Rob Roberge Menteur, gallimard

 

On se présente, l’auteur, trois livres en France traduits, et musicien du groupe The urinals, enseignant aussi, et surtout, surtout grand romancier. Mais là, il va nous parler de lui, et là, c’est un aussi un putain de roman….

Après la plongée dans la nuit du révolver de David Carr, je n’avais pas franchement envie de retourner dans la dope et le reste.Mais quand c’est Rob Roberge à l’écriture et à la bio, je foonnnnnceeeee

On évite les parallèles entre les deux, car il n’y a rien de commun, si ce n’est un bout de solipsisme. Et avec le recul, des deux, c’est ce livre que je préfère, moins de religion, plus dure, plus près de moi (mon dieu). Malheureusement assez près d’une partie de ma vie, merde!!!

Sa vie, il va nous la raconter en désordre anarchiquement.On passe d’année 1986 à 2OOO etc. Cette forme narrative faite de courts chapitres et disant merde au temps qui passe  est très bonne; on ne se perd pas en conjonctures à suivre sa vie normalement, c’est le désordre et çà tient le lecteur.

Rob , nous tutoie nous malmène, merde se vie c’est du cinéma un mélange de trainspotting mâtiné de seven et d’un Robinson complétement paumé et pas sur une ile !

Jamais d’atermoiement , juste la vie de cet homme, qu’on envie pas. Mais pour ceux qui ont eu des difficultés de vie, ce livre et même pour les autres est important. C’est un livre thérapeutique, on se sent moins seul et le quidam moyen pourra peut être enfin comprendre certaines tares, certains stéréotypes qui perturbent sa vie de con en nous rencontrant à découvert.

Comme d’habitude, excellent livre, l’auteur possède un style unique, dommage que les traductions ne suivent pas. Un grand auteur capable d’écrire des nouvelles , du noir, et d’étaler sa vie sans complexes.

Exutoire , oui surement mais pas que,une envie de partager ressort de ce livre, et un besoin d’être compris,

 

Trad. de l’anglais (États-Unis) par Nicolas Richard

Parution : 23-02-2017

 

Antonin Varenne, Equateur, Albin Michel

bah le voilà notre Cormac McCarthy à la french, superbe  apnée en Amérique pour une suite sans être une suite, même si l’ombre de Pete Bowman surplombe le livre

Un jolie périple que nous propose l’homme de la creuse. Nous allons descendre du Farwest jusqu’en équateur, traversant des révolutions, des peuplades en voie de disparition , un gouvernement américain déjà menteur, hum une lapalissade .

Attachons nous un peu au style de l’auteur. M. Varennes depuis quelques temps, a beaucoup changé de style. Sincèrement on dirait un livre écrit par un natif du bled. Même si je n’ai pas aimé « Cat », il faut dire que sa saga chez Albin Michel vaut son pesant d’or. Peu d’auteur français voir même ricain on un souffle pareil pour conter ce genre d’aventures.

C’est un livre assez dense à l’écriture travaillée. Western au départ se mouvant comme un serpent vers l’Amérique du sud sur une époque assez méconnue. A coté de notre héros nous allons côtoyer de belles personnes. Les palettes de l’humain sont bien représentées, les bons, les brutes, les gentils, les salopards, mais à ce genre d’époque, le manichéisme n’a pas lieu d »être. C’est l’époque, la vie qui fait les gens !!!

La résumé vous en dira plus que moi. Sachez seulement que j’ai pris mon pied avec ce livre. Et si on m’avait caché le nom de l’auteur, j’aurai dit, ricain. Pourquoi je m’attarde dessus, car notre creusois à fait un livre d’aventures remarquable qu’il serait bon de traduire aux usa, pour leur faire la nique, non mais !!!

 

YERULDELGGER de IAN MANOOK, Le Livre de poche par Bruno D.

