août 31

Brigitte, informaticienne de grand talent, a disparu. La même nuit, le célèbre homme d’affaire Steindar, son amant et employeur occasionnel, se faisait vandaliser sa voiture. Alors que la brigade de Stepan, patron débonnaire en quête de vacances, tâtonne encore (Les deux affaires sont-elles liées ? Brigitta, à la vie sexuelle débridée, n’aurait-elle pu fuguer ? Qui aurait eu intérêt à faire disparaître cette femme sans histoires ?), un homme mystérieux les précède systématiquement dans leurs investigations, à la recherche de l’ordinateur de la disparue… Comme nous le serinent avec emphase et conviction nos politiques, ce n’est pas bien de faire des généralités. Pourtant, je dois bien reconnaître que l’immense majorité des pas assez rares polars nordiques que je me suis coltiné m’ont gonflé. La faute à des comptes-rendus cliniques où les tentatives de psychologie (souvent des jeunes mères fixées sur leur nombril) ne convainquent pas. Quant aux optimistes qui chercheraient une once de poésie, je les renvoie directement à Ron Carlson, dont le patronyme fleure assez suédois pour faire illusion… Ou, à un degré moindre, à Aevar Orn Jossepson. Parce que son polar constitue un assez bon florilège de tout ce que je n’avais jusqu’à présent pas rencontré au nord du pays de Galles : outre l’habituelle trame au carré, les personnages sont attachants et bien campés, du fantaisiste Arni au cynique Gudni… et, comble de la félicité, l’auteur y a même distillé une part de rêve. D’ailleurs, Les anges noirs, c’est un bien joli titre, non ?

août 31

Caché

Avocat fragilisé, Jason Kolarich est contacté par un certain Smith. Ce dernier lui offre une somme importante pour défendre l’assassin présumé d’un pédophile.

Il apparaît bientôt que Jason connaît l’inculpé : Sammy a été son meilleur ami, jusqu’à ce que les aléas parfois tragiques de la vie les aient séparés.

L’avocat, buté et consciencieux, va rapidement s’apercevoir qu’il ne peut pas défendre son client autrement que dans le cadre défini par ses commanditaires sans en subir les plus néfastes conséquences…

 

« Un thriller d’une profondeur exceptionnelle », affirme le Washington Post en quatrième.

Sans aller jusque là, l’auteur allie la maîtrise du monde de la magistrature avec un sens aigu de l’intrigue. Au final, son thriller plein de savoir-faire peut se ranger sans problème à côté des Connelly.

Un bouquin qui vole haut, donc… Mais n’est-ce pas le minimum pour un gars qui s’appelle Ellis ?

août 30

 

Traduction par M. Hamilton

1) je vous dis France vous pensez quoi ? Moi argentine = Madonna (pour sa chanson « Don’t cry for me Argentina »), crise économique, pampa, un abruti notoire de chez nous qui s’y est refugié !!!

Et moi, je pense à la bière Leffe, à Zinédine Zidane, à l’Olympique de Marseille à l’époque de Francescoli, à “La haine” de Mathieu Kassovitz, à Luc Besson, Leos Carax, Claire Denis, Olivier Assayas et son amour pour Maggie Cheung, “Diabolique”, “Banlieue 13”, “Le pacte des Loups”, à Denis Lavant, à Juliette Binoche, Manu Larcenet, Bernard Minier, Tanguy Viel et son roman “L’absolue perfection du crime”, Frédéric Beigbeder et ses “Nouvelles sous extasy”, “Les trois mousquetaires”, au clip de Duran Duran sur la Tour Eiffel pour la bande-son du dernier James Bond interprété par Roger Moore, à France Gall quand elle chante “Ella, elle l’a”, à “Señor Matanza”, “Hamburger fields” et “Santa Maradona” de La Mano Negra.

2) 2008, date votre livre, Chamamé, vous avez fait quoi depuis ?

J’ai écrit des nouvelles qui ont été publiées dans plusieurs anthologies ainsi que divers supports graphiques en Argentine, Uruguay et Espagne. J’ai publié les romans “Santería” et “Sacrificio” pour la collection “Negro Absoluto” dirigée par Juan Sasturain, “Hacé que la noche venga” (Révélation 2008 pour la Revista Ñ), “Bolonqui”, “Gólgota” en Espagne (traduit en français chez Asphalte) et “Kryptonita”, mon dernier livre jusqu’à présent et qui a été élu meilleur roman 2011 en Argentine. Et puis, j’ai voyagé, j’ai beaucoup bougé grâce à mes livres. Dans des salons, des festivals, des universités… j’ai aussi pas mal lu lors de rencontres littéraires.

