JIGAL vu par les auteurs

Qui de mieux pour parler de JIGAL que les auteurs qui ont confié leurs romans à la maison ? 4 questions pour se faire une idée ! 


NICOLAS ZEIMET

Retour à Duncan’s Creek, 2017

1 ) Pourquoi avez-vous décidé d’envoyer votre manuscrit chez Jigal ?  

Quand je me suis mis en quête d’un nouvel éditeur, je suis allé puiser l’information là où elle est la plus foisonnante : dans les nombreux articles et chroniques que je vois passer sur les blogs et les réseaux sociaux. J’ai établi une courte liste de maisons d’édition, donc Jigal faisait partie. Les auteurs publiés, les thèmes abordés et l’énergie que Jimmy Gallier semblait déployer pour promouvoir ses parutions m’ont tout de suite séduit. Le premier contact téléphonique a fini de me convaincre : Jimmy a su me communiquer sa passion, son enthousiasme, et j’ai immédiatement aimé son approche du rapport auteur/éditeur.

2) Comment percevez-vous la ligne éditoriale de Jigal Polar ?

Ce qui me semble très pertinent chez Jigal, c’est l’éclectisme des choix de Jimmy : tant au niveau du profil des auteurs que des différents sous-genres au sein de la famille « noir » (terme que je préfère à polar, plus réducteur). Je n’aime pas être enfermé dans une case, et j’ai l’impression que c’est ce qui motive les choix de cette maison d’édition : proposer différents univers, pour aller chercher différentes catégories de lecteurs.

3) Qu’est-ce que Jigal vous a apporté ?

Je me suis très vite senti en confiance avec Jimmy. En lui confiant mon texte, j’ai senti qu’il était en de bonnes mains. Il n’y a qu’à voir le magnifique travail accompli sur la couverture, tout à fait dans l’ambiance du roman ! Depuis la parution début septembre, je vais de surprise en surprise : Jimmy accompli un travail fou pour la promo de ses livres, je le constate tous les jours, voire plusieurs fois par jour, sur Facebook notamment. C’est très valorisant de sentir que votre éditeur vous soutient à 200 %. Et j’avoue que ça me permet aussi de me concentrer sur l’essentiel : la création, davantage que la promo. Même si je fais ma part !

4) Qu’est-ce qu’il y a au programme dans les prochains mois ?

Mon prochain roman est en cours de finalisation. Il sera tout à fait différent de ce que j’ai fait jusque-là, encore une fois… Je ne veux pas me cantonner au décor américain, et cette fois, je vais vous amener encore plus loin… Rendez-vous en 2018 !


PIERRE POUCHAIRET

La filière afghane, 2017

Pourquoi as-tu décidé d’envoyer ton manuscrit chez Jigal la première fois ?

À l’époque j’étais en Cisjordanie, je cherchais un éditeur qui accepte de recevoir mon texte par internet, et c’est un des rares qui ait accepté, tout simplement.

Comment perçois-tu la ligne éditoriale de Jigal polar ?

C’est une question difficile parce que j’ai lu beaucoup d’auteurs Jigal et nous sommes tous différents, entre Bosco qui aime bien les trucs qui « tapent » et Georget qui est plus dans le psychologique, moi qui suis plus dans l’aventure, Gérard Coquet qui est beaucoup dans l’humour, je ne sais pas si on peut parler de ligne éditoriale. Mais en tout cas ça couvre vraiment toute la gamme de ce qu’on appelle le polar, roman policier, thriller, aventure, il y a un panel très riche et large.

Qu’est-ce que Jigal t’a apporté ?

Jigal se bat pour que ses auteurs soient connus, donc il nous inscrit sur tout ce qui est de cet ordre-là, les prix, les salons, il fournit les blogs en SP pour qu’on parle de nous, bref, il se bouge et nous apporte une forte visibilité chez les passionnés de polars. Jigal est une petite maison, le lecteur classique ne connaît pas Jigal, mais le passionné de polar oui.

Qu’est-ce qu’il y a au programme pour toi dans les prochains mois ?

