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RETOUR A DUNCAN’S  CREEK, NICOLAS ZEIMET

Avec ce Retour à Duncan’s Creek, l’auteur nous emmène vers un voyage à plusieurs strates. Un  voyage au cœur de l’ouest américain, un voyage au cœur de l’enfance et de l’amitié, un voyage nostalgique au cœur des années 80 et un voyage vers le monde adulte à la sortie de l’enfance. Magistralement mise en scène par un Nicolas Zeimet inspiré, cette sortie brutale de l’enfance vient sonner le glas de toutes les espérances et va à jamais modifier la vie de nos adolescents. Il y a du Clint Eastwood dans ce roman, celui de Mystic River, et du Benoît Minville ,celui de Rural Noir. L’amitié comme moteur, déclencheur ou accélérateur d’une vie est ici un thème superbement traité. Un roman noir, dans la plus pure tradition des grands romans noirs us, c’est cela Retour à Duncan’s Creek de Nicolas Zeimet. Alors ne boudons pas notre plaisir, c’est français et c’est chez Jigal Polar… Cocorico !

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LA BLANCHE CARAÏBE, MAURICE ATTIA 

J’ai adoré cette histoire, ou sur fond de néocolonialisme et de modernisation, de grands projets immobiliers,de politique, et de réseaux d’influences diverses, chacun cache sa part de vérité et tout n’est que façade. Il nous immerge  au plus profond d’une Guadeloupe authentique parfaitement décrite. Remarquable roman noir autant que social, ce bouquin de Maurice Attia est une superbe réussite que j’ai volontairement lu en traînant pour en profiter plus longtemps. C’est le premier tome d’une nouvelle trilogie, alors s’il vous plaît Mr Attia, vite ,vite vite la suite parce que ça «j’achète» comme dit l’autre !

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LA REINE NOIRE, PASCAL MARTIN

Noir et étonnant,ce roman de Pascal Martin est autant un roman sociétal qu’un polar noir comme Jigal s’est fait la spécialité. Incisif avec des phrases uppercut comme «A force de lui bourrer le cul, l’abbé a fini par lui coller un polichinelle dans le tiroir. L’évêque n’a pas apprécié d’autant plus que la môme a des courants d’air dans le caberlot.» ; cette gouaille de chaque instant contribue à rendre digeste ce roman classieux, crasseux, anxieux et astucieux ou l’auteur nous propose un tourbillon jouissif, mélange de faux semblants et de vraies vérités. La Reine Noire, toute suintante du passé et tentaculaire jusqu’à aujourd’hui, est un bel instantané de tranches de vie, de blessures et de gueules cassées,ou le passé écrasant n’est jamais bon à être remué. Polar noir et social, il se déguste comme une gourmandise dont on a envie de ne faire qu’une bouchée, parce que tout simplement c’est très bon.

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ROUGE ÉCARLATE, JACQUES BABLON

Surprenant et épatant, décalé par moment, irrésistible et jouissif par plusieurs aspects, ce 2ème polar de Jacques Bablon est totalement convaincant. Son premier Trait Bleu m’avait laissé sur ma faim, mais là,le niveau est tel que l’on concurrence les meilleurs livrets de noir américain. Personnages charismatiques et ténébreux, voyous de la pire espèces, flic opiniâtre et pas trop con pour une fois, ce récit très noir et poisseux est dégoupillé par un humour de tout les instants ! Endiablé et bien ficelé dès le départ cet ouvrage court se dévore rapidement et fait partie des meilleurs du genre. Alors qu’est ce que vous attendez pour aller croquer cette fraise bien écarlate ?

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QUE DIEU ME PARDONNE, Philippe HAURET

Polar noir et sociétal, Philippe Hauret  résume  les travers de notre société et  met en place une mécanique implacable bien huilée qui vous fera dévorer ces 200 pages. Quelquefois certaines rencontres décident d’une vie en bien ou en mal. Entre morale mise à mal et préjugés mal calibrés, il y a comme un côté réjouissant ou même les salauds peuvent paraître sympathiques. Dérisoire une vie ! Vite gâchée, vite perdue, vite détruite, l’auteur fait grincer les rouages de la condition humaine. Désirs et  pouvoirs continuent de faire des ravages et sous un air respectable se cache parfois des êtres complexes et tordus. « Le monde est rempli de salopards et c’est eux, au bout du compte, qui mènent la danse ». Bien noir et dérangeant par certains aspects, Philippe Hauret réussit dans un récit vitaminé l’examen de passage du 2ème opus, ce qui est loin d’être toujours évident.

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MÉFAITS D’HIVER, PHILIPPE GEORGET

Philippe Georget avec son œil avisé et l’air de rien nous plonge au cœur d’un récit ordinaire de vies de couples qui sous l’apparence du bonheur parfait n’hésitent pas à aller voir ailleurs. L’auteur réussit le tour de force à monter une intrigue de tout premier ordre grâce à une grande sensibilité et au charisme du Lieutenant Sebag, cocu magnifique, qui souffre et se bat pour comprendre les racines du mal. Véritable introspection autour de la culpabilité et de la fidélité, Philippe Georget avec son écriture fluide déroule de bien belle manière son scénario et nous emmène au bout de la vie, de l’amour et de ses palpitations. J’ai aimé cette histoire de petits riens, de faits divers, qui prend une énorme consistance au fur et à mesure que l’auteur distribue les cartes, certainement parce que personne n’est à l’abri et que Gilles Sebag, ça pourrait très bien être vous ou moi, un de ces jours.

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LE DIABLE N’EST PAS MORT A DACHAU, MAURICE GOUIRAN

Entre fiction et révélations du passé, ce roman va éclairer l’histoire de la fin de la guerre 39-45 sous un autre angle et l’intrigue policière sert de révélateur et de lien entre différentes époques. J’ ai adoré les 50 premières pages avec la présentation des différents protagonistes, la mise en place du scénario et surtout les descriptions de ce monde paysan, replié sur lui même, taiseux, où l’on ne parle presque pas, où la survie est chèrement acquise, et où 20 ans après, l’étranger,… le macaroni ou l’américain est toujours un étranger. Récit et écriture sont quasiment magiques avant de devenir plus consensuels. Entre polar noir et historique bien documenté (vous pouvez vérifier sans soucis les sources citées), Maurice Gouiran signe une œuvre pleine de vérités. De la naissance d’internet en passant par Dachau, Pont Saint Esprit et les programmes militaires allemands et américains, il nous prouve avec effroi et efficacité, que  Le diable n’est pas mort à Dachau, même si les hommes et les époques changent.

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LA BOUCHE QUI MANGE NE PARLE PAS, JANIS OTSIEMI

On  retrouve les thèmes chers à Otsiemi, ceux déjà abordés dans African Tabloid. On va droit au but (bien souvent le fric), et s’il le faut on défouraille. C’est un univers de gangsters, de putes et de crapules attirés par l’oseille fraîche et peu importe  les conséquences. Entre yamba, pivot, béctés, amouré, bien être indigène, l’ambi et bien d’autres expressions locales typiques, on prend une grande leçon de vocabulaire gabonais… et une grande mandale dans les gencives. L’humour présent tout au long du récit donne une belle respiration à cette ambiance bien particulière. Dans ce roman court de 176 pages, Otsiemi nous offre un regard sans concession sur l’Afrique et confirme qu’il en est bien un de ses meilleurs observateurs.

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