L’Été des charognes de Simon Johannin, Editions Allia

Enfin le livre qu’on attendait chez nos redenecks bien Français….

Bienvenue dans le tourisme vert, et la vie au grand air. Sur les pas d’un ado, nous allons découvrir la vie de la campagne, façon sauvage,  et réaliste.Vous pensiez quoi de la campagne que c’était un long fleuve tranquille comme nous ont bassiné certains auteurs.,?

Par ailleurs Vogalène ou autres anti vomitifs recommandés pour la lecture du dit livre

C’est sauvage, dès l’intro le ton est donné, cela massacre, laissez vos états d ‘âne  à la page 1, ou fermez le livre… comme dit un de mes potes c’est le petit Nicolas version X

Sans compromission, la vie de notre petit héros est gargantuesque, dantesque, sa famille, et tout ce qu’il y vit aussi.Mais c’est la vie, la vrai;;;;;; Les jeux des gosses sont impitoyables, mais on rigole sec en campagne, on fait avec ce qu’on a….

Voilà une version harboiled, sans concession du grand air,frais,……. euh j’ai dit frais, oubliez !!

A noter que je rejoins mes potes de nyctalopes, sur un point, 90 pages précises de vie à la campagne et 40 pour une fin complétement barrée, poétique disjonctée, un tableau surréaliste ?

L’ ÉTÉ DES CHAROGNES de Simon Johannin / Allia.

aucun préjugé dans ce livre, et cela remet les choses en place sur beaucoup de points concernant la valeur ou les sentiments des « paysans » !!!

un livre sans concession, à dévorer avec un estomac en plomb, la vie au grand air, version réaliste !!!

‘‘Le soleil s’est lézardé par fragments de petites lumières orange en touchant les premières cimes, sous les feuilles des hêtres ça nous faisait presque des peaux de léopard pendant qu’on regardait le feu droit dans les flammes, puis la lumière est morte et tout le monde est parti.’’
Ici c’est La Fourrière, un ‘‘village de nulle part’’ et c’est un enfant qui raconte : massacrer le chien de ‘‘la grosse conne de voisine’’, tuer le cochon avec les hommes du village, s’amuser au ‘‘jeu de l’arabe’’, rendre les coups et éviter ceux des parents.
Ici on vit retiré, un peu hors-la-loi, pas loin de la misère aussi. Dans cette Guerre des boutons chez les rednecks, les bêtes sont partout, les enfants conduisent leurs parents ivres morts dans des voitures déglinguées et l’amitié reste la grande affaire.
C’est un pays d’ogres et d’animaux errants, un monde organique fait de pluie et de graisse, de terre et d’os, où se répandent les fluides des corps vivants et ceux des bestioles mortes. Même le ramassage scolaire ressemble au passage des équarisseurs.
Mais bientôt certains disparaissent, les filles vous quittent et la forêt finit par s’éloigner.
D’une bagarre l’autre, la petite musique de ce premier roman vous emmènera jusqu’à l’adolescence, quand la douleur fait son entrée et que le regard change, dans les turbulences d’une langue outrancière au plus près du rythme de l’enfance : drôle et âpre, déchirante et fièvreuse, traversée de fulgurances.

 

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