Ce fut une semaine riche en entretien
novembre (hein claude) ce sera la fête……………………… 1 an de site
promis sinon …..
bang bang
you ‘ re dead ….
Un petit éclairage sur un métier mal connu pour nous pauvres lecteurs ?, c’est maintenant ! ! !
Pouvez-vous nous présenter votre structure ?
Notre agence de communication comporte six salariés et deux à trois stagiaires selon les périodes. J’ai deux assistants, Inès Bonnafont et Arnaud Bongrand qui me secondent sur l’ensemble des dossiers. Le gérant, Laurent Clerget veille sur la logistique de l’agence, assure les services de presse (envoi des livres aux journalistes) et l’accompagnement des auteurs sur les médias nationaux et sur les salons en province. Eliane Couton a la charge des rencontres en librairie, la logistique des salons des livres, et les médias locaux pour tout déplacement en province. Audrey Durand s’occupe de la comptabilité et de la revue de presse que nous adressons tous les lundis aux auteurs et à leurs éditeurs. Elle rentre également les meilleurs phrases des articles de presse sur notre site www.gillesparis.com. Pour le maintient des ordinateurs et le suivi des envois de programmes, tout comme la comptabilité propre (bulletin de salaires etc) nous faisons appel à des agences ou prestataires extérieurs
Pouvez-vous expliquer à nos lecteurs en quoi consiste exactement votre travail ?
Nous nous chargeons des lancements qui nous sont confiés. La plupart vienne de l’édition. Les éditeurs nous engagent sur un à plusieurs livres sur lequel nous devons obtenir le maximum de résultats. Faire passer les auteurs dans les médias nationaux tous confondus (TV, radios, presse), organiser des évènements (déjeuners ou diners de presse, soirées de lancement), monter des opérations en librairie, faire inviter les auteurs sur les salons des livres. Nous développons actuellement d’autres secteurs comme la musique (nous avons participé au lancement de l’album du chanteur Sinclair; nous intervenons également sur la comédie musicale pour enfants écrite par Amanda Sthers sur une musique de Sinclair, Lili Lampion, qui se jouera au théâtre de Paris à partir du 22 octobre. Nous défendons également un jeune peintre malaysien, Ken Yang qui expose de superbes tableaux dans une galerie à Paris, la galerie Menouar.
Comment a-t-il évolué et évolue-t-il encore actuellement ?
Il évolue difficilement, car les médias attendent dans l’ensemble de caler des rencontres avec des personnalités, et nous avons beaucoup d’auteurs inconnus à lancer. Un pari souvent difficile, car il nécessite beaucoup d’organisation et de patience! Et un bon carnet d’adresses. Cela dit cela ne tient que si le livre est bon! Par contre l’apparition de nombreuses chaines câblées et l’émergence d’Internet nous a ouvert des horizons plus positifs.
Quelle est selon vous l’importance aujourd’hui dans votre activité d’internet et de la blogosphère ? Vous appuyez-vous beaucoup sur ces paramètres et si oui, de quelle façon ?
Je pense m’y être intéressé très tôt. Je dois avoir aujourd’hui un fichier de 400 journalistes spécialisés en blog et site littéraire ou non. Tous ne sont pas journalistes, loin de là, mais ont la passion du livre ou de la culture. Quelque soit leur métier (qui n’a souvent rien à voir!), ils sont souvent plus curieux et plus ouverts que les journalistes de presse écrite. Peut-être moins sollicités pour défendre un peu ces derniers! Certains ont la dent dur, d’autres moins, mais les articles sur Internet permettent à l’auteur d’avoir une approche différente et surtout souvent en amont des premiers articles de presse. Sans oublier les entretiens filmés, importants, car sur Internet, j’ai remarqué que l’image était plus prescriptrice que l’écrit.
Y a-t-il des types d’ouvrages ou d’auteurs « plus faciles » à travailler que d’autres ?
