Cobb tourne mal de Mike McCrary, Gallmeister

c’est méchant de ma part, mais putain, plus Cobb va mal plus cela donne un excellent livre, dans la collection noire de Gallmeister

Petite perle, qui ne se passe pas à chez redneck city mais à New York city

Bien joué, livre super plaisant, qui se révèle bien meilleur que de le mettre dans la catégorie pulp.

Cobb est un sacré connard, moi aussi, on est nombreux je pense, mais tous ces malheurs, vont nous apporter une joie immense Un livre anti dépression, jouant habilement avec les meilleurs codes du harboiled, et d’un humour ravageur. Les dialogues, les comparaisons sociétales, les situations, putain d’auteur, il nous la mets profond, oups, pardon !!!!

Bien profond, au risque choquer, texte court rapide et puissant. Les personnages sont si affreusement réelles , si bien écrit, décrit. On passe du loufoque au drame, de la violence pure  à la douceur, habile conjugaison, sur un fond de vie bien réelle…

J’en prendrai bien encore une couche, hum, un deuxième ?

traduction C Cuc

Remo Cobb est l’avocat de ceux qui ont commis le casse du siècle : 3,2 millions disparus en 2 minutes 11 secondes. Et seize morts. Sans trop de scrupules, Remo décide de perdre son procès pour envoyer ses clients derrière les barreaux et garder le magot. Il comptait bien sur les talents de la partie adverse pour que les types restent en taule, mais les voilà lâchés en pleine nature quelques années plus tard avec une seule envie : se venger et récupérer leur fric. Remo sait qu’il va mourir. Sauf si…

 

Roman d’action déjanté, Cobb tourne mal mélange violence décomplexée et humour noir.

 

Paul Mendelson, un silence de mort, édition du Masque

Nom à retenir, sacré rentrée dans le club des auteurs sud africains, il passe par la porte à coup de gun shot !!!

Bon, on en a des bons déjà, mais là on en tient un super bon, (j’adore le mot bon, n’est il point ?)

Si le pitch semble manquer de vigueur de nouveauté, le traitement et les ramifications de la trame vont vous surprendre. Passé les 30 premières  pages,vous êtes mort, faut le finir, et vite, et oui personne n’est à l’abri d’un accident, AVC, crise cardiaque, etc

ici le Cap, ici le Cap des enfants disparaissent, trois en 2007, puis en 2014, et bien, vous lirez ^^

Traitement de l’après Mandela, des discriminations positives, rôle de la presse, police déconfite par manque de moyens,  on oscille entre un police procédural, c’est à dire la vie de flic, avec une sublime histoire de disparitions.

Des hommes sont hantés par le drame de 2007 surtout Vaughn, notre interlocuteur privilégié.

2014 de nouveaux éléments resurgissent sur cette affaire, et vlan c’est reparti…

Le coté enquête procédural, interrogatoires  traces d’ADN, labo, Tic, tout est minutieusement décrit par l’auteur. On retient presque son souffle pendant les interrogatoires…

Notre héros est de la vieille école, en plus blanc, on aimerait bien se débarrasser de lui et de ses méthodes. C’est donc sur du velours que l’enquête va être menée, enfin pas toujours

L’auteur donne beaucoup de profondeurs à ses personnages, équilibrant comme un funambule , les chapitres ou chacun à sa voix…

la révélation finale de l’enquête est d’enfer, insaisissable, réellement surprenante, quand au dénouement il est , comment dire, hors normes !!!

Ne passez pas à coté de ce bijou, surtout pas, bien meilleur que Rag Doll par exemple qui cartonne…

un livre subtil mélangeant avec finesse, le polar, le sociétale et une trame bouleversante dans tous les sens du terme, personne n’en sortira indemne …..

Résistants (Thierry Crouzet. #bragelonne )

Je ne savais pas à quoi m’attendre en commençant ce livre mais maintenant j’ai les boules. Déjà que comme le dit Foresti « un mec ça peut se suicider en se coupant avec une enveloppe », alors imaginez… Mon nez coule j’ose à peine me moucher. Mes filles ont de la fièvre, je regarde avec méfiance le Doliprane. J’ai mal au bide le spasfon m’effraie. Non j’exagère un poil parce ce que se ne sont pas des antibiotiques mais c’est pour vous donner une idée.

