août 27

D’abord il y a l’humain, a good guy, et il y a sa passion les livres, avec beaucoup de petites maisons d’éditions, grâce à lui, j’ai découvert beaucoup d’auteurs méconnus,  alors à toi pierre….

http://black-novel.over-blog.com/

 

 

1 Je vous laisse vous  présenter,

Pierre FAVEROLLE, 45 ans, marié  (enfin presque), deux superbes enfants, ingénieur chef de projet, passionné dev lecture et grande gueule depuis le lycée, car je me suis aperçu que quand on ne  disait rien, on te faisait faire des choses que tu n’aimes pas.

 

2 Cet amour du livre, d’où  vous vient-il ?

En fait, mon père m’a appris à lire  à 6 ans. Quand il revenait du boulot, je venais le rejoindre, je lui prenais Le  Parisien qui était libéré à l’époque, et je le lisais avec lui. Et ça le  faisait chier mais il a eu la patience de m’apprendre. Après, j’ai toujours  aimé être remué ou ému par les livres. Mais je dois dire qu’au collège, j’ai eu  une professeur de français qui a donné le goût de la lecture à beaucoup de ses  élèves. Je restais des heures après ses cours pour discuter de littérature.  C’est elle qui m’a donné Manhattan transfert de Dos Passos, en me disant :  « Lis le. Si tu aimes, très bien. Sinon, mets le de coté et relis le dans  dix ans. Ce que j’ai fais. Et c’est magnifique ». A notre époque, l’école  donnait des lectures obligatoires. Certaines sont superbes (Zola, Tolstoi)  d’autres pas terribles. Et à l’époque, on n’expliquait pas pourquoi c’était de  la grande littérature, pourquoi c’était bien de lire ces livres. Mais moi, j’ai  toujours trouvé bien de dire que j’aimais Guerre et Paix et que je trouvais  Victor Hugo chiant. Après, j’ai eu des phases où il fallait que je lise tout un  auteur. Bob Morane, James Bond  (enfin, Ian Fleming), Stephen King, Agatha Christie. Et puis je sui tombé  sur Le Dahlia Noir de James Ellroy. Et ce fut la grande claque. J’ai donc pris  un autre auteur de la même collection (rivages noir) au hasard, et ce fut  Cauchemar dans la rue de Robin Cook. De ce jour, je fais la collection des  Rivages noir, je vais bientôt atteindre les 400 premiers, et petit à petit, je  n’ai lu que du polar. A part, Martin Amis, Philip Roth, Philippe Djian et Jean  Paul Dubois.

 

3 Internet, et le livre  racontez-nous cet histoire d’amour, quand comment pourquoi ?

A partir d’un moment, à force  d’être fidèle à quelques auteurs, je me trouvais dans des périodes où je  n’avais rien à lire. Et comme les livres coûtent cher, je suis assez peu  aventureux dans mes choix, même si j’adore flâner dans les librairies. Alors,  j’écoutais C’est à lire sur RTL le dimanche matin. En allant voir sur internet  le site de RTL, je me suis aperçu qu’il y avait plein de blogs qui donnaient  leurs avis. Je me suis donc mis à lire Noir comme polar, qui fut le premier que  j’ai trouvé, puis Actu-du-noir, puis action suspense. Et là, j’étais comblé et  horrifié : Comblé car j’ai découvert plein de nouveaux auteurs et horrifié  devant tout ce que j’ai à lire. J’ai commencé ensuite à mettre des commentaires  chez Jean Marc (Actu-du-noir) et Claude (Action suspense), et je me suis dit  que ce serait pas mal d’essayer. Un 1er mai où ma femme et mes  gosses étaient malades, je me suis lancé. Je n’ai pas voulu prendre de risque,  dire que je ne mettrai en ligne qu’un article par semaine, mais aujourd’hui  j’en suis à 4 ! Tenir un blog, c’est aussi addictif que la lecture. Black  Novel (qui devait s’appeler Black Blog initialement) a deux ans maintenant. Tu  démarres avec 5 visites par jour, et ça augmente. C’est un peu fou d’avoir  autant de visites, de commentaires, et c’est génial d’avoir autant d’amis que  l’on a jamais vus mais avec qui on partage la même passion : la lecture du  polar. Bon ! je ne désespère pas en rencontrer quelques uns !

