Les écorchés vifs, Olivier Vanderbecq par Elsa Roch

Les Ecorchés Vifs, c’est l’histoire de l’improbable rencontre d’êtres cabossés par la vie. Le temps d’un long week-end et d’une cavale, contre toute attente, leurs destins vont s’entremêler… Peut-être parce qu’ils sont à la recherche d’une même rédemption, peut-être parce que leurs failles, en silence, se font écho…

Sans tout déflorer des personnages, disons qu’il y a un voyou atypique, quadragénaire, dont la vie a basculé le jour où il a perdu ce qui comptait le plus au monde pour lui, Damien, un flic à peine trentenaire, rejeté par tous et d’abord par lui-même, Alicia, une jeune adolescente pour laquelle le mot « famille » n’a plus aucun sens, au milieu d’une communauté de Gitans…

Un road movies tendre et âpre à la fois, où l’ultra violence est intelligemment pondérée par de grands passages d’émotion pure, des mots beaux et justes qui font perler les larmes enfouies car sous leurs armures, ces cœurs perdus qu’Olivier nous donne à voir saignent aussi et l’on s’attache sans compter à ces personnages malmenés, rêvant pour eux d’une vie meilleure.

Alors, au final ? Une sacrée belle histoire, portée par un souffle quasi cinématographique, et cette phrase d’Aragon, si possible chantée par Ferré, « Il n’aurait fallu qu’un moment de plus pour que la mort vienne, mais une main nue alors est venue qui a pris la mienne… ». C’est elle que j’ai eu en tête tout au long du roman. Ça ne pouvait guère être mieux. 

Une trilogie est annoncée. Alors ? Alors. Encore.

Elsa

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