juil 31

Résumé :

La chaleur du Mississippi est étouffante, les insectes grouillent. Catherine Linton, vingt trois ans, s’entraine à tirer sur des cannettes devant une cabane. Elle est interrompue par une odeur pestilentielle. Une main dépasse de la porte, celle du cadavre ensanglanté d’une femme… l’infirmière de son père. Cette fois, le shérif de Lowfield la croira quand elle lui dira que ses parents ne sont pas morts accidentellement six mois plus tôt. La petite ville paisible où Catherine a grandi risque de devenir l’endroit où elle mourra si elle n’éclaircit pas les secrets qui pèsent sur sa famille.

 

Mon avis :

Pour une fois, j’aurais du lire la 4ème de couverture, je me serais rendue compte que je n’accrocherai pas… Car en effet, quel ennui cette lecture.

L’enquête est insipide : l’auteure ne donne quasiment pas d’éléments permettant au lecteur de faire son propre cheminement et ses propres suppositions, pensant peut-être que le suspens ne peut résulter que de la découverte dans les 10 dernières pages de tous les fils de l’intrigue. Résultat, nous suivons Catherine, 23ans, fortunée et solitaire, dans ses pérégrinations amoureuses, dans sa vie de journaliste dans le fin fond du Mississippi : pas très palpitant !

On tombe dans les lieux communs : la jeune femme orpheline, persuadée du meurtre de ses parents, perçue comme folle car solitaire, amoureuse de son chef, effectuant tant bien que mal son deuil dans un village aux préjugés racistes bien ancrés.

La couverture et le titre ne renvoient à rien, la 4ème dévoile le peu d’éléments qui permettent un minima de suspens. Comme quoi 250 pages peuvent être longues !

 

juil 31

 

pas mal pour commencer,

et après…..on en reparle bientôt

 

juil 28

que des bonnes idées d’amis ou collègues

gooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo

 

juil 27

Les années 80 m’inspirant à peu près autant que la cité phocéenne (pour ceux qui se voudraient nostalgiques, je rappelle que c’est à peu près dans ces années-là que le maillot de l’OM était floqué du logo Bouygues), ce n’est rien d’écrire que je n’étais pas pressé d’attaquer un livre au titre aussi évocateur.

Comme quoi, les préjugés… Parce que cette immersion dans le milieu marseillais de cette époque est une réussite en tous points : l’écriture y est particulièrement travaillée, avec un emploi de l’argot qui apporte indéniablement en crédibilité et le choix de chapitres courts qui rythment la vie de ce commissariat.

Mais c’est encore au niveau du fond que Jean-Louis Pietri tape dans le mille, avec des personnages vraisemblables et charismatiques. Il y a d’abord la belle Madeleine, qui s’est entichée d’un braqueur sur le retour. Lorsque son jules se fait serrer, la classieuse hétaïre n’a d’autre choix que de devenir l’indic de l’inspecteur Maury. Elle devra user de tout son charme et son instinct de survie pour louvoyer entre flics et voyous, dont elle se fait tour à tour trophée ou messagère. Il y a également les membres de cette brigade (outre Maury, le Jésuite, Mariani ou la belle fred Nolane, méritent la découverte), des fonctionnaires en proie au doute parce que sans moyens et livrés à la vindicte populaire, que l’attaque vienne de gratte-papiers en quête de scoop ou de politiques dont le boulot consiste essentiellement à protéger leurs arrières.

Il y a cette lutte, par à-coups, sur le long terme, contre un homme de la trempe de Victor Menconi, véritable tête à penser de la mafia…

J’espère sincèrement qu’il ne s’agissait pas, pour l’auteur, policier à la retraite, d’exorciser une vieille affaire et que ce premier roman en appellera d’autres qui allieront avec le même panache réalisme et romanesque.

juil 27

 Alors que Karn, sorte de clone luxian de Conan le barbare, fuit l’ire de la farouche Sandraël, son bateau se fait réduire en charpie par des serpents de mer. Or, il apparaît bientôt que ces créatures revêtent une importance capitale en ce sens qu’elles constituent le point de départ, selon les sources, d’un mirifique trésor ou, si on se réfère à certaine religion, le début d’une route qui mènerait au domaine des dieux (rien à voir avec Astérix). C’est à bord de l’Inaliénable, bateau pirate commandé par un utopiste, que Karn va s’engager dans la chasse d’une vie… Que voilà un joli roman d’aventures dans lequel pas un ingrédient ne manque et dans un monde parfaitement maîtrisé. On a même droit à deux histoires en rab, dont Karn n’est pas nécessairement le héros d’ailleurs. C’est bien simple, j’ai l’impression d’avoir parcouru un comics d’Heroic fantasy, avec personnages stéréotypés, action et grande quête. Pour ceux qui en douteraient, il s’agit d’un compliment. Néréliath, c’est Conan le barbare au pays des pirates. Après le Tarzan de L’affaire téquila, les mythes ont la vie dure.

juil 26

 

 

blanche, oubliez la coke, pensez  à vos chailles et à vos cloisons !!!