3) vous avez des amis a nous faire connaitre, auteur, musiciens ?

Oui. Et ce serait super pour eux et pour vous si vous pouviez lire “Barajas” d’Alejandra Zina, “El viento que arrasa” de Selva Amada ou encore “Choripán social” de Sebastián Pandolfelli. Les poèmes de Juan Desiderio. Et puis écouter ce que font des gens comme Doña María, Barriletes Cósmicos ou Tonolec.

4) Noé et références bibliques à gogo dans votre livre, catholicisme oblige ?

Je suis de culture chrétienne. Et je considère que j’ai la foi. Même si je ne vais pas à la messe. Je ne crois pas en ces gens qui s’autoproclament représentants de Dieu sur terre. C’est à dire les curés. Je crois aux Saints populaires. Car ils ont d’abord été des hommes. Avec leurs forces et leurs faiblesses. Je pense qu’ils sont plus proches de nous. Et qu’ils nous comprennent parfaitement lorsqu’on les appelle parce qu’ils savent très bien ce que signifie être dans le besoin. Je crois en San Jorge. Il est tatoué sur ma peau. Et je respecte énormément ceux qui vénèrent le Gauchito Gil et San La Muerte.

5) Vous transitez entre poésie guérilla et récit pur et dur dans votre livre, tell me why ? bon j’ai adore votre livre et surtout a l’envers des ricains pas une once de manichéisme, et une forme de littérature que je n’avais jamais luil y aura une suite ?

Non, je préfère que les choses en restent là entre ces deux types. En tout cas, pour ce qui est de Perro, les choses sont claires.

6) hum, un peu de vous ou d’amis dans les 2 protagonistes ?

Lorsqu’on écrit, chacun se nourrit de choses qui lui sont proches ou qui proviennent de son entourage.

7) et au fait votre pays il va comment maintenant ?

Ouufff… Dans mon souvenir, les choses ont toujours été difíciles. Je crois que c’est une situation qui va bien au-delà de la politique. Tout est centralisé, dans la capitale. Alors qu’en dehors les choses sont tellement anarchiques, primitives. Nous avons survécu aux événements de 2001. Je prie Dieu pour que nous n’ayons pas à revivre une telle situation et je ne la souhaite à aucun autre pays.

8) Comment  se construit un livre comme cela ?

Je n’en sais rien, mec. Il y a un dicton ici, parmi ceux qui évoluent dans le milieu de la délinquance, qu’on a tendance à se répéter : “Ne réfléchis pas, agis”. Il doit y avoir de cela dans le fait d’écrire un roman. “Chamamé”, à un moment où j’avais tout perdu, m’a tout donné : des soirées à Ibiza, le prix Hammett à la Semana Negra de Gijón… et même une compagne. Si je m’étais mis à écrire en me disant que ça allait me rapporter plus que le simple plaisir de l’écrire, je ne l’aurais jamais terminé. Je crois que les livres nous rendent le double de ce qu’on a mis au moment de le rédiger. Voilà pourquoi il faut se montrer généreux lorsqu’on fait un métier comme le nôtre.

9) Comment on arrive chez asphalte ?

Grâce au travail de Judith Vernant que j’ai connue en Espagne en 2008. C’est une amie qui a décidé, avec Estelle et Claire mes éditrices, de faire connaître mes écrits.

10) Pour moi pas d’avenir et pour vous, votre vision du monde futur ?

Je dois continuer de croire en l’avenir. Je dois y croire et me dire que tout ira mieux. Parce que j’ai un fils et que j’espère pour lui un monde meilleur, une vie plus agréable. Un autre monde. Et pas celui dans lequel j’ai grandi. J’ai écrit “Kryptonita” en me basant sur la relation que j’ai avec lui et sur une belle phrase qu’on peut entendre dans le film de Richard Donner avec Christopher Reeve : “Je verrais l’avenir à travers tes yeux, mon fils. Parce qu’un fils devient père un jour et un père sera toujours son fils”.

