déc 30

http://zymansky.over-blog.com/article-avec-tes-jouets-par-milliers-94223563.html

 

allez y c’est de la bonne ! ! !

déc 30

Le Ranch of Léon

Serge Vacher

Résumé :

Léon Combes traîne son ennui dans la grande ville de Limoges. De soirées insipides en stages inutiles, les journées se suivent, fades et déprimantes. Même les potes, les petits concerts, les apéros rituels n’arrivent plus à éclaircir son horizon.

Une lettre va bouleverser ce désenchantement. Le vieil oncle Gabriel vient de lui laisser un bel héritage : petite propriété, coquette somme d’argent. De quoi voir le monde avec les lunettes de l’aventurier. Mais le notaire a oublié de préciser un détail. En codicille, Tonton Gaby a laissé sa cave, outre quelques bouteilles bienvenues, un squelette tout beau, tout propre, qui nous transporte quelques années en arrière, au bord de la Combade.

Qui est ce mort ? Que fait-il ici ?

Il faudra à Bastien Lenoir et Philippe Gonay, les deux flics envoyés dans le village, beaucoup de tact et d’astuce pour éclaircir le mystère.

 

Mon avis :

Littérature de terroir sans aucun doute, mais très divertissante ! Qui a dit que la vie en province est ennuyeuse ! Serge Vacher nous montre ici que les meurtres, scandales et autres enquêtes ne sont pas l’apanage exclusif de la capitale, et que localisés dans les verts bocages et belles prairies, ils sont bien plus pittoresques !

Et que dire de ces fameux héros-qui-n’en-sont pas ? De ces personnages hauts en couleurs au parler local et au bel accent que nous ne pouvons nous empêcher d’entendre.

Bref, si l’intrigue est relativement courante, elle n’en reste pas moins extrêmement bien menée et servie avec brio par des personnages et une écriture qui font de Serge Vacher confirme qu’il est un écrivain avec lequel il faudra compter !

déc 29

n’est pas qu’une superbe chanson du boss
ce fut aussi les meilleurs editeurs de polars….
allz y voir

http://www.decitre.fr/recherche/resultat.aspx?recherche=refine&editeur=Murder+Inc+(editions)

 

demain je suis au pere peinard pour m’acheter bayou rouge de wilson

http://www.livre-rare-book.com/c/b/le-pere-penard

 

déc 29

Les Dolce

Tome 1 – La Route des Magiciens

 

Frédéric Petitjean

 

Résumé :

Persécutés des siècles durant par les sorciers, ces êtres singuliers ne sont plus qu’une poignée. Cinq exactement. Une famille : les Dolce. La lignée, traquée en permanence, tente depuis des années de se fondre dans la société moderne, et vit pour l’heure dans uns bicoque de Brooklyn. Le grand-père n’a plus toute sa tête, le père et la mère exercent des professions sans histoire et les adolescents vont à l’école. Se faire des amis ne devrait pas être un problème, quand on peut lire dans les pensées. Mais la discrétion qu’ils doivent constamment observer et les déménagements à répétition ne leur facilitent pas la tâche. Ainsi, Leamedia, la cadette, décide-t-elle de s’émanciper : le jour de ses onze ans, elle utilise ses tout nouveaux pouvoirs magiques à très mauvais escient. Son premier sort provoque un désastre. Repérée par ses redoutables ennemis, la famille doit décamper aussitôt, reprendre à nouveau la route, errer encore sans autre but que de se faire oublier. Sans savoir qu’ils détiennent le secret qui permettrait la régénération d’une planète polluée et rendue hostile aux hommes.

 

Mon avis :

Je suis conquise.

Ce premier tome des Dolce laisse augurer de très belles aventures pour la suite. Les 5 membres de la famille de magiciens sont confrontés, en plus des conséquentes inhérentes à leur condition d’ »anormaux », aux mêmes difficultés que toutes les familles du monde : les aléas de la solidarité familiale, la révolte des plus jeunes, le fossé des générations, l’isolement, mais aussi les préoccupations sociales et environnementales.

Dans leur « bus-maison », grâce auquel les Dolce peuvent prendre la fuite instantanément, cinq personnalités complètement différentes tentent tant bien que mal d’assumer leur rôle de derniers représentants de leur monde. En quête désespérée de « normalité », il n’en reste pas moins qu’ils restent toujours et en tout lieux extrêmement repérables : cloche immobile qui sonne, bus volant, rétractation d’espaces, capacités physiques et intellectuelles hors normes, … .

Sans le savoir, ils ont en Virginie et Philippe Delondres des amis et des soutiens dont eux-mêmes ne mesurent pas l’importance. La jeune femme, adoptée par le seul ami humain d’enfance de Rodolpherus Dolce (ou tout autre nom qu’il portait à l’époque), se révélera être une ami inattendue mais extrêmement importante dans la quête de la famille de magiciens.

