août 14

Orange crush de Tim Dorsey

Marlon Conrad, rejeton d’une famille patricienne de Floride, est promis à un avenir de gouverneur.
Flanqué de sa clique de parasites, il profite de son poste et de l’argent des contribuables pour satisfaire les exigences de divers lobbyistes, gaspillant gaillardement l’argent des contribuables avec un cynisme atavique.
Mais sa vision de la politique, qui n’est pas sans rappeler des pratiques qui nous sont proches, changera à la suite d’un voyage forcé au Kosovo.

Avec un style jubilatoire, l’auteur nous plonge dans les arcanes du pouvoir, décrivant les nantis avec la drôlerie des meilleurs Westlake. Très à l’aise dans la caricature (Mahoney, son flic soiffard est un modèle du genre) et avec un art consommé des dialogues, l’auteur, sous prétexte de campagne électorale, va nous balader le long de la Floride à bord de l’Orange crush, van tout droit sorti de Scoobidoo depuis lequel s’opèrera la métamorphose de Marlon en politicien honnête et soucieux du bien-être de ses ouailles, le tout sous l’œil effaré de ses pairs.

Pour conclure simplement, ne serait-ce que pour ses personnages fendards mais aussi pour la justesse avec laquelle l’auteur évoque les Politiques, censément au service du peuple, à mon avis, ce livre est un chef d’œuvre.

The Undead

août 12

 

Hi bro ! ! !

Gilles je l’ai rencontré, il y a quelques années à sang d’encre (salon de polar), le courant est tout de suite bien passé, un sacré bonhomme. Mon mea culpa, c’est de n’avoir jamsais lu ses livres avant cette année…

Et suite au polar de lyon, je t’ai lu, l’ami et j’ai beaucoup aimé, alors nous y voilà, partageons donc un moment ensemble…

 

Description :

Père de famille nombreuse (très nombreuse), je suis senior manager dans une société de services informatiques et travaille pour des clients du monde bancaire, assurance ou bien encore de la santé.
Scientifique avant tout (ingénieur INSA) et titulaire d’un DESS d’administration des entreprises, je n’ai jamais été un grand lecteur hormis quelques bouquins de S.King et quelques romans thriller/horreur.
Il y a peu (en 2006 pour être exact), j’ai découvert la puissance du monde littéraire à travers Maxime Chattam. Ayant littéralement dévoré sa trilogie, j’ai décidé de me lancer dans l’écriture d’un roman sombre, violent : l’ange du mal.
Depuis, c’est devenu une addiction. Passer un jour sans écrire me perturbe.
C’est une sorte d’exutoire, mais surtout un formidable terrain de jeux pour laisser parler sa créativité.
L’univers que je construis est assez sombre, plutôt orienté sur le scientifique bien qu’aujourd’hui je recherche davantage à comprendre l’homme et sa noirceur.

 

En ce qui concerne sa bibliographie :

- L’ange du mal en 2007 aux éditions du polar
- Réminiscence en 2008 aux éditions du polar
- Lignes de sang en 2009 aux éditions du polar
- Bas-fonds (pré-tirage) en 2011

Projets :

