« Mon ami Jésus » de Lars Husum (Lattès) – une oeuvre pas banale

Le petit Nikolaj est un pourri. Bien sûr, il a des circonstances atténuantes : une mère, véritable star en Scandinavie, décédée au cours d’un accident de voiture qui a aussi emporté son père, des difficultés récurrentes à s’insérer et d’atroces maux de ventre pour lui rappeler son mal-être. N’empêche, au grand dam de sa sœur aînée, toujours là pour lui, la crapule traîne avec de vraies ordures, multipliant les mauvais coups. Jusqu’au jour où sa méchanceté, son immaturité et son égoïsme l’amènent à l’irréparable.

Il semble devoir ne jamais s’en remettre lorsque apparaît, vêtu de sa tunique et de ses sandales, un barbu balaise et débonnaire : Jésus.

 

Voilà une oeuvre pas banale.

D’abord, c’est scandinave, mais ce n’est pas un polar. Ensuite, ça a été écrit par un gars dont l’anagramme fait Humus. Et ça parle de rédemption, avec des situations et des personnages vraiment sympas, pour un bouquin qui se lit les doigts dans le nez et dont on sort avec un grand sourire. Même la dernière partie, qui tourne un peu au mièvre, est très habilement rattrapée par la fin.

Décidément, il n’y pas que du pourri au royaume du Danemark

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