Oui, les personnalités. Cela dit, elles ont leur caractère et il faut beaucoup de patience et bien cibler les entretiens. Leur obtenir souvent ce qu’elles n’ont pas ou plus l’habitude d’avoir. Un pari là encore assez rude.
Quels sont selon vous les enjeux actuels de votre métier ? Du secteur de l’édition ? De l’univers dans lequel vous évoluez ?
Mes enjeux restent de satisfaire mes clients. Un client satisfait ne nous reprend pas obligatoirement mais il dit du bien de notre agence et je crois à ce bouche à oreille. Je suis à la recherche d’autres clients régulièrement, mais je préfère dire non si je ne sens pas la demande. Beaucoup d’inconnus m’adressent des mails ou du courrier. Je répond à tous. L’essentiel se fait par relation. Je ne suis pas un faiseur de miracle, malgré mes trente ans de métier. Il faut un projet qui tienne face aux médias. Je ne prend quasiment aucun budget déjà lancé, en bien ou en mal. Pour le métier de communication il y aura toujours du travail. L’image est essentielle. Je suis confiant à condition de rester prudent.
Merci beaucoup d’avoir répondu à nos questions et de nous avoir éclairés sur votre activité !
entretien réalisé par mail courant septembre, nous prenons toutes les fautes pour nous ! ! ! ^^
http://noirsdesseins.wordpress.com/
un de mes bloggs fétiches, parce qu’il y a de la musique et parce qu’il y a pas de langue de bois
vous en doutez, alors lisez cet entretien
1 Je vous laisse vous présenter ….
Tu me fais la gueule pour me vouvoyer???
Enseignant-rocker (ou l’inverse? Je ne sais plus…). Né à Nevers, que certains pensaient être la cité du rock, le jour de la Saint-Innocent 1966 -je me refuse à calculer mon âge car ça me déprime-, je zone à Clermont-Ferrand depuis des années, en particulier à proximité de la Rue-de-la-Soif locale, dans les endroits où on peut encore écouter du vrai rock and roll, parfois dans les travées du Marcel-Michelin.
Je rédige sous pseudo pour des raisons pros et pas par trouille
2 cet amour du livre, d’où vous vient-il ?
Ben, c’est compliqué en fait…. Je suis passé par des périodes où je lisais peu, par d’autres où je dévorais. Depuis plusieurs années, je m’y suis remis avec une certaine assiduité. Outre ce que j’ai dû ingurgiter pour les études, les bouquins « classiques » comme ceux de philosophie ou d’ethnologie, j’ai toujours lu du Noir. Du bon ou du moins bon. J’ai découvert ados une collection de vieux Fleuve Noir qui traînait dans un placard et qui avait appartenu à mon père. Je ne me rappelle d’aucun titre mais les intrigues étaient bétonnées pour un ados en tout cas
Après, tu fouilles à droite à gauche. Tu découvres un Léo Malet, un Chase, un Thompson, le « Dora Suarez » de Robin Cook et hop!!! c’est parti!!!
3 internet, et le livre racontez-nous cet histoire d’amour, quand comment pourquoi ?
Ma plus belle histoire d’amour, c’est vous mon cher Holden…
Non, sérieusement, je ne sais pas quoi te répondre ici.
Internet n’est qu’un moyen: de s’informer (si on sait un minimum trier), de bosser, de fouiner, de retrouver des traces (de gens, de films, d’oeuvres musicales oubliées). Et aussi de dire des tas de conneries…mais également de rencontrer des gens presque aussi barrés ou monomaniaques que soi…
4 poursuivez-vous un but à travers votre blogg , et aimeriez-vous soit écrire soit vivre de cette passion ?
On ne va pas se raconter d’histoires: Si on écrit, si on tient un blog, c’est un peu par narcissisme, parce qu’on pense que son avis a un minimum de valeur, qu’il est construit ou raisonné.
Il y a une chose que je ne supporte pas, c’est la réflexion: « chacun ses goûts ». Ca coupe toute discussion avant même qu’elle n’ait commencé. Le truc à la « j’aime », c’est un peu limité à mon sens.