Ligne droite ou ligne un peu gauche ?

Le ressenti de ce milieu d’année, pour pas mal de monde,

la merdeeeeeeeeeeee

on avale, on avale, on recrache rien, comme une copine à moi

Surtout ne pas se retourner, ni regarder sur le bas coté, on trouverait peut être the Key

 of the highway, to hell ?

 je ne pense pas, on en a un aperçu tous  les jours

que ferait on de cette clef, trop peur de l’utiliser, la liberté semble effrayante,

se sortir de la nasse ?

on s’y complait

 

Bref, 2012 années épuisante, un bol d’optimisme ?

perdidos comme l’Espagne !!!

A qui le tour ?, c’est arrivé prés de chez vous et c’est pour bientôt

En attendant lâchons un peu les rennes et tant pis pour le père noël

L’ensemble des chroniqueurs vous disent bonnes vacances.

see you in hell

PS : le site continue mais en mode doux, ou pas, plutôt dur en fait

Comme vous allez le constater

les 2 bouses de 2012 sont attribués par  moi à ces 2 livres

 

et aussi

 

seul le papier est recupérable

juil 26

Résumé :

Tous les trois siècles, une étoile rouge apparait dans le ciel de Galova, illuminant d’écarlate les nuits de la planète. C’est alors que se manifestent les chimères. Redoutées par les autochtones, conjurées par les prêtres et les mages, elles ne semblent pourtant pas effrayer Feïn, l’innocent berger. Serait-il « possédé » ?

Au pays d’Enlall, Thazi, fille de pêcheur, se découvre un étrange pouvoir, qu’elle va déchainer bien malgré elle sur un seigneur local. Traqués tous les deux par les autorités religieuses de leurs pays, Feïn et Thazy vont affronter une destinée plus mystérieuse encore…

 

Mon avis :

 

Pour le coup, et alors que je déconseille en tant normal, commencez par lire la 4ème de couv avant de vous lancer dans Chimères, qui se détache très clairement de la Fantasy « traditionnelle » par un ton, des créatures et un rythme différents.

Les deux histoires de Feïn et Thazy sont imbriquées mais il est compliqué de suivre et de comprendre où elles vont aboutir et se croiser… Certains passages sont très opaques, et il m’est arrivé de me demander quel était l’intérêt de s’attarder sur  tel ou tel détail, alors qu’il n’est pas réinvesti par la suite (et que le lecteur finit par l’attendre). L’impression croissante au fil des pages que je suis passée à côté de l’essentiel (ce qui est peut-être le cas ?), finalement.

Mais pour autant, Feïn est un personnage très sympathique, dépassé par ce qui lui arrive et qui n’arrive pas à comprendre qu’il soit devenu un enjeu, un danger, l’objet d’un culte instauré par Phalène, son amoureuse « d’avant », quand tout allait bien. Thazy est plus étrange, et moins facile à garder en mémoire, à « apprécier ». Tous deux évoluent dans des univers sombres, manipulateurs, et sont promis à des destins auxquels ils ne comprennent rien (moi non plus…), devenant les jouets des autorités temporelles et religieuses.

Les chimères sont des créatures intéressantes, trop peu présentes et présentées, et qui auraient pu relever sensiblement l’histoire, lui donner une profondeur que je n’ai pas trouvé.

 

Un essai assez peu concluant pour Jean-Marc Ligny, dont l’écriture n’est pas à mettre en cause, mais dont le style reste assez peu convaincant dans Chimères.

juil 26

Trahie par Mack, son cow-boy de mari, Vonnie offre au couple son chant du cygne : une semaine de camping dans les montagnes du Wyoming. Et si communier avec la nature réveille les souvenirs, bons ou douloureux, les tourtereaux abîmés auront bientôt des impératifs plus urgents que recoller les morceaux, la montagne recelant son lot de dangers…

Quelle magnifique découverte que ce Ron Carlson ! Décidément, il doit y avoir un ingrédient spécial dans l’eau de ces contrées entourant le Montana (encore que… pas sûr qu’ils boivent tous de l’eau) parce qu’il fallait un authentique poète pour dévoiler toute la beauté de ces étendues sauvages tout en laissant la part belle aux êtres qui la parcourent. Et peu importe que le dernier personnage à apparaître se révèle un peu trop caricatural, non content de relever le défi contemplatif, Ron Carlson se montre aussi à l’aise dans les scènes d’action, m’enjoignant à apporter ma voix au chœur unanime des louanges qu’a suscité

Le signal.