Et on remercie patrick imbert pour la photo, l’auteur et surtout estelle Durand pour tout….tout

août 30

«  - Avant de devenir Ève, quand il a tué ces enfants, il appartenait à une secte. Ça fait vingt ans que je les combats. Eux et les Schtroumpfs. Ceux qu’on trouvait sur les verres, vous vous souvenez ? » (p-36)

En refermant ce livre, je me suis fait cette réflexion : comment peut-on avoir autant l’impression d’être dans un monde révolu, sans que l’auteur ait fait œuvre d’histoire ou de science fiction ?

Pas de réseau social, de tablette tactile ou de Wifi à l’horizon. Comble de l’étrangeté, les téléphones servent à passer des appels.

Les personnages conduisent à tombeau ouvert des engins à deux ou quatre roues, consommant plus d’huile qu’une baraque à frites à la fête de l’huma et rejetant plus de gaz à effet de serre que tous les derniers vainqueurs du Tour de France réunis.

Tout comme le code de la route, David Guetta ne semble pas exister. Springsteen est toujours désigné comme le boss. « Guns n’Roses» sert d’expression argotique pour railler les voyous et un des protagonistes appelle sans honte sa dulcinée « Sweet child o’ mine »

Les verres contiennent rarement des boissons non alcoolisées, ou alors c’est qu’ils n’ont pas été bien nettoyés.

En même temps, pas vraiment de surprise, on est en Amérique du sud !

Pas celle des clubs de vacances, où les touristes occidentaux pensent s’encanailler au contact d’autochtones, que l’agence de voyage a pris soin de passer à l’eau de javel. Non là, c’est plutôt l’Argentine des prisons, des routes parsemées de croix à la mémoire des accidentés, de la poussière qui revêt tout et surtout celle des flingues pour des règlements de compte sans rémission possible. Bref, celle qui sent moyennement les huiles essentielles, plutôt les petits garçons et les petites filles qui se négligent.

Perro et Noé sont deux ex-taulards. Le premier est un fou du volant, quand l’autre se contente d’être fou et de justifier tous ses actes par une piété, qui le mettrait en relation directe avec Jéhovah, tout en lui permettant de se faire appeler le Pasteur. Dans le cadre de leur réinsertion, ils se livrent à des braquages routiers. Pour varier l’ordinaire, Noé propose un kidnapping devant leur procurer une rançon. Tout se déroule sans accroc, jusqu’à ce qu’il fonde les plombs et, inspiré par Jéhovah, décide de doubler Perro. Dès lors les deux comparses deviennent ennemis et se pourchassent en direction de la triple frontière. Pour ajouter un peu de piquant à l’intrigue, ils sont poursuivis par un criminel paraguayen et ses séides, qui veulent venger la mort du giton du chef et d’une flopée de leurs condisciples, massacrés en prison par Noé et Perro au cours d’une messe.

Ai-je besoin de préciser que ça défouraille dans tous les sens et que les relents de cordites masquent à peine ceux du sang en train de cailler ?

Malgré tout cela, Leonardo Oyola, qui confie la narration à Perro, prend le temps de brosser galerie de tordus et de naufragés de la vie. Aussi curieux que cela paresse, il ne bâtit pas son histoire de façon linéaire et ne nous épargne pas les états d’âmes, ou plus exactement les obsessions et les divagations de ses personnages, plongeant si nécessaire dans leur passé. Grâce au style, le récit gagne en épaisseur et évite la monotonie d’une litanie de scènes violentes, à laquelle tant d’auteurs cèdent par ailleurs.

Le livre est truffé de références -plus ou moins claires pour les gringos- à la culture populaire latina, faite notamment de chansons, de séries télévisées anciennes dignes de la TNT française, sans compter les psaumes opportunistes, que les émissions évangélistes inventent au gré de leur avidité.

En photo, Leonardo Oyola ressemble à ses personnages. Même Ruyter Suys hésiterait à l’inviter à son anniversaire. Cependant, il est capable de faire un excellent roman en parlant de la sœur de Musclor, des Cosmocats et des frères Duke. En cette rentrée littéraire, c’est sans doute une piste à explorer dans pas mal de maisons d’édition.

Il m’a donné envie de ressortir mes vieux marcels de pinguero taille 16 ans, mes jeans élimés, une paire de baskets Americana ternies par les passages en machine et bien entendu de pousser Appetite for destruction à fond, tandis que je trafiquerai ma MBK 51 dans le garage familial … Ce sont mes parents qui vont être contents !

