Vous avez aimé les 2 derniers chattam, achetez « la voie secrète », que j’ai préféré à Chattam, en fait cela n’a rien à voir, c’est mieux! ! !
Vous voulez tous connaitre sur l’edition, suspense garantie, acheté « maison fondée en 1959″
autre chose pendant que je suis là, non !!! alors bonne lecture
Tout d’abord je tiens à remercier F fontès pour m’avoir indiqué ces livres et enfin l’auteur, et la maison d’éditions


1 Présentation :
Je m’appelle Michaël Mention, j’ai 31 ans et j’habite à Paris depuis dix ans. A la
base, l’écriture n’est pas une vocation : je dessinais des BD quand
j’étais ado, époque où j’étais plus attiré par le cinéma que par la
littérature. J’ai ensuite raté un concours dans une école de ciné et,
comme de nombreux futurs chomeurs, j’ai échoué à la fac … où je n’ai rien
fait, si ce n’est aller à un atelier d’écriture. Je suis ensuite passé des
chroniques à une nouvelle, puis à mon premier roman. Depuis dix ans, j’ai
alterné entre jobs alimentaires (caissiers et autres postes à haute
réjouissance, exception faite pour cette année où je bosse dans une école)
et écriture ; un équilibre difficile à trouver et inhérent à pas mal de
gens (une réalité dont je voulais parler dans « Maison fondée en
1959″, lassé de lire ou de voir une vision tronquée de « la vie des
jeunes » façon « Plus belle la vie »
2 Cette idée de trame, Lacenaire votre héros ?
Ado, j’avais vu le film « Lacenaire » avec Daniel
Auteuil, dans lequel il m’avait bluffé par sa composition et son panache.
J’avais enchaîné avec la lecture des Mémoires de Lacenaire, que j’avais
trouvés très pertinentes à l’époque. Le film est depuis sorti en DVD et, en
le revoyant, j’ai pensé qu’il y avait de quoi écrire au sujet de
Lacenaire. Je ne voulais pas lui consacrer un bouquin (je n’ai pas cette
prétention) et j’ai choisi d’écrire un polar, dans lequel il jouerait un rôle.
J’ai alors « creusé » le contexte historique et l’intrigue est
venue peu à peu. Enfin, je tenais à ne pas être partisan vis à vis de ce
poète assassin : j’ai donc opté pour les deux facettes de sa personnalité,
celle d’un Lacenaire séduisant et sympathique, mais aussi – grâce au point de
vue de l’inspecteur Canler – celle d’un opportuniste capable de
barbarie.
3 Pourquoi 2 livres en même temps, un complément de
l’autre, son pendant, car même si ils sont indépendants, ils n’ont rien a voir, en forme et fond ?
A l’origine, « Maison fondée en 1959″ m’a été
inspiré par un escroc (soi-disant éditeur et collectionneur de
procès) rencontré il y a quelques années et qui n’arrêtait pas de me
répéter « maison fondée en 1979″, comme si cela lui apportait de la
crédibilité … et puis, entre temps, j’ai rédigé « La voix
secrète », un roman que j’ai eu du mal à « quitter » (pour de
multiples raisons, Lacenaire étant un sacré perso). J’ai alors décidé de
faire « revivre » « La voix secrète » de manière différente et
l’idée de romancer sa rédaction m’a semblé intéressante pour les lecteurs
(enfin, j’espère !) : je voulais désacraliser la stature de l’écrivain
soi-disant toujours inspiré et montrer que le quotidien d’un romancier
n’est pas plus intéressant que celui d’une aide-soignante ou d’un plombier…
bref, faire pénétrer les lecteurs dans l’intimité d’un processus de
création. Par ailleurs, je ne voulais pas écrire un roman nombriliste
et c’est pour ça que j’en ai fait un « survival-assis ».
Bref, « La voix secrète » est à la fois un polar
et un bouquin sur Lacenaire, comme « Maison fondée en 1959″ est un
thriller doublé d’une autocritique humoristique. Pour les
parutions, c’est mon éditeur – Stéphane Deplus (du Fantascope éditions) – qui a
décidé de les sortir ensemble, estimant que ce serait peut-être intéressant
pour les lecteurs, et je m’en réjouis.
4 avenirs livresques
En 2012 sortira aux éditions du Fantascope « Unter
blechkoller », mon huis-clos fantastique à bord d’un sous-marin allemand en
1944 et peut-être un roman d’espionnage (j’attends la confirmation), ainsi que
« Adieu demain », un polar adapté d’une réelle affaire criminelle qui
sortira chez Rivages/noir. Par ailleurs, un ami comédien – Maximilien Poullein -
a scénarisé avec moi l’adaption de « Unter blechkoller » et, après
avoir romancé l’un de ses scénars, nous nous attaquerons à l’adaptation
d’un autre de mes bouquins.
5 j’ai bien aimé les deux livres avec du recul, autant
l’un que l’autre finalement, un est très sérieux, l’autre est une parodie, auto dérision ou un règlement de compte personnelle ?
« Maison fondée en
1959″ n’est pas un règlement de comptes, mais une farce (terme pompeux,
mais aucun autre ne me vient). J’ai toujours su que les éditeurs étaient
submergés de manuscrits et que cette voie était difficile (étant soumis à
la subjectivité des autres). Ceci dit, il est vrai que je voulais évoquer
certains travers du milieu de l’édition, où l’on m’avait dit un jour « on
ne vous publie pas, car on ne vise que la qualité » … alors que, quelques
mois plus tard, ce même éditeur publiait un bouquin sur une sorte de Loana
;D … j’ai entendu pas mal de bêtises en dix ans, concernant ce
qu’il vaut mieux écrire (« ne mélangez pas les genres, ça va perdre le
lecteur ! ») et comment l’écrire (!), alors mon bouquin m’a paru
approprié … s’il y a un règlement de comptes, il est dans mon
auto-critique (notamment quand Oscar décortique l’écriture de Luc, qui est
aussi la mienne) qui, je l’espère, amusera les lecteurs