mai 23

Nous sommes en 2048, la vie est belle, plus de chômage, les hommes ne sont plus individualiste crrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr

stop, C’est la merde en 2048, comme maintenant en 100 000 fois pire, les riches à droite , les pauvres à gauche, la balance en humain s pèsent à gauche, en monétaire à droite.

Dans la lignée de Utopia collecton Ombres noires, l’auteur nous propose une vision du future dans un cadre noire.

Les références sont excellentes, Buzzcocks, lino Ventura, Mick Jagger et tant d’autres, mention spéciale au groupe parpaing.

Bon zavez vu, magnifique couverture,

 droppedImage

Notre ami, a eu une belle idée, monter une maison de retraite avec les nouvelle lois de succession, un paradis pour vioques en attente de partir de la vie. U peu cynique mais que voulez-vous c’est l’époque qui veut cela, les institutions ont presque disparus, le foot a été remplacé par des guerres en directes, tout est sécurisé sauf les 3 quarts de la planète qui crèvent en manquant de tout.

Le roman se déroule en une journée, mais avec assez de précisions pour comprendre ce qu’est devenue le monde en 2048.Notre ami 88 ans au compteur est interrompu dans son quotidien, par un appel à la porte de la maison de retraite, un visage impossible, et pourtant de retour, un vieil amour, qui demande sa protection à l’intérieur du bunker doré….

C’est le début de la fin, après son amour de jeunesse, c’est les flics, puis la famille, puis les flics , puis la famille, puis les révélations, puis  la lame, et le pari.

La famille c’est la mafia, enfin, un regroupement de gens, bref vous verrez, mais très dangereux. L’auteur multiplie les retournements et les coups bas, ce que devra encaisser notre octogénaire, qui du coup fumera chinese strike sur chinese strike.

Ambiance de fin du monde pour un polar à hurler de rire, un coup parfait, éclairé par une écriture fine, et un humour décapant.

Après francois Medellin, voilà la deuxième révélation de la manufacture.

allo Pierre, comment tu fais ?

 

 

 

mai 22

 

Mais quel dommage :

- que cet homme n’ait pas été plus prolifique

- que certains débiles mentaux se soient inspirés de ce livre pour …..

Mais quel bonheur

- que de lire ces pages

- de parcourir ces discours toujours actuels

- que Gallmeister s’occupe de ces écrits

Bon revenons à vous, pardon à nos moutons, donc à vous…

sans-titre

 

Bien écrit ces deux livres brassent plusieurs courant de pensées, les luddites, l’anarchie, l’écologie, mais surtout la protection de leur désert, une grande déclaration d’amour de la part de l’auteur Un amour qui transcende les mots et vous donnent envie de pratiquer la désobéissance civile ou que vous êtes, un peu d’anarchie bordel même si le Doc s’en défend. Tout pour lutter contre la vilénie. Pour cela Mr ABBEY a créé une galerie de personnages loufoques, mais irrésistiblement intelligents et malicieux.

Le doc, sa belle l’ombre de Doug Peacok, et un mormon, hum sans oublier le cavalier solitaire, sans tonto !!!

C’est sur fond de road movie que se passe l’action, BOUM !!! Action qui consiste à arrêter les bêtises de certains humains qui vendraient leur âmes à la croissance, et en ferait payer mère nature sans aucun état d’âme. Alors boum, on répond à ces attaques par la destruction du matériel.

Résumé simpliste, c’est sans connaitre l’auteur qui doute presque de tout, a travers ses héros, ne pas se prendre au sérieux, mais discuter et discuter. Héros mythiques, donc que vous allez découvrir dans le premier tome

Et retrouver dans le deuxième quelques années après. Les femmes ont une importance énorme dans ce deuxième tome, la bêtise aussi, confère l’uranium ….

 

couv rivire

Deux lectures jubilatoires donc, en ces temps incertains où on ne sait plus trop quoi penser, de cela, de ça, de tout,…de rien !!!

Il était visionnaire, je pense que ces écrits restent intemporels, il était clairvoyant sur la croissance qui entraine à la destruction.