 

4 Poursuivez-vous un but à  travers votre blog, et aimeriez-vous soit écrire soit vivre de cette passion ?

Mon seul but, avec ce blog, c’est que  les gens lisent plus. Donc, je donne mon avis, le plus honnêtement possible,  sachant que je suis bon lecteur, c’est-à-dire que je trouve toujours quelque  chose de positif dans un livre. Quand je n’aime pas du tout, je ne publie rien.  Car je ne me sens pas de critiquer le travail d’un auteur qui a passé une année  sur son bouquin. Mais cela ne m’arrive qu’une ou deux fois par an. Le fait que  je ne parle pas du livre, ça évite de lui faire de la publicité. Je sais que
certains me le reprochent, mais j’ai du mal à dire du mal d’un livre, surtout  par respect pour le travail.

Le blog est à but non lucratif, il  n’y aura jamais de pub, je n’en tirerai pas d’argent, tout est disponible.

Ecrire, j’aimerai bien si j’en  étais capable. Mais c’est un vrai métier, il faut un sacré talent, et je dis ça  même pour les auteurs que j’aime moins. Il ne faut jamais dire jamais, alors je  ne sais pas. Mais aujourd’hui, je ne m’en sens pas capable. Ensuite, vivre de  ma passion de la lecture, être le nouveau Bernard Pivot (que j’adore), il faut  rester réaliste. Je ne suis qu’un lecteur parmi tant d’autres, avec une grande  gueule, et je reste à ma place. Par contre, je souhaite que de plus en plus de  gens créent leur blog, pour parler de littérature, car ça oui, c’est important,  de lire plus et de donner son avis. C’est une idée qui me trotte dans la tête
depuis un petit bout de temps, et que je vais creuser d’ailleurs.

5 Pas trop difficile  d’approcher les maisons d’éditions ou des auteurs par le net ?

En fait, ce sont plutôt les maisons  d’éditions ou les auteurs qui viennent vers Black Novel, via le formulaire de  contact ou mon adresse mail. Petit à petit, les attachés de presse proposent  leur roman, et je n’accepte que ce que je suis capable de lire, et que ce que  j’ai envie de lire. Je ne choisis pas que les grandes maisons ou les petites.
C’est surtout en fonction du sujet, et de la sympathie de la personne. Quand  une attachée ou un auteur commence son mail par Bonjour, et termine par merci
et à bientôt, il y a des chances que je lise son bouquin. Après, j’achetais une  dizaine de bouquins par mois, aujourd’hui j’en suis à 2 ou 3. Les livres
que je reçois, je les prête, donne ou revends sur un site internet qui me  permet d’en racheter. L’important c’est que j’arrive à avoir de la  lecture !

 

6 Une anecdote à partager ?

Quelque temps après la création de  mon blog, mon premier coup de cœur fut Fakirs de Antonin Varenne. Je crois  que je fus le premier à en parler. Et ce fut le premier auteur à m’avoir envoyé  un message à la suite duquel nous sommes restés en contact. Il n’y a rien de  plus réjouissant pour nous, lecteurs, que d’avoir un contact privilégié avec  les auteurs que nous côtoyons le temps d’une fiction. Et, comme cette année, je  fais partie du jury de Meilleurpolar.com des éditions Points, je vais avoir  l’occasion de le rencontrer en vrai. J’en tremble d’avance !

En tous cas, merci à Unwalker pour ce  questionnaire, et continue comme ça ton blog qui donne un éclairage sur des  romans que je ne vois pas chroniqué ailleurs. Super boulot !

août 26

pour le Week end…..
de nouveaux entretiens arrivent, Nada, Tomas, Gilles Dumay, et des surprises
et enfin des chroniques de la rentrée littéraire, ouf, là je suis dans Drood….Dude ! ! !

ah quelqu’un a dit pierre ?

18 – Start Me Up

août 25

Avec du retard, je découvre donc ce roman, prix de Médicis,
plus de 130 000 exemplaires vendu…énorme non ! ! !

Alors qu’en est-il ? Phénomène de foire, engouement des moutons ou véritables  bons livres ?

j’aurai du ne pas douter, si dès le début en  2006,  j’ai  suivi l’éditeur Gallmeister, avec les  excellent, Abbey, Trévanian, Cord ,Tenuto, Fromm, Tapply, j’avoue ne plus l’avoir  fait depuis une paire d’années

Pour mémoire les livres lus

 

 

 

 

 

 

Je viens de le finir en poche dans la collection Totem de  l’éditeur, alors c’est un bon livre, sans problème, l’écriture se rapproche légèrement de McCarthy. La trame si elle semble un peu éculé, tiens très bien  la route (cormac sors de mon corps). Les relations pères et fils sont  touchantes, jusqu’au coup de tonnerre qui m’a surpris, c’est d’ailleurs la  force de ce livre. la première partie est assez tranquille, jusqu’à ce coup de
tonnerre  qui lance une machinerie qui ne  s’arrêtera qu’a la dernière page.

