ITINÉRAIRE D’UNE MORT ANNONCÉE, FABRICE BARBEAU (Hugo Thriller)

Voilà un livre sans temps mort qui se déguste avec passion et dont le seul défaut est de s’avaler trop vite !  295 pages à la mécanique bien huilée, avec une mise en scène à la Hitchcock, un scénario à la Stephen King, et à la rédaction, un français du nord de la France bien de chez nous… Fabrice Barbeau.

Démarrage pied au plancher pour cette fiction se passant dans la région lilloise, on fait la rencontre d’Anthony, personnage central du récit, qui mène une vie heureuse et tranquille avec sa femme et sa fille Agathe. Itinéraire classique d’un bonheur parfait qui vole en éclat dès la première scène du roman. A partir de là, vous ne pouvez qu’être accroché par un scénario trépidant à l’américaine avec un chapitrage fait de flash back d’une part et les dernières 24h découpées heure par heure comme un compte à rebours.

Soumis à rude épreuve, Anthony, broyé par le cycle infernal de sa vie, agissant toujours en réaction et non pas par choix réfléchi, va devoir se battre pour survivre dans ces moments ou tout devient flou, impalpable et dangereux. Descente aux enfers, décisions inappropriées, une âme en peine létale secouée et détruite peu à peu par ses meilleurs amis prénommés alcool et psychotropes, vont finir par amener notre héros aux portes de la folie.

Heureusement, Mélanie,la policière rencontrée par hasard va lui être d’un précieux secours alors que tout s’écroule autour de lui. Personnage clé de cette histoire mouvementée, au même titre que les anciens amis d’enfance d’Anthony, tous vont devoir faire face et affronter une situation hors du commun.

Angoisses, suspense, manipulations, faux semblants, personnages troubles fuyant leurs responsabilités la vérité que l’on sent poindre au bout d’un moment n’est peut être pas si simple. Jusqu’au bout de la nuit l’auteur nous emmène avec ses héros vers une sentence morbide pendant que les cadavres s’accumulent. Un huis clos millimétré ,étouffant,sanglant et cruel que ne renierait pas Hollywood au meilleur de sa forme.

Une belle photographie de la campagne lilloise et de sa capitale est également présente de façon fidèle. Pour ceux qui connaissent la «Gare des courants d’air» Lille Europe, ou le palais de Justice, on ne peut que sourire et valider le discours de l’auteur. Avec style et une jolie écriture, Fabrice Barbeau donne du rythme à son histoire effroyable se permettant de glisser ici et là quelques éléments d’infos réelles situant son roman dans le temps.

Une réussite incontestable, maîtrisée de bout en bout avec tous les ingrédients que l’on aime trouver quand on commence à mettre son nez dans un roman noir. Bravo pour ces 300 pages que l’on dévore à toute vitesse. Addictif et recommandé par votre serviteur.

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