Evidemment, il ne s’agit pas dire: « j’ai raison et je vous emm…. » mais simplement de débattre, de supporter (pardon pour l’anglicisme mais je trouve qu’il est éloquent), de défendre des auteurs, des positions, des écritures, des attitudes.
Autre but poursuivi: faire marcher les quelques neurones que je dois encore avoir. Je trouve ça plus enrichissant de le faire en écrivant des papiers sur les romans noirs ou le rock qu’à travers des sudokus ou des mots-fléchés!
Dernier point de ta question: Non. Je n’ai aucune imagination pour pondre des histoires et il y a pléthore de types qui le font très bien.
5 pas trop dure d’approcher les maisons d’éditions au des auteurs par le net ?
Je n’approche pas les maisons d’édition car je n’aime pas quémander. Certains comme Christophe Dupuis, que je salue chaleureusement, ont refilé mon contact à des éditeurs qui m’ont envoyé certains de leurs livres, des éditeurs comme Jimmy Gallier, des attachés de presse (Le Masque, Fayard…) me font parvenir leurs nouveautés. Je les en remercie tous et si j’en oublie: désolé.
Par contre, je ne demande jamais de même que je précise que je m’autorise à « dire du mal » d’un de leur bouquin s’il ne me plaît pas.
Pour les auteurs, c’est parfois différent. Certains m’ont envoyé des mails, d’autres je leur ai écrit pour leur dire tout le bien que je pensais de leur boulot. Des échanges se sont un peu construit avec quelques uns et je dois dire que recevoir un message sympa d’un auteur étranger (Sam Millar, Mark Haskell Smith,…) fait toujours plaisir
6 une anecdote à partager ?
J’ai rencontré, après maints échanges musclés mais toujours respectueux malgré les divergences de tous ordres, Thierry Marignac. Outre ce que je pense de lui en tant que personne (et qui ne regarde que lui et moi) et les excellentes soirées qu’on a passées, je trouve que ce mec est sous-estimé, sous-évalué dans le milieu noir français. J’attends son nouveau roman avec impatience
Et en plus, il aime la bière, le punk et les Black Diamond Heavies.
Que demander de plus?
7 livres fétiches auteur coup de cœur, livres intemporelles au choix mon canard ?
Ton canard va te dire Jim Thompson. Et il te recommandera « Ici et maintenant » pour le côté biographique ainsi que « Le criminel » ou « Hallali » pour l’écriture polyphonique. Dans le rayon anciens, un petit Hammett ne fait jamais de mal…
Ton palmipède sachant également être moderne te conseillera Ken Bruen pour le côté punk de l’écriture, John Harvey pour les soirées d’hiver avec whisky dans un fauteuil club, Serge Quadruppani pour la langue.
Ton Duck deluxe n’oublie pas Sam Millar, Gunnar Staalesen, Massimo Carlotto ou encore Dominique Manotti car il est capable d’éclectisme.
Et ton volatile aquatique te conseille fortement de lire « Rupture » de Simon Lelic (rarement lu un aussi bon premier roman), de t’en payer une tranche avec Iain Levison, de te délecter de la prose remarquable de Thomas H. Cook ou de découvrir l’univers particulier de Natsuo Kirino.
Et comme tout colvert qui se respecte, un James Sallis et le « 1974 » de David Peace à condition d’avoir le moral…
La liste pourrait être plus longue alors par le diptyque de Jonathan Coe: « Bienvenue au Club » et « le cercle fermé ». Choix non-noir mais terriblement passionnant…
un grand merci mon palmidé, et je plussoie pour T Marignac, sinon stay clean comme dit Lemmy hum hum ! ! !
Retrouvez Bob Swagger dans une nouvelle course haletante, prêt à tout pour sauver sa fille.
Nikki Swagger, journaliste reporter, est gravement blessée lors d’un accident de voiture, sur les routes du Tennessee. Son père, Bob Lee Swagger, ancien Marine, tireur d’élite et vétéran de la guerre du Vietnam, craint que ses anciens ennemis soient responsables de l’accident. Des soupçons renforcés, lorsque Nikki subit une nouvelle agression sur son lit d’hôpital, qui la laisse dans un état critique.
