Après Les secrets de Paris, de Clémentine Portier-Kaltenbach, qui racontaient la capitale au travers d’anecdotes couvrant de nombreux siècles et Les secrets des grands crimes de l’histoire, que Philippe Charlier reprenait et interrogeait avec les connaissances de notre temps, les éditions Vuibert m’ont proposé de chroniquer cette Histoire d’imposteurs de Philippe Di Falco.
Le principe est ici le même que précédemment : il s’agit de rechercher des anecdotes couvrant un sujet et de les mettre en lumière.
J’avais été alléché à l’idée de ces histoires vraies où, tantôt, on vendait au gogo la tour Eiffel, un inédit de Molière, voire les carnets intimes d’Hitler ; et je n’ai vraiment pas été déçu.
Il y a le style de l’auteur d’abord : très fluide et jamais didactique, même lorsqu’il faut poser des bases économiques avant de dérouler, comme dans les cas de John Law ou de Carlo Ponzi. En quelques lignes, Philippe Di Falco nous embarque dans l’histoire, nous en restituant rapidement l’époque et les enjeux de chaque protagoniste.
Ses choix (j’imagine qu’il y avait matière), ensuite, qui nous font voyager géographiquement (parfois même jusque dans une Australie ou un Formose imaginés) et chronologiquement sans nous lasser, chaque histoire accaparant une petite dizaine de pages.
Enfin, et surtout, j’ai particulièrement apprécié la façon dont, en plusieurs occasions, la pseudo érudition est mise à mal, avec des certificats d’authenticité délivrés à tort par d’éminents spécialistes, des ministres d’état qui se font blouser par la première mascarade venue…
Au final, j’ai passé un moment globalement agréable, même si, tout petit bémol, la conclusion de la dernière affaire m’a paru superflue.
Merci beaucoup à Flora, l’attachée de presse de la maison Vuibert, qui m’a permis de découvrir ce très sympathique ouvrage.
