Transsibérian Back To Black d’ Andreï Doronine, Zapoï collection

hey !!! Putain qu’il est bon ce bouquin, un vent d’est qui décoiffe sa race

daaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa

soit, après les autobiographies de David Carr et Rob Roberge sur le même sujet et bien mon cœur va à l’est !!!

Russie 1, USA moins bien et pourtant Rob Roberge j’aime….

Mais il a quelque chose de neuf dans ce livre, entre le rapport à la came et l’homme. Sur fond de petites histoires, presque des contes poétiques. on suit notre camé dans différents endroits, pas de trace du temps, pas de lamentations, pas de religion, c’est pur et dur comme de la bonne came et la fin est fantastique

une autre approche, un autre style , plus poétique, incisif et drôle, la classe

c’est vraiment à lire, traduction du grand T Marignac, dans sa collection, gage de qualité donc

« Ce qui est mal : arracher les boucles d’oreilles des lobes d’une femme inconnue ; les draps trempés le matin au réveil ; boire de la vodka chaude dans une cage d’escalier ; voler de l’argent à ses amis et connaissances ; taper sur la tête d’un retraité avec un pied de tabouret ; donner un chat à l’écorcheur de la tannerie en échange de deux biffetons ; se draper dans un store et tomber du deuxième étage ; se piquer avec une seringue aux graduations effacées trouvée dans la rue ; faire chauffer dans une cuillère de la neige sale et poudreuse ; cracher ses dents dans l’évier ; balancer d’une voiture un copain en surdose dans un tas de neige, avant de revenir pour bien l’enfouir, histoire qu’on ne le retrouve qu’au printemps ; faire les poches dans un vestiaire d’école ; donner un rendez-vous à un ami d’enfance et mourir. »

Un jeune auteur de Saint-Pétersbourg raconte le quotidien tragi-comique d’un camé. Sans illusion. sans la moindre sentimentalité inutile, ces récits noirs en grande partie autobiographiques, tragiques et pleins d’humour, font de la grande ville du nord une métropole anonyme à la beauté lépreuse et dont les palais tant vantés cachent d’innombrables taudis.

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