Un havre de paix, Stanislas Petrosky (French Pulp)

J’ai (enfin) pris le temps de rencontrer l’Embaumeur, personnage récurrent de Stanislas Petrosky chez French Pulp. La Havraise expatriée que je suis à donc pris beaucoup de plaisir à retrouver des vues et de quartiers de ma chère ville (qui non n’est pas moche ne me branchez pas là dessus je vous prie).

Bref l’embaumeur est un personnage atypique, ancien légionnaire reconverti en thanatopracteur qui se retrouve régulièrement à mener des enquêtes sur les corps qu’il doit récupérer. Dans cet opus il s’agit d’un flic infiltré dans la prison du Havre, retrouvé pendu dans sa cellule. Son chef et ami étant pieds et poings liés par manque de preuve, il refile le bébé à notre héros, qui fait appel à son équipe et peut se permettre de jouer avec ses propres règles et méthodes (peu recommandables).

Bien que la « gouaille » utilisée n’ait pas été à mon goût, j’ai été agréablement surprise de voir que l’auteur dose avec sagesse la moralité de ses personnages. Ils sont « bruts de décoffrage » c’est certain, mais ont quand même un soupçon d’états d’âmes et cherchent autant que faire se peut à utiliser les solutions les moins radicales possibles. L’action n’en est pas moins au rendez-vous, les fusillades et autres scènes d’assauts ne manquent pas, tous les codes du roman d’enquête vitaminée sont respectés. 

Dire que je me suis éclatée serait mentir, mais il faut prendre en compte que ce n’est clairement pas mon genre de lecture préférée. Les jeux de mots, si la plupart ne sont pas mauvais, sont par contre un peu trop nombreux à mon humble avis, et le fait de citer d’autres auteurs comme personnages m’a rapidement gonflée plus qu’amusée (mais je n’ai jamais eu le plaisir d’avoir mon nom dans un roman peut-être changerai-je d’avis un jour !). Mention spéciale par contre pour les notes de bas de page humoristiques qui ont fait mouche !

En conclusion Stanislas Petrosky est un bon joueur d’échecs qui mène son scénario convenablement avec des personnages qui tiennent la route. Pour moi un peu excessif sur certains aspects, mais connaissant ma légendaire aversion pour le polar local, celui ci ne s’en tire pas si mal ! 

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