Noël……………………………….

Violence d’état, Jigal par André Blanc

fais ce que je dis ……..mais je ne me l’applique pas….mon coté non sens ou débile profond.

Il y a deux semaines j’écrivais que je n’aimais pas rentrer dans une série avec des ou un héros récurrent et paf, je le fais deux fois de suite, maintenant avec Farel et  avec Faraday de Graham Hurley….

On commence par Farel dont Undaed avait dit grand bien. Et  je viens de passer un agréable moment à Lyon, avec toute l’éqiupe du commissaire Farel, mémé si j’ai dû aller un peu en Afrique et aux US. Un trés bon polar du tricoté sur mesure.

Jigal nous gâte à chaque fois, dans ce roman rien à jeter

excellent polar à l’ancienne de très bonne qualité, à vous de découvrir, je refais juste une couche sur ce qu’avait déjà peint Undead…..

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Entretien avec Sébastien Raizer,

On remercie l’auteur, Aurélien Masson, un grand merci

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1) Bonjour M. Raizer, d’abord comment allez-vous ? En ce qui me concerne je finis l’année livresque et je m’aperçois que c’est votre livre sans flagornerie aucune que je retiens pour l’année 2015, pourquoi ?


Haha ! Genki desu. Ça va bien, merci. Et vous-même ? Content que L’alignement des équinoxes ait retenu votre attention. Quant à savoir pourquoi… Vous devez être un très bon lecteur ! 😉 Plus sérieusement, la littérature qui ne relève pas de la singularité ne relève de rien du tout. J’imagine qu’on parle de la même chose.

2) Hum… J’ai lu l’article qu’a fait Libération sur vous. Donc j’en retiens une partie, la secousse et la révélation. C’est qui votre fournisseur ? Au-delà de la blague nulle et potache, votre citation relève presque de la religion, de la foi, non ?


Haha ! C’est Mizuno, mon fournisseur de dope. Made in Japan. Il est vraiment très bon et sa came est incomparable. En fait, il s’est passé quelque chose d’assez violent. Une violence positive. En résumé, parce qu’il s’est passé l’équivalent de toute une vie ce jour-là, je retourne passer quelque temps en Thaïlande, au Laos et au Cambodge, juste après avoir remis le manuscrit quasi final des Équinoxes à Aurélien Masson. Et pour la première fois, alors que ça fait près de 15 ans que j’y pense, je mets le Japon à la fin de l’itinéraire. Après l’Asie du Sud-Est, je vais d’abord passer du temps en Corée du Sud, Séoul, la DMZ, le mud festival de Boryeong, etc. Puis j’arrive à Kyōto un soir. Le lendemain matin, je vais voir le sanctuaire dédié à Miyamoto Musashi, dont Karen, la samurai girl des Équinoxes, a fait son maître, et ensuite je vais dans un petit temple juste à côté, Enkō-ji, fondé par le premier shogun de la période d’Edo, Tokugawa Ieyasu. Et à la sortie, près du jardin de pierres, il y a un tremblement de terre – il y en a environ 1000 par an au Japon. Mais à cet instant précis, c’est la révélation : je sais, de tout mon être, que l’endroit de « l’alignement des équinoxes », pour moi, c’est ici. Ça vibre dans l’air. L’endroit idéal de conjonction des domaines et des forces physiques, psychiques, spirituelles. Exactement ce que la Vipère raconte dans le livre que je viens de terminer. À partir de là, la notion de choix n’existe plus, il y a seulement une évidence qui écrase tout le reste : je vis ici, désormais. Les mots « religion » et « foi » n’ont aucune place là-dedans, ce sont vraiment des archaïsmes de la pensée. Ça ressemble plus à un kenshō.

3) Bon, pour écrire ou traduire, êtes-vous martial ?