Pour les amateurs je vous propose de continuer avec la collection Gallmeister  de lire l’excellent Pete Fromm « Indian Creek, » pour rester dans l’esprit.

Lire aussi Elwood Reid, Craig  Holden 2 livres qui se passent en Alaska, 2 excellent livres que trop méconnus

 

sans oublier le prochain de David Vann, qui sort ce jour

 

 

 

http://www.gallmeister.fr/livre?livre_id=517

 

 

août 25

 

Lucrèce graphiste free lance, Maxence puceau désoeuvré,
Evil Skin néonazi cocaïnomane et l’ensemble des hooligans de la fraction Ordre
et Chaos étaient déterminés à aller jusqu’au bout de leurs terrifiantes
convictions. Mûrs pour l’irrémédiable, il ne leur restait qu’à métamorphoser
leurs dérives en une sanglante et fanatique apothéose. Transfuge du Slam, Nada
a su mêler poésie et rock avec le groupe Spoke Orkestra. Passionné de
littérature noire, il convie ses lecteurs à une descente aux enfers digne des pires
héros du genre

J’ai commencé par son deuxième livre hécatombe, les titres
sont explicites pourtant…

Démolition, hécatombe, alors le troisième ?

Incinération

Insertion

Reproduction

Finition

Solution

Dentition

Désolation

Masturbation…………..j’arrête là vous pouvez continuer
chez vous….

En tous les cas, l’écriture va allegro du premier au
deuxième.

A la manière de » fasciste », mais plus ancré dans
son temps que Marignac, 20 ans séparant les 2 livres; la même force s’en
dégage. On va pas se la raconter vous aimez Nada, alors lisez celui-ci, vous ne
connaissez pas, prenez un choc sans airbag, svp, choc littéraire, non remboursé
par la sécu, merde à la cpam.

si le premier est moins stylisé moins épanouis si l’on puis
dire ainsi( ha ha ha), il garde la même fraicheur, la même verve, conquistastor
je suis……, alors j’attends comme un con, le troisième.

hum hum ça sent la Norvège quand même…..

 

By butch

 

 

août 24

http://www.actusf.com/spip/En-attendant-Septembre.html

et je ne suis pas le seul

août 24

Bienvenue à toi CaCo, nouvelle recure, let ‘s play

 

En Pologne, quelques années après la chute du communisme. Lorsqu’on retrouve le cadavre d’un homme dans la forêt qui entoure le petit bourg de Jadowia, Leszek, un ami de la famille du disparu, décide de faire la lumière sur cette affaire. Il comprend vite que cet assassinat est lié à l’histoire trouble du village. Mais dans cette petite communauté soudée par le silence, beaucoup ont intérêt à avoir la mémoire courte et sont prêts à tout pour ne pas réveiller les fantômes du passé. L’ère communiste a en effet laissé derrière elle bien des séquelles et personne n’a rien à gagner à évoquer cette période où la dénonciation était encouragée, la paranoïa et la corruption omniprésentes, les comportements souvent veules. Sans parler de secrets plus profondément enfouis encore, datant de la Seconde Guerre mondiale, lors de la disparition brutale des Juifs établis à Jadowia depuis plusieurs générations. Leszek va devoir mettre sa vie en jeu pour venir à bout de cette chape de silence, et faire surgir une vérité bien plus inattendue encore que tout ce qu’il avait imaginé. Avec ce thriller hors normes, au style d’une beauté et d’une puissance rares, Charles T. Powers aborde avec un art magistral de l’intrigue et du suspense des thèmes aussi universels que la culpabilité collective et individuelle, la mémoire et l’oubli – et les répercussions de l’histoire dans la vie de chacun. Ce « roman exceptionnel », selon le New York Times, est un véritable chef-d’oeuvre du genre.

 

 

 

En mémoire de la forêt

Charles T. Powers

Conseil d’un ami lecteur : « Surtout ne le rate pas, c’est une perle. Mais ne me demande pas ce que j’en pense… Il n’y a rien à en penser ». Bon, me voilà bien avancée mais soit, je me lance.

L’action (enfin, euh, si tant est qu’on puisse parler d’action) se déroule en Pologne, quelques années après la chute de l’URSS et alors qu’il faut réapprendre à penser, à prendre l’initiative, à être. Un petit village, Jadowia, essaie de reprendre pied. Mais son histoire se heurte à l’Histoire et complique considérablement la donne.

Un meurtre, fait rarissime, vient mettre à mal la vie ritualisée des habitants et les pousse à se confronter à une page sombre de l’histoire du village. Plus de la moitié de ses habitants ont en effet été arrêtés, tués, parqués puis déportés aux yeux de tous parce que nés juifs sans que personne ne semble (vouloir) s’en souvenir – pas plus qu’ils ne sont intervenus à l’époque. Leszek, proche de la victime, prend conscience que la plupart sont même prêts à tout pour ne pas voir ressurgir certains fantômes.

