juin 29

 

Bonjour la première question qui me frôle l’esprit, c’est pourquoi autant de temps entre ces 2 livres ?

Vingt documentaires aux quatre coins du monde pour les Nouveaux Explorateurs de Canal +, J’ai beaucoup voyagé

Ce qui me laissait peu de temps pour me plonger à bras le corps dans cette nouvelle aventure. Dès le départ, Les Larmes d’Aral, ça a été un projet ambitieux qui demandait un travail titanesque de documentation et d’écriture. J’ai du également voyager pour cette documentation, notamment en Irlande du Nord pour rencontrer les soldats de l’IRA, j’ai aussi rencontré les flics du Quai des Orfèvres, et j’ai du approcher le milieu du renseignement, ce qui n’a pas été facile comme vous pouvez l’imaginer.

Au delà de ça, il y avait le virage du second roman, après le succès du Cercle de Sang et sa traduction en dix langues, je ne voulais pas décevoir mes lecteurs, j’ai donc décidé de prendre le temps, et aujourd’hui je suis heureux de voir l’accueil très positif réservé aux « Larmes d’Aral ».

Pouvez-vous nous parler un peu de vous et du pourquoi de votre écriture ?

J’ai été photographe grand-reporter pendant une douzaine d’années, puis je suis passé à la réalisation de documentaires pour Canal + J’ai aussi réalisé des reportages pour Envoyé Special sur les commandos marines, le renseignement… Je crois qu’avant tout j’aime raconter des histoires, aujourd’hui les documentaires que je tourne autour du monde sont plutôt optimistes, mes romans en revanche sont beaucoup plus noirs. On va dire que l’écriture est ma face sombre. C’est de cette manière que j’exprime les situations périlleuses parfois limites dans lesquelles j’ai pu me retrouver à l’étranger. Je ne cherche pourtant pas à retranscrire la réalité, ce qui m’intéresse avant tout c’est d’explorer l’imaginaire, d’emmener le lecteur avec moi ou plutôt avec mes personnages dans une aventure à suspens, j’aime aussi que le lecteur puisse croire à la réalité des mes histoires, qu’il s’identifie au héros, qu’il mène l’enquête à ses côtés, c’est pourquoi j’ancre mes intrigues dans des univers et un contexte historique, politique bien réel souvent effrayant. C’est le cas pour les Larmes d’Aral.

 

J’avais trouvé votre premier livre singulier, il se démarquait à l époque des clones du da Vinci code, avec une écriture sèche…Le deuxième est totalement différent, plus polar que thriller en fait, en flirtant avec le paranormal comment vous est venue la trame ?

Je n’en révèlerai pas trop, car je commence à écrire mes histoires par la fin, par le secret que mes héros vont découvrir et je ne veux pas gâcher le plaisir… l’idée fondatrice n’a rien pas grand chose à voir avec l’intrigue, mais je l’ai eu à -1000 mètres de profondeur à bord d’un sous marin au large des Bahamas, je crois que j’ai eu le sentiment d’une plongée dans le cosmos…

Mais un tel roman c’est plusieurs thèmes que je souhaitais aborder, plusieurs idées, plusieurs situations qui m’ont marqué, l’Irlande du Nord, les anciens réseaux clandestins anti-communistes, et bien sûr les secrets de l’ex-URSS. J’étais aussi très attiré par l’exercice de style du Quai des Orfèvres, et la guerre des polices, déjà traité par les plus grands auteurs…

Comment écrivez vous ?, beaucoup de documentation, avez vous fait des ateliers d’écriture ?

J’ai d’abord une deux trois idées, que je confronte, j’assemble qui me donnent la trame générale, l’âme de mon intrigue. Je commence alors à enquêter, donc là oui un important travail de recherches, de rencontres, interviews, lectures, qui vont donner la structure, le synopsis : la chair de cette histoire. Ensuite j’écris, et je modifie mon synopsis au fur et à mesure. Pour le reste je suis un pur autodidacte, je n’ai pas fait d’études universitaires, j’ai beaucoup lu et j’ai un sens développé de l’autocritique, je suis rarement satisfait de mon travail ce qui me pousse à travailler et retravailler.

Vous avez réussi a éviter tous les poncifs redondants du genre avec votre livre, surtout au niveau des personnages, les avez-vous plus soignés ?

