Les Fleurs ne Saignent pas ( Alexis Ravelo-Mirobole Éditions-Traduction d’ Amandine Py)

Les Fleurs ne Saignent pas ( Alexis Ravelo-Mirobole Éditions-Traduction d’ Amandine Py)

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Le portrait qu’Alexis Ravelo dépeint des Canaries est très loin de celui que ma femme a connu dans les années 90! Point ici de boîtes de nuit, de soirées éthyliques pleine de sturpe et de drogues, pas de jeunesse plus ou moins dorée qui vient faire son Springbreak européen en braves étudiants en manque de sensations (Quoi que des sensations y en a…) qu’ils étaient
Ouep on est très loin de la carte postale et des souvenirs enjoués de vacances qu’on se remémore quinze ans après entre potes autour d’une bonne bouteille de rouge dans le petit confort bobo d’une vie qui a bien changée…
Non ce que Alexis Ravelo nous compte c’est la volonté d’une jeunesse désenchantée, une bande de bras cassés vivant et écumant l’île de petites arnaques. Tous les protagonistes sont des petites frappes, des receleurs, des entubeurs de mouche, des arnaqueurs à la petite semaine qui tentent de survivre dans le marasme économique d’une petite île qui n’est plus qu’un gigantesque terrain de jeux pour les corrupteurs et les blanchisseurs de tout genre et de tout bord.
Alors quand Le Gaucher vient proposer au Marquis, à Lola, au Sauvage et au Foncedé de kidnapper la fille d’un de ses magnats du bâtiment qui s’en fout plein les fouilles, bn ces quatre là hésitent pas longtemps.
Les billets font miroiter les yeux, les projets se bâtissent et les rêves semblent à portée de mains…
Sauf que!
Sauf que d’un coup tout bascule dans le cinéma des frères Cohen ou celui de Tarantino ou de Tony Scott.
Tout s’accélère, tôt part en vrille,comme les balles qui percent les corps qui s’amoncellent brutalement sur l’île.
Le basculement de ces petits arnaqueurs n’est pas sans rappeler eux des personnages de Guy Ritchie. L’humour est là, l’évolution des caractères n’est pas bucoliques et les situations dérapent à chaque décision.
Qui en sortira vivant? Qui aura l’argent? Qui paiera ou qui trinquera?
408 pages de montée en tension, autant de pages pour découvrir les dessous de tables d’une pseudo île paradisiaque, pour morfler et pour comprendre, pour frémir et s’inquiéter.
Alors ouep, le Corbac il va prendre son billet et aller visiter les grottes des Grandes Canaries!

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