Le bougre l’a même jouée modeste en nous cachant qu’il pouvait aller encore plus haut. Jusqu’à Cinq ciels, sans conteste le meilleur roman que j’aie eu la chance de lire cette année (chronique à venir).

juil 25

Au cœur de l’été 2012 le livre de Grégoire Delacourt « La liste de mes envies » fait toujours partie des livres les mieux vendus en librairie. Dans le magazine Le Point que j’aime acheter en été on le retrouve à la seconde place et sa présence dans le palmarès dure déjà depuis 22 semaines. Pourtant lorsque je me suis procuré ce livre, sur les conseils d’une amie, je n’imaginais pas qu’il allait connaître une destiné si heureuse. Le nœud de l’histoire est au final assez simple, une mercière de la ville d’Arras gagne une somme d’argent si importante qu’elle peut assouvir toutes ses envies. De là en découle une fable inspirée sur les ravages de l’argent. Simpliste ? Absolument. Le nœud de l’intrigue est tout à fait commun : l’irruption de l’exceptionnel dans la vie d’un personnage du quotidien. Décrit comme ça on se demande bien ce qui peut transformer l’histoire d’un jackpot en succès littéraire. Tout le mérite en revient à son auteur : Grégoire Delacourt, qui s’inscrit dans une lignée complexe entre Marc Lévy, Fréderic Begbeider et François Weyergans. Du premier il tient une formidable capacité à raconter des histoires, au second il emprunte le gout de la formule et au troisième l’habitude de laisser apparaître son ombre au fil des pages. Grégoire Delacourt est un peintre naïf, sorte de Douanier Rousseau de la littérature qui donne l’impression d’une écriture à la facilité assumée et à la poésie rare. « Je courus de toutes mes forces. En grimpant à bord du wagon je sus que ceux qui disent je t’aime son des menteurs. »[1].

J’ai dévoré ce livre dans le train, on le traverse en moins de deux heures. Les personnages sont attachants, l’intrigue gagne en épaisseur et la gravité l’emporte sur le ton léger. Car oui, c’est la gravité, le sens de poésie que l’on apprécie chez Grégoire Delacourt. Cette manière de nous dire des choses si simples sans utiliser les artifices grossiers des écrivains au talent poussif. Je me suis précipité sur le premier livre de l’auteur : « l’écrivain de la famille ».

Je peux le dire maintenant c’est ce premier livre qui m’a fait me décider à écrire ce billet. Grégoire Delacourt y raconte son enfance, comment à 7 ans après avoir griffonné une poésie il devient grâce à l’admiration de ses parents l’écrivain de la famille. Très largement personnel c’est un texte fort qui met en écho sa vie et la nôtre. Une sorte de drame familiale, de drame personnel, sans misérabilisme ni complaisance. On referme ces livres un peu trop vite, mais ils sont de ceux qui restent trotter dans la tête. Alors on les laisse y trotter, c’est tellement agréable.

 
juil 25

Je fais partie de ces gens à la vie tellement trépidante qu’ils peuvent sans problème se retrouver devant NCIS, FBI portés disparus, Cold case, Les experts… et somnoler gentiment jusqu’au lendemain, que je découvre généralement courbatu et un rien nauséeux. Attention, en général, ces séries sont plutôt pas mal foutues et elles ont incontestablement leurs fans. Mais qu’est-ce que je m’y fais chier !

Au fait, pourquoi je parle de cartons télés made in USA au moment d’aborder un polar scandinave ? Parce que ça m’a fait exactement le même effet. En clair, l’intrigue est béton, les protagonistes suffisamment marqués pour qu’on s’intéresse à eux ; ça se lit même facilement. Pourtant, cette enquête de l’inspecteur Carl Morck, qui dirige le célèbre département V de la police de Copenhague, va le mener loin. S’il s’agit pour lui et son équipe, à la base, de  rouvrir une enquête censée avoir abouti vingt ans auparavant parce qu’il a trouvé le dossier sur son bureau, son obstination va le conduire à titiller les plus hautes sphères de la société danoise, risquant son job, puis sa vie. Et là, le professionnalisme et l’opiniâtreté de son équipe ne seront pas de trop face à l’omerta en rigueur dès qu’il s’agit d’anciens membres de prestigieuses écoles.

Bien mené, loin d’être inintéressant et mettant en lumière la corruption qui va de pair avec le pouvoir, ce roman se borne à raconter une histoire (et après tout, c’est tout ce qu’on lui demande) là où les plus grands mettent l’humain à nu.

Mais ça, on en reparlera avec Ron Carlson.

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