A l’instar d’un Hercule Poirot doté de solides connaissances médicales, Philippe Charlier revisite des crimes plus ou moins connus à la lueur des avancées de notre siècle. Un tel exercice suppose évidemment un goût certain de la recherche, mais aussi une parfaite maîtrise de l’anatomie, les autopsies constituant les principales sources des enquêtes. A cet égard, l’auteur, pour autant que je puisse en juger, aura accompli un remarquable travail de synthèse et d’analyse, avec une argumentation solide pour chaque diagnostic.
Ainsi, si la gageure scientifique paraît largement tenue, elle a aussi été pour moi source d’ennui, souvent perdu dans les citations de références anatomiques ou les compte-rendu de techniques opératoires…
Et c’est dommage parce qu’à chaque fois que Philippe Charlier aura fait référence aux époques en question, tant par le biais de descriptions que d’anecdotes, il sera parvenu à me rattraper…
En conclusion, je salue le remarquable travail tout en regrettant de n’avoir été captivé que trop épisodiquement.
