
Pour moi, musique, littérature et BD sont indissociables, la belle trinité coule dans mes veines, avec un peu de sang et un poil de reste de trucs bizarres.
Pour évoquer Doggybags, je me suis donc calé un petit Bad Moon Rising de Creedence pour écrire ces quelques lignes mais elles ne suffiront pas à dire tout le bien que je pense de cette série.
Le premier volume avait été une belle découverte, l’impression de lire quelque chose écrit juste pour moi. Le second enfonce le clou et le culte. Même effet que pour Rockyrama chroniqué sur ce site, je suis en terrain conquis, ces types sont des télépathes qui couchent dans des cases leurs visions malsaines.
Fucking love it !
L’abus de fuck et autre ricaineries sied parfaitement à la bête.
Avec Doggybags, Je vois 3O piges de melting pot de trips, de passions et de références prendre vie sous la houlette d’une belle galerie de motherfuckers qui maitrisent le trait et la mise en scène.
Doggybags est la quintessence du très bon label 619 (bouyaka bouyaka), Run le Bad ass a l’origine du méfait a, en plus de mon respect, toute mon admiration pour le travail entrepris entre chaque histoire qui immerge complètement le lecteur dans l’univers Doggybags.
Le label 619 d’Ankamaje disais, énorme, avec le magazine Hey,Rockabilly zombie superstar, freaks Squeale, Mutafukaz bien sur et j’en passe, esprit « straight to your face », envolées graphiques, liberté de style et de ton, un petit coup au shaker et on obtient Doggybags.
Chaque volume comprend trois livraisons de bonnes B.D façon mélange de contes de la crypte sous L.S.D avec des influences qui vont des comic books a Grindhouse en passant par l’humour noir d’un Deep south ricain nourri a Délivrance et a Texas chainsaw Massacre.
Yep son, dans Doggybags on croise de beaux spécimens de bloody fuckers, du psychopathe qui désosse a coup de pelle, du biker lycan, de la tueuse sexy, du pompiste au mégot séché aux coins des lèvres.
C’est violent, malsain et terriblement bien fait.
Mais plus qu’un hommage, Doggybags invente des histoires, croisent les mythes, offre un concept, joue avec le lecteur. Fausses petites annonces, le saviez vous, Photos et posters…Tout ça a la sauce White trash.
On sent que les artistes se font plaisir, l’expérience est communautaire, l’état d’esprit est le même qu’ici : Passion, partage et pas de chichis…
Mention spéciale a la couv du numéro deux que je me ferais bien piquer dans un coin pas encore trop encré de ma personne.
Swamp.