Début 2010, j’ai été démarché par un producteur cinéma pour l’adaptation de lignes de sang ainsi que sa réédition en livre.
J’ai également signé avec lui Immondanités pour une adaptation cinématographique et une sortie papier.
De ce fait, ayant quitté mon éditeur pour récupérer mes droits (notamment lignes de sang) et puis, j’ai attendu. Attendu… Longtemps. Très longtemps. Mais les projets étaient longs à mettre en œuvre.
Aujourd’hui ces projets n’ont pas abouti et j’émets des doutes sur leur aboutissement.
Tout ça pour dire que 2010 a été une année noire pour moi. Un auteur qui a pris un rythme (1 sortie par an pour ma part) se retrouve assez démuni face à cette situation. Plus de salons, plus de livres puisque j’ai rompu avec les EDP… Je te laisse imaginer quelle était ma détresse face à cette situation.
Mais je n’ai pas abdiqué pour autant. Sur les conseils de Franck Thilliez et de Marin Ledun qui m’a soutenu comme jamais (d’ailleurs si tu me lis mon ami, un grand merci à toi), j’ai continué à écrire.
Récemment, Pandémonium a été signé avec les éditions du Toucan. Sa parution est prévue pour fin d’année 2011 (Novembre) ou début d’année 2012 (tout dépendra du planning organisé par Damien Serieyx).
Je leur ai confié également Lignes de sang et Immondanités pour une éventuelle édition (si Damien est intéressé). Cela marquerait le retour de Massimo Zanetti, mon flic fétiche.
Actuellement je travaille sur plusieurs manuscrits :
- Les âmes noires, plus noir que thriller même si le rythme et l’intrigue est entre les deux. Une histoire sombre sur la récidive pédophile et la noirceur de l’âme humaine.
- L’ogre de Wystéria (même si le titre n’est pas final), thriller haletant sur un fond d’histoire vraie et de génétique (enfin je crois… ;) . Je pourrais changer d’avis.
- Anamorphose : 6e volet des aventures de Zanetti.
- Et un dernier manuscrit huis clos qui s’avérera assez terrifiant.
Bref, un planning de ministre que j’ai du mal à concilier avec mon métier. Je vais devoir opérer à des choix et me consacrer sur l’un des quatre. Je pense que ce sera les âmes noires, car j’en ai écrit plus de la moitié.

Mes coups de cœur :

- Franck Thilliez : Je ne peux m’empêcher d’être admiratif de son travail et de l’homme. Ce garçon est vraiment béni des dieux. D’une gentillesse impressionnante, d’un talent fou, il se rend toujours disponible pour ses lecteurs malgré la tonne de travail qu’il a à entreprendre et sa petite famille. Je lui tire mon chapeau.
- Aurélien Molas : Aurélien est un surdoué. Un futur (si ce n’est pas déjà le cas) grand nom du thriller français. Son premier roman était une bombe.
- Marin Ledun : Un être rare, mais ça, tous ses fidèles lecteurs le savent. Bourré de talent lui aussi, il est promis à une carrière formidable. En tout cas, c’est tout le mal que je lui souhaite.
Concernant mes dernières lectures (même si je lis de moins en moins, préférant prendre ce temps de lecture pour l’écriture) :
- Le chuchoteur de Carisi,
- L’œuvre de Karine Giebel dans son ensemble,
- L’œuvre de Patrick Sénécal (principalement Hell.com, la loi du talion et 5150 rue des ormes) que j’ai eu la chance de rencontrer aux quais du polar cette année.

Un grand merci à toi Gilles, au plaisir d’une nouvelle chronique

août 10

A tout seigneur tout honneur ! ! !, un petit entretien avec les personnes qui m’ont aidé à franchir les pas, sur le net,et qui m’ont inspiré dans mes choix de lectures.

Alors commençons par un bloggeur que j’aime beaucoup pour sa gentillesse, et ses gouts éclectiques, M. Fontès, qui  m’aide toujours …..ô mon Deus :)

Rencontré sur le forum de polar pourpres, F F m’a beaucoup aidé pour le site unwalkers, et sur d’aures choses, alors….

 

1 Je vous laisse vous présenter,

Frédéric Fontès, bientôt 36 ans, le cheveux poivre et sel, baratineur de livres sur http://www.4decouv.com, supermodérateur sur  http://www.superpouvoir.com , amateur de Stetson et de Panama.

2 Cet amour du livre, d’où vous vient-il ?

Je pense que le gros déclic vient du collège. Un prof de français nous faisait faire des études de textes sur des romans de Georges Simenon. Une des rares fois où j’ai visité la bibliothèque municipale, c’était pour y découvrir Double assassinat dans la rue morgue de Poe.Et puis j’ai foncé vers la collection de livres de mes parents, pour lire du Gaston Leroux, etc . Et je suis tombé sur l’un des livres qui m’aura le plus marqué à ce jour : Papillon d’Henri Charrière.

Après, j’ai mis mon nez dans les romans de Stephen King, c’était Noël chaque jour … J’ai toujours eu un livre à la main mais là où le rythme a explosé, c’est quand j’ai été agent de sécurité pendant quelques années. Un peu comme le train à vapeur qui a besoin d’une grande quantité de charbon pour avancer, il me fallait des livres à lire : un poche durait une journée, un grand format deux. En errant dans les présentoirs des libraires, j’ai fait connaissance avec les romans de Douglas Preston & Lincoln Child, Jeffery Deaver, Michael Crichton, John Sandford, James Patterson, Michael Connelly, Robert Ludlum, Patricia Cornwell, etc.