Thierry je le connais pas mais si un jour je le croise je mettrai des gants et un masque chirurgical pour le saluer parce ce roman, il est vachement flippant. En gros la pire arme de destruction massive à venir sont les médocs. Flippant hein? Mais tellement bien dit. Oui à certains moments la pharmacologie et la biologie pour les nuls c’est un poil chiant mais c’est nécessaire sinon tu comprendrais pas, alors oui il peut pas éviter l’écueil du cours magistral mais il en fait pas trop le Thierry. Il te place ça où il faut et comme il faut. Alors t’imagine un terrorisme naturel dû à ceux qui nous vendent de quoi nous soigner? T’imagines un fleau que chacun porte en nous à cause de cette putain de société de consommation qui dès qu’elle a un mal de gorge cours engraisser les labos parce que ton médecin il te dit que t’as pas le choix? T’imagine une maladie mortelle qui serait construite sur la force de ton organisme et tout ce qui fait qu’on aurait pu le sauver? Ça fout les boules hein ? Ben lis le ce bouquin et tu seras comme moi: content quand ton médecin il te prescrit pas d’antibiotiques… Merci Thierry pour ce thriller scientifique si bien travaillé, si riche et si flippant Et mon généraliste te remercie parce que depuis onze ans il lutte contre ça. Mais tu m’as bien fait flipper ! 

LA SOLITUDE EST UN CERCUEIL DE VERRE, RAY BRADBURY par BD.

Ray Bradbury, roi de la science fiction essaie de mélanger les genres et rend hommage au roman noir avec La solitude est un cercueil de verre écrit en 1985.  Une nouvelle version publiée par les éditions Denoël vient de voir le jour début juin et je ne pouvais pas manquer ça !

En 1949, Venice en Californie, une série de morts étranges, mais à priori normales met en émoi cette ville en pleine mutation et perturbe le narrateur, jeune écrivain en quête de reconnaissance. Meurtres ou accidents, notre conteur, qui est très certainement Ray lui même avant ses premiers succès, va enquêter et persuader l’inspecteur Elmo Crumley que tout n’est peut être pas aussi simple et naturel.

Cette histoire plutôt surréaliste est bien difficile à cataloguer. Truffée de personnages étranges et attachants (l’inspecteur de police, l’ex star de cinéma, la vendeuse de canaris, l’ex cantatrice etc…), c’est autant le constat d’une époque en pleine conversion qu’une enquête policière. Avec ce roman très original, décalé, parfois déjanté, parfois effrayant, l’auteur distille à partir de signes de la vie ordinaire une ambiance très particulière à sa fiction.

Hommage réussi au roman noir américain, je dois cependant reconnaître une certaine lenteur a ce récit malgré une qualité indéniable d’écriture et la précision du regard. L’histoire n’est qu’un prétexte pour balayer la vie de quelques individus, leur tristesse, leur solitude, le temps qui passe et la roue qui tourne dans le bon ou le mauvais sens. Elle souligne la fin d’un monde et la plume de l’auteur, grâce à son talent arrive à nous faire toucher du doigt un monde ordinaire qui devient dérangeant. On est en plein film avec une lumière tamisée, des zooms et focus précis et de longs travellings embrumés. Oscillant entre le cinéma italien (celui de Fellini) et le cinéma américain (celui de Lynch), Ray nous emmène dans sa réalité imaginaire ou les personnages constituent la vraie trame du roman.

Les grands écrivains ne meurent jamais et j’ai été autant été perturbé par cette histoire que notre jeune écrivain. J’ai ressenti tout au long de cette lecture un malaise étouffant, omniprésent, qui s’étend à chaque protagoniste et se répand à travers les pages du livre. Ce tour de force ne pouvait être réalisé que par un Maître et là nous avons un orfèvre en la matière.

UN COEUR SOMBRE, R.J ELLORY par Bruno D.

Vincent Madigan est un flic que ses démons ont entraîné dans une spirale infernale.Il est accro au Jack Daniels et aux dopants de toutes sortes qu’il consomme comme des M&M »S.De plus il doit une importante somme d’argent à Sandià, une figure de la pègre locale du East Harlem.