Pour le Cercle de Sang, j’avais choisi un héros amnésique, je n’avais pas mesuré la difficulté de faire exister un personnage qui n’a pas de passé.

Pour Les Larmes d’Aral j’ai décidé de créer des caractères profonds et romanesques. Sinead avec son enfance à Belfast et les secrets de son passé qui sont dévoilés tout au long de l’intrigue, pour Raphaël je voulais éviter le flic torturé que l’on voit souvent dans les polars, ce qui m’intéressait c’était un homme comme vous et moi avec ses angoisses ses joies, mais qui pour combattre le mal a choisi un chemin différent du nôtre. On va apprendre qu’avant d’être flic il était membre des commandos marine, un passé bien sombre. Pour ces deux personnages je me suis inspiré de personnages réels.

Vous êtes connus aussi pour travailler à la télé, que préférez-vous ?

J’aime les deux, j’ai la chance de travailler pour Canal+ qui m’offre une totale liberté d’expression c’est assez rare dans ce milieu pour le souligner.

Ecrire procure une immense satisfaction mais mon métier de reporter, les expériences que j’ai le privilège de vivre sont une source d’inspiration essentielle à l’écriture.

L’histoire de la mer d’Aral, j’en avais entendu parler, une véritable tragédie, en tant que voyageur, explorateur quel regard portez vous sur notre monde.

Je suis très partagé, comme je vous l’ai expliqué mes films portent un regard positif les hommes, le monde, mes romans sont beaucoup plus sombres. Je suis d’un naturel optimiste mais c’est vrai que certaines expériences laissent un gout amer. La Mer d’Aral – Asséchée par les soviétiques depuis les années 1950, une catastrophe écologique comparée par les spécialistes à un Tchernobyl silencieux – où je me suis rendu m’a beaucoup marqué. Ces images de cargos échoués au milieu de la steppe sont connues, quand on y est, l’effet est tout autre. J’ai vraiment eu l’impression d’une scène post apocalyptique, d’une fin du monde, je suis revenu assez sonné en France. Pourtant le film que j’ai réalisé était plein d’espoir puisqu’il traitait du retour de la mer au Nord de celle ci côté Kazakh. Une résurrection fruit de a seule volonté des hommes. Je crois que même si la réalité est parfois dure il ne faut pas baisser les bras ne serait ce que pour nos enfants.

La question qui tue, si on tape votre sur internet on arrive sur une série télé, le miel et les abeilles, what’ s up doc ?

Je me suis fait seul, à 21 ans on m’a proposé ce job bien payé qui m’a bien rendu service car c’est grâce cet argent que j’ai pu m’acheter mon premier matériel de photo sous marine et me lancer dans ce métier. Ça a duré quelques mois c’était un job d’étudiant comme un autre.

Je reste imprécis sur la trame du livre, car je n’ai point envie de dévoiler quoi que ce soit, mais vous avez écrit un putain de bon livre en êtes vous conscient ? Et alors on vous relit quand dans 12 ans ^^ ?

Merci pour le compliment qui me va droit au cœur, c’est le fruit d’un long travail et il est déjà récompensé par les critiques très positifs des lecteurs, je suis donc très heureux de n’avoir pas déçu. Pour la suite cette fois je vais faire plus vite, promis, j’ai déjà commencé ce sera un thriller d’espionnage avec un héros assez original qui devrait être publié d’ici deux ans. je l’ai promis à mon éditeur!!! Je vous le promets donc aussi.

juin 29

Tiens voilà un auteur, dont j’avais entendu parler sur polar pourpres avec des titres

Je me disais le gars il se fait pas chier pour les titres, un peu comme les martines

Tels que  :

un été à river falls,  7 jour a river falls, un automne à, bien sur river falls !!!

Et j’ai reçu canyon creek. A river falls ? Bah non !!!

Canyon creek tout simple de chez le toucan éditions

J’adore les livres qui se déroulent dans le Colorado, alors faisant fi de mes derniers espoirs de lire un bon thriller en ces temps, je l’ai gardé » sous le coude

Instinct ? Surement, et j »ai pas été déçu

Si la trame est  déjà vue, c’est par la force de ses personnages et en semant le doute  à travers les pages que l’auteur  émerge du genre.

Les rôles de Dale l’amnésique et de la fille du sheriff sont très travaillés.

Les personnages secondaires aussi.