Swagger mène l’enquête. Quand il met le doigt sur une conspiration gouvernementale, sur fond de trafic de drogue…
La vie de Nikki ne tient plus qu’à un fil et l’ancien Marine devra affronter son instinct paternel pour faire la lumière sur le complot.
Un de mes écrivains chouchou. Edité auparavant chez Murder inc pour mémoire, c’est les éditions Rocher qui s’y collent depuis 3 livres…..
On reviendra…pour en reparler
lu sur leur site web
http://www.editionslabranche.com/index.php?rayon_id=5
vu sur le site de Gilles Paris
lu le Pierre Bordage……de la bombe d’ailleurs
Pour VENDREDI 13, nous avons voulu tenter la gageure de rassembler treize écrivains de renom et leur demander de nous broder 13 romans musclés autour de cette date fétiche. 13 récits d’action, contemporains, où le héros, l’héroïne, met sa vie en jeu pour : un paquet de fric, l’amour, sa liberté, la gloire, un malentendu, une utopie… à chaque auteur de choisir. Nous tenions absolument à présenter un « casting » le plus représentatif possible des diverses tendances du roman français. La liste de ceux qui ont accepté se passe de commentaire quant à la qualité et la diversité de leurs œuvres. Notre premier succès est d’avoir réussi à recruter une aussi belle bande de mercenaires; il nous faut maintenant nous attendre à tout ! À lire les premiers manuscrits reçus, le récit d’Olivier Maulin, digne de la plus parfaite maîtrise behavioriste d’un Hammett ou d’un Manchette, celui de Michel Quint au lyrisme souvent baroque, voire déjanté, la récolte promet d’être conforme à nos espoirs les plus secrets. Patrick Raynal – Directeur de la collection
Après Les Enfants de la nuit, le retour de Michael Newman dans un thriller toujours aussi sombre de Frank Delaney.
Londres. Nicholas Newman apprend la mort violente, dans des circonstances étranges, de son ami et client Antony Safft. Nomméà sa grande surprise exécuteur testamentaire de celui-ci, Nicholas vient passer quelques jours chez Philippe, le neveu d’Antony, près d’Oradour-sur-Glane. À la fois fasciné et horrifié par l’histoire du village, il apprend qu’Antony menait depuis longtemps de mystérieuses recherches en passe d’aboutir sur la période nazie et ses secrets les plus sombres. C’est le début d’un long périple pour Nicholas, qui, toujours hanté par les atrocités commises durant la Seconde Guerre mondiale, va se lancer dans des investigations qui le conduiront à affronter, au péril de sa vie, des manifestations bien plus contemporaines et effrayantes du fascisme.
Après Les Enfants de la nuit, nous retrouvons ici Nicholas Newman, personnage d’une humanité et d’une complexité peu communes dans le monde du thriller. C’est de nouveau dans l’Histoire et ses tourments que Franck Delaney a trouvé les racines d’une intrigue passionnante, aux retournements multiples, servie par un style d’une rare puissance d’émotion.
À propos des Enfants de la nuit :
« Premier tome d’une tétralogie romanesque, Les Enfants de la nuit n’est pas seulement un thriller rythmé, une fiction énigmatique, un suspense déroutant, c’est aussi une oeuvre sur l’origine du mal, sur les traumatismes des victimes et le déni. En gardant une structure policière faite d’enquêtes et de mystères, l’écrivain réussit un livre obsédant, à la fois épique et intimiste. »Télérama
L’auteur
Franck DELANEY
Frank Delaney est né en 1942 en Irlande.
- Bonjour M. Bale, comment êtes-vous arrivé à l’écriture, ou présentation ?
- Hello Tom Bale. How have you begun to write? What were your motivations? Can you tell us some words about your writing?