On se dit qu’on va avoir un scénario des plus classique avec le flic alcoolo de service et le mafieux local. Sauf qu’aux manettes de ce bouquin, c’est RJ Ellory et ça fait toute la différence ! Je ne peux vous en dire plus sur l’histoire et je vous conseille même de ne pas lire la 4ème de couverture qui en dévoile un peu trop à mon avis.

Laissez vous emporter par la plume de Mr Ellory. Il sait raconter des histoires avec une puissance émotionnelle hors du commun. Vincent Madigan est un être désabusé aux multiples visages. Menteur, magouilleur, violent, vicieux et manipulateur, il a depuis longtemps plongé du coté obscur et essaie de maintenir pourtant un équilibre entre la justice et sa justice.

La grande force de l’auteur est qu’il arrive à nous faire apprécier cet anti-héros à la dérive et on se trouve happé par un synopsis diabolique soutenu par une écriture émérite.

Dans ce quartier du 167e district, on assiste à une véritable partie de poker menteur. Entre enquêtes fouillées et véritable introspection de la noirceur de l’âme humaine, Ellory distribue les cartes, les coups, les rebondissements avec un plaisir évident. Entre scènes d’action que l’on suit comme au cinéma et les chapitres ou l’on se trouve dans la tête de Madigan, on suit un rythme intense orchestré de main de maître.

Ce livre c’est la radiographie de la vie homme et de sa conscience, de sa culpabilité qui finit par le hanter, le ronger. Depuis le temps qu’il a franchit la ligne jaune, de quel coté est-t-il ? Y-a-t-il une porte de sortie pour lui, une rédemption ?

Ce cœur sombre est un magnifique roman noir, peut être son plus noir d’ailleurs, qui confirme une fois de plus le talent de RJ Ellory. La magie opère et c’est presque avec une petite larme à l’œil que j’ai refermé ce roman. Merci au passage à Olivier d’Humeurs noires qui m’a fait découvrir et  rencontrer cet auteur exceptionnel et généreux lors d’une journée à la librairie.

©Les Pictos

La maison, Nicolas Jaillet (Milady thriller)

Au détour d’une allée à Saint Maur, je suis tombée sur Nicolas Jaillet et je suis repartie avec La Maison, moi qui n’achète jamais rien sur les salons. Parce qu’on m’avait déjà parlé de l’auteur, parce qu’il était sympathique ou que le sujet du livre m’a inspiré peut-être ? Quoi qu’il en soit, j’ai bien fait de me laissée tenter, ce roman est percutant !

Moins de 200 pages, il abrite en fait trois histoires, la première est terrifiante, la seconde est déprimante et la dernière nous laisse respirer. 

La première (La Maison donc) est l’histoire somme toute banale d’une femme qui survit depuis des années à un mari violent, racontée par son fils (ce qui est déjà beaucoup plus original). Construite comme une toile d’araignée, à l’image du projet secret qu’elle élabore patiemment, de sa porte de sortie, elle entremêle le passé de ses parents, leurs vies actuelles, et sa propre vie. Implacable et d’un réalisme saisissant, je me suis surprise à penser à toutes les femmes, toutes les mères, qui pour diverses raisons rêves ou fomentent peut-être des plans du même genre. 

J’ai beaucoup aimé l’écriture de Nicolas Jaillet, sobre mais précise, qui a su traduire merveilleusement bien des sentiments pesants, l’ennui, la peur, la patience aussi, sans tomber dans le mélodramatique. Fataliste oui un peu, mais avant tout d’une justesse incroyable. 

La seconde La Robe nous raconte un rituel d’anniversaire de mariage où Sandra revêt sa robe de mariée et se félicite de rentrer encore dedans. Impossible d’en dire plus, si ce n’est que cela m’a terrifiée, que cela ne me réconcilie pas avec l’idée du mariage, et que la vie de couple est définitivement pleine de sacrifices, d’efforts, de compromis, de routine et de souffrances (bon d’amour aussi la plupart du temps n’exagérons rien !)