Un regard juste et sans compassion sur le mode de vie aux USA vient parachever le tout

San renouveler le genre, l’auteur crée un excellent moment de lecture qu’il vous sera difficile de lâcher

juin 29

 

l’écailler revient, résurrection ?

 

Oui, on peut dire ça. On est passé tout près du trou noir. Mais on ne s’est pas laissé absorber. On y a cru. Le secret, c’est qu’on ne fait pas ça pour l’argent. Donc on est immortels. On peut renaître à chaque fois de nos cendres. Suffit que la passion attise le feu. Et on a trouvé un passionné comme nous, mais plus avisé question finances, qui a relancé la machine et veut y croire aussi. Et c’est reparti.

 

Steve Earle, comment avez-vous fait pour dénicher ces pépites, sachant qu’en France on doit être 1 00 à connaitre le musicien ?

 

Je ne sais pas si on est aussi peu nombreux. Moi, j’écoute Steve Earle depuis de longues années, depuis l’album avec Billy Austin, je dirais depuis le début des années 90. Un jour j’ai lu dans une revue anglaise (Uncut, pour ne pas la nommer) que le garçon sortait un recueil de nouvelles. Vu la qualité littéraire des textes de ses chansons, sa capacité à créer une atmosphère, une histoire, ça m’a attiré. J’ai écrit à l’éditeur, qui m’a aiguillé sur l’agent. C’est comme ça qu’on a fait Les Roses du pardon, traduit par Luc Baranger. Ensuite, lorsque le roman est sorti, l’agent(e) qui s’en occupait nous a recontacté pour le publier en France. On a lu, on a aimé, on a traduit et publié…

 

Avez-vous travaillé avec lui pour la traduction ?

 

Non, parce qu’il n’est pas simple à joindre, même via son agent. J’ai failli aller le voir lors de son dernier concert parisien à la Flèche d’or, mais je n’étais pas à Paris. Je l’avais vu l’année d’avant au Café de la danse pour sa tournée hommage à Townes Van Zandt, mais on avait à peine pu tchatcher.

 

Pensez-vous traduire Hardcore troubadour son autobiographie ?

 

Pas tu tout. On a envie de publier de la littérature dont la musique peut être un ingrédient, des romans AUTOUR de la musique, mais pas forcément des livres SUR la musique. Il y a plein de très bonnes maisons (Castor Astral, Rivages, Fetjaine) qui le font déjà.

 

Connaissez-vous sa musique ?

 

Oui, bien sûr. J’ai tous ses albums, tous les premiers avec les Dukes en vinyle, et pas mal de bootlegs. Je dois même avoir un des albums de son fils Justin. C’est un de mes chanteurs préférés. Billy Austin, Goodbye, The Mountain sont dans mon top 50 perso.

 

Comment on traduit, vous avez une méthode de travail ?

 

Je traduis comme j’écris. Je lis le texte une fois sans rien faire, sans prendre de notes, juste pour m’imprégner. Après je me lance dans la masse et je burine. Comme dans l’écriture, il est difficile de faire plus de cinq feuillets corrects par jour. Donc il ne faut pas trop en faire. Se laisser de longues respirations. Après, c’est de la technique de trad. Il faut toujours lire un paragraphe en entier, puis une phrase, avant de se lancer. Fuir le mot-à-mot. Mais respecter le style de l’auteur. D’autant que chez un musicien, forcément, il y a une rythmique. Après, on se demande: comment j’écrirais ça en français, en respectant l’esprit des images, le choix des verbes, le point de vue ? Qu’est-ce qui correspond le mieux. Ce n’est pas très difficile si on a une bonne palette de vocabulaire dans les deux langues. Ça demande bien sûr une pratique de l’anglais (la seule langue que je traduis) quotidienne. Après, il y a des trucs à savoir, par exemple que l’anglais utilise toujours le prétérit (passé) là où le français utiliserait bien souvent le présent. Ça demande aussi des recherches, une connaissance de la culture de l’auteur. Un chanteur texan, ex-toxico, n’emploie pas les mêmes mots, n’a pas les mêmes références qu’un étudiant en anglais à la Sorbonne. Il faut avoir le registre, le vocabulaire. Mais traduire Earle n’a pas été trop difficile. Il a un style assez latin. Plutôt verbeux pour un Américain, mais finalement assez proche du français.

 

 

Derniere question, votre futur livresque ?