FORTINO

 

août 30

1- Si te digo « Francia », ¿en que piensas? Para mí, cuando oigo la palabra « Argentina », pienso en Maradona, la crisis económica, la pampa y en un boludo francés que se fue a vivir en la pampa.

Y yo pienso en la cerveza Leffe, en Zinedine Zidane, el Olympique de Marsella con Francescoli, El odio de Mathieu Kassovitz, Luc Besson, Leos Carax, Claire Denis, Olivier Assayas y su amor a Maggie Cheung, Diabolique, Banlieue 13, Pacto de lobos, Denis Lavant, Juliette Binoche, Manu Larcenet, Bernard Minier, Tanguy Viel y La absoluta perfección del crimen, Frédéric Beigbeder y sus historias de éxtasis, Los tres mosqueteros, el clip de Duran Duran en la Torre Eiffel para el soundtrack de la última película de James Bond con Roger Moore, France Gall cantando Ella elle L’a, y el Mano Negra de Señor Matanza, Hamburger fields y Santa Maradona.

 2- 2007, fecha de publicación en España de Chamamé, ¿que hiciste hasta ahora?

Escribí cuentos que han sido seleccionados en varias antologías y medios gráficos de mi país, México, Uruguay y España. Publiqué las novelas Santería y Sacrificio para la colección Negro Absoluto dirigida por Juan Sasturain, Hacé que la noche venga (revelación 2008 en la Revista Ñ), Bolonqui, Gólgota en España (también traducida al francés por Asphalte) y Kryptonita, mi último libro a la fecha, que fue elegido el mejor de 2011. Y viajé, viajé mucho gracias a mis libros. A ferias, festivales, colegios… también leí en varios ciclos de lecturas.

 3- ¿Hay gente, amigos tuyos (musicos, escritores…) que tendríamos que conocer?

Sí. Sería un lujo para ellos y para ustedes que leyeran el Barajas de Alejandra Zina, El viento que arrasa de Selva Almada o Choripán social de Sebastián Pandolfelli. La poesía de Juan Desiderio. Y escuchar lo que hace la gente de Doña María, Barriletes Cósmicos o Tonolec.

 4- Noé y todas estas referencias biblicas en el libro, ¿eres muy católico?

Tengo una formación cristiana. Y me considero un hombre de Fe. No voy  a misa. No creo en los autoproclamados representantes de Dios en la tierra. Es decir en los curas. Creo en los santos populares. Porque primero fueron hombres. Con sus fortalezas y debilidades. Creo que ellos están más cerca de nosotros. Y que entienden bien cuando uno les pide porque saben lo que es la necesidad. Soy devoto de San Jorge. Lo tengo tatuado. Y respeto muchísimo a los seguidores del Gauchito Gil y de San La Muerte.

  5- Paseas entre poesia guerillera y relato puro y duro, ¿por qué? Me ha gustado mucho el libro, muy diferente de los americanos, no hay maniqueismo, y es una forma de escribir que no había leído aun, ¿piensas en una continuación?

No. Prefiero dejarla así a la historia de estos dos. Por lo menos la del Perro, seguro.

  6- ¿Los protagonistas tienen algo que ver con tus amigos, o con Leonardo Oyola?

Todo lo que uno escribe se nutre de cosas propias y de conocidos.

 

7- Y tu país, ¿como anda?

Ufff… Desde que tengo memoria que las cosas son difíciles. Creo que es algo que va más allá de la política. Todo muy centralizado en Capital Federal. Y afuera tan impune, tan primitivo. Nosotros sobrevivimos al 2001. Ruego a Dios que no volvamos a pasar por una situación como esa y no se la deseo a ningún otro país.

 8- ¿Como se concretiza un libro asi?

No lo sé, amigo. Acá hay un dicho que se repite mucho entre aquellos que eligieron una vida delictiva: “no lo pensás, lo hacés”. Algo de eso hay en escribir un libro. Chamamé, cuando lo había perdido todo, me dio de todo: noches en Ibiza, el Hammett en la Semana Negra de Gijón… hasta una pareja. Si yo me hubiera sentado a escribir pensando que me iba a dar algo más que la satisfacción de escribirla jamás la hubiera terminado a la novela. Me parece que los libros te retribuyen el doble de lo que vos le das cuando los escribís. Que por eso hay que ser generoso con nuestro trabajo.

 9- ¿Como llegaste a ser publicado por Asphalte?

Gracias al trabajo de Judith Vernant a quien conocí en el 2008 en España. Una amiga que se ha jugado, junto con mis editoras Estelle y Claire, a difundir lo que yo escribo.