3 Internet, et le livre racontez-nous cet histoire d’amour, quand comment pourquoi ?

Je dévore donc des livres depuis pas mal d’années et dès que j’ai eu internet, ça était magique. D’un seul coup, j’avais à portée de mains des infos sur mes auteurs préférés, et summum, je pouvais rentrer en contact avec eux. Nous n’avions plus besoin d’attendre l’occasion d’un salon pour deviser sur nos impressions de lecture et ainsi faire plus ample connaissance. Dès lors, nous pouvions échanger et humainement, c’était très enrichissant. Et ça l’est toujours actuellement !

Le net m’a permis d’assouvir deux passions : la bd américaine et les romans. J’ai eu l’occasion de faire la connaissance de Nicolas Duverneuil sur le forum Xtc2 (l’ancêtre de www.superpouvoir.com) et d’échanger quelques messages là-bas avant la fermeture du site avec avec un autre Nico, Nicolas Trenti, patron du forum des Rivières Pourpres. De fils en aiguilles, je suis devenu modo sur les Riv pendant quelques années avant de redevenir un forumer lambda. J’étais déjà à l’époque un gros consommateur de romans anglo-saxons et il est évident que c’est via le forum des Rivières Pourpres que j’ai commencé à m’intéresser de plus en plus aux auteurs français : Jérôme Camut et Nathalie Hug, Laurent Scalèse, Franck Thilliez, Lalie Walker, Maxime Chattam, Patrick Bauwen, Marin Ledun et encore bien d’autres depuis.

4 Poursuivez-vous un but à travers votre blog, et aimeriez-vous soit écrire soit vivre de cette passion ?

Le blog, ça faisait très longtemps que l’on me conseillait d’en lancer un. Avant, je copiais collais mes chroniques sur différents forums et j’ai eu la chance de les publier sur des sites plutôt bien référencés par les moteurs
de recherches. Du coup, c’était un atout pour contacter les maisons d’éditions. Me lancer dans l’aventure du blog, c’était risquer de perdre cette « vitrine ». Je me suis lancé en 2009, après avoir trouvé un nom
court et éloquent : 4decouv (pour la quatrième de couverture d’un roman). C’est un blog qui grappille des lecteurs mois après mois, petit à petit mais le plus important pour moi, c’est surtout un endroit qui a ses fidèles et ça, c’est le top.

L’écriture, je n’ai pas vocation à écrire mieux qu’un autre parce que je lis beaucoup de livres. Trop de gens pensent à tort que lire un paquet de livres de genre peut être le meilleur outil pour parvenir à en écrire un. Je
pense qu’avant d’être un écrivain,  il faut surtout être un bon raconteur d’histoire et surtout, avoir une bonne
histoire à raconter. Et perso, les histoires, je préfère les lire ! Mais il ne faut jamais dire jamais …

 

En ce qui concerne l’écriture des chroniques, j’aime beaucoup évoquer mes sensations de lecture. Parce que finalement, quand on parle d’un livre, on parle surtout beaucoup de soi-même.  Pas question pour moi de déflorer l’intrigue en faisant un résumé du roman. Je pense que le but d’une chronique, c’est de donner des repères à des lecteurs potentiels. Comme on me l’a dit, je parle du livre « en diagonal », avec juste ce qu’il faut d’ingrédients pour donner l’eau à la bouche. Ensuite, c’est à chacun de se faire sa propre idée.

