« Chimère » de Jean-Marc Ligny (Lokomodo) – CaCo est passée à côté (ou était-ce la route qui était mal balisée?)

Résumé :

Tous les trois siècles, une étoile rouge apparait dans le ciel de Galova, illuminant d’écarlate les nuits de la planète. C’est alors que se manifestent les chimères. Redoutées par les autochtones, conjurées par les prêtres et les mages, elles ne semblent pourtant pas effrayer Feïn, l’innocent berger. Serait-il « possédé » ?

Au pays d’Enlall, Thazi, fille de pêcheur, se découvre un étrange pouvoir, qu’elle va déchainer bien malgré elle sur un seigneur local. Traqués tous les deux par les autorités religieuses de leurs pays, Feïn et Thazy vont affronter une destinée plus mystérieuse encore…

 

Mon avis :

 

Pour le coup, et alors que je déconseille en tant normal, commencez par lire la 4ème de couv avant de vous lancer dans Chimères, qui se détache très clairement de la Fantasy « traditionnelle » par un ton, des créatures et un rythme différents.

Les deux histoires de Feïn et Thazy sont imbriquées mais il est compliqué de suivre et de comprendre où elles vont aboutir et se croiser… Certains passages sont très opaques, et il m’est arrivé de me demander quel était l’intérêt de s’attarder sur  tel ou tel détail, alors qu’il n’est pas réinvesti par la suite (et que le lecteur finit par l’attendre). L’impression croissante au fil des pages que je suis passée à côté de l’essentiel (ce qui est peut-être le cas ?), finalement.

Mais pour autant, Feïn est un personnage très sympathique, dépassé par ce qui lui arrive et qui n’arrive pas à comprendre qu’il soit devenu un enjeu, un danger, l’objet d’un culte instauré par Phalène, son amoureuse « d’avant », quand tout allait bien. Thazy est plus étrange, et moins facile à garder en mémoire, à « apprécier ». Tous deux évoluent dans des univers sombres, manipulateurs, et sont promis à des destins auxquels ils ne comprennent rien (moi non plus…), devenant les jouets des autorités temporelles et religieuses.

Les chimères sont des créatures intéressantes, trop peu présentes et présentées, et qui auraient pu relever sensiblement l’histoire, lui donner une profondeur que je n’ai pas trouvé.

 

Un essai assez peu concluant pour Jean-Marc Ligny, dont l’écriture n’est pas à mettre en cause, mais dont le style reste assez peu convaincant dans Chimères.

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