Le grand Jim Nisbet, petit traité de la fauche, 30 ans de rivages

Jim Nisbet est le mouton noir du polar. Cet esthète, qui cite volontiers Dostoïevski, Stendhal, Proust, Genet ou Huysmans, investit le roman noir pour mieux le pervertir. « Merveilleux illusionniste du style et du verbe » selon Jean-Pierre Deloux, son exégète, Nisbet détourne les codes, massacre les clichés, intellectualise son propos et ne cesse de s’interroger sur la fonction du roman. Il n’empêche : ses romans noirs frappent par leur puissance et leur originalité.

Unknown

 

call me  Klinger…., après son dernier roman paru en France, un grand et long roman, voilà pour les 30 de rivages, un petit Nisbet, par la taille, le reste est magnifique et grand.

C’est le genre de livre que l’on peut garder sur soi, tirer de sa poche et lire à voix haute des passages pour discuter avec les gens, et leur apprendre la vie, ou une forme de philosophie…..

Je ne peux qu’être enthousiaste avec cette lecture, j’ai tellement de points communs, avec le héros, et sur la manière de penser des gens qui parcourent ce livre, de klinger, à ses rencontres, sa vie, sa manière de voir la gent féminine ,  au discours du vieux de la fin. Et on connait tous son propre écubier

une ballade sous la pluie dans un San Francisco peint avec grâce par un auteur de génie, rien de neuf, enfin rien de neuf !!! Avec une histoire ultra éculée, l’auteur arrive à nous faire gravir les marches du 7 me ciel…..C’est là qu’on aperçoit la grandeur de l’écrivain, qui peut aussi bien prendre le temps de décrire  la ville sur 30 lignes sans que l’on s’ennuie , et envoyer 2 ou 3 phrases percutantes qui te blesseront qui t’interrogeront ou te feront hurler de rire.

Récit en plusieurs actes, comme une pièce de théâtre, un vaudeville d’underdogs à la fin déjà connu. plusieurs actes pour finir là ou le le devine depuis le début, avec Klinger en maitre de cérémonie…

Jim NISBET en profite pour faire ‘un état des lieux d’une Amérique décadente, ou son héros a sa place, mais la mauvaise.

Du grand art, par un grand auteur, un livre à déguster, et à relire, relire, celui là on ne le prête pas…..ah il cite Stendhal…..

Traduit de l’anglais (États-unis) par Catherine RICHARD, magnifiquement

 

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