Tout est brisé, William Boyle (Gallmeister)

Coup de cœur de la rentée sur un livre noir qui n’est pas du « noir », avec une trame qui n’est que celle de la vie.

1 000 poche de rivages de mémoire pour son premier, mais attention ambiance différente !

Si vous êtes dépressif je vous déconseille ce livre, si le malheur des autres vous fait rire, venez, bref un livre pas tendre pour les personnages. Attention toute trace d’affect pourrait se révéler en vous.

Ce n’est pas une suite de son premier livre chez Rivages, on y retrouvait certains personnage ou lieux, mais c’est tout.

C’est l’histoire avant tout d’une famille totalement éclatée, de gens au bout du rouleaux, de non-dits,… de famille.

Chacun ou chaque lecteur pourra y trouver son monde, obligé !!!

L’auteur passe en revue la vie, ratée ou pas, de chacun, avec ses contradictions, ses sentiments, explorant le milieu familial, comme un poète avec la beauté de son écrit.

Il n’y a pas d’enjeu dans ce livre pas de meurtre ou autre, juste la brisure familiale explorée sous toute coutures.

Bande son axée sur Jeff Buckley, mais pas seulement… que du bonheur ! Plus sombre que son premier, l’histoire fait des détours entre les deux livres. Un livre touchant, directement au cœur, de vies brisées, d’attente improbable, la vie !!!

Bravo !

Tout est brisé par BoyleTout semble brisé dans la vie d’Erica. Seule avec son vieux père tyrannique tout juste sorti de l’hôpital, elle n’a plus de nouvelles de son fils Jimmy, un jeune homme fragile parti errer à travers le pays sans avoir terminé ses études. Mais voilà qu’après un long silence, Jimmy revient à l’improviste, en piteux état. Erica fera tout pour l’aider, décidée à mieux le comprendre et à rattraper le temps perdu. Mais Jimmy se sent trop mal à l’aise face à sa mère, dans ce quartier de Brooklyn hanté par ses souvenirs ; un profond mal de vivre que ni l’alcool ni les rencontres nocturnes ne parviennent à soulager. Erica, elle, ne veut pas baisser les bras…

William Boyle revient au décor et aux personnages de Gravesend, qu’il évoque avec une mélancolie déchirante dans la veine de Fitzgerald et de Bob Dylan lorsqu’il chante Everything is broken.

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