La croissance la croissance, mot merdique qui détruit tout, j’en ai autant pour les écolos rabat joie par ailleurs…

Alors, alors que vous racontez, sinon que vous allez rire, beaucoup rire, ne pas se prendre au sérieux, le rire restant la meilleure arme de dissuasion massive contre la bêtise.

mai 22

Enfin la fin, après avoir imaginé un monde, transgressé le connu, voilà la fin épique et magistrale.

La main droite, la main gauche, Léviathan, Michael Petersen, Masha, tous les connus, et frère Puck, Odessa viennent compléter le casting magique. On retrouve tous les thèmes chers à l’auteur avec un accent sur l’étude, des hommes, à travers les croyances, la vie, la psyché, les institutions…..peut être une forme de réflexion profonde chez le lecteur et l’auteur, Lionel Davoust se livre et discute.

Dernier tome ou il se surpasse pour nous livrer le meilleur, et une fin mémorable.

Bravo pas de défaillance, ni faiblesse sur son œuvre en trois parties

Une mention spéciale pour les combats, et au chapitre de la torture de l’agent Léon.

leviathan-le-pouvoir

Ces moments sont magiques, même si ils sont malheureux.

Premièrement les combats sont d’une précision à la Matrix, se déroulant sur plusieurs pages, une intensité rare, et une vision cinématographique réelle. Du rarement lu…

Il en est de même pour les séances de tortures de  Léon, l’auteur prend son temps, pour la descente aux enfers, douce et terrible de l’agent du FBI.

Ce dernier tome est le mieux écrit, il est maitrisé de la forme au fond, de manière exceptionnelle.

Bon, je ne suis pas une midinette, j’arrête là les compliments, j’ai juste été soufflé par ce livre.
Livre qui se mérite, on n’est pas dans un roman de gare

Bien à vous bandes de gnous

 

mai 22

 

 Comme d’habitude, apres lecture, entretien, on le fait pas avec tous, mais avec lui, ca coule de source…

Let’s play

 imagesCAWX6CU3

Je te trouve de plus en plus pessimiste, non ?

Parce que tu penses qu’il y a de quoi se réjouir? Que l’heure est à la liesse? C’est vrai qu’on vit une époque formidable… crise généralisée, récession, faillite du système. L’austérité à tous les étages, pour t’aider à économiser le fric des banquiers; du chômage pour le petit peuple, afin qu’il comprenne bien qui est le maître qui le nourrit; un régime des retraites qui s’enfonce gentiment dans une fosse à purin; des politiques corrompus et des dirigeants qui se foutent de ta gueule en te regardant t’«indigner» d’un œil goguenard du haut de leurs buildings; des lois liberticides pour t’aider à marcher dans les clous; une société de plus en plus flicassière – pour ta sécurité, bien sûr! –, soutenue par une technologie intrusive qui t’espionne jusque dans le trou des chiottes; une bouffe devenue psychédélique: raclures de bidoche pétées aux amphètes et gonflées à la flotte, légumes bidouillés par des ingénieurs en énergie atomique, fromage sans lait, biscuits sans farine, beurre sans gras… que du délice; le triomphe des lobbies pour t’aider à mieux penser au sort des minorités, des juifs, des gays, et t’aider à ressentir toute cette honte à n’être qu’un salopard de majoritaire, hétéro et blanc; le multiculturalisme imposé à coup de lois qui n’engendrent que la haine de l’autre; la déliquescence d’un monde bâti sur des règles qui ont fait leur temps, semble-t-il – remarque, c’est cool, on va enfin pouvoir se marier avec des chèvres, baiser avec des poulets et bénéficier d’une procréation assistée par Fessebouc; le grand retour de la censure et de la morale imposée, avec en tête la juiverie mondiale au cul – mort à Nabe, Soral et Dieudonné (au hasard)!