Alors oui, dit comme ça … . Ce n’est pas un thriller énergique, bourré d’adrénaline et de sensations fortes, mais une fois que vous avez daigné lire la première ligne, impossible de lever les yeux. Parce que voilà, ces hommes et ces femmes qui ne veulent pas se souvenir, ils nous rappellent quelqu’un… mais on n’est pas sûrs de vouloir savoir qui.

Charles T. Powers manie avec brio et complexité les mots, empêchant l’émergence de tout espoir superflu et rejetant tout altruisme idéaliste sans sombrer dans un pessimisme artificiel. Il parle de la vie quoi.

Sa connaissance de la Pologne post-soviétique lui permet également de créer un cadre à l’intrigue plus vrai que nature, oppressant de réalisme. La forêt (il fallait y venir) camoufle et abrite à la fois le plus beau et le pire et occupe pleinement un rôle central de confidente muette.

En mémoire de la forêt est un livre sur l’oubli institutionnalisé et sur la culpabilité collective. Plus qu’un thriller (même si on en retrouve certains codes), c’est le cliché à l’instant T d’une société et d’un pays ravagés par les guerres, les occupations successives et un passé trop lourd à porter.

 Une superbe découverte et de très bons moments de lecture ; un livre qui mérite d’être découvert et conseillé (moi, c’est fait) et qui ouvre une fenêtre sur les conséquences et enjeux du devoir de mémoire.

Ah oui, entre nous, chapeau bas pour la couverture, sobre et élégante.

 Superbe article, on la garde ?

yeahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh

août 23

Encore un que j’ai beaucoup fréquenté et je continue, et qui m’a présenté de belles idées de lectures, avec cette citation de Crumley en haut tout pouvait que rouler, alors go…..

 

1 Je vous laisse vous présenter ?

 

Jean-Marc Laherrère, né en 65, père de 2 enfants, ingénieur  au Centre d’Etudes Spatiales à Toulouse, grand lecteur, fan de polars, membre
de l’association 813 et un des nombreux organisateurs du festival Toulouse  polars du Sud. Animateur du blog actu du noir.

Accessoirement également fan de jazz, de blues, de soul … de  tout ce qui groove en fait et photographe très amateur à ses heures,  c’est-à-dire quand il me reste un peu de temps.

 

2 cet amour du livre, d’où vous vient-il ?

Chez moi (parents profs tendance PC) il y a toujours eu des  livres partout. Et aussi loin que je me souvienne j’ai toujours aimé lire. J’ai  même été responsable de la bibliothèque de la classe en CM1 ! Alors ça a
commencé avec Le club des cinq, Jules Verne, puis Conan Doyle, Agatha Christie,  Alexandre Dumas ou Exbrayat … Jusqu’au jour où j’ai attaqué la bibliothèque de  mes parents. Steinbeck, Dos Passos, Zola … Et le choc de la découverte du boom  latino-américain avec les Cortazar, Garcia Marquez, Borges, Carpentier, Amado,  Vargas Llosa … Que du très classique en l’occurrence.

Ce sont des copains qui m’ont fait découvrir la SF, le  fantastique et la fantasy un peu plus tard, là aussi avec des débuts très  classiques puisque j’ai démarré avec Le seigneur des anneaux et Dune. Et quand  j’ai eu l’impression d’avoir un peu épuisé le filon de la SF de l’âge d’or  américain je suis tombé, je ne sais plus comment, sur Brown’s requiem d’Ellroy.
La grosse claque à partir de laquelle tout est parti. Le reste à suivi, au  hasard des rencontres, des publications, des discussions avec des libraires et
des passionnés. Je suis tellement tombé dans la marmite du polar que j’ai  maintenant peu de temps pour lire autre chose. Tant pis, ou tant mieux …