 

J’ai l’immense privilège de « tester » régulièrement des manuscrits d’auteurs et petit à petit, l’envie d’en faire quelque chose de concret est né. Du coup, je n’en suis pas encore à vivre de ma passion (j’ai déjà un boulot) mais j’ai eu très envie de capitaliser la confiance aquise au fil du temps, que ce soit avec les auteurs ou les éditeurs, en devenant rapporteur d’ouvrage. Je viens de signer mon premier contrat il y a quelques
temps de ça, pour un livre qui va faire beaucoup parler de lui l’année prochaine. Mais je n’en dirai pas plus. J’espère simplement que j’aurai
l’occasion de présenter d’autres manuscrits et d’autres auteurs à des éditeurs qui feront le choix de les publier. Alors oui, si le « jeune » rapporteur de projet que je suis peut espérer évoluer dans cette direction, je
ne peux que m’en réjouir. Qui vivra verra …

 

5 Pas trop difficile d’approcher les maisons d’éditions ou des auteurs par le net ?

En ce qui concerne les auteurs, je dirai non. Ceux qui font la démarche d’aller vers leurs lecteurs sont donc accessibles. C’est un réel plaisir de pouvoir échanger de la sorte. On a souvent tendance à stigmatiser le web mais c’est un outil qui créé un pont entre les « enthousiasmes ». Internet m’a permis de rencontrer des acteurs de l’édition qui sont désormais des amis, avec qui je parle de livres bien sûr, mais surtout du reste !

Avec les maisons d’éditions, c’est différent. J’ai eu l’occasion de constater l’évolution des « mentalités ». Quand vous êtes un lecteur enthousiaste, qui prend plaisir à faire des chroniques sur ses lectures préférées et qui se lance à la rencontre des éditeurs, sans contacts dans le milieu, il est difficile d’attirer l’attention des attachées de presse. Cela s’est fait petit à petit, grâce à des gens vraiment sympa. Je citerai Sandrine Robinet des éditions de l’Archipel et Anne-Sophie Naudin des éditions Anne Carrière. Désormais, vous avez des maisons d’éditions qui ont des attachées de presse entièrement dédiées aux « autres » médias. Et qui sont très intéressées par les lectures qu’on leur propose.

6 Une anecdote à partager ?

Je vais faire court alors : je suis dans le prochain roman de Franck Thilliez! C’est un beau cadeau et une belle surprise, je laisse les amateurs de l’auteur découvrir en octobre prochain quel personnage j’incarne … Rien que ça :p

Quelques-uns de mes romans coups de coeur : Papillon (et sa suite Banco) d’Henri Charrière.
Féroces de Robert Goolrick. Carter contre le Diable de  Glen David Gold. L’Homme qui disparaît de Jeffery Deaver. Druide d’Olivier Peru. La Tour Sombre de Stephen King. La Fin des mystères de Scarlett Thomas. Julius Winsome de Gerard Donovan. Replay de Ken Grimwood. Malhorne de Jérôme Camut. L.A. Requiem de Robert Crais. Seul le
silence de RJ Ellory. Les Ronds dans l’eau d’Hervé Commère.  Zone Est de Marin Ledun.

août 1

quoi de neuf Doc ?

liste non exhaustive, fait à l’oeil nu, sans flingue sur la tempe, sans à priori, et totalement aléatoire, , this fucking unwalkers…
Avant tout, un grand merci aux attachés de presse des différentes maisons d’éditions qui ont joué le jeu, par ailleur, je m’excuse pour le harcélement par courriel, dit il en sifflant…..
fin de la disgression

Editeur Fleuve noir

- F Thilliez avec « Vertiges » pour octobre (lu) il va casser la baraque encore une fois
- C Mieville avec « The city in the City »
- J Rollins avec « Mission Iceberg »
- J Reubenfeld avec « les origines du silence »

Collection Lunes d’encre

- Robert Charles wilson avec Julian (Momument déja lu et on en reparle)

- Glen Duncan avec « Moi lucifer » (prions qu’il soit aussi bon que son homonyme Hal) non reçu.

Editeur Fayard noir

- O Borcarre avec » La France Tranquille » ( lu , pépite d’un roman noir français stylé)
- E M Williamson avec « Bienvenue à Oakland » (Momument, ma bible, déja lu et relu)
- Seamus Smyth avec « Rouge Connemara » (ca me fera oublier cette putain de chanson de merde j’espere) en lecture

- Ken Bruen avec « une pinte de brune acte 2″ en lecture

Editeur Payot Rivages

- Jeremy Sthal avec « Anesthésie générale » chroniqué excellent
- Stuart Neville avec « Les fantômes de Belfast »en lecture

Laffont Editions

- D Baldacci avec Divine Justice (je connais pas le camel club ni cet auteur)

Editions la baleine

- Thierry Marignac avec « Milieu Hostile »

- S Gendron avec ……

Editions Cambourakis

- Hole david avec « Motorman » lu monument

Editeur Mnenos

- A. Thomas avec « La geste du 6ème royaume » en lecture

Editeur Bélial

- Juluis Shépard le Dragon de griaule (énorme shépard, vous connaissez pas ?)

