
J’ai découvert les éditions New Pulp Press en me baladant un jour sur le net, certain utilise les recherches par champ pour trouver des sites qui mettent en avant des pratiques sexuelles incluant des otaries et des gens de petite taille, moi je cherchais de la bonne came a lire en anglais…
Je suis donc tombé sur ce divin acronyme B.B.B , Bullet, Bastards and Booze qui me donnerait envie de proposer mon majeur a toute agence de notation qui voudrait baisser ce triple B en Triple C ou en BBB- peut mieux faire et bavarde beaucoup…
Bullet, Bastards and Booze, le programme parfait développé dans une vingtaine de titres dont je me suis jeté dessus pour certains. Une maison d’édition indépendante auréolée d’un Spinetingler Award, site fabuleux découvert grâce à l’ami Tannhäuser. D’ailleurs David Ray Pollock édité chez Albin Michel avec Le diable tout le temps, adoré et chroniqué ici a reçue l’Award du meilleur roman catégorie « new voice ».
Et c’est donc chez eux que j’ai dégoté ce court roman noir abrasif qui je croise les doigts sera un jour traduit sous nos latitudes.
Il y a indubitablement du Jim Thompson chez Hikson, celui de 1280 âmes et du Diable dans la peau. Il y a l’hommage et l’envie de décrire une comédie inhumaine, glauque, cynique mais au final terriblement puissante. La fin laisse un gout bizarre. On ne sait plus si on est dans la comédie horriblement noire et satirique ou dans le drame cru et dénué d’artifices. J’ai opté pour le premier choix.
L’histoire d’un type « un peu » cassé psychiquement a la base, par un père cul terreux et abusif qui va la jouer julien Sorel et s’envoler au delà de sa condition par pur esprit de revanche et de domination. Il va intégrer une petite église Baptiste de l’Arkansas et s’enticher de la fille du pasteur. Mineure la fille. Bien évidemment le grand méchant loup arrive sous les traits du shérif local, pourri redneck ,membre du clan qui terrorise le coin et tout va dérailler a la manière d’un TGV qui prend une chicane.
Niveau partage en vrille et complications, j’ai rarement vu mieux en 200 pages.
Hikson s’amuse, nous amuse, nous effraie, c’est violent, souvent grotesque dans la façon dont la vie échappe a tous ses protagonistes et il maitrise très bien ses spécimens de bastards.
Pas besoin d’avoir fait un test de TOEIC ou de sortir d’Harvard pour comprendre le texte, l’anglais est relativement simple et imagé. Un vrai grand bouquin maquillé sous les traits d’une petite « crime fiction ».
Swamp.
mai 30th, 2012 at 19:02
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