Alors oui, sans doute qu’il y a de quoi se réjouir du monde actuel… À toi de voir. En ce qui me concerne, j’ai toujours pensé que les optimistes n’étaient que des faussaires, à faire risette pour mieux cacher ce qu’ils pensent. Parce qu’en réalité, même le plus lobotomisé des optimistes sait très bien qu’à n’importe quel coin de rue une tuile peut lui tomber sur la gueule. Tandis que le pessimiste, lui, il voit les choses comme elles sont. La vie est dure, les gens sont mauvais, la route est sale… pourquoi le cacher? Après tout, comme dit un proverbe russe: un pessimiste est un optimiste bien informé.

 imagesCAWX6CU3

Parle-nous de ton livre, vends-le moi ?

Te parler de mon livre, je veux bien, mais le vendre… Là, faut voir avec mon éditeur. Ou ton libraire. Parce que l’auteur propose, le lecteur dispose, pas vrai?

Alors en ce qui concerne le bouquin, je dirais que le propos principal tourne autour de la servitude volontaire, chère à La Boétie, au XVIe siècle déjà, comme quoi c’est pas nouveau. Avec cette constatation fondamentale: depuis que l’homme est «civilisé», et sans doute avant, il vit dans une société où une minorité impose sa loi à une majorité, plus ou moins asservie selon le lieu et l’époque. En clair, depuis que le monde est monde une clique de salopards nantis imposent leurs diktats à une population écrasée sous le joug d’une «justice» au bénéfice d’un bras armé qui assure la pérennité du système. Or malgré les millénaires écoulés, toutes les révolutions, les révoltes, tous les systèmes adoptés, sous toutes les latitudes et dans n’importe quel peuple, l’homme n’a jamais réussi à sortir de ce schéma. Dès qu’un péquenot hérite du pouvoir, il a beau avoir les meilleures intentions du monde il finit par s’en servir contre les autres, avec plus ou moins de dégâts. Tolstoï disait que «Partout où il y aura le pouvoir des uns sur les autres, il n’y aura pas de liberté mais l’oppression des uns sur les autres. C’est pourquoi le pouvoir doit être détruit.» En sous-titré: y aura toujours un mec pour jouer au chef, et toujours des cons pour le suivre ! La vraie question, devant ce triste constat, est de savoir comment il se fait que l’homme n’arrive pas à prendre une fois pour toutes son destin en main et sortir de ce rapport de soumission. Parce qu’au final, c’est ce que disait La Boétie, puis plus tard Kropotkine et d’autres encore, rien ne serait plus facile avec un chouïa de volonté. Après tout, ce ne sont que quelques flicaillons et deux ou trois juges à foutre au mitard. Ensuite, on est débarrassé de la racaille et on peut recommencer à zéro. Seulement voilà, ça ne marche pas comme ça. Le truc, la réponse à la question, c’est que les gens préfèrent être dirigés par des ordures que de se prendre en main; c’est tellement plus facile de se laisser mener à la baguette que de devoir choisir son chemin soi-même! En d’autres termes, se responsabiliser demande des efforts que la majorité des gens préfèrent ne pas avoir à fournir, quitte à en payer le prix fort. Total, on n’est pas prêt de voir bouger les choses!

Voilà pour le fond du propos. Après il y a le décor – l’archipel de Saint-Pierre et Miquelon, terre française du bout du monde –, les personnages – une poignée de caractères, certains soumis et d’autres non, dont les destins vont se croiser et se mélanger –, l’intrigue – une sordide histoire de viol, de disparition, de meurtre, on sait pas trop, faut lire jusqu’au bout pour comprendre.

 mwr

Je dois me faire des idées, mais on dirait bien que certains personnages de ton livre sont existant, un peu de toi, un peu de ton éditeur, après je sais pas ?

Quel gros malin tu fais! Bon, sérieusement, mon éditeur, oui, sans doute qu’il y a un brin de silhouette, noire et ventrue, une sorte d’hommage en forme de clin d’œil, mais pas plus que ça. Pour ce qui me concerne, évidemment, comme tout auteur dans une fiction, je suis présent un peu partout et chacun de mes personnages affiche une part de moi-même. J’ai sans conteste la carrure et les origines de Kikoïne, la mentalité calculatrice de Mauge, un peu de l’esprit réac qui anime Zelda, les penchants humanistes de Hyacinthe, un bagage de voyageur à l’instar d’Auguste.