Editeur Gallimard série noire

-Ken Bruen avec « Calibre »
- Jerome le Roy avec « le bloc »

Calman Levy collection « Robert Pepin »

- les soeur Parish avec « une si petite mort » en lecture
- Chuck Hogan avec « tueur en exil » en lecture

Presse de la cité

- Tom Bale avec « coupé du monde »

Robert laffont

-Dan Simmons avec « Drood »

Editions du Seuil

- F Deplanque avec « du son sur les murs »en lecture

Editions Métaillé

- Francesco de Filippo avec « l’offense » en lecture

Ixelle editions

- T Ritter avec » lunes de sang »

Kyklos Editions

- G Gonzalès avec « Viandes et légumes »

- B Coleman avec « DreamLand »

Albin Michel

- J C Grangé avec  » le passager  » en lecture

Editeur cherche Midi

- B. Evenson avec « Alien no exist » lu et chroniqué

Editeur ????

- S Antol avec Devils playground (pas reçu)

Editeur Gaia

- Ognjen Spahić avec les enfants de Hansen en lecture

Editeur Rocher

- Stephen hunter avec « la nuit du tonnere » (excellent auteur, un chouchou) pas reçu

Editeur Sonatine

- James Keene, Hillel Levin « avec le diable » en lecture

Editions de la manufacture

- L Guillaume avec « Doux comme la mort » en lecture

Editeur Archipel

- James Patterson avec « Private los angeles » en lecture

Editeur Gallmeister

- Trévanian avec  » Incident à twenty mille  » en attente

- David Vann en lecture pour un article complet

août 1

voilà
on est  le 01/08/2011

la page est donc présente sur le site, avec ce qu’on a pu noter qui a l’air sympa et tout ce qu’on a loupé et qu’on loupera….
la page sera mise à jour régulièrement,
A noter que des entretiens avec des bloggeurs sont en cours, en Editeur peut être Olivier Gallmeister
et sinon les chroniques de la rentrée litteraire, et d’autres
a + dans le bus

Ps si il n’y a pas de bus, on se voit plus, donc adios amigo

août 1

Vous avez aimé les 2 derniers chattam,  achetez « la voie secrète », que j’ai préféré à Chattam, en fait cela n’a rien à voir, c’est mieux! ! !

Vous voulez tous connaitre sur l’edition, suspense garantie, acheté « maison fondée en 1959″

autre chose pendant que je suis là, non !!! alors bonne lecture

 

Tout d’abord je tiens à remercier  F fontès pour m’avoir indiqué ces livres et enfin l’auteur, et la maison d’éditions

1 Présentation :

Je m’appelle Michaël Mention, j’ai 31 ans et j’habite à Paris depuis dix ans. A la
base, l’écriture n’est pas une vocation : je dessinais des BD quand
j’étais ado, époque où j’étais plus attiré par le cinéma que par la
littérature. J’ai ensuite raté un concours dans une école de ciné et,
comme de nombreux futurs chomeurs, j’ai échoué à la fac … où je n’ai rien
fait, si ce n’est aller à un atelier d’écriture. Je suis ensuite passé des
chroniques à une nouvelle, puis à mon premier roman. Depuis dix ans, j’ai
alterné entre jobs alimentaires (caissiers et autres postes à haute
réjouissance, exception faite pour cette année où je bosse dans une école)
et écriture ; un équilibre difficile à trouver et inhérent à pas mal de
gens (une réalité dont je voulais parler dans « Maison fondée en
1959″, lassé de lire ou de voir une vision tronquée de « la vie des
jeunes » façon « Plus belle la vie »

2 Cette idée de trame, Lacenaire votre héros ?

Ado, j’avais vu le film « Lacenaire » avec Daniel

Auteuil, dans lequel il m’avait bluffé par sa composition et son panache.