 10- Para mi es « No future », y para vos, ¿como lo ves el futuro?

Tengo que creer en el futuro. Necesito creer en él y que todo va a mejorar. Porque tengo un hijo y anhelo para mi cachorro un mundo mejor, una vida mejor. Otro mundo. No el que me tocó patear a mi de más chico. Escribí “Kryptonita” en base a nuestra relación y a una de las ideas más lindas que salen de la película de Richard Donner con Christopher Reeve: “voy a ver el futuro a través de tus ojos, hijo mío. Porque un hijo se convierte en un padre y un padre siempre va a ser su hijo”.

août 29

tatatatatatatata

Quelle superbe couverture, je trouve qu’asgard revient en pleine forme

t avec le talentueux compteur M. bouchard, que je connais plus pour ces polars historiques.

Ici on est dans un thème rabattu de chez rabattu, la conspiration, merci à la série des X files, adieu les années 90

Heureusement il y a le talent de conteur susnommé.

On découvre un gars à bout de forces, petite amie out, boulot ou, pris au piège de la toile quand on a plus rien à branlé on reste scotché sur le net répondant avec bonheur à tous les hoax que l’on reçoit

et que des milliers de connards continuent a transféré si je peux me permettre

http://www.hoaxbuster.com/

Donc pour info allez d’abord sur ce site quand vous recevez un mail signalant la disparition d’un enfant, ou comment gagner un i p phone, ou donne son rein au petit enfant…bref

Revenons à notre mouton, pris dans le piège de la toile, notre héros va recevoir un courriel qui va transformer allègrement sa vie.

Il va de voir combattre ceux qui règnent dans l’ombre

L’écriture est fluide, cela se lit donc très bien, on suivra donc les tribulations de notre ex paumé qui va devenir un soldat en puissance pour affronter les autres.

Mais qui sont les autres ?

Action à gogo, petite réflexion sur notre monde, et très bonne fin,

Bref un bon moment de lecture, pas le perdreau de l’année, mais un grand moment de détente

a vous les studios, jean Luc de la rue me parle dans l’oreillette

Ps : promis j’arrête la blague de dela rue bientôt

août 29

by patrick Imbert

pour son livre qui sort le même jour donc

août 29

 

J’ai lu le Masque de l’année. C’est à marquer d’une pierre blanche, d’ordinaire je fuis toutes les commémorations littéraires. Pourquoi ce choix ?
Le titre n’y est pour rien, on dirait celui d’une panouille réalisée par feu Tony Scott, afin de pourvoir au tiers provisionnel.
Le blase de l’auteur pas plus : ce n’est même pas un des personnages de la saga Terminator, passager sur une moto, tandis que la dernière chanson potable des Guns’n Roses hurlait que « tu/vous peux/pouvez être mienne/mien » (la Gauche étant au pouvoir, nous nous devons de respecter la parité) … pensez donc, c’est un avocat anglais qui réside en Belgique.
Ça y est j’ai trouvé ! L’intrigue se déroule en Angleterre, qui plus est dans une des régions les plus pourries de l’ile : le Yorkshire (on comprend que l’auteur, qui travaillé pour la police, préfère désormais la Belgique) Et là, en matière de sévices sur enfants, de meurtres sauvages, de policiers aussi corrompus qu’incompétents, de footballeurs surcotés, nous savons depuis David Peace qu’on peut atteindre le summum.
Inutile de vous dire que John Connor ne nous déçoit pas.
La fille d’un juge caricatural à souhait a été enlevée. L’enquête est confiée au commissaire Munro, supervisé par celui qui une poignée d’années auparavant était son subalterne. Il constitue son équipe, dans laquelle se retrouve Baines qui a eu des démêlés avec le juge, en évitant soigneusement Karen Sharpe en vertu de rumeurs l’impliquant dans le décès d’un policier, sans oublier Spencer, supérieur de Karen, qui endosse le rôle indispensable dans toute bonne histoire, de sphincter arriviste et incompétent.
Reléguée dans son coin, Karen entend en confession une jeune femme qui met en cause une des figures montantes du New Labour dans une histoire de pédophilie vieille de dix ans. Elle ne tardera pas découvrir que les deux affaires sont liées. Et là, ça n’est pas pareil …
Inutile de vous prévenir que ça ne sent pas vraiment le savon de Marseille, ni le talc pour bébé, encore moins l’amour filial. L’auteur creuse dans la fange avec une fourche bêche et entend en projeter un maximum à l’aveugle par dessus son épaule. Le lecteur cabote de commissariat miteux en squat improbable, de suicide en passage à tabac, de fausse piste en intuition contrariée et d’insubordination insensée en opportunisme éhonté. Le mythe du « bobby » en prend un coup.