I started drawing and writing stories as soon as I learned to read. My first love was comics – DC and Marvel superheroes, as well as Tintin and Asterix. In fact, the Tintin stories were probably the first thrillers I ever read. As I got older, I realised that I just didn’t have the talent for drawing – my artwork never quite matched up to the images in my head. I found it much more fulfilling to use words rather than pictures.
What I write has always been influenced by what I read, and that’s mostly genre fiction: first science fiction, then horror and finally crime and thrillers.
J’ai commence à dessiner et écrire dès que j’ai su lire. Ma première passion, ce sont les BD (DC, les héros Marvel, mais aussi Tintin, Astérix…). En fait, les histoires de Tintin sont probablement les premiers « thrillers » que j’ai jamais lus ! Lorsque j’ai grandi, j’ai réalisé que je n’avais pas les talents de dessinateur – je n’arrivais jamais à faire coïncider mes dessins et ce que j’avais en tête. J’ai trouvé que finalement les mots remplissaient mieux cet office que les mots.
Ce que j’écris a toujours été inspiré par ce que je lis, et des genres littéraires surtout : en premier lieu la SF, puis l’horreur, et enfin les thrillers et autres polars.
- Les porte du livres se sont ouvertes comment pour la France ?
- Why are your novels published in France? Is it your own choice?
My literary agent has the task of selling my work in other countries, and I was delighted when I heard that Presses de la cité had offered me a two-book deal. To be published in translation is a great honour. My grandfather’s second wife was French – from Dieppe – and I wish she had lived long enough to see me published in France. She would have been very proud.
Mon agent littéraire a pour mission de vendre mes œuvres à l’étranger, et j’été enchanté quand j’ai appris que les Presses de la Cité avaient fait une offre de contrat pour deux de mes livres. Etre publié et traduit en France est un grand honneur, d’autant plus que la seconde épouse de mon grand-père était française (de Dieppe), et j’aurais aimé qu’elle ait vécu assez longtemps pour me voir être publié en France. Elle aurait été très fière.
- Vos héros sont très humains et attachant loin du modèle « Américain » , c’est votre marque de fabrication ?
- all your characters are so human and sensitive. They are so different from what we usually expect from « american » heros. Is it your way to sign up your novels?
Thank you. I’ve always felt that the story won’t be exciting unless the reader cares about the characters and responds to them as real people. It’s interesting that you should compare this to American heroes, because the writer who taught me the importance of having vulnerable characters is Stephen King, especially in his early work: Carrie, Salem’s Lot, The Stand and The Dead Zone.
Merci. J’ai toujours pensé que l’histoire ne pouvait pas être vraiment réussie sans que le lecteur ne se sente concerné par les personnages et les considèrent comme de vraies personnes. Il est intéressant que vous compariez cela au modèle du héros américain, parce que l’auteur qui m’a enseigné l’importance de mettre en scène des personnages vulnérables et humains est Stephen King, et plus particulièrement ses premiers ouvrages : Carrie, Salem, Dead Zone, … .
I’d also say that American writers have probably influenced me more than British ones – people like John Sandford, Michael Connelly, Martin Cruz Smith, Carol O’Connell and Elmore Leonard.
Je dois également souligner que les écrivains américains m’ont très probablement plus influencé que les auteurs britanniques – des écrivains tels que John Sandford, Michael Connelly, Martin Cruz Smith, Carol O’Connell et Elmore Leonard.
- Allons-nous retrouver, nous français, Joe dans d’autres romans ?
- do we (French people) « re-find » you and your novels soon in France?
Unfortunately, not at the moment. My new book, BLOOD FALLS, is out in the UK in October and again features Joe Clayton, this time on the run in Cornwall. But I lost my editor at Presses de la cité and I understand that her successor was not a fan of my work, so I have not been offered another contract. I still hope that another publisher might be interested, especially as I discovered that the book club edition of LA FEMME QUI EN SAVAIT TROP, published by France Loisirs, has sold over 50,000 copies. To me, this suggests there is a market for my work in France!
