DES NŒUDS D’ACIER, Sandrine Colette (Denoël) par Bruno D.

Théo, la quarantaine, sort juste de prison ou il a purgé 19 mois après remise de peine. Il a juste démoli son frère qui a couché avec sa femme. Violent et peu recommandable, il a du se faire à l’univers carcéral et s’adapter, lutter pour rester indemne et en vie.

Aujourd’hui, à lui la liberté, les retrouvailles avec sa BM et surtout, surtout, vérifier même s’il n’a pas le droit de l’approcher, que son frère n’est plus qu’un handicapé à vie, baveux et dépendant dans son fauteuil roulant ; alors que lui, il est libre comme l’air.

Il est temps maintenant de se mettre au vert, d’aller respirer et d’oublier définitivement la taule . Il s’arrête dans un gîte isolé à la campagne, tenu par une Mme Mignon aux petits soins, et chaque jour, il emprunte avec bonheur les différents parcours de randonnées… Jusqu’à ce qu’il tombe sur deux petits vieux, apparemment inoffensifs.

J’ai lu récemment que le diable se cachait dans les détails et le moins que l’on puisse dire c’est que Sandrine Collette a bien caché son jeu. Théo va découvrir que la prison n’est rien à coté de ce qui va lui arriver. Huis clos étouffant et maléfique géré de main de maître par l’auteur, on découvre l’enfer physique et psychologique. Distillée par une plume au cordeau, l’effroi et la terreur suinte à chaque page.

Le lecteur est captif dès le départ et cette plongée démunie de toute humanité vers la déchéance est une spirale infernale noire et sans retour. Roman court et choc, la romancière vous retournera les tripes au cours de ce bouquin estampillé « captivity thriller ».

Premier ouvrage, premier succès pour cette amoureuse de la campagne aimant la vie au grand air et les chevaux. Une belle rencontre chez le Corbac m’a définitivement convaincu qu’il fallait compter avec Sandrine Collette, tout du moins s’il fallait encore en douter.

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