Je vous reparle de ce groupe dans ma prochaine chronique, dans sa version initiale bien entendu, pas dans l’actuelle, qui comme chacun sait est phagocytée par des extra-terrestres destructeurs de talent.
Ayant séjourné à la fin des années 80 à Sheffield, je peux l’affirmer haut et fort : le Hainaut à côté c’est Ibiza ou Corfou.

A la lecture on pense -un cran en dessous- à David Peace et son tableau d’une Angleterre qui, loin de Londres, n’est plus seulement décadente et devient franchement affreuse, sale et méchante. Bref, de quoi à suggérer une banderole à des supporters du PSG.
L’intrigue, quoique classique, est prenante et s’appuie sur une galerie de personnages, notamment des flics -qu’Hugues Pagan ne renierait sans doute pas- plutôt fouillée. Certains se contentent d’être corrompus ou dépravés, quand d’autres sont minés par leur passé ou leur présent. Ainsi, Karen, qui tient lieu d’héroïne, semble être la sœur jumelle de Jason Bourne faite mère et amante indigne, montée sur un corps de basketteuse.
Pour conclure en queue de sardine, si vous voulez vous faire un dernier petit jaune (pour filer la métaphore « barbecue estival ») alors que l’été touche à sa fin, lisez John Connor sans modération. Il constitue une propédeutique pour ceux qui ne connaissent pas le quatuor du Yorkshire, pour les autres il vous donnera un petit goût de revenez-y (ce que je ferais bien si Undead ne séquestrait pas mes exemplaires, au fin fond de la diagonale du vide !)

FORTINO

août 28

La rentrée, un nouveau Grangé !!!

Un vent, ne met pas le nez dedans !!!

La mer, se retire toujours en arrière !!!

Le temps, s’efface devant le vent !!!!

On pourrait jouer toute la journée, et même faire des haïkus….

Mais attention aux faux semblants, c’est un livre différent de tous ses autres

Il sera question dans ce livre d’amour, d’ode ou pas au japon, et surtout de relations entre 2 personnes ou de deux continent Asie et occident, principalement.

Courez pas, comme cela, il y a aussi un sérial killer, enfin, on n’est pas dans la bibliothèque rose non plus.

Mais tout cela est très plaisant, plaisant de voir un auteur s’éloigner de son carcan

Le thème de l’étranger, est très bien exploité par l’auteur le sentiment de non appartenance, le rejet.

Même si je ne suis pas un docteur’s Grangé, j’en ai lu une paire et là je trouve qu’il nous emmène dans un autre univers.

La maitrise de l’histoire est peu banale, les chemins se dispersent un peu partout, faux semblants, quand tu nous tiens

Les personnages sont très bien campes et développés, le flic et sa femme, diamétralement opposé.

Le flic que nous propose à la lecture M. Grangé est à l’opposé de ses anciens perso je trouve, proche du burn out, pas blanc ni noir, presque méchant.

Un peu comme sa femme.

Pour conclure, j’ai plutôt hâte de lire d’autres chroniques, je parie mille pesetas qu’il va y a voir du négatif……….

J’ai dit pesetas ?

août 28

Sur les conseils de Frederic fontes

http://www.4decouv.com/2012/08/chronique-arrive-un-vagabond-robert.html

Quand il me dit vas-y, avec certains mots, je n’hésite pas

Une bouffée d’humanité en plein dans le cœur,

Une magistrale leçon de vie, d’écriture à partir de l’arrivée d’un homme dans une Middletown après la seconde guerre

La différence entre écrivains et auteurs, je ne sais pas mais c’est une leçon de littérature américaine.

C’est un peu quand on fouille la terre pour chercher de l’or ou autres, sans mine à ciel ouvert, parfois on tombe sur la pierre.

Là on est dans le même cas, il sera question d’abnégation, de courage de honte, de résilience, de tout ce qui fait un grand et des petits humains, de l’entêtement de la folie.

C’est simple, c’est juste une belle histoire à vivre. Une très belle histoire contée par un des meilleurs.

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