« Hantée – Tome 1 : Les Ombres de la ville » de Maureen Johnson (Michel Lafon) – j’adooore les fantômes!

Résumé :

A Londres, un assassin hante les rues, réveillant la légende de Jack l’Eventreur. Malgré l’omniprésence des caméras, le tueur est indétectable.

Aurora, arrivée depuis peu sur son campus, se rend compte qu’elle est la seule capable d’apercevoir son ombre.

Accompagnée d’un mystérieux jeune homme, elle plonge au plus profond des brumes de la cité pour arrêter le meurtrier avant qu’il ne récidive. A moins que son don ne fasse d’elle la prochaine victime…

 

Mon avis :

Je rejoins les rangs des nouveaux fans : les Ombres de la ville entament véritablement de très belle façon la saga Hantée. Contrairement à certaines « histoires de fantômes » (et il faut avouer que cette appellation est bien trop réductrice pour ce livre), le roman de Maureen Johnson met en scène des personnages qui n’ont rien d’illuminés, et ne fait pas des fantômes des « bêtes de foire », à la Casper, aux pouvoirs extraordinaires ou aux facultés effrayantes. Finalement, tout cela, mis à part les fantômes sur lesquels je n’ai pas d’avis puisque je n’en ai jamais rencontrés, est réaliste.

Et cela est très probablement du à l’accent mis par l’auteure sur l’enquête : bien plus que les fantômes, c’est elle qui fait tout l’intérêt du livre et lui donne ce petit quelque chose en plus. Axée autour de la légende de Jack l’Eventreur, figure ô combien attachée à la ville de Londres où la jeune fille commence une nouvelle vie, elle est traitée comme elle aurait pu l’être dans un thriller, avec ses indices, ses fausses pistes, ses enquêteurs, ses suspects, son suspens et autres rebondissements. Pas de mièvrerie, pas de romance bas de gamme, pas de lieux communs : c’est en quelque sorte un thriller paranormal, extrêmement bien mené et rythmé par les meurtres de l’Eventreur contemporain, où interviennent des fantômes. Le compte à rebours est impitoyable, les assassinats aussi.

Impossible enfin de ne pas dire quelques mots sur Londres, dont l’auteure nous brosse un superbe tableau, qui incarne quasiment un personnage : une ville où la brume assourdit les bruits et estompe les réalités, laissant la place à « autre chose », se faisant complice.

On ne tombe donc pas, n’en déplaise à ceux qui s’arrêtent à la couv, dans le girly : s’il y a romance, elle n’est pas centrale ; si Rory, notre jeune hantée, est une jeune fille, ses compagnons sont des jeunes gens (ce qui permet d’élargir le lectorat) aux rôles au moins aussi importants.

L’auteure, grâce à cette légende de Jack L’Eventreur, centrale dans l’intrigue, a réussi à mettre en place une atmosphère très particulière, inquiétante, et installe un suspens lancinant. Pari réussi donc pour ce premier tome, qui se démarque tout à fait du genre par la richesse de sa trame et sa qualité d’écriture.

J’attends donc la suite, prévue a priori pour début 2013. Merci Amandine !

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