LE CRIME ÉTAIT SIGNÉ, LIONEL OLIVIER par Bruno D.

Une gamine de seize ans est retrouvée nue, étranglée dans le coffre d’un véhicule à priori abandonné. L’enquête est confiée à Quentin Fergeac et à son groupe de fins limiers de la fameuse brigade criminelle du 36 quai des orfèvres. Voilà le point de départ de ce roman édité chez Fayard de Lionel Olivier et ayant reçu la prestigieuse distinction du Prix du quai des orfèvres 2016.

Tout au long des 353 pages de cette histoire, on suit Quentin Fergeac et son groupe lancé à la recherche de la vérité et surtout à la poursuite de l’assassin. Des halls de banlieue, toujours difficilement fréquentables pour les policiers, en passant par les beaux quartiers du XVI ème, ou une petite virée dans le Pas de Calais et la bonne vieille ville de Lens, la Crime,entre indices difficiles à recueillir et des suspects difficiles à faire parler aura bien du mal à boucler son enquête.

Je ne peux pas dire que cette histoire m’a fortement emballée. J’ai l’impression d’avoir déjà vu un certain nombre de fois ce scénario dans des séries télévisées et juste pour reprendre un exemple, celui des descentes de police difficiles dans les halls d’immeubles, quelques auteurs comme Norek, Obertone ou Pouchairet ont bien mieux traités le sujet.

Par contre l’auteur révèle parfaitement les coulisses des investigations et met en lumière toute la difficulté à respecter la procédure et à rester dans la légalité. Faire avancer le smilblick en devant respecter toute une série de règles et procédures n’est pas une sinécure. On découvre un quai des orfèvres en pleine décrépitude, ayant fait son temps, où l’ombre des grands patrons du 36 et des des criminels de légende planent toujours. On découvre également une équipe de flics soudés, avec leur fêlures et leurs doutes. Dinosaures s’accrochant à leurs valeurs, ils sont prêts à laisser tomber ce sacro saint lieu qui a fait la réputation de la police pour peu qu’ils puissent encore s’accorder quelques moments de répit autour d’un bon gueuleton afin de recharger leurs accus. Leur humanité fait plaisir à toucher du doigt et c’est certainement là ou il faut chercher la force de ce bouquin.

Ce livre se lit facilement et jette un éclairage certain sur le fonctionnement du fameux 36 et de nos institutions judiciaires. C’est un roman à emmener en vacances, pour se divertir et c’est déjà pas mal.

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