 

Un thriller sûr la guerre d’Espagne en août chez l’Archipel. Un bouquin de souvenirs d’enfance au Fioupelan. Une histoire de Marseille chez Gaussen éditions. Un roman historique chez Stock. Une histoire de là chanson française chez Flammarion. Et une traduction de Joseph koenig à l’Écailler.

 

 

juin 28

la Confédération des planètes est en paix. Et pourtant…

  

… Aux confins de l’espace, Sékhem, la jeune amiral de la flotte des six anneaux de Sbarao, braque les senseurs de son vaisseau de guerre sur un étrange artefact suspendu dans le vide.

Dans les splendeurs de Bella Syracusa, Adryan l’aristocrate éprouve les pouvoirs du séduisant Dieu Noir.

Des bas-fonds de Raya aux dunes d’Osgore, Sahel le Vitaguerrier s’éveille aux énergies de l’ancien monde…

Ces destins prêts à basculer deviendront-ils les gardiens ultimes du Chant Premier, à l’origine de toute vie ? Les Derniers Guerriers du Silence ?

 

Épopée spatiale, récit initiatique et journal intime, le Chant premier compose un véritable Space Opera mystique. L’écriture de Yoann Berjaud est un souffle qui nous transporte de batailles cosmiques en conflits intimes à la suite de personnages au destin incertain, en quête d’absolu.

Comme L’Incal ou Dune, Yoann Berjaud trace une voie originale de la Science-Fiction.

 

Se déroulant dans l’univers des Guerriers du Silence de Pierre Bordage, Le Chant Premier se lit indépendamment.

 

 L’auteur

Né en 1975, Yoann Berjaud est journaliste à Nice. Il dévore depuis l’enfance tout ce qui touche à la Science-Fiction et à la mythologie. À dix-sept ans, la lecture des Guerriers du Silence de Pierre Bordage est une véritable révélation. Il plonge dans l’écriture. Avec le Chant Premier, il signe un premier roman ambitieux et remarquable.

 

Allez avant d’entamer la chronique, on reregarde la couverture,

Magnifique !!!!

On est chez Mnénos Editions, ici on prend autant soin du livre que du lecteur

mise en page, toute la forme donc, sublimaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa

 

 

 

 Et le reste alors

pareillllllllllllllllllllllllllllllllllllllll

Sauf que, j’aurai bien aimé être averti que c’était le tome 1, car il  y a suite…..

Aucune corrélation ne sera faite avec les guerriers du silence de pierre bordage, car je ne les ai points lus.

C’est donc sereinement que j’ai abordé le chant premier, sans pendant a l’œuvre de bordage

L’auteur a du style, il nous décrit précisément  le monde ou vont évoluer nos héros l’univers st finement ciselé, perfectibles.

C’est un talent fou  par ailleurs de réussir à créer un monde.

tout un univers de croyances de civilisations, de magie, de guerres,  et tant et tant.

Les personnages sont très développés psychologiquement parlant, et parfois que trop, je n’ai pas accroché a la moitié du récit aux chapitres de Sékhem.

Je m’explique, je me suis bien attaché à ce personnage, sauf qu’à la fin, son conflit permanent m’a un peu gonflé.

Mais qu’importe le vin pourvu qu’on ait l’ivresse.

Le mode aléatoire des chapitres  consacrés au perso fait qu’on ne s’ennuie  jamais. 

Un des points fort du livre sont les descriptions, comme énoncés plus haut, mais surtout les scènes d’actions j’ai été épatés,

Les réflexions philosophiques ou martial, évidement orientales sont bien amenées et semble être la clef de voute de cet univers.

En tous les cas pour un premier c’est fortement réussi. J’attends le suivant, Hein !!!!

J’ai dit le suivant parce que je veux connaitre la fin. !!!!

Vitttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttte

Pour conclure : 

Récit initiatique d’hommes  et de femmes confrontés au néants et à ses sbires. Un roman premier inaugurant un nouveau cycle après celui ,donc de pierre Bordage.

hé  chutttttttttttttttt

J’ai quand même lu pas mal de pierre Bordage, je ne sais pas si je vous préfère pas M. l’auteur ?

Dans ce style, evidemment !!!!

chuttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttt

chuttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttt

juin 28

Aucun des deux, mon capitaine

Car ils sont , ils sont,…….