3 Internet, et le livre racontez-nous cet histoire d’amour,  quand comment pourquoi ?

Je suis un dinosaure d’internet … Ou plutôt un cœlacanthe,  tu sais ces poissons qui sont là depuis des millions d’année … J’ai commencé au  boulot où je m’occupais bénévolement de la bibliothèque du CE responsable du  rayon polar bien entendu. On avait commencé un petit site interne où je mettais  en ligne mes notes de lecture sur les bouquins que j’achetais. Puis, je ne sais pas comment, j’ai découvert le site  Mauvaisgenres, animé par Bernard Strainchamps, le boss de Bibliosurf. Un vrai paradis. Bernard a  réussi, pendant 5 ans, à faire bosser ensemble des dizaines de passionnés et  avait monté une base de données de critiques, d’interviews, de rencontres  virtuelles avec les lecteurs qui est restée dans les mémoires de ceux qui l’ont  connue (et qu’il a en partie reprise sur Bibliosurf). Il s’est alors passé un miracle, Claude Mesplède qui  participait de temps à autre à Mauvaisgenres s’est aperçu que nous étions  voisins, et que je venais d’adhérer à l’association 813. On s’est rencontré lors d’un repas de l’association et il m’a très  aimablement proposé de participer à la rédaction de quelques articles pour son  Dico magistral. J’ai accepté of course (et quand je relis ce que je lui ai  envoyé à l’époque j’ai honte tellement c’était nul). Et on est devenus potes.
Et quand t’es pote avec Claude, toutes les portes s’ouvrent. Je me suis  retrouvé à écrire pour Temps Noir, La tête en noir, j’ai rencontré des auteurs,  des éditeurs, les copains de la Noirode de Cannes, Michel de Frontignan, Christophe d’entre deux noirs …

Je suis un peu long mais patience, j’arrive au blog … Puis  Mauvaigenres s’est arrêté et plein de chroniqueurs se sont retrouvés orphelins.
J’ai tenu un certain temps en participant à des revues et à des sites, jusqu’à  me convaincre il y a 4 ans de démarrer mon propre blog, où je suis entièrement
libre de chroniquer ce que je veux, sur le ton que je veux, de dire parfois ce  qui me fout en rogne, d’afficher mes opinions etc …

4 Poursuivez-vous un but à travers votre blogg , et  aimeriez-vous soit écrire soit vivre de cette passion ?

 

Un seul but : faire découvrir à des gens qui seraient  passés à côté des bouquins que j’ai aimés. Ma plus belle récompense c’est quand  je reçois un mail ou un commentaire disant en substance : merci, je  ne connaissais pas cet auteur ou ce bouquin, je me suis régalé. Le reste vient tout seul : le plaisir des échanges, les  rencontres avec des bibliothécaires, des auteurs, des éditeurs, des lecteurs,  d’autres blogueurs … Mais ce n’est pas pour ça que je continue.

Non, je n’ai absolument pas l’intention d’écrire, sauf   éventuellement des critiques, je suis totalement dépourvu d’imagination. Et en  plus, quand je vois la quantité d’auteurs excellents qu’il y a à lire … Disons
que j’ai peut-être trop lu, et trop lu de très bonnes choses pour ne pas me  rendre compte du gouffre qu’il y a entre les auteurs que j’admire et la prose  que je pourrais être capable de produire. Donc, par manque d’imagination et
fort sens du ridicule, promis juré, je n’écrirai jamais de roman !

Et je ne veux pas non plus en vivre. Premièrement parce que  j’ai la chance d’avoir un boulot passionnant dans lequel je m’éclate, et qui en  plus est très correctement payé.Et surtout parce que je veux rester entièrement libre de ce  que j’écris, des livres que je lis ou que je ne lis pas, du bien et du mal que  je peux dire des romans. Je veux pouvoir lire ce que je veux, quand je veux,  sans aucune autre obligation que le plaisir de lire.

C’est déjà assez dur de rester objectif quand on connait  personnellement un auteur ou un éditeur et de dire qu’on a été déçu par son  bouquin, si en plus j’étais payé, et donc je devais, d’une certaine façon
rendre des comptes, j’y perdrais une partie du plaisir.

5 pas trop dure d’approcher les maisons d’éditions au des  auteurs par le net ?

Contrairement à toi, je fais très peu d’interviews par mail  pour le blog (seulement deux traducteurs), et comme je l’ai dit plus haut,  Claude Mesplède m’avait déjà ouvert beaucoup de portes avant que je ne démarre
mon blog. Ensuite j’ai rencontré beaucoup de monde dans les festivals  …Et du coup maintenant, je fais peut-être un peu mon beau  comme disent mes minots, mais j’avoue que ce sont plus souvent les éditeurs et
auteurs qui me contactent que l’inverse. Et les rares fois où j’ai eu à le faire moi, entre mon blog,  mon activité à Toulouse Polars du Sud et le sésame « c’est Claude Mesplède  qui m’a donné vos coordonnées » je n’ai jamais essuyé de refus.

6  une anecdote à  partager ?

Des anecdotes du blog ? En fait non. Bien qu’utilisant  beaucoup internet, je fais partie des vieux qui pensent que la vie est  ailleurs. Mais internet m’a permis de faire de très belles rencontres en vrai  avec des gens croisés au départ sur la toile.