Une sortie chez Jigal en 2018, c’est un livre dont les droits d’auteurs seront entièrement versés à l’orphelinat mutualiste de la police nationale. C’est un livre que j’ai écrit avec un collègue policier et qui aura pour sujet le terrorisme. Et donc c’est important pour nous que les droits d’auteurs profitent aux victimes d’attentats. Et puis une autre surprise mais on en dira pas plus.

Retrouvez l’entretien complet de Pierre Pouchairet ici


Jacques-Olivier BOSCO

Quand les anges tombent, 2014

Pourquoi as-tu décidé d’envoyer ton manuscrit chez Jigal la première fois ?

Cela faisait presque dix ans que j’envoyais des manuscrits en espèrant être publié, j’essayais de donner le maximum de chance à l’ouvrage que je pensais être indispensable au monde du polar, j’essuyais les (nombreux) refus, je me remettais en question, j’attaquais une autre histoire dans un autre style avec encore plus de hargne, et je recommençais a essayer de donner sa chance à ce nouvel opus ! Et la mort se lèvera était mon troisième espoir, et j’y croyais beaucoup. Je l’ai d’abord envoyé à une dizaine de très grosses maisons d’éditions (14€ d’impression plus 9€ de port, les apprentis auteurs savent de quoi je parle), puis, au bout de deux ou trois mois, j’ai fait passer une deuxième rafale chez Jigal, La Manufacture, Le Diable vauvert, L’écailler (à l’époque), Baleines, L’Archipel, etc… Pour moi, Jigal est un éditeur de polar comme les autres, je le voyais sur les tables des librairies et aussi dans les salons, et puis j’avais été marqué comme tout le monde par la vague «Marseillaise», Izzo, Carrèse et Del Pappas (entre autres), ce fut donc un énorme bonheur de recevoir une réponse de sa part une quinzaine de jours après mon envoi. 

Comment perçois-tu la ligne éditoriale de Jigal polar ?

Terminé, les «polars du Sud», depuis une dizaine d’année Jigal, ce sont des polars cultes (dépêchez vous de commander l’admirable La prière du Maure d’Adlène Méddi, Train bleu, train noir de Gourian, ou bien La vie est un sale boulot d’Otsiémi, et je ne vous parle pas du Cramé), mais surtout, c’est une pépinière de talents francophones qui se réactualise chaque année. C’est le seul éditeur à sortir neuf nouveautés en langue française chaque année.

Pour les auteurs de polars (qui écrivent en français) c’est une chance énorme. Car chaque année Jimmy Gallier se débrouille pour dénicher au moins un tout nouvel auteur. Bon aujourd’hui, il y en a qui sont un peu connu grace à FB ou bien parce qu’ils sont passés par d’autres maisons d’édition, mais s’il y a une chose qui caractérise la ligne éditoriale de JG, c’est l’écriture, le style. Chez Jigal vous trouverez du roman noir français dans la plus pure tradition sociale et stylistique, mais aussi du polar d’évasion – souvent aussi grâce à une plume caractéristique, une langue qui emporte, amuse, séduit, surprend ; le plaisir de la lecture par le ressenti des phrases – c’est un énorme plus, car un texte qui pourrait passer pour «non commercial» ou bien « hors des clous» s’il a une âme, une écriture, et surtout, Jimmy est strict là-dessus, une «Histoire», et bien, il aura ses chances chez Jigal ! Alors, les apprentis auteurs qui rêvent (parce que c’est une maison de référence) d’aller chez Jigal Polar, vous savez ce qu’il vous reste à faire, et attention, une autre règle, pas plus de 400 000 signes grand maximum, c’est du polar !

Qu’est-ce que Jigal t’a apporté ?