Malheureusement pas pour le moment. Mon dernier ouvrage, Blood Falls, sortira en octobre 2011 en Grande Bretagne et mettra à nouveau en scène Joe Clayton, cette fois sur les routes de la Cornouaille. Mais mon éditeur des Presses de la Cité n’y travaille plus et son successeur, d’après ce que j’en ai compris, n’est pas une grande fan de mon travail. Je n’ai donc pas reçu de proposition de contrat pour ce dernier livre. Je continue d’espérer qu’un autre éditeur pourrait être intéressé, et ce d’autant plus que j’ai appris que la version France Loisirs de La Femme qui en savait trop s’était vendue à plus de 50 000 exemplaires. Pour moi, cela révèle qu’il y a pour mes ouvrages un véritable marché en France !
- Des romans à nous faire partager ?
- Can you give us some suggestions of real good novels? About your favorite novels?
The writers I mentioned above are all fabulous. Also, a British detective series by Graham Hurley, set in Portsmouth. But Graham Greene is probably my all-time favourite writer. (Years ago I was on holiday on the Riviera and I visited Antibes to see where the great man lived.) I’d recommend BRIGHTON ROCK, of course, and also OUR MAN IN HAVANA – a wonderful comedy.
les auteurs que j’ai cités plus haut sont géniaux. J’aime beaucoup également les ouvrages de Graham Hurley mettant en scène un détective britannique à Portsmouth. Mais je dois avouer que Graham Greene est l’auteur que je préfère entre tous, et que j’ai toujours préféré (il y a des années, j’étais en vacances sur la Riviera et j’ai à cette occasion visité Antibes pour voir où ce grand homme vit). Je recommanderais bien sûr Brighton Rock et Notre Agent à la Havane, une superbe comédie.
Thanks a lot !
Un grand merci à l’excellent Tom Bale, entretien réalisé par courriel, et fait par CaCo de la traduction à tout.
Après le Monumental
et la sortie en octobre de Glen Duncan pour » Moi lucifer » il était temps de rencontrer l’homme derrière tout cela, alors play : toutes les « fuautes » proviennent de notre secrétaire pffffffffffffftttttttttttttt.
Bonjour M. Dumay, la collection Lunes d’encre, pouvez-vous nous la présenter ?, car même si elle est orientée plutôt SF ou Fantasy, je me souviens avoir lu un très bon polar de Piccirilli ? quand , comment ?
Lunes d’encre a été créée en 1998, à la demande d’Olivier Rubinstein des éditions Denoël qui venait de m’engager pour m’occuper de Présence du Futur et de prendre la suite de Présence en grand format. Les premiers titres ont paru à l’automne 1999, La dernière Licorne de Peter S. Beagle, Elle qui chevauchait les tempêtes de Lisa Tuttle et George R.R. Martin, eXistenZtm de Christopher Priest, d’après un scénario original de David Cronenberg. La meilleure vente de la collection est Spin de Robert Charles Wilson, loin devant L’échiquier du mal de Dan Simmons et Fondation d’Isaac Asimov. La collection s’est toujours voulue très éclectique, d’où la parution du Piccirilli, mais ce n’est pas le seul texte atypique.
Comment se font vos choix ? Oliver Gallmeister, me disait qu’ »il fouinait sur les blogs », M. pépin a une autre méthode, et vous ?
Je travaille beaucoup le fonds Denoël, ce qui laisse peu de marge de manœuvre. Christopher Priest, Tim Powers et Robert Charles Wilson étaient des auteurs que j’avais lus avant d’arriver chez Denoël. Pour le reste, je lis ce que les auteurs français m’envoient (quand même plus de 600 manuscrits/an) et ce que les agents m’envoient et qui me séduit, car je reçois bien plus de livres qu’il est possible d’en lire en ne faisant que ça 24h/24. J’essaye de publier le plus de coups de cœur possible. Même aujourd’hui, alors que la situation en librairie est tendue comme jamais.
Il y a certains auteurs clefs je suppose ?