Claude Mesplède pour commencer, mais aussi un certain nombre  d’auteurs, et puis d’autres bloggeurs avec ce plaisir particulier de mettre  enfin un visage et une voix sur une signature (comme Yann de Moisson Noire,
Manu le super héros des livres ou Yan, l’autre, celui de encore du noir) … Et  puis aussi le plaisir d’être contacté pour aller discuter polar dans des  bibliothèques, ou animer des rencontres ici ou là.

Et puis il y a tous les auteurs rencontrés en festival ou  quand j’ai la chance d’animer des rencontres.

Bref, les blogs mènent à tout, à condition d’en sortir.

 

 

7 livres fétiches auteur coup de cœur, livres intemporelles ?

Ca c’est la question la plus difficile, je vais essayer de  me restreindre et de ne pas en proposer 100 … C’est parti, pour des titres  certainement pas assez connus.

La griffe du chien de Don Winslow,
fresque historique et politique, thriller d’une redoutable efficacité, d’une
noirceur totale.

Rien plus rien au monde de Massimo Carlotto,
70 pages, pas plus, un simple monologue qui glisse vers la folie et tout est
dit sur l’aliénation des classes populaires italiennes actuelles.

A quatre mains de Paco Ignacio Taibo II,
pour montrer qu’on peut écrire une œuvre géniale qui fait exploser toutes les
frontières, tous les codes, partir dans toutes les directions et, grâce à une
énergie époustouflante, maintenir une cohérence et embarquer le lecteur.

Sombre sentier de Dominique Manotti et Citoyens
clandestins
de DOA pour montrer qu’il n’y a pas que les
américains et James Ellroy (loué soit son nom) pour écrire l’histoire de leur
pays au travers de polars.

Romanzo Criminale de Giancarlo de Cataldo,
pour les mêmes raisons.

Privé de désert (et les deux volumes suivants)
de George Alec Effinger, parce que j’aime les métissages et que son
mélange de SF (thématique cyber), de décor moyen-oriental et d’intrigue polar
hard-boiled est particulièrement réussi et enthousiasmant.

Clara ou la pénombre de José Carlos Somoza,
encore un mélange SF/polar d’un auteur qui a le chic pour trouver des idées de
départ étonnantes et de pousser ensuite l’étude de cas jusque dans ses ultimes
retranchements, avec des intrigues absolument géniales.

The brave de Gregory McDonald,
certainement le roman le plus dur que j’aie lu, le seul qui m’ait ôté une nuit
de sommeil, et pourtant, il n’y a que très peu d’horreurs décrites dedans.

 

Je pourrais continuer longtemps, mais je vais conclure,
après tout ce désespoir par quelques notes d’humour, car il y en a aussi dans
le polar : Fantasia chez les ploucs de Charles Williams,
Un blues de coyote de Christopher Moore, Blitz
de Ken Bruen et n’importe quel volume de la série de Montalbano d’Andrea  Camilleri.

J’arrête sinon il me faudrait des pages et des pages, ou  mieux une table, des copains, quelques bouteilles, et beaucoup de temps.

Pourquoi pas, un bon repas ou on discute de tout cela, le temps nous le dira, en tous les cas merci pour ce superbe entretien ou tu t’es livré.

Dominique

août 23

ou samantha, mes souvenirs sont confus,
en attendant, les chroniques à venir, de la rentrés littéraire…….je me fais chier comme un rat mort à mettre en forme les entretiens avec les bloggeurs…..
si mon ordinateur ne passe pas par le fenêtre, on retrouvera actu du noir avec jean marc dans la journée….

so long baby

août 19

en fouinant, toujours à la recherche d’auteur à connaitre, je suis tombé donc sur le blogg de Claude, je l’ai mis direct dans mes favoris, depuis j’y vais tous les jours….pas vous ?

http://action-suspense.over-blog.com/

 

Je vous laisse vous présenter

Claude Le Nocher, jamais de pseudo sur Internet. Je vis en Bretagne-sud, je fête mes 52 ans en août, je lis des polars les plus divers possibles, je rédige des chroniques, j’ai contribué à quelques dicos sur le thème, je publie des articles sur le polar quand je suis en sympathie avec les revues et magazines.

Cet amour du livre, d’où vous vient-il ?

C’est de la faute à « Nicolas et Nicolette », un livre que ma maman me lisait quand j’avais 6 ou 7 ans. À cause d’un grenier, aussi, où étaient remisés de vieux livres. Plus tard, c’est San-Antonio qui me fit comprendre que les romans, c’est aussi rigolo, pas forcément aussi ennuyeux que les livres étudiés à l’école. Qui dit San-A, dit la collection Spécial-Police du Fleuve Noir de l’époque… Des centaines de bouquins à découvrir… Et puis d’autres collections polars, des tas d’auteurs, les classiques comme les méconnus.