 

Antonius, Leamedia, Melidiane, Rodolpherus et Melkaridion sont des personnages très attachants, qui conviennent tout à fait à ce roman jeunesse. L’intrigue nous entraîne (malgré quelques longueurs explicables par la nécessité de planter le décor et livrer aux lecteurs tous les éléments nécessaires à sa compréhension) rapidement, est extrêmement bien menée (certains éléments peuvent être déduits par le lecteur attentif, d’autres sont complètement inattendus), et joue avec les leviers traditionnels (mais sans tomber dans la caricature) de la littérature jeunesse. La magie reste un moyen d’amener les jeunes lecteurs à la lecture, et il serait vraiment dommage de s’en priver.

Avec quelques réflexions sur la famille, les amis, l’adolescence, l’envie d’être comme les autres, l’écologie, le respect de l’environnement, l’apparence physique ou encore la musique et la séduction, nul doute que les lecteurs auxquels les tomes des Dolce sont adressés y trouveront des éléments de réponse aux questions qui les taraudent.

Si vous souhaitez faire découvrir la lecture à certains jeunes futurs/potentiels/conquis lecteurs, nul doute que Les Dolce vous permettra de leur offrir de très belles expériences de lecture.

 

Attention : n’allez pas croire que ces ouvrages sont réservés aux plus jeunes. L’adulte (enfin presque) que je suis s’est régalée ! Après tout, certains discours et certaines aventures n’ont pas de limite d’âge.

 

Merci Frédéric Petitjean !

déc 27

Nekropolis

Tim Waggoner

 

 

Résumé :

 

Matthew Richter, ancien policier, détective privé et accessoirement mort-vivant, n’a plus que quelques heures à…non-vivre ? Au milieu de la foule de lykos, vampires, démons, spectres et autres freaks de Nekropolis, il se lance en quête de la Pierre de l’Aube sous les obscurs rayons du soleil noir Umbriel. Du joyeux capharnaüm de l’Eclaboussure aux sombres forêts de Boilestrange où rôdent les métamorphes en chasse, en passant par le domaine arcanique de Féeryl, Tim Wagoger nous entraine dans le plus improbable des microcosmes : une ville où ne vivent que les sombres créatures de la nuit.

Au mileu de ce carnaval de la monstruosité, Matt Richter ne risque-t-il pas de perdre son humanité ? Plutôt crever (encore).

 

Mon avis :

 

En ces périodes de Noël où les bons sentiments et jolies choses sont mises en avant et montrées à outrance, quel régal de lire un ouvrage où la norme n’est autre que la monstruosité. Avec des créatures dignes des élucubrations des savants les plus fous et issues de toutes les mythologies et autres imaginaires, les plus hideuses, horribles, méchantes, cyniques, puissantes, effrayantes, putrides, … se côtoient, pour le plus grand plaisir du lecteur.

 

Matt Richter, seul mort-vivant de sa dimension à être pourvu d’une volonté propre, passe son temps à rendre des services à ses « compatriotes » pour s’assurer des rentrées d’argent, elles-même garantes de sa régénération par un sorcier vaudou. Seulement lorsque celui-ci lui annonce ne plus pouvoir l’aider à survivre, il accepte d’aider une jolie demi-sanguinée à retrouver une pierre aux grands pouvoirs dans l’espoir que ses contacts puissent contribuer à de nouvelles régénérations.

 

Alors qu’il n’est plus qu’un tas de viande en décomposition (mets ô combien convoité par certaines créatures charognardes), il découvre finalement que ses capacités à éprouver des émotions et autres sentiments qui lui assurent un statut plus glorieux que cadavre ambulant.

 

Avec beaucoup d’humour, de dérision, de délicatesse mais aussi de cruauté et de cynisme, l’auteur nous conduit dans un monde où cohabitent toutes les créatures qui hantent nos cauchemars.

Convaincue je suis ! Merci Eclipse et Emmanuelle !

 

déc 27

quand on le traduit ce grand auteur ?, digne de mccarthy
A master of the historical novel, James Carlos Blake has been hailed as “a poet of the damned who writes like an angel” (Donald Newlove, Kirkus Reviews).

In Country of the Bad Wolfes, based in part on his own ancestors, Blake presents the story of the Wolfe family—a saga that spans three generations, centers on two sets of identical twins and the women they love, and ranges from New England to the heart of Mexico before concluding in South Texas.

Begat by an Irish-English pirate in New Hampshire in 1828, the Wolfe family follows its manifest destiny into war-torn Mexico. There, through the connection of a mysterious American named Edward Little, their fortunes intertwine with those of Porfirio Díaz, who will rule the country for more than thirty years before his overthrow by the Revolution of 1910. In the course of those tumultuous chapters in American and Mexican history, as Díaz grows in power, the Wolfes grow rich and forge a violent history of their own, spawning a fearsome legacy that will pursue them to a climactic reckoning at the Río Grande.

Peopled with a host of memorable characters in a vast setting, Country of the Bad Wolfes is James Carlos Blake at his best.