Robert Charles Wilson, Christopher Priest et Robert Holdstock sont ceux que j’ai le plus travaillés. Holdstock était un ami personnel, malheureusement il est mort en 2009. J’ai des liens assez serrés avec Priest et Wilson. Pour les français, j’ai « découvert » Norbert Merjagnan et c’est une petite fierté bien placée. Ian McDonald va prendre très vite beaucoup de place dans la collection, j’en ai publié deux et j’ai eu à chaque fois le Grand Prix de l’Imaginaire.
Anathem de Neal Stephenson, j’ai pas compris, pourquoi est il chez Braguelonne ?
Personnellement, quand j’ai vu la taille de l’ouvrage, je ne l’ai même pas ouvert, sachant pertinemment que vues les ventes françaises de l’auteur je ne pourrais jamais le publier.
Si on va fréquemment sur le Blog de lunes d’encre, on sent une certaine tension, tension économique ?
Non, sérieux ? Penser à ma reconversion m’occupe bien une à deux heures par semaine. Rentrez chez vous, c’est la fin du monde.
Peut-être…, mais que dans le livre ?, et est-ce la même chose que la crise des majors en musique ?
Je ne vois pas de rapport avec la musique. La crise que nous vivons est double, elle est conjoncturelle (crise mondiale) et elle est aussi structurelle, notre industrie du livre fonctionne sur des bases économiques qui la poussent à surproduire. Cette surproduction conjuguée à la crise est en train de tuer beaucoup d’éditeurs.
Velum de Hal Duncan c’est osé économiquement ?
Le diptyque Vélum/Encre était un sacré pari, de ceux qu’on est content de gagner… mais aussi content de perdre. J’ai perdu, mais je reste très satisfait de cette aventure. C’est un de mes Lunes d’encre préférés, j’aime ses visions et sa puissance politique.
Julian et Moi Lucifer, sont les 2 nouveautés de ce semestre, vous en attendez beaucoup de ces livres, surtout pour Julian ?
On attend toujours le maximum et on ne l’a jamais. C’est deux livres que j’adore ; le simple fait d’avoir réussi à les publier avec de bonnes traductions, des couvertures qui me plaisent est déjà une grande source de satisfaction. On verra les résultats dans un an.
L’eebook, ou format numérique, comme le Bélial par exemple, vous vous y mettez ou vous allez à master chef vous qui parliez de reconversion ?
J’ai longtemps travaillé dans la restauration, Master Chef ne me fait pas vraiment peur. Pour le numérique, on a fait des essais… au jour d’aujourd’hui ça coûte de l’argent et ça ne rapporte (presque) rien. Donc on réfléchit à une autre façon de faire du livre numérique, sans se presser ; ça ne sert à rien, il n’y a pas (encore) de marché. On est tenté de regarder ce qui s’est passé aux USA et de se dire « c’est cool », ils ont des best-sellers numériques, mais la vérité c’est que leur politique déréglementée s’est soldé par la disparition presque totale des librairies, ce qui, de mon point de vue, est un désastre.
Toutes les couvertures sont-elles de Manchu ? vous pensez à redéfinir le packaging, après Rivages, la Série noire , Calman Levy ?
Toutes les couvertures ne sont pas de Manchu loin de là. Et je me sens très libre à ce niveau-là. Il y a des illustrateurs français, on récupère des couvertures étrangères…
Allez fâchons nous ! , le prix des livres correspond à 2 voir à trois repas de midi, la culture du peuple elle en est où ?
Je n’ai pas mon mot à dire sur le prix des Lunes d’encre. Je publie des livres que je n’achèterai jamais car ils sont trop chers. Régulièrement ça m’énerve, mais il n’y a pas grand chose à faire. Il faudrait que les auteurs que je publie aient plus de lecteurs. C’est une économie de niche, on l’accepte ou pas. On trouve des Lunes d’encre en bibliothèque, d’occaze. Ces livres ont des milliers de vie.
Un grand merci Monsieur Dumay, pour le temps (merci il fait beau), vos réponses.
entretien fait par email courant septembre, avec les fautes de notre secrétaire ……meuhhhhhhhhhh