C’est affolant !!! ce nouvel écrit nous le prouve….

Voilà de quoi patienter avant, le second opus de Tannhäuser
un très beau récit une histoire d’humain, pour reconsidérer les gens, et nous même…enlever une partie du prisme qui nous incite à être de formidables non voyants
C’était l’hiver, un hiver mordant de février, et je n’avais pas revu Billy depuis des mois, quand je tombai sur lui un soir à Shudehill. Il avait les cheveux en bataille, pas rasé, sans chaussettes malgré la froidure de la nuit et tremblant de la tête aux pieds, accroché à un réverbère dans une flaque de lumière jaune, et en pleurs. Il me vit approcher et se tordit pour libérer une main, en une invite désespérée. “Rouquin, cria Billy. Rouquin ! La partie est finie pour Billy ! La rumeur se répand ! Ils sont après moi !” Il marqua une pause, chuinta et de la bave jaillit de ses lèvres :“Je les ai sur le dos !”. »
Clochard errant, alcoolique, Billy « souffre » d’hallucinations : des démons le tourmentent, attendant de lui qu’ils les libèrent. Habitantes d’un cimetière mystérieux, ces créatures démoniaques logent en réalité dans les méandres cérébraux de Billy et conduiront cette « épave indestructible » au suicide. Le lecteur assiste au montage d’un court-métrage, il plonge à la fois dans l’atmosphère du récit fantastique – plans larges, espaces énigmatiques, ténébreux – tout comme il frôle la surface des choses, se confronte à la réalité la plus concrète tant Tim Willocks sait décrire non seulement un personnage mais aussi un homme, yeux enfoncés, gencives ravagées, dents cassées, costume à fines rayures maculé. Fort de sa profession de psychiatre, Tim Willocks évoque sous une forme littéraire le problème de l’alexithymie, difficulté à verbaliser ses émotions et ses douleurs, liée à des symptômes psychosomatiques. Ce faisant, il place la littérature au niveau de la misère humaine, l’écrivain, comme la mission dont Billy Micklehurst se croit chargé, est un passeur d’âmes.
Traduit de l’anglais par Benjamin Legrand. Suivi d’un entretien avec l’auteur par Natalie Beunat.
Édition bilingue.
Suivi d’un entretien avec l’auteur par Natalie Beunat.Qui est un pur bonheur de lecture !!! J’ai eu la chance de le rencontrer, et de rencontrer Madame Beunat qui dirige l’entretien et j’en garde un excellent souvenir . Je les remercie encore pour tout, mille merci, c’était du pur bonheur de vous rencontrer
mai 9th, 2012 at 19:45
On a la mise en page qui dérape, chez les Unwalkers, non ? Si c’est chez moi, s’cusez, mais j’crois pas. En mêmetemps, ça peut lancer un style…
Amitiés mes canards.
mai 10th, 2012 at 00:17
mise en page LSD ?
…trippy
mai 10th, 2012 at 13:09
mazette les gars, zavez raiso, pas lsd morphine, bon je suis encore out, je contacte les autres