Yeruldelgger Khaltar Guichyguinnkhen, commissaire au nom improbable pour nous occidentaux est un sacré personnage. C’est aussi le héros créé de toute pièce par Ian Manook pour son premier polar. On est vite dans le vif du sujet avec trois chinois découpés au cutter dans une usine près d’Oulan-Battor. Puis dans la steppe quelque part, au milieu de nul part, on découvre le cadavre d’une fillette enterrée, agrippée à son tricycle rose.

Ce roman démarre à 100 à l’heure. Pour le décor, la Mongolie d’aujourd’hui, ses grandes étendues, ses traditions, mais aussi les mêmes dérives qui rongent notre société occidentale, le profit, l’argent, les magouilles, les protections, la corruption et bien évidemment le crime, partie visible de l’iceberg.

De Yerruldegger, on ne saura pas forcément grand chose si ce n’est qu’il a de grandes mains, une jolie carrure, que c’est un roc, et que son unique soucis est la justice. Bien éprouvé par la vie, notre commissaire est un teigneux aux méthodes quelquefois discutables. C’est ce qui le rend attachant et efficace. Les autres personnages comme Oyun ou Solongo, deux femmes, une flic et une légiste pour ne citer que ces deux là, épaulent  le policier et occupent le terrain lorsque celui ci est retenu ailleurs.

Entre culture et géopolitique Ian Manook se permet pour un premier roman de mettre noir sur blanc des choses qu’il n’aurait  pas pu mettre en scène si son polar se situait en France. C’est  ainsi qu’on voit surgir en pleine Mongolie un bar nazi détenu par un certain Adolphe dans lequel on sert des consommations en uniforme nazi…

Beaucoup de choses ont déjà été dites sur ce fameux Yeruldegger, je ne vais donc pas m’étaler. Tout ce que je peux vous dire c’est que ce bouquin est aussi bon que le nom du commissaire est difficilement prononçable.

Haute voltige d’Ingrid Astier, série noire

Surprise, du trimestre, beau livre qu ‘on qualifiera de littérature NOIRE, yes or not ? Car elle transfigure les genres….

Littérature, car la plume prend différentes formes. madame a un talent fou, elle nous instruit, nous fait partager des moments d’actions, incroyables, peut passer d’une écriture très littéraire à un passage digne des meilleur romans noirs comiques, je parle de la rencontre de deux nettoyeurs avec un manouche( irrésistible passage).

Au delà des personnages, c’est quand même Paris qui tient le plus beau rôle ses toits, ses rues, magnifique description de cette ville sous un angle inconnu.

On a donc un livre érudit, bourré d’actions, de personnages qui vous hanteront, de petites références au monde du polar, une trame nouvelle, et jean passe, bref, une réussite totale

Elle nous entraine dans le mental de chaque protagoniste avec un brio que ce soit le flic obsédé, à Ylian, ou à notre voltigeur, c’est dément. Chaque  personnage est développé tous et toutes sans exception. De la femme du flic aux second ou troisième couteaux. Après Ingrid Astier partage, de la bd, aux œuvres d’art à des sports méconnus chess boxing, les voltigeurs, etc etc

L’auteur a du beaucoup travailler sur ce livre en documentation, en tout, c’est détonnant et étonnant, on oscille entre littérature noire et blanche… Mazette quelle plume, quel talent !

Au départ je ne voulais pas le lire, puis je l’ai dévoré, comme quoi !!!!

Tout cela par mézigue, ces mots qui encensent  parce ce que c’est un putain de bon bouquin qu’on ne peut ranger dans une catégorie, on n’est pas loin de la littérature blanche, et il mériterait un prix autre que du polar. Merde alors, ça commence par une énorme poussée adrénaline, puis le décor se plante, chaque personnage prend de la place, et l’écriture bordel, elle écrit trop bien !!!

arghhhhhhhhhhhhhhhh excellent livrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrre,