Tout ! Bah c’est clair, pour un auteur, l’édition apporte la reconnaissance, auprès des siens, de son entourage, et surtout, par rapport à son (long, frustrant, minutieux, hargneux) travail. De se retrouver dans la même maison que Méddi ou Georget, l’année ou il a eu trois ou quatre prix d’affilés, cela fait quelque chose. Ensuite, maison indépendante, oui, mais qui fait tout pour que ses livres se vendent et soient connus (et là-dedans, il y a le votre). Ils en envoient donc plus de deux cents à tous les journaux, télé, radios, blogs, pages de lecteurs, sites et passionnés qui parlent et chroniquent des polars, mais aussi font tout pour que les livres soient inscrits dans les concours et que les auteurs soient invités dans les salons afin d’avoir de la visibilité et du contact auprès des lecteurs et, encore, passionnés. De mon côté, Le Cramé (mon deuxième ouvrage chez Jigal) a été plébiscité dans le magasine Lire, ainsi que dans Télématin, j’ai aussi pu participer et gagner le Prix Blues et Polar pour Loupo, et ainsi être remarqué dans le monde du polar. Ce qui fait que, par la suite, j’ai été directement contacté par d’autres éditeurs, mais avant, j’avais déjà sorti 5 livres chez Jigal. Patience et fidélité sont une des règles de ce milieu. Et aussi pragmatisme, comme l’est Jimmy Gallier, il m’a déjà refusé un texte, et il pourrait en accepter un si celui-ci convient à sa ligne éditoriale, sans regarder si je suis déjà dans telle ou telle autre maison d’édition. Comme je l’ai dit, ce sont les textes et les livres qui priment, pas les auteurs, donc, deuxième conseil aux apprentis auteurs, pensez d’abord au devenir de vos textes, avant de penser à vous. 

Qu’est-ce qu’il y a au programme pour toi dans les prochains mois ?

En février 2018 sortira mon deuxième livre chez La Bête Noire, là aussi, une collection extraordinaire : à la vitalité et au punch incroyable, cela sera une nouvelle aventure de mon personnage Lise Larteguy découverte dans Brutale. Il ne s’agit pas vraiment d’une suite, un peu comme les histoire de Supers héros, on y retrouve un univers lié au personnage principal mais projeté dans une aventure totalement différente et nouvelle. Je fais tout pour ne pas me répéter dans mes livres et surtout, pour ceux qui commencent à connaître ma patte, au-delà d’emmener et de secouer le lecteur, de le «surprendre !» à la fois par l’émotion, et le rythme. En plus, cette fois, j’ai essayé d’avoir une super intrigue avec des «rebondissements», une enquête criminelle où l’on découvre (et devine ?) le coupable qu’à la fin ! J’en peux plus de stress, j’ai trop peur de décevoir, ou de ne pas être à la hauteur, je sais déjà que je vais me taper une dépression de malade après sa sortie ! Je plaisante ( quoique), heureusement, pour moi, l’écriture c’est avant tout du plaisir et de la passion, je continue de la pratiquer, de raconter des histoires, d’imaginer des scènes, des situations, des dialogues, des personnages, faire toujours mieux par rapport à ma propre exigence d’écriture, que mes relectures soient prenantes, et même, surprenantes ! Y’a pas, j’adore les défis, et bien sur, raconter des histoires.


CLOÉ MEHDI 

Rien ne se perd, 2016

1 ) Pourquoi as-tu décidé d’envoyer ton manuscrit chez Jigal ?  

Avec Rien ne se perd j’essayais de caser un manuscrit un peu casse-gueule de par ses thèmes (violences policières, parti-pris de la justice…). Non pas qu’il allait être censuré partout mais il se faisait vite taxer de « manichéen » sous prétexte qu’il se plaçait plutôt du côté lésé par la police. La ligne éditoriale de Jigal m’a parlée, ce genre de texte n’avait pas l’air de leur faire peur. Et, en effet, ils ont été les seuls à répondre favorablement.

2) Comment perçois-tu la ligne éditoriale de Jigal Polar ?

En fait je dois avouer que je n’ai encore lu aucun autre roman publié chez Jigal, honte à moi. Je lis très peu de polars… Donc je ne connais leur ligne éditoriale qu’à travers ce qu’ils en disent sur leur site et les quatrièmes de couv.

3) Qu’est-ce que Jigal t’as apporté ?

Une publication, c’est déjà pas mal ! Et un travail de promo qui a bien porté ses fruits.

4) Qu’est-ce qu’il y a au programme pour toi dans les prochains mois ?

Rien de très défini pour l’instant.

Retrouvez la chronique de Rien ne se perd par Perrine ici


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