James Carlos Blake was born in Mexico and grew up in Texas and Florida. He is the author of nine other novels and a collection of short works . Among his literary honors are the Los Angeles Times Book Prize, the Southwest Book Award, and the Falcon Award.

déc 26

Bibliothèque hispano-américaine
Paru le 20/10/2011
El Sexto – José Maria ARGUEDAS
Titre original : El Sexto
Traduit de l’espagnol par Eve-Marie Fell

Le jeune Gabriel est incarcéré au pénitencier El Sexto, au centre de Lima, dans le cadre de la répression des mouvements d’opposition étudiants. Là, il va rencontrer des représentants des partis politiques qui luttent contre le pouvoir despotique. Il découvre les hiérarchies de la prison, où en fonction des étages se côtoient en haut les politiques, puis les droits communs et les délinquants sexuels, et enfin, au rez-dechaussée, les clochards. Les politiques se divisent entre partisans de l’APRA (de gauche) et communistes, considérés comme “vendus à l’étranger”.
Sous la direction d’Estafilade les droits communs font régner leur loi, distribuent la drogue et forcent les homosexuels à la prostitution. Les maîtres de cet infra-monde s’affrontent à mort dans la lutte pour le pouvoir. L’assassinat d’Estafilade déclenchera une répression brutale qui mettra à jour la totale malhonnêteté des autorités légales.
Ce roman a été inspiré à l’auteur par son expérience de la prison politique en 1938. J. M. Arguedas avait manifesté en 1938 contre l’arrivée à Lima d’un représentant de Mussolini. Il définit El Sexto comme, à la fois, une école du vice et une école de la générosité.

Un grand classique de la littérature latino-américaine

je vous crois, je deviens fan de cet éditeur, on en reparle

déc 26

je vous laisse, avec CaCo et Undead soyez doux avec eux;

a tout de suite en 2012

déc 24

déc 23

 

Résumé :

Rome, été 1492. Dans les entrailles de la ville éternelle, le mal s’est réveillé. Le meurtre brutal d’un alchimiste va déclencher une course désespérée pour mettre au jour un complot visant à éteindre la lumière de la Renaissance pour replonger l’Europe entière dans les ténèbres moyenâgeuses.

Déterminée à venger l’assassinat de son père, Francesca Giordano défie toutes les convenances en s’octroyant la charge d’empoisonneuse au service de Rodrigo Borgia, l’homme à la tête de la plus célèbre et la plus dangereuse famille d’Italie. Elle devient la confidente de Lucrèce Borgia et l’amante de César Borgia.

En démêlant l’écheveau de la traitrise et de la duperie, Francesca se lance à la poursuite du meurtrier de con père, allant des térfonds du ghetto juif de Rome au sommet de la chrétienté elle-même, le Vatican. Sans le savoir, elle va ainsi provoquer l’ultime confrontation entre des forces immémoriales prêtes à utiliser ses désirs les plus enfouies pour accomplir leurs noirs desseins.

Mon avis :

Après avoir entendu quantité d’avis élogieux, je me suis donc lancé dans la lecture de Francesca. Et à mon tour d’ajouter mes commentaires élogieux !

Sur fond d’une superbe et rarement aussi détaillée fresque de Rome en 1492, Sara Poole nous narre l’histoire d’une femme hors norme bien décidée à prendre en main sa vie et pour cela à mettre en péril son âme immortelle. Immergée dans un environnement d’hommes puissants et forts, la jeune femme doit prouver plus que tout autre sa valeur et s’affirmer. Pour survivre et venger son père, Francesca accepte d’affronter tous les dangers et de prendre nombre de responsabilités qui la confrontent à diverses réflexions sur les ambigüités, contradictions, absurdités et autres injustices à l’aube d’un siècle dont on ne sait encore s’il sera majestueux ou obscur.

Les détails historiques sont adroitement utilisés pour servir l’intrigue et pour autant que je puisse ne juger véritables. Les descriptions de Rome à la fin du XVe sont superbes et justifieraient tout à fait une adaptation audiovisuelle. Le personnage de Francesca ne se réduit pas à une fille voulant venger son père mais est bien plus complet et complexe, abordant non seulement ses propres buts mais s’attardant aussi sur des réflexions bien plus larges et souvent intemporelles (l’hypocrisie des hommes, la condition humaine, la religion, l’amitié, la valeur, …). La famille Borgia est présentée de manière originale (pour moi tout au moins) puisque ce ne sont pas leurs dépravations qui sont ici exposées mais bien les liens qui les unissent, les rapports filiaux, sentimentaux. Si certes il était impossible à Sara Poole de ne pas mentionner leurs comportements particulièrement « immoraux » (ne voyez ici aucun jugement) des Borgia, elle taille la part belle à leur humanité et à tout ce qui fit d’eux des membres d’une même famille, soudée face à l’adversité en dépit de conflits internes.

Alors à tout ceux qui sont encore en panne de cadeau de Noël ou d’idée pour des étrennes, Francesca, empoisonneuse à la cour des Borgia est un très bel ouvrage (esthétiquement et au-delà) qui j’en suis persuadée trouvera de nombreux lecteurs.

Et parce qu’il en faut toujours : petit bémol (mais c’est le seul) : ne lisez pas la 4e de couverture avant la lecture (conseil que j’applique à toutes mes lectures et dont je me félicité très souvent par ailleurs), elle est très détaillée et enlèverais au récit les effets de ses rebondissements !

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