Complètement ! Je commence à l’aube, et en fin de matinée je vais courir deux heures le long de la rivière Kamogawa ou autour d’un lac de montagne, au nord de Kyōto, puis je rattaque. Écrire ou traduire, s’engager dans un projet, c’est comme un marathon : aucune pause avant le 42,195e kilomètre. Il y a beaucoup de similitudes. L’un enrichit l’autre.

4) Editeur, maintenant écrivain traducteur, vous avez une préférence ? Ou c’est un pendant ?


Les trois sont très différents. J’ai édité, écrit et traduit pendant plus de vingt ans des livres sur la musique au Camion Blanc, et c’est parfait que des gens passionnés et pointus comme Dom Franceschi prennent le relais, même si je continue à travailler sur certains projets qui me tiennent à cœur, comme l’autobiographie d’Al Jourgensen dont je vais entamer la traduction. Pour être traducteur, il faut être écrivain, à mon sens. Avoir un rapport fort, précis et sensible aux mots. Et pour écrire ses propres livres, il faut savoir plonger dans le vide. Face au gouffre, un pas en avant, n’est-ce pas ?

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5) En parlant de traduction, je découvre que vous allez traduire Les Brillants acte II. Le père Masson ne vous prendrait-il pas pour une vache à lait ?


Mais je ne demande que ça ! J’adore traduire, en particulier la trilogie de Marcus Sakey, qui maîtrise à fond l’art de la narration. Un monde meilleur, le tome 2 des Brillants, sort en février 2016. Avant d’attaquer le tome 3, je traduis le Screwed de Eoin Colfer, qui est la suite de Prise directe, excellemment traduit à la Série Noire par Antoine Chainas. Il faut une certaine souplesse d’esprit et un engagement complet pour se plonger dans des univers si différents et si intenses, mais c’est vraiment un plaisir de se mettre entièrement au service d’un livre qui existe déjà, qui est déjà pensé, repensé, achevé, édité.

6) Avec le recul, vous l’avez vécu comment cette année 2015, au niveau de votre écrit et de l’anniversaire de la Série Noire ?


La coïncidence des deux n’a fait qu’ajouter en intensité, je crois. Concrètement, à la sortie des Équinoxes, j’ai vu une super équipe à l’œuvre, avec Christelle Mata et Benoît Farcy.

7) Sans être fan, j’ai toujours été attiré par l’Orient, pratique d’art martial, lecture, Hagakure, Traité des 5 roues, L’art de la guerre, divers, avez-vous des lectures à nous conseiller, à partager ?


Vous citez certains des fondamentaux, Jōchō Yamamoto, Miyamoto Musashi et Sun-Tzu. Il y a beaucoup d’autres « classiques », comme Le dit du Genji, Notes de chevet ou le Kojiki, sans parler de Dogen, de Bashō et de quantité d’autres. Mais le 20e siècle a vu la publication d’un texte japonais qui est davantage qu’un roman hors du commun : c’est un mythe à lui tout seul. Il s’agit de Yapou, bétail humain de Shozo Numa. Il est sorti en trois volumes en France aux éditions Désordres / Laurence Viallet. C’est un phénomène littéraire, personne n’a jamais rien écrit (ni lu, a fortiori) de tel. J’ai eu la chance, grâce à son traducteur français Sylvain Cardonnel, de rencontrer l’éditeur japonais de Yapou. Il s’agit de Yoshio Kō, qui est lui-même un personnage hors normes, et c’est Mishima en personne qui l’a poussé à créer une maison d’édition pour publier le livre de Shozo Numa – dont personne ne connaît l’identité réelle –, qui était paru en feuilletons dans un magazine SM, Kitan Club, à la fin des années 50. C’est une dystopie no limit. Dans un autre genre, le Dogra Magra de Yumeno Kyûsaku est lui aussi incontournable.

8) De même au niveau culinaire, art ou musicalement parlant ?


