Génésistrine, village dans un coin indéterminé du sud de la France, abrite un Centre Psychiatrique Expérimental. Les patients et les autres résidents vivent ensemble, sans que la distinction ente eux soit toujours évidente.
La vie du Centre est soudainement perturbée par une inscription mystérieuse sur le mur d’une Maison, semant la zizanie dans tous les esprits.
Le docteur Blochpal sait que le fauteur de troubles doit être démasqué au plus vite afin d’empêcher la situation de dégénérer.
La multiplication des graffitis puis la découverte d’animaux dépecés vifs vont menacer la vie de toute la communauté.
D’autant plus que l’armée est prête à tout pour récupérer Sophia Killus, une tueuse d’élite qui s’est échappée d’une base secrète et qui rôde autour du Village.
Joseph Hiden, lui, se sent particulièrement visé. Saurait-on à quels « jeux » il se livre, avec sa complice aveugle, sur les femmes du Village ?
Les réponses à toutes les questions se trouvent peut-être dans le Monde Imaginâme…
Si la quatrième ne rend nullement compte des perturbations entourant ce roman inclassable, au moins donne-t-elle un cadre au chaos, tâche dont je suis bien content qu’elle m’ait été épargnée. Parce que tout y est mis en œuvre pour entretenir la confusion, entre les motifs d’enquête qui se multiplient, l’absence d’un héros narrateur sympa auquel se raccrocher, voire l’emploi singulier du passé composé…
Alors, perturbant, ce voyage en pays maboul ?
Sans doute autant qu’un tableau abstrait ou un film de David Lynch.
Et tous ceux qui se revendiquent de lectures originales ne manqueront pas de jeter un œil à cet étrange et envoûtant objet qui aborde des sujets aussi divers que la constitution de son identité, l’idée de norme qu’impose la société, la corruption des élites…
En tout cas, on ne quitte pas Génisistrine sans concéder que pour inquiétantes, ces Voix des Maisons ne se limitent certainement pas à l’étrange bourgade.