Pour le reste… Je dis toujours que mes personnages viennent de nulle part, qu’ils ont leur propre destin et que moins j’interviens dans leur vie et mieux ça vaut. En fait ils naissent tout seuls, je pose les bases de leur profil sur le papier et je les laisse parler, vivre à leur manière. Dès que je veux sciemment leur faire dire ou faire quelque chose, ça ne marche pas. Ce sont eux qui dirigent l’intrigue et qui m’emmènent tout au long du livre, et heureusement, parce que je suis incapable de rédiger un plan qui se respecte, et encore plus de m’y tenir!

 1

Pourquoi tu as choisi Saint-Pierre et Miquelon ?

C’est une question qui renvoie directement à ma réponse précédente: ce n’est pas moi qui ai choisi, ce sont mes personnages!

Comme tu sais, j’en avais parlé ici-même à l’époque, j’ai reçu le prix littéraire de l’archipel en 2011 pour Otchi Tchornya. J’ai donc été invité sur place pour une semaine, ce qui m’a fait découvrir un endroit magique perdu au fin fond de l’Atlantique nord. À ce moment-là, j’avais en tête un certain nombre de personnages, qui étaient déjà nés mais qui tous refusaient les cadres que je leur proposais pour mon nouveau roman, qui allait devenir Noir Linceul. Moi j’aurais voulu les faire évoluer en Irlande, ou en Écosse, c’était mon idée, mais eux ne voulaient pas, se rebiffaient, s’engueulaient entre eux, bref, rien à faire! Pendant mon séjour sur Saint-Pierre, j’étais très occupé et j’avais donc remisé mon projet dans un coin de ma tête. Seulement les personnages refaisaient surface malgré tout, jusque dans mon sommeil, s’emparant de mes rêves pour se manifester. En fait, ils voulaient vivre sur place et je ne le comprenais pas encore… À mon retour chez moi, je les ai enfin laissé parler et ils m’ont tous crié en cœur que c’était à St-Pierre qu’ils devaient crapahuter. Alors je me suis soumis à leur exigence, et voilà donc pourquoi.

 

3 destins dit la 4eme de couv, j’aurais rajouté Victorine et les autres, non ?

C’est vrai. Mais la 4e de couv, c’est l’éditeur… Et il a besoin de place, l’éditeur. Et il aime les textes courts. Il me reproche d’ailleurs assez que je tartine trop, le cuistre!

Mais effectivement, c’est bien plus une poignée de destins que seulement trois héros qui se partagent l’intrigue. Chacun d’entre eux, même le plus insignifiant, a quelque chose à dire.

Il y a bien sûr Zelda, la belle et indépendante Zelda, qui va opter pour l’aventure, puis le voyageur Auguste, qui suit les traces de son homonyme de chez Knut Hamsun, et enfin Hyacinthe, l’éditeur burn-outisé qui cherche à cicatriser ses plaies. Mais il y a aussi cette oie blanche de Victorine, tu l’as dit, proie désignée pour tout amateur de chair fraîche à cervelle soumise d’avance; ce géant russe qui ne se sépare jamais de son surin et qui se collette avec un équipage complet de marins norvégiens; ce gros pêcheur malin comme un singe et aussi truculent qu’ambitieux; ce restaurateur mauvais comme la gale; ce loser de Félix qui noie ses frustrations dans l’alcool; cette pin-up aux pulsions sadiques; cet imprimeur passionné de typographie enseveli sous sa paperasse; ce Basque aux tatouages peu engageants… Ou encore cette tenancière d’hôtel à la cuisse légère; cette vieille laissée pour compte qui broie son ressentiment; cet épicier seul au monde, seul habitant à l’année de Langlade. Et puis Marilyn, tout au long du livre, mais ça, personne ne l’a remarqué… Alors oui, il y avait matière. Mais tout ça sur la 4e de couv… Pour le coup, mon éditeur chéri en aurait fait une attaque d’apoplexie!