Enfin La bague a été à mon avis écrite pour déculpabiliser l’auteur et éviter que les lecteurs n’aillent se pendre ! Lumineuse et optimiste, elle nous rappelle que l’amour existe bel et bien, et que la formule « ils vécurent heureux jusqu’à la fin de leurs jours » n’est pas réservée aux contes.

Bref, j’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir Nicolas Jaillet et je sens que je vais guetter avec attention ce qu’il nous réserve !  

 

Samedi 14 novembre, Vincent Villeminot (Sarbacane)

Evidemment les attentats ont alimenté et alimentent encore bon nombre de romanciers, mais chacun le sort de ses tripes différemment. Avec Samedi 14 novembre, Vincent Villeminot nous parle de morts, mais surtout de vie, de qui on est, et de comment un événement traumatisant fait ressortir ce qu’il y a de pire comme ce qu’il y a de meilleur en nous. Parce que oui la solidarité, oui les bougies, oui la nation qui fait front face à la barbarie, mais pas que…

B. fêtait son anniversaire avec son frère Pierre à la terrasse d’un café quand les terroristes ont tiré. Pierre ne s’en sortira pas, et B. blessé, en deuil, quittera l’hôpital sans prévenir personne, ni ses parents, ni sa copine, et se retrouve dans le métro. C’est là qu’il croise un des hommes qui était dans la voiture, un des assassins de son frère. Il en est sûr, alors il le suit. Pourquoi ? Il ne sait même pas. Pourquoi ne pas appeler simplement la police ? Il ne sait pas. Qu’est-ce qu’il va faire ? Aucune idée…

A travers une quête de vengeance, B. va surtout comprendre qui il est, qui il veut être, qui ils sont peut-être un peu aussi, mais ce n’est finalement pas là l’important. Plus que d’attentats, ce roman parle de deuil et de construction de soi, et s’il est publié chez Exprim’ (oui je sais encore !) il va comme toujours bien au delà du roman « ado ». 

Je ne vais pas refaire ma séquence Sarbacane c’est excellent, c’est toujours juste et toujours bien écrit parce que vous connaissez la chanson, je finirai juste en disant que Samedi 14 novembre c’est un roman sur nous, nous tous, et notre façon d’appréhender le monde qui se barre en live et nos propres émotions face à cela. Un message de tolérance, d’ouverture, d’espoir et de compréhension, et je crois qu’on en a bien besoin, quel que soit notre âge. 

 

La Blanche Caraïbe, Maurice Attia (Jigal) par Bruno D.

Un Maurice peut en cacher un autre chez Jigal. Après Maurice Gouiran et Le Diable n’est pas mort à Dachau bien apprécié, voici Maurice Attia et La Blanche Caraïbe.

Quand l’un parlait de la fin de la guerre, des expérimentions médicales et des camps de la mort, ici on fonce vers l’éclatante lumière des tropiques, véritable paradis faisant fantasmer bon nombre de touristes.  

Khoupi, l’ancien flic marseillais avait dû fuir aux Antilles avec Eva sa compagne, après avoir sauvé la vie de son ancien binôme Paco et de sa femme Irène. Aujourd’hui, toujours dans les caraïbes, alcoolisé à n’en plus finir et séparé d’Eva, officiant comme gardien de chantier, il assiste de loin et par hasard à un double meurtre. Se rendant compte que s’il parle tout va le désigner, ou comme cible, ou comme coupable, il se résigne à appeler Paco, son ex-coéquipier en qui il a toute confiance, pour le tirer de cette mauvaise embrouille.

Avec la blanche caraïbe, le romancier dresse un portrait des Antilles françaises et de la Guadeloupe en particulier sans fard ni pommade. Au cœur des plages de rêves, de la végétation luxuriante et de la moiteur tropicale, l’île en forme de papillon est un concentré de secrets, de croyances, de sexe, de drogues, de petites ou  grandes combines, bien loin des images de cartes postales .

J’ai adoré cette histoire où sur fond de néocolonialisme et de modernisation, de grands projets immobiliers, de politique et de réseaux d’influences diverses, chacun cache sa part de vérité et tout n’est que façade. 