J’avais enchaîné avec la lecture des Mémoires de Lacenaire, que j’avais

trouvés très pertinentes à l’époque. Le film est depuis sorti en DVD et, en

le revoyant, j’ai pensé qu’il y avait de quoi écrire au sujet de

Lacenaire. Je ne voulais pas lui consacrer un bouquin (je n’ai pas cette

prétention) et j’ai choisi d’écrire un polar, dans lequel il jouerait un rôle.

J’ai alors « creusé » le contexte historique et l’intrigue est

venue peu à peu. Enfin, je tenais à ne pas être partisan vis à vis de ce

poète assassin : j’ai donc opté pour les deux facettes de sa personnalité,

celle d’un Lacenaire séduisant et sympathique, mais aussi – grâce au point de

vue de l’inspecteur Canler – celle d’un opportuniste capable de

barbarie.

3 Pourquoi 2 livres en même temps, un complément de

l’autre, son pendant, car même si ils sont indépendants, ils n’ont rien a voir, en forme et fond ?

A l’origine, « Maison fondée en 1959″ m’a été

inspiré par un escroc (soi-disant éditeur et collectionneur de

procès) rencontré il y a quelques années et qui n’arrêtait pas de me

répéter « maison fondée en 1979″, comme si cela lui apportait de la

crédibilité … et puis, entre temps, j’ai rédigé « La voix

secrète », un roman que j’ai eu du mal à « quitter » (pour de

multiples raisons, Lacenaire étant un sacré perso). J’ai alors décidé de

faire « revivre » « La voix secrète » de manière différente et

l’idée de romancer sa rédaction m’a semblé intéressante pour les lecteurs

(enfin, j’espère !) : je voulais désacraliser la stature de l’écrivain

soi-disant toujours inspiré et montrer que le quotidien d’un romancier

n’est pas plus intéressant que celui d’une aide-soignante ou d’un plombier…

bref, faire pénétrer les lecteurs dans l’intimité d’un processus de

création. Par ailleurs, je ne voulais pas écrire un roman nombriliste

et c’est pour ça que j’en ai fait un « survival-assis ».

Bref, « La voix secrète » est à la fois un polar

et un bouquin sur Lacenaire, comme « Maison fondée en 1959″ est un

thriller doublé d’une autocritique humoristique. Pour les

parutions, c’est mon éditeur – Stéphane Deplus (du Fantascope éditions) – qui a

décidé de les sortir ensemble, estimant que ce serait peut-être intéressant

pour les lecteurs, et je m’en réjouis.

4 avenirs livresques

En 2012 sortira aux éditions du Fantascope « Unter

blechkoller », mon huis-clos fantastique à bord d’un sous-marin allemand en

1944 et peut-être un roman d’espionnage (j’attends la confirmation), ainsi que

« Adieu demain », un polar adapté d’une réelle affaire criminelle qui
sortira chez Rivages/noir. Par ailleurs, un ami comédien – Maximilien Poullein -

a scénarisé avec moi l’adaption de « Unter blechkoller » et, après

avoir romancé l’un de ses scénars, nous nous attaquerons à l’adaptation

d’un autre de mes bouquins.

5 j’ai bien aimé les deux livres avec du recul, autant

l’un que l’autre finalement, un est très sérieux, l’autre est une parodie, auto dérision ou un règlement de compte personnelle ?

« Maison fondée en

1959″ n’est pas un règlement de comptes, mais une farce (terme pompeux,

mais aucun autre ne me vient). J’ai toujours su que les éditeurs étaient

submergés de manuscrits et que cette voie était difficile (étant soumis à

la subjectivité des autres). Ceci dit, il est vrai que je voulais évoquer

certains travers du milieu de l’édition, où l’on m’avait dit un jour « on

ne vous publie pas, car on ne vise que la qualité » … alors que, quelques

mois plus tard, ce même éditeur publiait un bouquin sur une sorte de Loana

;D … j’ai entendu pas mal de bêtises en dix ans, concernant ce

qu’il vaut mieux écrire (« ne mélangez pas les genres, ça va perdre le

lecteur ! ») et comment l’écrire (!), alors mon bouquin m’a paru

approprié … s’il y a un règlement de comptes, il est dans mon

auto-critique (notamment quand Oscar décortique l’écriture de Luc, qui est

aussi la mienne) qui, je l’espère, amusera les lecteurs

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