 

Bon, tu le sais j’adore tes digressions, il me semble même parfois que sans elles dans ton écriture il n’y a pas d’histoire, c’est toi, ta marque, je me trompe bien sûr ?

Pas d’histoire, pas d’histoire… c’est un peu réducteur, je trouve. Pour Noir Linceul, d’ailleurs, c’est sans doute mon roman qui contient le moins de digressions au sens strict, parce que j’ai pris l’option d’intégrer la plupart des opinions directement dans les dialogues afin d’alléger la narration (puisque mon éditeur préfère la concision…). Dans mon précédent bouquin, Nigrida, il y avait une intrigue centrale omniprésente et plutôt riche, avec une course au trésor mâtinée d’une énigme à élucider et d’une trame mystico-alchimique. Quant à Otchi Tchornya, ce road-bouquin avec sa clandestine morte dans la salle de bains du héros et sa traversée de l’Europe en bagnole avec une fillette planquée sous la banquette, il avait de l’histoire, me semble…

Mais c’est vrai que pour moi, si un livre a pour première vocation de raconter une histoire, il doit aussi dire quelque chose. Faut que l’histoire dont il est question interpelle, encadre des opinions, pousse à la réflexion. Sinon, autant écrire un bouquin sur le taux de natalité chez les employés du gaz… Alors c’est vrai que pour faire passer mes idées, j’ai pour habitude de prendre directement le lecteur à témoin, parfois sans qu’il sache vraiment si c’est le personnage qui gamberge ou l’auteur qui s’adresse à lui. Bon, je ne suis pas l’inventeur du procédé, bien des romanciers, particulièrement russes, l’ont fait avant moi, citons Gogol, Boulgakov, Nabokov. Et je reconnais avoir été formé à cette école, celle où un auteur prenait ses lecteurs comme complices de ses réflexions, voire de ses dialogues. C’est peut-être devenu une marque de fabrique, comme tu dis, et sans doute que ça exaspère certains lecteurs, mais c’est ma façon de faire: je distille mon venin digressif à mesure que se tisse la toile de mon histoire. Et pour ceux qui n’en veulent pas, de ces réflexions à haute voix… eh bien qu’ils crèvent! comme disait le professeur Choron.

 

 

 

Ton devenir littéraire ?

Le prochain bouquin doit sortir au printemps prochain chez Coups de Tête. Il s’appelle « Catacombes » et c’est le premier d’une série de trois livres qui vont sortir entre 2014 et 2015. Une sorte de triptyque en forme de trois romans indépendants mais liés par un même cadre et quelques personnages. Chaque roman a sa propre intrigue, mais les trois se suivent dans le temps. On va évoluer dans une sorte de post-modernisme très actuel où tous les travers que nous connaissons déjà vont être exacerbés : crise et austérité, corruption des salopards qui nous « gouvernent », technologie intrusive, retour de la censure, etc. Une sorte de futur proche, donc, qui plonge vers l’enfer. Dans le premier livre, que j’ai déjà fini, toutes sortes de marginaux et de laissés pour comptes vont s’organiser en marge de la société et former un grand réseau. Le système, évidemment, ne va pas accepter que les gens s’installent en douce de cette manière, du coup, dans le deuxième volet, on va voir la répression s’installer. Mais comme les marginaux vont résister, la société va devoir composer avec cette marginalité, qui va dès lors évoluer en parallèle du monde « mainstream », ce sera dans le 3e roman. Ce qui m’a donné l’impulsion de départ de cette trilogie, c’est l’histoire du groupe autonome Marge, fondé dans les années ’70 par Jacques Le Sage de la Haye, tu dois connaître ça. Dans Catacombes, le fil conducteur est tiré d’un fait divers authentique qui s’est déroulé en Suisse dans les années 90. C’est l’histoire d’une junkie mise en taule et qui a planqué son bébé de peur qu’on le lui enlève, et ce sera une course-poursuite pour le retrouver. Bref, ça va chier, ça va chier grave !

