Et de trois pour « La Daronne » d’Hannelore Cayre !

J’arrive peut-être avec un peu de retard, mais comme « La Daronne » d’Hannelore Cayre (chez Métailié) vient d’être élu meilleur polar de l’année par le magazine Lire, je me suis dit qu’un petit article sur ce livre serait le bienvenu. (Underground railroad a été élu meilleur roman étranger, le boss en avait parlé ici)

Ce n’est pas la première distinction pour cette auteure, elle a reçu cette année à Lyon le Prix du polar européen puis le Grand prix de littérature policière.

Ce livre est excellent, on suit Patience Portefeux, la cinquantaine, interprète pour la police parisienne. Quand elle a l’occasion de récupérer une grande quantité de cannabis au nez et la barbe de la police et des dealers, elle décide de passer à l’acte pour assurer un bel héritage à ses enfants, et aussi dans l’espoir de retrouver un train de vie qu’elle avait connue avec ses parents, mais qu’elle ne pouvait plus se permettre. Elle devient ainsi une trafiquante surnommée la Daronne et utilise tout ce qu’elle appris dans son travail avec la police pour toujours rester un coup d’avance sur les autorités.

Pour ceux qui ont lu ses romans précédents (Hannelore Cayre a écrit quatre autres romans auparavant :  Commis d’office, Toiles de maître, Ground XO, avec son personnage récurrent Christophe Leibowitz, petit avocat parisien, et Comme au cinéma), on retrouve dans La Daronne tout ce qui fait la force d’Hannelore Cayre, à savoir un humour noir et un cynisme féroce, avec un style et une écriture fluide servant une critique de la société contemporaine qui fait mouche à chaque fois.

Notre camarade Mr Jean-Marc Laherrère avait chroniqué ce livre ici si vous voulez un autre avis, il cite quelques phrases qui vous donneront un aperçu de l’humour de Hannelore Cayre, notamment la phrase où il est question du « nouvel orientalisme »… Personnellement j’aime aussi beaucoup le passage ou Patience récupère le chien policier, ou le passage plus nostalgique dans lequel elle se souvient de sa jeunesse et de ce qu’elle rêvait de faire plus tard : « collectionneuse d’arc-en-ciel »…

Bref, je m’arrête là, encore bravo à Hannelore Cayre pour ces récompenses, ce roman mérite tous les éloges qu’il a reçu, je le mets également dans ma liste des meilleurs polars français que j’ai lus cette année, et le conseille à tout le monde !


Retrouvez la chronique de Perrine ici

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