Les chroniques

Les larmes noires sur la terre [Mme Corbac]

Indéniablement Sandrine a du talent, indiscutablement elle sait écrire du Noir, le Noir et en Noir… pas du polar, ni du thriller mais du vrai Noir. Celui qui t assomme, te met des claques, qui te retourne, qui te déchausse les dents, qui te met la tête à l’envers et qui te fait flipper grave.
Elle avait fait très fort d’entrée de jeu avec Des Noeuds d’Acier, confirmé son talent avec Un Vent de Cendres et Six Fourmis Blanches et enfin affirmé son appartenance à un mouvement d’écriture qualitatif avec Il ne reste que la poussière.
Là ses Larmes confirment son talent ! Visionnaire ou prophètesse ?
Ses Larmes font peur. Ses Larmes Noires coulent et creusent des sillons dans les ruines de nos idéaux. Outre l’histoire de ses 6 femmes, Sandrine nous met face à une réalité qui nous pend au nez. Sa fiction est foncièrement inspirée de notre société actuelle, celle qui va nous tomber dessus en Mai 2017 !
Esclavage, Prostitution, État de Droit ou d’exception, Sécuritarisme extrême… tout y passe.
Mais surtout c’est fait avec talent et élégance, en évitant les poncifs et l’écueil des caricatures faciles…
L’histoire de ces 6 femmes c’est la nôtre, celle de notre monde, de notre univers.
Elle est atroce et douloureuse, ignoble, effrayante et inquiétante parce qu’elle frappe à notre porte, parce qu’elle est là ; à deux pas de nous.
Mais Sandrine nous laisse imaginer que l’espoir, la solidarité, la fraternité, l’union existent toujours et nous permettront de faire face à cet absolutisme revendicatif des esprits étriqués même quand la noirceur sociale et humaine atteint des sommets.
Merci Ada. Merci Nini. Merci Marie T. Merci Jaja. Merci Poule. Merci Moe.
Et pour conclure comme disait Montaigne: « Ne cherchons pas hors de nous notre mal, il est chez nous, il est planté en nos en entrailles. »

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Des noeuds d’acier [Bruno D.]

J’ai lu récemment que le diable se cachait dans les détails et le moins que l’on puisse dire c’est que Sandrine Collette a bien caché son jeu.Théo va découvrir que la prison n’est rien à coté de ce qui va lui arriver. Huis clos étouffant et maléfique géré de main de maître par l’auteur, on découvre l’enfer physique et psychologique. Distillée par une plume au cordeau, l’effroi et la terreur suinte à chaque page.

Le lecteur est captif dès le départ et cette plongée démunie de toute humanité vers la déchéance est une spirale infernale noire et sans retour. Roman court et choc, la romancière vous retournera les tripes au cours de ce bouquin estampillé « captivity thriller ».

Premier ouvrage, premier succès pour cette amoureuse de la campagne aimant la vie au grand air et les chevaux. Une belle rencontre chez le Corbac m’a définitivement convaincu qu’il fallait compter avec Sandrine Collette, tout du moins s’il fallait encore en douter. 

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