Etrange livre que celui ci, j’aurai dû mal à dire si je l’ai  aimé, un peu beaucoup ou pas du tout

Les pétales qui font ce livre, sont des courts récits intrinsèquement liés.

On peut parler de transversalité et de redondance des personnages

Ceci s’explique peut être par la fait que ces nouvelles ont été rassemblés pour en faire un livre!!!

En tous les cas, ca tient bien la route, même en temps de neiges.

Je m’attendais à un récit philosophique, entre 2 personnages. Bah j’ai été surpris !!!

On va suivre l’évolution de notre planète sur une centaine d’années à travers des révolutions, des conflits, tous en suivant certains personnages clef

Il y aura des meurtres, des révolutions, des conspirations, de l’amour de la trahison, bref comme maintenait et pour toujours, amen !!!

D’ailleurs  la religion catholique joue un grand rôle dans ce livre

Les dilemmes moreaux à venir ou en cours sur l’eugénisme et l’immortalité sont bien traites et tant d’autres, IA, ordinateur penseurs….

Bref j’ai beaucoup aimé ce livre en fait, le dernier pétale dans la main

Juste un piti tout piti truc

J’ai quand même l’impression qu’Asgard se veut le reflet de fleuve noir. Et les années 80, 90 sont derrières. Non ?

 

Le XXIe siècle de Dickerson et Ferra

  • Asgard éditions

  • Broché

  • Paru le : 25/04/2012

Nul risque écologique ou d’invasion extraterrestre… Deux intrigants s’amusent, dans un XXIe siècle qui verra la fin de l’Empire capitaliste et l’avènement de…l’Empire catholique. Un siècle où les ordinateurs bouleversent le mode de vie, où un philosophe modèle les pensées pour faire accepter l’immortalité, où il faut passer au tribunal pour être autorisé à mourir. Sous la direction du pape Jean-Paul IV dans son satellite, la tour de Sion dépasse l’imagination humaine.
C’est la saga du XXIe Siècle de Dickerson et Ferra.

juin 28

Il fait partie des livres que l’on aurait pu ne pas lire.

Dont on serait passé  à coté…trop de livres.

Après la lecture de sérénitas au carnet nord, j’ai feuilleté leur catalogue, et la couverture m’a appelé, ainsi que le scénario.

Cet éditeur m’a très gentiment envoyé un sp, de ce livre.

Livre étant sorti en janvier, je l’ai fat passer par-dessus la pile de « à lire »

Et quel bonheur de lecture, j’ai mis une semaine pour le finir, ne pas le lâcher, prendre son temps, ne pas sauter un seul mot. non ne rien manquer, et relire ces phrases importantes.

Ce fut une lecture longue et attachante, flirtant avec l’introspection.

Le rythme est donne par l’humour, la dérision, c’est l’histoire d’un homme qui fuit, qui a toujours fuit.

Notre personnage mec est un ancien de la mafia, en cavale qui va devoir repartit de tout, en plein Arizona. Le récit est dur soutenu par une écriture qui vous ébranle le fond de l’âm, car nous sommes partis prenant de ses aventures

Il y aura de l’action de la magie indienne, un regard impitoyable sur l’humain, et le monde de la consommation, naissant sous mode maccarthisme.

Une lecture singulière étonnante, mon coup d’âme, âme aspiré par le récit.

 

PS : bel éditeur qi met en valeur les livres, couverture etc., mention très bien donc,

juin 28

http://www.polarhistorique.com/wp-content/uploads/2012/06/rn.jpg

 

La Robe noire n est pas le texte le plus connu de Wilkie Collins, et est parfois mis à l’écart de ses premiers écrits, qui lui valent le statut de père de la littérature policière anglaise.

C’est pourtant très injuste car nous retrouvons là tous les ingrédients qui font le succès de l’œuvre de l’auteur : le suspens, la psychologie, l’ascendant malfaisant et subtil d’une figure forte, la fragilité d’êtres malmenés par la vie et qui voient arriver avec peur ou délivrance un homme qui semble avoir un pouvoir incroyable sur eux et le cours de leur vie. Une écriture profonde aussi, avec une recherche sémantique qui donne à chaque événement et chaque dialogue une acuité particulière.