 4_165x270

Un mot sur Alain-Ulysse Tremblay

Trop tôt disparu, ça fait un peu con, non ? Alain-Ulysse, putain… c’était un personnage puissant, dans tous les sens du terme. Sans aucun doute un grand homme et un grand écrivain. Méconnu, inconnu. Mais après tout, c’est normal : la médiocrité ambiante laisse-t-elle la place à autre chose que des Musso-Lévy-Pancoleries ? Soyons sérieux, les mecs… L’autre jour je passe dans une grande librairie, et sur l’étal des nouveautés, quoi ?… il devait bien y avoir 25 piles de 30 exemplaires de la trilogie décérébrées en 50-nuances-de-connerie ! Alors quelle place reste-t-il à Alain-Ulysse ?

Je l’ai trop peu connu et je le regrette. On connaît toujours trop peu ce genre de géants. En tout cas, j’espère qu’il va bien se marrer, de l’autre côté de la Merditude des choses…

 

mai 21

manuel du hors la loi.indd

Le retour en nouvelles d’un auteur rare depuis quelques temps comme Chris Offutt, deux spécialistes des Ozark, et surtout 2 grand écrivains de noires méconnus par ici.

Le manuel du hors la loi c’est une dizaine de nouvelles, des longues, des très courtes, mais la même intensité, pour exprimer une population, un endroit, une ou des vies

Pyromanes, racisme, trahison, rédemption, meurtre sans empathie, folie, retour de guerre sont au menus, café compris, pour le pousse café, faut attendre la derniere nouvelle.

J’ai été percuté par la novella avec Cole Younger,  ballou ou blue, le gros bébé, le couple et l’autostoppeuse…

Avec une écriture sans fioriture, mais de qualité l’auteur nous emmène dans des faits divers, peu banales, c’est bon de vous relire monsieur.

Cerise sur le gâteau c’est Daniel ray Pollock qui fait la promo, sur la 4eme de couv, !!!!!!!!!!!!!

Un monde à l’envers, car il n’arrive pas à la cheville de Daniel Woodrell… rions un peu veux tu bien ?

sinon allez voir chez JM, il en dit plus, les puces

http://actu-du-noir.over-blog.com/article-des-nouvelles-de-daniel-woodrell-117922777.html

mai 21

 

C’est l’année des fin des trilogies, pour Pendergast aussi, et comme les autres, c’est un excellent final, avec un titre qui porte bien son nom.

Là les auteurs ont vraiment malmené Pendergast, réellement, difficile d’en sortir sain d’esprit, par ailleurs……

Ils ont mis en face de l’inspecteur son plus grand ennemi possible. Action, explication action vous trouvez tout dans ce dernier opus. avec de l’action donc.

Si j’étais le héros je porterai plainte contre Preston et Child, il y a un moment ou même un héros ne peut plus faire face, d’ailleurs…..

Difficile de dévoiler un bout de trame, on dira, donc, nazi, race, serial killer à l’ego démesuré, drogue, renversement de machine à tout chapitre, histoire parallèle et Diogène maybe is back !!!

Parez ?

Lisez

Si on peut le lire indépendamment ?

Oui bien sur, mais ce se serait se priver, mais on peut.

Bonne lecture

9782743624910

 

 

mai 10

http://ostidecalvaire.blogspot.fr/

yeahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh

i love that guy

hey man, i m wating your book

 

mai 10

« Ce qui reste incroyable, c’est qu’il représente toujours quelque chose pour les jeunes. Ils ne savent plus trop ce qu’il a fait mais son nom est resté. Comme Herzog à l’Annapurna avec l’alpinisme, Patrick Edlinger a fait rentrer l’escalade dans l’histoire de France[25]. »

— Jean-Michel Asselin

sans-titre

 

Ce gars-là était une star dans les années 80, je vous le confirme. Si pas mal de connards ont tenté de faire de l’escalade c’est grâce à lui. Je me souviens d’un mec qui passe à la télé dans stade 2 le dimanche soir, quand la télé était encore source d’improvisation et d’humanité. Un reportage sur un blondin escaladant des parois a mains nus sans attache, Une musculature sèche à la Bruce Lee, putain il a fait 2 ou trois trucs zarma, c’était impressionnant.

