clinique, voire au scalpel qui s’affine de livre en livre (Série Noire), chapitres courts avec beaucoup de personnages,  votre marque de fabrique ou une écriture propre au sujet traité ?

Behaviouristes polyphoniques de tous les pays, levez-vous et unissez-vous ! Je suis tenté de répondre les deux, chef, parce qu’elles ne s’opposent pas. Mais est-ce suffisant ? Mes influences littéraires majeures, les auteurs qui m’ont offert mes plus grands plaisirs de lecture, écrivent en appliquant ces préceptes – mais mieux – alors je leur emboîte le pas, fatalement. Je suis un romancier paresseux, en fait.

2 – Thèmes récurrents sur vos trois derniers livres, les affaires, le pouvoir, ses arcanes, vous continuez ou vous explorez pour la suite ?

Explorer quoi ? J’écris des romans noirs, ce sont des thèmes de romans noirs. Et ce sont, de plus, ceux qui m’intéressent pour le moment. Mais si je me mets à écrire des histoires d’amour, promis, je préviens.

3 – On finit votre livre et on se dit quoi, quoi de neuf sous le soleil ! ! !, vous voulez apporter de la réflexion ou un constat sur la fin des démocraties, ou bien juste du plaisir, plaisir de lire ? En gros, ces sujets vous tiennent-ils a cœur ?

J’avoue être surpris par le préambule de la question, pour une raison toute simple : je ne vois pas, au cours des trois dernières années, pour ne prendre que celles-là (rapport à la présidentielle de 2007), d’autre roman, noir ou pas, qui offre une peinture aussi exhaustive et proche de la réalité de l’état politique de notre pays. Ou qui ai anticipé certains événements comme, au hasard, une élection suprême dont la configuration sera probablement celle de la prochaine à venir, des évènements de type Tarnac ou vol d’ordinateurs de journalistes, ou encore les questionnements liés à la privatisation de notre filière nucléaire et les risques que cela nous fait courir (voir ce qui se passe au Japon et les réponses que devra apporter l’opérateur privé TEPCo sur les normes de sécurité de ses centrales). Je dis bien anticipé parce que sur tous ces points, l’actualité nous a rattrapés et pas le contraire : nous les avons intégrés dans notre projet depuis ses balbutiements, à l’été 2007. Plus une vraie enquête de police. Non, vraiment, je suis curieux que vous me citiez quelques titres de romans déjà parus qui font tout ça à la fois.

Alors, il est toujours possible que le regard que nous posons sur la société, Dominique et moi, n’apporte rien de neuf. Cela veut dire que soit nous sommes très mauvais, soit la société n’a pas changé, évolué, bougé depuis le dernier livre qui aurait fait de même. Une seconde hypothèse, vous en conviendrez, très improbable.

Ce type de raisonnement rejoint celui qui sous-tend le point noir de votre critique, qui me dérange. Puisque vous m’avez autorisé à réagir, je vous cite :

J’attend de l’auteur une prise de risques plus conséquente sur son prochain roman, trame, écriture, géographie, car nous n’en doutons pas, c’est un grand écrivain…..j’attend le prochain avec impatience, sauf….. si on reparle encore de la trame récurrente.

Passons sur la posture quelque peu supérieure et péremptoire (J’attend et nous n’en doutons pas, qui donc est nous ?), pour s’attarder sur l’expression prise de risques plus conséquente. Qu’est-ce que cela veut dire prise de risques plus conséquente ? Sur la trame, écriture, géographie… Mais encore ? Faut-il aller chercher des trames tarabiscotées, dans des pays lointains pour bien faire ? En quoi ce dernier roman, écrit à quatre mains avec Dominique Manotti, ne constitue-t-il pas une prise de risques ? L’exercice en lui-même est déjà risqué, pour n’importe quel auteur. Mais au-delà de cet aspect particulier du travail à deux, nous en avons, chacun de notre côté, toujours beaucoup pris, des risques, bien au contraire.

D’abord, nous proposons des textes polyphoniques, avec de très nombreux personnages, ce qui va à l’encontre de l’école française classique du polar, qui tend à se concentrer sur un, parfois deux, point de vue dominant. Ensuite, nous revendiquons un style comportementaliste, qui montre et suggère, et s’adapte au récit, à son rythme, sans se regarder écrire, faisant confiance à l’intelligence du lecteur. Là encore, nous nous démarquons très fortement de la tendance au psychologisme sursignifiant et littérateur en vogue. Nous évitons – Dominique depuis toujours, moi depuis Citoyens Clandestins – la surenchère de débordements sanglants et gratuits, les tueurs en série, les rebondissements pléthoriques, les cliffhangers à répétition ou la sauce de sandwich sur les cravates de flics dépressifs et divorcés, amoureux de leur jeune collègue de bureau complexée par son physique. Ou encore la moraline politiquement correcte qui consiste à opposer des méchants très méchants à des gentils forcément gentils et qui toujours, eux, pensent juste, et très souvent, gagnent à la fin.

A titre personnel, je n’écris pas de pamphlet politique, j’écris ma perception du monde. Elle est sans doute très limitée mais c’est la mienne. Mon angle, ma patte artistique, c’est la justesse par rapport au réel et, dans ce cadre réaliste fictionnel, la possibilité de développer des intrigues fortes. Fortes parce que tendues, humaines, plausibles, proches du lecteur. Le dépaysement par la proximité, en quelque sorte. Et puis, je ne glose pas pour donner du plaisir aux gens – il est prétentieux celui qui pense savoir ce que les gens aiment – mais pour me faire plaisir à moi. Je romance les histoires que j’apprécierais de lire. Si ensuite ma sensibilité rencontre celle d’un lectorat, je suis le roi du monde. Sinon, je suis juste celui de mon bureau, ce qui n’est déjà pas si mal.

L’originalité à tout prix, la quête démonstrative du sens ne risquent-ils pas d’aboutir, à terme, à une forme d’artificialité ou d’ultra-moralisme déshumanisé ?

4 – Les clins d’œil sont récurrents dans vos livres, Mesplède encore Masson. Vous citez des auteurs, Manchette etc. Pourquoi ADG vous le mettez avec Céline ? Pour rentrer dans le moule ? Pourquoi alors ne pas citer Dantec avec eux… ?

Il y a deux parties, dans votre question. Les clins d’œil, qui sont là pour faire la blague, rien d’autre. Et les auteurs que vous citez, qui se trouvent dans la bibliothèque de l’un des héros du roman. Nous avons réfléchi aux écrivains qu’un activiste intellectuel comme Scoarnec pouvait avoir lus, par goût ou par curiosité. Et Maurice G. Dantec n’a pas été envisagé. Il ne figurait pas dans la projection que nous nous faisions du spectre culturel de ce personnage particulier.

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