QUE LE DIABLE SOIT AVEC NOUS, ANIA AHLBORN (DENOEL, Sueurs Froides) par Bruno D.

Une présentation soignée, un titre alléchant et une 4ème de couverture aux promesses certaines, je pensais passer un très bon moment en compagnie de ce nouveau titre de la collection Sueurs Froides des éditions Denoël. 350 pages plus tard, je dois plutôt avouer une certaine déception. Ai je raté quelque chose, n’ai je peut être pas tout compris, toujours est il que j’en ressors dubitatif et pas convaincu !

Dans L’Orégon, Deer Valley, deux cousins, Jude Brighton et Steve Clark, respectivement 12 et 10 ans dont les jeunes vies ont déjà été bien tourmentées sont au cœur de cet opus. Une mise en place lente dans une première partie de 120 pages ou l’on fait la connaissance de nos protagonistes, de leur famille recomposée et d’une certaine atmosphère made in States.

Entre nonchalance et quelques piques d’effroi qui suggèrent que ce scénario va très certainement déraper, Jude Brighton va soudain disparaître quelques jours, inquiétant tout le monde, famille et autorités, ne laissant que peu d’espoir de le retrouver vivant.

Steve essaie malgré ses nombreux blocages de faire bouger les consciences et seul contre tous, incompris tel un Don Quichotte, essaie de retrouver son copain de jeux,son cousin. Et puis, aussi brutalement qu’il était disparu, Jude fait son retour mystérieusement, et sans que l’on s’y attende.

Une deuxième partie d’une soixantaine de pages, surprenante et concentrée est plus réussie à mon avis. Une histoire dans l’histoire qui pourrait bien expliquer ce qui va se passer dans la troisième partie du bouquin tout en levant le voile sur certains mystères de la première partie qu’un lecteur aguerri pourrait avoir reniflé.

Même s’il s’agit de rédemption, de l’amour d’une mère prête à tout pour protéger son enfant, après avoir été prête à tout pour enfanter, cela ne m’a pas suffit et j’ai eu beaucoup de mal à me laisser emporter par cette histoire.

Un jeune garçon retrouvé mort il y a dix ans, des animaux attirés par une force mystérieuse, une maison délabrée au fond des bois, un Jude revenu d’on ne sait où et dans un drôle d’état, un Stevie plutôt bizarre auquel il manque des doigts au mieux, des cases au pire, beaucoup y trouveront certainement leur compte, d’autant plus que la fin avec son twist final assez haletant vient clôturer le roman dans une grande accélération.

Je m’attendais à autre chose, d’autres frissons, d’autres angoisses qui ne sont que rarement apparus. L’auteur a pourtant un joli style et son scénario est découpé de façon intéressante, mais je ne sais pas pourquoi, je n’y ai pas cru.

Je ne jetterais pas la pierre à Ania Ahlborn que je ne connaissais pas et qui semble jouir d’une bonne réputation. Je ne peux que vous encourager à vous faire votre propre jugement en lisant Que le diable soit avec vous. J’avais presque envie de rajouter « et avec votre esprit » ; mais ce sera sans moi !

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