Internet, et le livre racontez-nous cette histoire d’amour, quand comment pourquoi ?

Pour être franc, au début des années 2000, Internet ne me semblait pas le meilleur vecteur pour évoquer les romans que j’aimais. D’où mes collaborations à des dicos, le papier restant essentiel pour moi. Merci encore de leur aide à Claude Mesplède, Alain Fuzelier, Paul Maugendre. Vers 2004-2005, Bibliopoche.com m’a proposé de créer « le Billet Polar » et Rayonpolar.com voulait développer des chroniques sur les romans. J’ai commencé à lire davantage, à écrire toujours plus sur la question. Je continue à contribuer chez Rayonpolar.com (le site de Luis Alfredo), en parallèle de mon blog. Mi-janvier 2008, j’ai en effet décidé de créer Action-Suspense. Mon espace à moi tout seul perso…

Poursuivez-vous un but à travers votre blog, et aimeriez-vous soit écrire soit vivre de cette passion ?

Ce blog résulte donc d’un besoin d’autonomie, sans nul doute. Le but ? Envie d’offrir (presque) chaque jour une info sur le polar, et de partager mes plaisirs de lecteur avec d’autres. Envie de m’adresser aux lecteurs en général, pas seulement aux passionnés, afin de faire découvrir le polar à ceux qui le connaissent peu. Transmettre quelque chose, en somme. Serais-je un de ces auteurs qui, faute de publier, ont choisi une forme de critique littéraire ? Non, vraiment pas. C’est juste la sincérité du lecteur, et quand même le goût d’écrire des chroniques, qui priment chez moi. Tant pis si ça semble prétentieux, mais je crois que cette sincérité passe auprès du public qui a la gentillesse de lire ce que j’écris. Quant à s’enrichir avec ça, question suivante, docteur…

Pas trop dur d’approcher les maisons d’éditions au des auteurs par le net ?

Non, mais c’est un « boulot de fond » qu’il faut cultiver, ce que je fais depuis six-sept ans. Les éditeurs ont bien compris le rôle de « relais » des sites et blogs. Cela dit, c’est moi qui décide de ce que je lis, sûrement pas les attachées de presse, aussi compétentes ou insistantes soient-elles. Bonnes relations avec les auteurs aussi, souvent sympas, mais il n’est pas question d’avoir un rapport privilégié avec tous. Tel auteur qui joue à être mon pote pour que j’en dise du bien, alors que je ne le connais pas ou peu, non merci. Par contre, j’ai quelques bons copains parmi eux, bien sûr. Et s’ils écrivent des merdes, je dirai ce qu’il en est, quoi qu’il arrive. Et si je n’ai pas le temps de lire leur dernier chef d’œuvre, tant pis.

Une anecdote à partager ?

Plutôt un plaisir qui se produit périodiquement. Il arrive qu’une personne, qui a découvert un auteur grâce à une de mes chroniques, me remercie. Comme ça, simplement. Voilà le genre d’échange qui me fait du bien. La première fois, ce fut une jeune femme qui est devenue admiratrice d’Andrea Camilleri, suite à une chronique sur « La forme de l’eau » (texte que je trouvais assez moyen, pourtant). Je n’en tire aucune vanité, soyons clairs, juste cette idée que ma sincérité a porté ses fruits. Les liens virtuels que j’ai avec certains autres blogueurs me font aussi grand plaisir, je l’avoue volontiers.

Livres coup de cœurs intemporels ?

Je suis un fils de San-Antonio et de Dashiell Hammett, de G.J.Arnaud et d’Ed McBain, de Jean-Pierre Ferrière et de Chester Himes, de Brice Pelman et de Charles Williams, d’un tas d’autres encore. Ce que je veux dire, c’est que j’apprécie les bons polars, sans distinction de sous-genre. Dans ces conditions, toutes mes lectures sont des moments agréables. Impossible de citer « mon roman préféré », ni l’auteur majeur pour moi. Mes rares Coups de cœurs, je les attribue généralement selon deux critères : j’ai été « embarqué » illico dans l’histoire et j’ai senti une « écriture » (ou un plaisir d’écriture) particulière. C’est le seul cas où je serai tant soit peu subjectif, sinon j’essaie d’avoir toujours un regard honnête sur ce que je lis. Bienveillant, jamais complaisant, telle est ma devise (ceci étant formué sur le ton amusé de la plaisanterie, hein).

