Résumé :
Contre toute attente, Katniss a survécu une seconde fois aux Hunger Games. Mais le Capitole crie vengeance. Katniss doit payer les humiliations qu’elle lui a fait subir. Et le président Snow a été très clair : Katniss n’est pas la seule à risquer sa vie. Sa famille, ses amis et tous les anciens habitants du district Douze sont visés par la colère sanglante du pouvoir. Pour sauver les siens, Katniss doit redevenir le geai moqueur, le symbole de la rébellion. Quelque soit le prix à payer.
Mon avis :
J’ai longtemps regardé ce livre sur ma pile, hésitante entre l’envie de le dévorer et la certitude qu’en le fermant, j’allais regretter d’être (déjà) arrivée à la fin de cette trilogie.
Je commencerais par dire que si j’ai aimé les 3 tomes, aucun doute qu’il y a une gradation dans leur qualité : ce dernier tome est de loin, pour moi, le meilleur, le plus abouti, le plus percutant. Non seulement j’avais hâte de le lire, mais en le fermant je me suis dit que l’auteure avait su du début à la fin de son travail d’écriture prendre son lecteur par la main, pour le mener à travers Panem et le faire évoluer parmi les personnages.
Nous retrouvons donc Katniss, Gale, Prim, Peeta et tous les autres dans une situation quasi désespérée : face à la pression des rebelles et aux menaces du Capitole, tous doivent prendre des décisions radicales, agir et réfléchir de façon tout à fait nouvelle et originale pour eux. Coincée entre ce qu’on attend d’elle et ce qu’elle veut pour elle et les siens, Katniss est perdue et par conséquent d’autant plus imprévisible. Nous la découvrons réellement adolescente, elle qui finalement, malgré tout ce qu’elle a traversé, n’est qu’une toute jeune adulte, grandie trop vite. Toute la fragilité qu’elle ne se permet pas dans l’Arène, et que nous n’avions donc fait qu’entrevoir, est développée dans ce tome. Elle a besoin de sa famille, de ses amis, tombe dans les pièges qui lui sont tendus car trop impulsive et, peut-être, influençable… . Gale se radicalise, et embrasse pleinement la cause de la rébéllion, pour le meilleur et pour le pire ; Peeta, capturé par le Capitole, expose une facette de sa personnalité nouvelle. Les personnages évoluent très clairement vers l’âge adulte, avec les aléas que cela induit : décisions contestables, colères, doute, peur, besoin de soutien… .
A nouveau, Suzanne Collins développe ce thème transversal de l’influence et de l’importance de la télé : les Hunger Games sont, en quelque sorte, une émission de « téléréalité » que nous découvrons dans toutes ses turpitudes (importance du paraitre, des sponsors, de la popularité, des enjeux de communication, …), l’adaptation à une civilisation future du crédo antique « du pain et des jeux » pour apaiser/canaliser les foules. Une satire sociale à peine voilée qui donne tout son sens aux personnages et à l’intrigue. Les tributs, autorités du Capitole et figures de la résistance sont des pions au service du divertissement du public, lui-même pris au piège. Un cercle vicieux de manipulation et de cruauté en somme.
Cet ouvrage n’est pas seulement un troisième tome, c’est véritablement un aboutissement de cette trilogie et un travail à part entière : le troisième tome ne se contente pas de « continuer » les précédents, il leur donne une résonnance nouvelle et est en lui-même une réussite. La violence est omniprésente, dans les deux camps et émanant de chaque personnage : les intérêts généraux se perdent dans la masse des intérêts propres, la politique et la recherche du pouvoir brouille tout. Ce livre n’est plus, comme le premier, destiné aux plus jeunes : aucune pitié, aucun espoir superflu, les réalités de la guerre et de la nature humaine, avec ce que cette dernière a de meilleur mais aussi de plus cruels.
Je suis donc jusqu’à la dernière ligne parfaitement fan de Hunger Games, regrette la fin tout en soulignant sa qualité. Alors un immense chapeau à l’auteure!
PS : pas convaincue par contre par le film du premier tome, que j’ai trouvé beaucoup trop pauvre… mais l’avoir lu avant et les espoirs que j’y plaçais (malgré le fait que je me doutais d’être déçue) n’y sont peut être pas pour rien…

mai 6th, 2012 at 08:31
avec le recul ,le film est à peine moyen voire insignifiant voire ridicule…