Merci à Christelle Mata et à Aurélien Masson et évidemment à l’auteur

A lire et vite bande de nazes

«Combien d’apocalypses peut-on porter en soi?»
Aux abords de Paris, le convoi d’un riche Saoudien file dans la nuit. Survient une attaque sans précédent, digne des plus belles équipes. «Du grand albatros» pour le commandant Suarez et ses hommes de la brigade de répression du banditisme, stupéfaits par l’envergure de l’affaire. De quoi les détourner un temps de leur obsession du Gecko – une légende vivante qui se promène sur les toits de Paris, l’or aux doigts, comme si c’était chez lui, du dôme de l’Institut de France à l’église Saint-Eustache…
Derrière l’attaque sanglante, quel cerveau se cache? Le butin le plus précieux du convoi n’est pourtant ni l’argent ni les diamants. Mais une femme, Ylana, aussi belle qu’égarée. Ranko est un solitaire endurci, à l’incroyable volonté. Mais aussi un homme à vif, atteint par l’histoire de l’ex-Yougoslavie. L’attaque du convoi les réunit. Le destin de Ranko vient irrémédiablement de tourner

Une affaire d’hommes de Todd Robinson, néo noire Gallmeister

Et voilà le retour de la bande quatre, version hilare et musclée.  Dans un Boston de banlieue ravagé socialement, on retrouve nos deux copains du premier livre et leur deux autres potes,

.Boo et Junior sont amis depuis l’orphelinat et videurs dans un club depuis que leurs muscles et tatouages en imposent suffisamment. Ils cultivent depuis toujours leur talent pour se mettre dans les pires situations et s’en sortir de manière surprenante. Quand une de leurs collègues leur demande d’avoir une conversation avec un petit ami trop violent, nos deux compères sont trop heureux de jouer les chevaliers servants. Lorsque le type en question est retrouvé mort, Boo et Junior font des coupables parfaits.

A moi maintenant ^^

Entrecoupé de flashback sur leur vie à l’orphelinat, ça démarre en grande trombe.

On note déjà tout de suite une bien meilleure écriture et tout et tout, la trame, l’humour de plus en plus cynique, dés réparties dignes d’un Audiard américain et une surprise, bref Todd Robinson est en constante augmentation de son talent d’écrivain.

Pour vous dire cela me rappelle les meilleurs Joe R Lansdale si je peux me permettre.

Croisé au quai du polar et à mauves en noir, je peux vous dire que l’auteur pourrait incarner un des deux videurs ^^, et de plus il est très sympathique !

Let s play,

Boo a le sens des valeurs quand on lui demande un service, il y va, seulement, cela peut engendrer pas mal de soucis, dont découlera une accusation de meurtre pour son pote. A partir de là c’est yallah, çà part dans tous les sens, l’action est omniprésente, ça castagne sec, mais ça réfléchit aussi, et cet humour, oh putain, cela vaut bien son pesant d’antidépresseurs.

Et ce titre qui prendra dès la fin du livre une importance énorme, oui, une affaire d’hommes, la clef de voûte du livre. L’histoire est impeccable, on ne s’ennuie jamais, mais la finalité reste un plaidoyer pour la tolérance, vous allez vous en rendre compte !!!

Pas un livre de bourrin, avec tact et bienveillance, sans stéréotypes, l’auteur va parler de…

De quoi ? Lisez vous saurez !

En attendant, pour le prix achetez donc son premier, c’est du lourd aussi, enchaînez les deux, et vous serez sublimés par la montée en puissance de l’auteur

Pssica (Edyr Augusto- Asphalte Editions – trad: Diniz Galhos)

Bon Dieu de Bordel… Ça remue, ça déménage et ça secoue… Edyr, moi je l ai découvert avec Nid de Vipères (Splendide histoire de vengeance..) que j’avais déjà trouvé super bien construit. Mais là… ouahhh ! La dernière expérience d’écriture qui m’avait impressionné c’était le Corrosion de Bassoff (Gallmeister ); ben là c’est pareil… une claque, une leçon que j’ai du attendre une semaine pour trouver les mots. Il me fait penser aux exercices de Pérec. Edyr Augusto écrit au rythme de son roman. Son écriture et sa ponctuation, son découpage et ses entremêlements de récit, de personnages, de point de vue collent comme pas deux à son histoire. Rapide et haletant, excitant et prenant, violent et rude, triste et euphorisant. Impressionnant quoi !