Lewis Romayne, à la suite d’un duel, perd une partie de sa lucidité et est résolu à expier ce qu’il considère comme un meurtre. Ses amis, inquiets pour sa santé physique et mentale, entreprennent de le détourner de ses sombres préoccupations en plaçant sur sa route Stella, une douce jeune femme, dont ils sont persuadés qu’elle permettra le retour à la vie de Lewis. Cependant, pour des raisons bassement matérielles, le père Benwell va s’attacher à rendre ce bonheur impossible par des stratagèmes (in)dignes d’un homme de foi.

Manipulation, mensonges, cachotteries, tromperie, naïveté, volonté de croire à tout prix se mêlent pour créer un récit plein de suspens, d’une finesse psychologique remarquable. Le lecteur est entrainé de rebondissements en fausses pistes, jusqu’au dénouement, digne de ce très grand auteur.

juin 27

Tarzan, le seul et unique Johnny Weissmuller, a cessé d’intéresser Hollywood depuis déjà une bonne dizaine d’années lorsque le producteur Scott Cherriss sollicite son ami le privé Sunny Pascal. La mission qu’il lui confie ? Protéger l’homme-singe, censé revenir dans les bonnes grâces de la machine hollywoodienne et présentement en villégiature à Acapulco où doit se dérouler un festival du film.

Soleil, bikinis et cocktails, comme le chantait Elvis dans Fun in Acapulco ?

Que nenni ! Au-delà des accointances du multiple médaillé olympique vace les mauvaises personnes, Sunny va se retrouver au centre d’un imbroglio dont il aura toutes les peines à se sortir.

Il y a d’abord eu la couverture, où un Johnny Weissmuller encore fringuant enlaçait la sublime Brenda Joyce. La photo, colorisée, apportait un charme suranné qui, dans ma pile de livres, dénotait franchement. Du coup, interpellé, j’ai eu envie de manipuler l’objet. Pour découvrir une histoire dont l’originalité tient entièrement dans sa forme, chaque chapitre commençant par l’histoire d’un cocktail et la façon de l’ élaborer, le tout serti d’une chanson d’accompagnement (chez les férus de musique contemporaine, je ne vois que les fans de Chris Isaak pour s’y retrouver). Point d’extase scénaristique mais pour autant, on ne s’ennuie pas une seconde en compagnie du sympathique Sunny et de la joyeuse galerie qui l’entoure (mention spéciale pour l’homme-singe, particulièrement touchant, et les femmes, toutes craquantes).

D’abord, le privé et son

Jusqu’à présent, lorsqu’on évoquait un privé à la coolitude éprouvée sévissant dans le Hollywood des années 60, c’est le Tobe Peters de Stuart Kaminsky qui s’imposait immédiatement à mon esprit… Eh bien, il faut croire qu’il y a la place pour deux gusses de cet acabit dans le monde du polar parce qu’avec L’Affaire Téquila, le héros Sunny Pascal assoit définitivement sa place au soleil.

juin 27
juin 26

Chômeur de longue durée, Larry doit absolument trouver du travail, sous peine de perdre ses droits. Le bonheur dont il jouissait lorsqu’il était « riche » a depuis longtemps disparu : le bonheur des riches ne s’adapte pas à la pauvreté. Contraint de « s’abaisser » face à des figures sans âmes et condamné à être avalé par les rouages du recrutement et du monde du travail, Larry déchante et perd patience.

Cent cinquante pages de descente aux enfers, durant lesquelles nous voyons partir en fumée la vie de Larry, miné par le système, par les rouages d’uns société qui veut que tous ceux qui ne sont pas « utiles » (mais parlons-en de cette notion d’utilité…)  soient mis à l’écart. Et de la magie d’avoir dans sa poche une bombe, de la liberté que procure enfin la certitude d’avoir en sa possession quelque chose qui dépasse l’entendement de ceux qui représentent le système et sur lequel ils n’ont, pour une fois, aucune prise.

C’est une très sombre et impitoyable réflexion sur le rôle du travail, le statut qu’avoir un emploi n’implique pas forcément mais qui est interdit à tous ceux qui n’en ont pas. La « valeur » travail après laquelle Larry a couru durant des mois est finalement remise en cause, parce que finalement, le travail est-il une fin en soit ? Est-ce que se résoudre à être ce que l’on a toujours refusé d’être est la solution ?

Le texte est lapidaire, sans concession à la fois pour le système et pour Larry, qui perd pieds, ses repères, ses valeurs, ce qu’il est dans une quête qui n’est pas la sienne mais qu’ « ON » lui impose pour exister.

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