MEFAITS D’HIVER de Philippe Georget chez Jigal

Gilles Sebag, superflic de Perpignan aux déductions légendaires, découvre, après des mois de doute, l’infidélité de sa femme. Hasard malencontreux, le dur labeur de lieutenant de police, qui aurait pu constituer le palliatif idéal, l’amène à enquêter sur une série de crimes dont l’adultère semble le point commun…

En ce quatrième (de mémoire) opus des aventures de Sebag et sa bande, Philippe Georget a décidé de déplacer l’intrigue hors du commissariat.

Ici, la famille du héros, et notamment sa femme Claire, habituels contrepoints aux tumultes de l’investigation, occupent une place centrale, le héros oscillant dangereusement entre l’amertume de la trahison et la volonté de pardonner.

Si Sebag, totalement désemparé, substitue dans un premier temps la bouteille aux efforts que nécessiterait une enquête au point mort, il se reprend lorsqu’il comprend que sa paix intérieure passe par la résolution de l’affaire.

Et pour ce faire, il sait pouvoir compter sur ses comparses, tous remarquablement campés (mention spéciale pour Molina le bourrin affectueux, et Lucie, la collègue lesbienne dont on se surprend à penser en plusieurs occasions qu’elle prendrait bien l’hétéro par les cornes), qui accompagneront les fulgurances du héros jusqu’au grand final.

L’intrigue, une dissection de la déchéance d’un brillant esprit en ces Pyrénées que l’auteur évoque avec tant de poésie, est prenante, voire touchante, et remarquablement orchestrée dans un style fluide et léger.

A mon avis, Philippe Georget signe là le meilleur volume d’une série par ailleurs de haute tenue.

Undead

2 Comments on “MEFAITS D’HIVER de Philippe Georget chez Jigal

  1. « Prendre l’hétéro par les cornes »… alors là, je dis « bravo! », j’aurais bien aimé la faire celle-ci. Et un grand merci pour cette chronique.

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