COMME UN BLUES, Anibal Malvar par Bruno D.

Madrid, un soir d’hiver 1996. Un avocat demande à Carlos Ovelar de retrouver Ania, sa fille de dix huit ans. Pourquoi faire appel à lui simple photographe ?

Parce que dans une ancienne vie, Carlos travaillait pour les services secrets espagnols. Il a connu les coulisses de la transition démocratique sous les ordres de son père, véritable barbouze de légende. De ces années là, il a conservé une expérience et des contacts qui vont l’aider à se mettre sur la trace de la disparue.

Telle est la quatrième de couverture et la promesse alléchante de découvrir un nouvel auteur avec une plongée en plein cœur de l’Espagne. Comme un blues est un titre qui colle vraiment au bouquin parce que pour tout vous dire j’ai bien failli m’endormir et un effort certain a été nécessaire pour terminer cette œuvre.

L’enquête va se dérouler en grande partie en Galice autour de Compostelle dans une Espagne loin des clichés pour touristes et au cœur de la saison d’hiver, plutôt humide et froide, peu accueillante finalement. Les personnages principaux qui animeront le roman sont Carlos notre enquêteur ; Bastida, l’avocat ; Gualtrapa le flic ; Le Vieux, énigmatique et surgi de nul part ; la famille Cholino ; Ania, la disparue et un flic surnommé le Génie.

L’intrigue est mince et au bout de 180 pages on a 2 cadavres, 30kg de coke disparus et pas grand chose à se mettre sous la dent. C’est lent, très lent, et la disparition d’Ania qui est censée aboutir à une vraie investigation sert de prétexte à l’auteur pour nous servir de guide à travers les plus sombres périodes du franquisme. Anibal Malvar a pourtant une jolie plume et les bonnes expressions ne manquent pas. Ce blues n’est pas très rock n’ roll  et je me suis ennuyé ferme. Les dernières pages ne sauveront pas cette histoire avec une chute convenue et sans rebondissement qui confirment mon ennui… ou le fait que je n’ai pas tout compris.

Le blues est une musique formidable et pleine de mélancolie à condition que la partition et les interprètes soient bons, ici j’ai eu bien du mal à en reconnaître les accords !

 

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