 

un grand merci à toi claude, blogg que je fréquente régulierement, une de mes sources

août 16

La référence en matière de polar, sur le net, c’est lui et son travail de ouf. La bible du polar, des infos…..la totale…..
Lui et son équipe que j’ai eu l’occasion de voir au quai du polar, enfin… c’est  sur ce site que j’ai fait mes armes….
alors à lui la parole,

http://polars.pourpres.net/

 

1) Je vous laisse vous présenter

Nicolas, 30 ans. Grand consommateur de  livres (en majorité des polars), et créateur des sites Internet Rivières  Pourpres (http://rivieres.pourpres.free.fr) et Polars Pourpres  (http://polars.pourpres.net). Je file aussi parfois des petits coups de mains à  des amis auteurs pour leur site web.

2) Cet amour du livre, d’où vous  vient-il ?

Tout petit, je me suis découvert une passion pour le suspense et  le mystère. Des grands classiques comme Le Mystère de la chambre jaune, Dix  petits nègres ou les aventures de Sherlock Holmes m’ont permis de m’évader et de
me faire vibrer dès mon plus jeune âge.

3) Internet et le livre :  racontez-nous cette histoire d’amour, quand, comment et pourquoi ?

Il y a une  petite dizaine d’années, j’ai re-découvert le roman policier à travers le  thriller, et notamment les romans de Jean-Christophe Grangé. Il se trouve que ça  coïncidait, en France, avec le développement d’Internet. Tout le monde créait  des sites, et j’avais moi aussi envie de partager cette passion.  Rivières  Pourpres, le site sur J.-C. Grangé, est donc né en décembre 2001. Le forum est  arrivé en octobre 2002. Une communauté très sympa et animée s’est créée autour  des romans de Grangé, et comme on a très vite commencé à parler d’autres polars  et thrillers, l’idée m’est venue de construire un site plus généraliste, pour  échanger des conseils de lecture polar entre internautes. Polars Pourpres est  ainsi apparu en avril 2005.

4) Poursuivez-vous un but à travers votre   site, et aimeriez-vous soit écrire soit vivre de cette passion ?

Le seul but  poursuivi par Polars Pourpres, c’est d’offrir aux lecteurs un espace sur  Internet où ils peuvent échanger leurs goûts en matière de littérature policière  et découvrir de nouvelles idées de lecture. L’idée, c’est vraiment de proposer  un point de rencontre sur le web entre les lecteurs de polar, les auteurs, les  éditeurs.
Vivre de cette passion ? Oui, évidemment, ça ne me déplairait pas.  Mais Polars Pourpres concerne un public très ciblé (même si le site enregistre  jusqu’à 40.000 visiteurs uniques par mois) et ne permettrait donc pas en l’état
actuel d’enregistrer des recettes publicitaires suffisantes (sans compter que je  ne suis pas favorable à l’idée de transformer Polars Pourpres en plateforme  publicitaire).
En ce qui concerne l’écriture, j’ai (comme tout grand  consommateur de polar je pense) quelques idées en tête, mais rien de concret  pour l’instant.
Et sinon, en parlant de projets : un site web sur lequel  j’ai travaillé ces derniers mois devrait bientôt voir le jour, toujours autour
de l’association entre Internet et la littérature. J’en reparlerai très bientôt  sur le forum.

5) Pas trop dure d’approcher les maisons d’éditions ou des   auteurs via le net ?

C’est beaucoup plus facile aujourd’hui. En l’espace de  5 ans, les maisons d’éditions et les auteurs ont réalisé le potentiel d’Internet  en matière de communication, et accordent de plus en plus de crédit aux sites
Internet et aux blogs.  Les réseaux sociaux, Facebook en tête, ont également  facilité le contact direct avec les auteurs. Il y a 5 ans, quand on voulait  faire une interview, il fallait écrire une lettre à l’auteur via sa maison
d’édition (c’est comme ça que j’ai contacté les premières fois Jean-Christophe  Grangé, Olivier Descosse ou Maud Mayeras). Aujourd’hui, presque tous les auteurs  ont une page sur Facebook ou un site web grâce auxquels on peut directement  rentrer en contact, qu’ils soient français ou étranger.

6) Une anecdote   à partager ?

Pas vraiment une anecdote, mais une grande fierté : que Polars  Pourpres et les autres forums littéraires sur Internet m’aient permis de  rencontrer des lecteurs et des auteurs qui sont devenus aujourd’hui des amis
très chers pour moi.

7) Un livre ou des livres coup de coeur

Des  coups de coeur intemporels : Dix petits nègres, les enquêtes de Sherlock Holmes

Mes auteurs cultes (ceux dont je ne loupe pas un seul roman) : J.-C. Grangé,  F. Thilliez, M. Ledun, O. Descosse, P. Bauwen, M. Chattam, L. Scalese, T.  Serfaty
Les jeunes auteurs qui vont forcément tout exploser dans les années  à venir : A. Molas, M. Mayeras

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