Oh son roman c’est pas vraiment un conte de fée, ce serait plutôt… une quête de vengeance et de pouvoir, de rédemption et de renaissance. C’est dingue comme au milieu du décompte des faits si sordides, d’une réalité violente et quotidienne, sanglante et sans scrupule Edyr Augusto arrive à faire poindre une lueur. Espoir ? Amour ? Oubli ? Pardon ? Que sais-je encore…

Avec Pssica, son auteur nous dresse un portrait optimiste de l’être humain confronté, au sein d’un monde violent où règnent corruption, viols, vols et meurtres, à la perte de ce qu’il a de plus cher… Un roman coup de BEC sur le deuil, le pardon et l’acceptation. A lire et à apprécier sans modération pour son écriture innovante et prenante !

UN MOINDRE MAL de Joe Flanagan, Gallmeister noire

Et voilà, le livre qui m’ redonné le gout de la lecture du noir…

Traduit par Janique Jouin-de Laurens et chapeau pour la traduction !

En dehors de la collection néonoir, ce qui est bien pensé, voilà un auteur qui dès son premier livre met beaucoup d’auteurs à l’amende.

Écrit avec poésie, finesse, et la brutalité, les problèmes de Cap Code sont d’une beauté malheureuse  magnifiquement décrite dans un superbe roman noir.

Bon mis à part deux points communs à tout casser vous pouvez oublier le pendant avec Ellroy.

Nous sommes après guerre dans les années 50, du coté de Cape Cod, des enfants meurent avec sévices. Deux policiers vont s’affronter dans ce livre, leurs différences de vies, de pensées atteignent des sommets culminants Nous aurons droit aussi à un bel état des lieux des années 50 aux USA, l’auteur possède la fibre et le regard sociaux. Il y aura une touche de paranormal.On oscille même si l’enquête nous tient en haleine, parfois avec une sorte de nature writing même quand c’est brutal.

Les personnages sont très travaillés, profonds, et hors du commun. L’auteur a un sens inné de la narration et des fausses pistes on est malmenés, très malmenés. Et cette manie de mélanger plusieurs histoires pour mieux nous perdre, je vous félicite Mr Flanagan !

Bref, un véritable coup de pied au cul qui m’a redonné le gout de la lecture noire, un livre qui a des chances de devenir énorme, un auteur à suivre, je suis aux anges^^

je vous laisse découvrir la trame, et foncez l’achetez ou volez le, à lire d’urgence !

Résumé :

Cape Cod, 1957. Dans cette petite communauté tranquille, une série de meurtres d’enfants paralyse la population, une famille disparaît dans d’étranges circonstances, un homme se fait violemment tabasser et refuse de dénoncer ses agresseurs. Le lieutenant Warren, de la police locale, découvre la difficulté de mener à bien son enquête dans un service corrompu. Sa position devient intenable quand arrive dans la région Stasiak, officier légendaire de la Police d’État aux méthodes douteuses. Dépossédé de ses dossiers, Warren comprend vite qu’élucider ces affaires n’est pas le but premier de ce flic brutal et manipulateur. Pourtant il ne peut pas lui laisser le champ libre, au risque d’y perdre sa place, sa réputation et peut-être beaucoup plus…

La maison Wolfe de James Carlos BLAKE, Rivages

Et allllllllllllllllllez, après, la fin Des brillants décevante, en voilà une autre avec un de mes auteurs fétiches.

Pan deux déceptions, Sakey j’encaisse, mais James Carlos Blake, j’ai dû mal, mallllllllllllllllllllllll !!!

Un kidnapping, la maison wolfe, intervient. On a une description minutieuse de leur organisation, de leur logique de vente d’armes, au moins James Carlos Blake s’affiche avec Charlton Heston pour le mode de pensée…hum…

200 pages d’attente avant que le livre ne démarre vraiment et que l’action s’engage, mais soit, c’est pas la panacée non plus, même si la fin est assez bonne. Il m’en restera vraiment qu’un sentiment assez mitigé.

