HUNTER, ROY BRAVERMAN (Hugo Thriller) par Bruno D.

Résultat de recherche d'images pour "HUNTER ROY BRAVERMAN"Imprégné par le rêve et l’atmosphère made in USA jusqu’au pseudo qu’il utilise cette fois ci pour écrire, Roy Braverman nous explique d’abord pourquoi il a choisit ce nom, avant de nous emmener dans une aventure haletante qui n’a rien à envier aux meilleurs thrillers du genre.

Vite et fort avec des scènes d’ouverture à la James Bond, un tourbillon ahurissant de folie se met en place dès le début. C’est précis, violent, délirant et ça me fait penser au cinéma des frères Coën ou de Tarantino pour la brutalité et de Spielberg pour la qualité de la mise en scène. Roy Braverman nous sert une copie de l’ Amérique contrastée et armée ou tout est possible, le meilleur comme le pire ! 

Freeman, Hackman et Hunter, comme personnages principaux, on ne peut pas faire mieux pour nous immerger dans le pays de l’oncle Sam. Entre Clin d’œil à deux acteurs géants et à une série, ça fleure bon le pays de nos libérateurs à tous les niveaux, d’autant plus que les paysages grandioses des Appalaches viennent encadrer le récit.

Et l’histoire me direz vous ? 100% US également avec un tueur en série, ou peut être plus, un évadé en cavale, des meurtres sanglants et des disparues. Un vrai scénario très noir ou un père, ex flic, qui n’a jamais lâché le morceau recherche toujours sa fille, Louise.

Dans un registre différent de Yeruldelgger qui nous avait révélé son auteur, le style est ici beaucoup plus viril et couillu. On ne vit pas longtemps dans les chapitres écrit par le romancier et il ne faut pas traîner en route sous peine de rater des épisodes… Ou de mourir ! Dans un pays ou les noirs sont toujours considérés comme une sous race : « peut être qu’ils sont noirs parce que tout a grillé à l’intérieur » , Roy n’y va pas avec le dos de la cuillère pour pointer du doigt le doux charme d’une patrie ou n’ être pas blanc de peau est un bien grand fardeau.

Le système judiciaire américain et ses institutions se font également alpaguer de bien jolie manière. Une excellente réflexion sur les procédures et la toute puissance des hommes assermentés donne à cette aventure des sourires et une respiration salutaire dans ce déferlement de fureur.

Thriller survitaminé à la testostérone très élevée, ça pulse au cœur de ce bled paumé et enneigé qu’est Pilgrim’s Rest et entre tempête qui se déchaîne, Camaro rouge, vengeance et vérités cruelles, on va de surprise en surprise. Le rythme ne faiblit jamais grâce à des chapitres courts et il faut bien le dire au talent de notre auteur.

Les acteurs ont de l’épaisseur, et pour certains de l’humanité, pour d’autres un boulon qui manque  depuis longtemps.

Hommages appuyés à une Amérique pleine de défauts, mais pleine de valeurs également, le début de cette nouvelle trilogie qui nous plonge en plein cœur des USA et nous emmène au plus près de la démence humaine est une réussite totale. Addictif et mené à un rythme d’enfer, « Hunter » est une belle pioche pour Hugo Thriller qui a bien fait de l’épingler à son catalogue parce que ce sera assurément un nouveau succès pour son auteur. Vous l’aurez compris, j’ai adoré !

Le seul petit problème, c’est qu’il va falloir patienter pour la suite…

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