Monsieur Hervouët la ligne….Collection lignes de feu Chez le Rocher

J’ai reçu un service de presse du  livre » Burma Club » aux editions du rocher, grace à l’écrivain Gilles Vidal,

En apprenant que c’était une nouvelle collection je n’ai pas pu résister à en demander plus,

c’est donc maintenant, avec M.Hervouët , auteur  et directeur

bonjour Monsieur, pouvez-vous présenter, et nous expliquer comment votre collection a vu le jour ?

 La collection Lignes de feu est née en décembre 2012 suite à la lecture de certains de mes thrillers par Marc Larivé, le patron des éditions du Rocher. Il m’a contacté, je suis allé rue Mercoeur. Il m’a reçu dans son vaste bureau-salle de travail qui est un peu la tour de contrôle de la maison. Sa femme Sabine était là aussi. Ambiance feutrée, studieuse, lignes épurées. Une espèce d’aquarium qui met les dirigeants sous le regard  des collaborateurs. Nous avons discuté de ce que je pourrais apporter. Marc m’a précisé, je crois, que la façon dont j’évoque les remous géopolitiques en toile de fond de mes thrillers pourrait être un angle de vue intéressant pour faire naître une collection. Au bout du compte et après quelques jours de réflexion, je lui ai fait parvenir un court texte sur ce que pourrait être la ligne de la collection : « mettre en valeur l’action de ceux qui, à tous niveaux, visibles ou invisibles, dans tous les domaines (diplomatie, armées, ONG, journalisme, renseignement…), sont impliqués dans le grand jeu international. Mon objectif : regrouper des ouvrages de qualité utilisant des genres différents (fiction, récit, essai, témoignage, reportage photo…) pour incarner – sans conformisme ni alignement sur les positions officielles – des regards français sur l’engagement dans la géopolitique mondiale. » 

quels vont être les sorties, les fréquences, de vos parutions ?

 Il est prévu de sortir 8 livres par an.

Les auteurs sont-ils tous français, ou il y aura des écrivains étrangers ?

 Oui, le parti pris est d’utiliser les témoignages, les compétences, les regards de français impliqués dans le grand jeu. Ce n’est pas un réflexe « produire français ». Il y a beaucoup de parution d’ouvrages étrangers en France : thrillers, documents, essais. On en vient à oublier qu’il peut y avoir aussi une approche qui exprime ce qu’on est. La France est suffisamment riche de ses diversités, mais aussi de son originalité historique, sociale, culturelle… pour retenir dans cette collection des travaux issus de l’expérience de compatriotes. Ce qui nous intéresse, c’est de nous enfoncer au cœur du vivant. Le cœur, ce n’est pas ce qui nous manque en France.

Pour les écrivains qui nous lisent, quels sont les critères pour être publié dans votre collection ?

J’attends des auteurs de ma collection qu’ils me surprennent par leurs témoignages ou leurs récits, mais aussi qu’ils me touchent affectivement ou intellectuellement. Cela dit, la porte est ouverte. Pour l’instant, c’est moi qui pars régulièrement à la chasse. Radio, magazines, colloques, blogs, réseau… Dès que je trouve une personnalité intéressante, je la rencontre et on construit un projet ensemble. Parfois, le tam-tam de brousse fonctionne et on m’apporte un manuscrit dans l’esprit de la collection. Je ne laisse pas lanterner les auteurs. Ils savent très vite si nous pourrons faire quelque chose ensemble. Le respect des auteurs est une chose à laquelle je tiens beaucoup. Avant d’être une affaire commerciale, l’édition est une aventure humaine. Je me tiendrai à cette ligne. Ceux qui me connaissent savent ce que cela veut dire.

 

 

Quels sont les prochaines sorties de livres ?

Le prochain s’intitule « du Djihad aux larmes d’Allah », de René Cagnat. Un homme extraordinaire au passé militaire et de diplomate. Il vit en Asie centrale d’où il a oàbservé la guerre d’Afghanistan. Dès le premier jour de l’intervention alliée, il a écrit ce qui allait se passer, les erreurs commises et leurs conséquences. Tout sauf un visionnaire. Simplement un connaisseur hors pair de la région, de son histoire, de ses peuples, de sa géographie. Sa valeur ajoutée est de dire avec clarté et force de conviction quels seront les enjeux résiduels après le départ des occidentaux et quoi faire dans le nouveau contexte. Sortie en septembre.

 Ensuite nous aurons une série qui traitera sous des angles originaux les menaces qui se développent et préparent de nouveaux bouleversements, mais aussi la manière dont les hommes et les femmes sont jetés dans la guerre ou les tourmentes locales, acteurs ou victimes, témoins du meilleur et du pire. Mais sur ces titres, je reste discret pour l’instant. Je souhaite mettre le plus en valeur possible tous ces textes au moment de leur sortie

Merci pour cet entretien réalisé par mail début juin

on se retrouve pour la chronique du livre et un entretien auteur

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