Ce qui se dit la nuit, Elsa Roche, Calmann Levy, by Le corbac

Ben rien, perso la nuit je dort ou je cogite à mes comptes (perso ou pro, ce qui m’empêche de dormir !) Mais bref, mon sommeil tout le monde s’en tamponne… sauf ma femme qui aimerait que j arrête de lire la moitié de la nuit… Bref… que dire du premier roman d’Elsa… Je vais faire comme elle en fait et vous donner une recette (sans couilles de lièvres ni reste de colombe…) Recette du philtre de la réussite d’un bon roman… Un bon roman quoi ? Oh putain je vais le mettre dans quelle case ? Un roman policier ? On a un meurtre, des flics et une enquête; mais c’est pas suffisant. Un thriller haletant ? C’est vrai que les événements violents s’enchaînent : meurtre incendie vaches et chèvres etc etc mais bon c’est pas suffisant… Un roman rural ? Ok dans la cambrousse profonde. Dans le genre de bled ou quand un truc se passe au nord, les trois autres points cardinaux sont au courant dans la seconde. Le genre de trou perdu où chaque voisin saut ce que fait l’autre avant même qu’il agisse. Et puis il des arbres, des marais, des vieux indécrottables et tout le toutim… mais pas que ! Un roman noir ? Ouais même si le seul étranger c’est l’allemand. Parce qu’on fouille, on creuse, on déterre tous ces petits secrets de villageois bien enfouis sous terre ou dans l’inconscient général ou dans des idées à la con. Style tout le monde sait mais personne dit rien. Style la médisance fait courir comme une gastro virulente chacun à sa cuvette pour vomir sur son prochain à cause de la superstition ou des quand dira t on… Parce que l’être humain il est jamais ni tout blanc ni tout noir et que les demi-teintes il ne connaît pas. Mais y a pas que ça non plus ! Un roman psychologique ? Ouep on y parle doute, amour, culpabilité, remords, déni, jalousie, maltraitance, violence familiale, adultère, envie, viol, croyance d’un autre temps etc etc…mais d’autres choses aussi ou encore.) Bref je laisse tomber ma recette parce que celle d’Elsa est unique, mélange des genres, des ambiances, et des atmosphères. Parce que son roman est choral comme les chants d’église qui font chanter plusieurs tons sur plusieurs voix mais pour uniquement quémander un pardon…pardon qui à venir est trop long, expiation qui ne veut pas arriver, regrets et remords qui vous rongent comme la gangrène. Un excellent roman choral de forme et de ton qui a donné au Corbac l’impatience de lire la suite de l »histoire de Marsac.

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