Et la vie passe, et lu trépasse à 52 ans. Il bossait donc sur ce livre.

Ce beau livre au prix de 56 euros, ce qui n’est pas rien. Livre cadeau à soi-même ou pour les autres.

J’ai eu le plaisir de le ce voir en service presse par Gille Paris, et j’avoue que c’était tellement beau que j’ai dû mal à l’ouvrir. Il mérite son prix, papier glacé, photo, enrobage, bien que je pense que la culture n’est pas pour tout le monde à un prix comme cela….

SINON une barre granny en mémoire !!!

Pour votre simplicité et le reste, d’ailleurs rest in peace

 

mai 10

Comme elle met à l’amende le Chattam et autres, hi hi hi

Impressionnant ce thriller, de maitrise de suspense, d’écriture fluide au service de la trame

Et quelle trame ^^

Un défaut, je l’aurai fait plus ramassé, les passages du marquis de Sade bien vu mais un peu long par exemple mais ça va plaire ou faire découvrir

C’est un sacré huit clos avec de bon flash-back pour essayer de mieux comprendre les braqueurs.

De multiples rebondissement de partout  , on est comme des chiens en laisse, on halète au gré des chapitres

Que vous dire d’autres, que je lis rarement des auteures féminines, mis à part elle.

 C’est la seule qui m’emmerde pas avec des conneries de gonzesses, elle écrit comme un auteur, bref elle écrit du bon divertissement.

Je suis sexiste en lecture, oui, et je vous emmerde !!!

Je vous laisse avec la quatrième de couv pour en savoir plus, mais pas trop, car ce serait gâcher le plaisir

A plus les puces

sans-titre

Je m’appelle Raphaël, j’ai passé quatorze ans de ma vie derrière les barreaux.

Avec mon frère, William et deux autres complices, nous venons de dérober trente millions d’euros de bijoux.

Ça aurait dû être le coup du siècle, ce fut un bain de sang.

Deux morts et un blessé grave.

Le blessé, c’est mon frère. Alors, je dois trouver une planque sûre où Will pourra reprendre des forces.

Je m’appelle Sandra.

Je suis morte, il y a longtemps, dans une chambre sordide.

Ou plutôt, quelque chose est né ce jour là….

Je croyais avoir trouvé le refuge idéal.

Je viens de mettre les pieds en enfer.

Quelque chose qui marche et qui parle à ma place.

Et son sourire est le plus abominable qui soit….

mai 6

91_photo_prod

4 eme de couv sympa, c’est ce qui m’a donné envie, avec une nouvelle traductrice et un nouvel éditeur, d’ailleurs les couvertures sont plus belle qu’au Seuil l’ancien éditeur …

Après avoir suivi l’auteur du début jusqu’au 4 eme de la série, je retrouve Joe pickett, muté dans un environnement différent d’ou je ‘avais laissé. Ces filles ont grandi, celle qui était morte est revenu^^, j’ai loupé des épisodes. Mais lui na pas changé, toujours en proie au doute malgré une volonté héroïque d’un autre temps.

Avant de reprendre son poste, Joe fait une dernière virée dans un coin sauvage du Wyoming loin de son Saddlestring…, une dernière patrouille pour élucider un problème comme un dernier verre pour la route, cette patouille va virer au cauchemar pour Joe.

Il s’en sortira blessé psychiquement et physiquement, il a rencontre des personnes qu’il n’aurait pas du verbaliser.

De là il va devoir y retourner dans ses montagnes accompagné de nate, pour régler ses problèmes et un gros problème pour les gouverneurs et le FBI

Clandestinité, profits, états magouilles sont au programme, et si les méchants n’étaient pas que des victimes  mais des victimes programmées ?

Action, dépaysement total, trame sortant de l’ordinaire, fin excellente, bref du polar américain comme on les aime, avec une touche de manichéisme tendance grise, vous comprendrez !!!

 

 

« Previous Entries