Pour ceux qui connaissent bien la Guadeloupe (comme moi depuis 2009) et bien que nous soyons en 1976, tout sonne juste : le lourd tribut esclavagiste encore bien présent, le développement du port de Jarry, les différences entre la Grande Terre et la Basse Terre… L’auteur traite de tout avec vérité ; la puissance des syndicats et du… rhum,  les métros, les békés, les lolos, les yinyins. On y trouve aussi les belles demeures coloniales antillaises, le  cimetière noir et blanc de Morne à l’eau, les villes comme Saint François, Le Gosier, Sainte Anne et… l’infidélité notoire des antillais. Il nous immerge au plus profond d’une Guadeloupe authentique parfaitement décrite

Paco et Khoupi, reformant leur tandem d’anciens flics, vont avoir du pain sur la planche dans cette gwada où le tourisme n’est que la partie apparente de l’iceberg. Sur fond d’éruption de La Soufrière et de controverse houleuse entre Haroun Tazieff et Claude Allègre, les cadavres s’accumulent et nos enquêteurs piétinent et ont à chaque fois un train de retard.

Remarquable roman noir autant que social, ce bouquin de Maurice Attia est une superbe réussite que j’ai volontairement lu en traînant pour en profiter plus longtemps. C’est le premier tome d’une nouvelle trilogie alors s’il vous plaît Mr Attia, vite ,vite, vite la suite parce que ça « j’achète ! » comme dit l’autre.

 

Détectives, THE END !

Ouvrir le dernier tome d’une série qu’on a adoré et dont on est sûr qu’il n’y en aura plus jamais c’est un sentiment étrange, entre excitation de connaître la fin et frustration que ce soit fini. Et puis finir quelque chose c’est souvent le plus difficile, et pour que la clôture soit à la hauteur du reste, il faut beaucoup de talent ! Heureusement pour nous, ils en ont énormément.

Détectives est donc une série fabuleuse. 7 détectives et 7 albums (plus un « hors série » originel 7 détectives), dont la richesse à mon sens réside dans le fait qu’Herik Hanna travaille pour chaque tome,  qui traite d’un détective en particulier, avec un nouveau dessinateur. L’occasion de voir un même personnage sous un crayon différent !

Une plongée dans une ambiance à la Agatha Christie ou Sherlock Holmes. Des personnages tous bien trempés, chacun avec ses méthodes d’investigation, ses casseroles et ses vices (bien que l’alcool leur soit commun), ses succès, ses déceptions, et surtout son tempérament ! Difficile de mener une enquête à 7 lorsque l’on a l’habitude de traquer les plus grands criminels en solitaire d’autant plus quand le coupable semble prendre un malin plaisir à les tourner en ridicule !

Dans cette BD aux dessins à couper le souffle  quel que soit le dessinateur tout y est. Riche en textes d’une grande qualité, en références, en humour, elle se savoure ! Et donc la fin puisqu’il en fallait bien une est d’une cohérence avec l’ensemble qui force le respect. Tout prend sens, rien n’est en trop, tout était pensé dès le départ et cela se ressent. Une série tellement bien conçue que non vraiment ce n’est pas juste que ce soit fini… 

Sang Froid N°6 : Ian Manook me réconcilie avec la nouvelle !

Si vous n’êtes pas abonnés à la Revue Sang-froid c’est bien dommage pour vous ! (Mais ce n’est pas trop tard pour y remédier !)

Non seulement vous ratez des articles passionnants (dont un passionnant sur la place de la famille des coupables de crimes atroces et leur gestion de la culpabilité), mais en plus vous ne pouvez pas lire la savoureuse nouvelle de IAN Manookl !

Je suis très rarement convaincue par la forme de la nouvelle qui me laisse régulièrement sur ma fin. Trop courte, personnages trop superficiels, chute trop abrupte… Rares sont celles qui trouvent grâce à mes yeux ! Jackpot pour Dust Pine, Texax, 1958 donc, savamment dosée, très intelligemment construite ! Un magot caché dans le désert, un shérif et sa femme volage, une opératrice bigleuse, un italien retrouvé en petits morceaux et un indien observateur, reste la question cruciale, qui piège qui ? Réponse en une dizaine de pages, dans lesquels Ian Manook révèle une fois de plus tout son talent !