On pourra toujours dire du bien du procédé narratif et du découpage par personnage, mais le reste ne suit pas.

Assez dur pour moi d’écrire en négatif sur un auteur que je suis depuis le départ, et qui a toujours été brillant, un auteur culte.

A noter que normalement c’est une trilogie, mais Rivages n’en a sorti que deux, pas grave, il reste beaucoup de vieux livres de lui a traduire.

On en reparlera de James Carlos Blake, en attendant vous pouvez lire ceux là :

 

et tout le reste !

La spéciale BD !

Non n’insistez pas, je ne vous chroniquerai pas de roman noir adulte ! Pas moyen de me concentrer dessus ces derniers temps, j’en profite donc pour lire autre chose !

Voici donc cher lecteur quelques petites suggestions BD, noires bien sûr !

Les Quatre de Baker Street

Sherlock Holmes c’est bien joli mais il a tellement inspiré d’histoires et de films, reste-t-il encore des façons originales de traiter le sujet ? Réponse oui ! Non pas en transformant Watson en femme (suivez mon regard), mais en racontant les années ou notre héros était censé être mort, du point de vue de quatre jeunes « francs tireurs » ! Jean-Blaise Djian et Olivier Legrand (tous deux normands c’est ma minute Cocorico !) nous embarquent avec brio dans la petite histoire derrière la grande, dans un décor londonien époustouflant. A travers les 9 albums nous verrons les héros Billy, Charlie et Black Tom grandir, évoluer, se perfectionner et rêver, tout en suivant leurs enquêtes ! Complots et mystères sont au rendez-vous, de dignes héritiers !

Enola Holmes

Dans la famille Holmes je voudrai… la petite sœur ! Visiblement le goût pour les enquêtes est dans les gênes, et Enola se débrouille presque aussi bien que son frère, malgré deux handicaps majeurs : son âge et son sexe ! Car être une femme à cette époque n’est clairement pas de tout repos, et on découvre que même Sherlock fait preuve d’un machisme certain ! Cela n’empêchera pas notre héroïne de bousculer quelques codes pour résoudre de nombreux mystères, au nez et à la barbe de son frère bien aimé !

1001 mystères d’Arsène Lupin

Un personnage célèbre, une inspiration assumée, des dessins magnifiques, une recette gagnante pour ces nouvelles aventures d’Arsène Lupin ! Mis à mal par un autre criminel presque aussi malin que lui, Lupin cours après une pierre dérobée sous son nez ! On retrouve l’ambiance des romans de Maurice Leblanc, mais modernisés bien sûr !

 

A LA PLACE DU CŒUR, Arnaud CATHRINE

Il y a dans la littérature de jeunesse un traitement des émotions qui me touche particulièrement.

C’est à nouveau le cas avec A la place du Cœur qui nous embarque dans le torrent de sentiments qui peuvent traverser un jeune homme de 17 ans. Si je vous en parle ici c’est qu’outre l’amour, le sexe et l’amitié, le roman tourne autour des attentats de Charlie Hebdo. Comment les lycéens ont-ils ressentis ces événements, comment peut-on être heureux lorsque le monde part en vrille, comment gérer la culpabilité d’être « in love » quand les autres sont choqués et tristes ? 

Avec justesse et humour, Arnaud Cathrine nous parle du traitement de l’information par les médias, de terrorisme, de politique, de racisme, de violence… Tous ces thèmes qui deux ans après sont plus que jamais d’actualité. C’est pour moi un vrai roman noir, avec un regard poussé sur notre quotidien.

Avec Caumes j’ai eu l’impression de trouver un ami qui se posait des questions toutes pertinentes, et auquel j’aimerai pouvoir apporter des réponses. Un livre à mettre dans les mains des lycéens (mais qui fait du bien même avec quelques années de plus), pour leur dire qu’ils ne sont pas seuls, que les émotions percutent et sont violentes, et que quoi qu’il arrive, on a aussi le droit d’être heureux, même quand tout va mal. Un beau message d’optimisme et d’amour, même si j’ai fini en larmes !