Si vous pouvez manger du nattō (soja fermenté) au petit déjeuner, vous êtes prêts pour la cuisine japonaise ! J’exagère, le nattō est extrême. Un cuisinier disait que la cuisine occidentale fonctionne par addition, et la cuisine japonaise par soustraction. C’est exactement ça. Il y a un travail de plusieurs siècles sur l’association d’aliments selon leur saveur, leur texture, leur couleur, leur mode de cuisson. C’est d’un raffinement et d’une précision incroyables. En plus du sucré, du salé, de l’amer et de l’acide, il y a une cinquième saveur qui s’appelle umami, à peu près indescriptible, je ne saurais même pas dire si elle est simple ou complexe, mais le mot se traduit par « goût délicieux ». Et puis, il y a une variété d’algues, de légumes, de riz et de fruits qui nous est inconnue…
https://fr.wikipedia.org/wiki/Nattō
Pour ce qui est de la musique, Nisennenmondai est un trio féminin qui crée un post-rock totalement métronomique, hypnotique et envoûtant :

Les métaleux iconoclastes de Maximum the Hormone :

Les incontournables doomers de Church of Misery :

Les thrashers de United :

La légende du hardcore japonais, Nunchaku :

Il n’y a qu’au Japon que le phénomène des « idols » s’aventure dans le metal :

Et pour finir, l’hologramme Miku Hatsune, improbable et fascinante :

 

9) Égoïstement, combien de temps vais-je devoir attendre pour vous relire ? Et ce sera une fin ou pas ? Juste pour savoir si cela vaut le coup que j’attaque une chimio ou pas ?


Hahaha ! D’après le site de la Série Noire, il va falloir attendre jusqu’en mars 2016 pour Sagittarius, qui est à la fois une suite des Équinoxes et un roman indépendant. Minuit à contre-jour devrait suivre en 2017… Idem, conclusion de la trilogie et roman indépendant des deux précédents…

10) Une adaptation ciné, cela vous tente ? Au-delà du Dieu pognon qu’un auteur touche quand il vend ses droits…


D’abord, c’est Gallimard qui a les droits des Équinoxes, pas moi. Ceci dit, croiser les modes d’expression peut être enrichissant d’un point de vue créatif – ou pas… Franchement, je crois qu’un auteur ne maîtrise pas grand-chose sur le sujet. Il attend qu’on lui demande éventuellement quelque chose… – ou pas. Mais rencontrer un mangaka m’intéresserait tout autant.

11) Bon, des entretiens, vous en avez fait des tonnes. Existe-t-il une question que vous attendez qu’on vous pose et qui ne vous a donc jamais été posée ?


Oui, sur le cœur du livre : la loi de l’alignement de la Vipère…

12) Pas de problème entre Raizer et Reiser ? Bon vous n’êtes pas un fantôme, vous aimiez ses dessins ?


Pas de problème, son esprit n’est toujours pas venu me harceler… 😉 J’étais trop jeune pour vraiment comprendre l’impact de ses dessins, mais je savais qu’ils tapaient fort.

13) Question, con, comme les autres, vous en avez une à nous poser par ailleurs ?


Bon, vous venez de fêter votre cinquième anniversaire, bravo. Mais vous compter nous bassiner encore longtemps avec vos chroniques libres et passionnées ? Vous n’étiez pas censés faire de la musique, au départ ? Unwalkers on the run !

14) Bon, personne ne nous lit, alors c’est vrai que M. Masson, que je connais un peu, est vraiment un connard ^^ ?


Pire que ça ! C’est le meilleur éditeur dont un auteur puisse rêver ! Ce punk surdoué a compris votre manuscrit avant même que vous l’ayez achevé… Et humainement, il est d’une rare intensité. Just perfect.

L’Évangile selon Eymerich par Valerio Evangelisti aux éditions La Volte

Barcelone, 1372. Bien que fatigué et commençant à sentir le poids des ans, le grand inquisiteur du royaume d’Aragon se lance dans ce qu’il pressent être sa dernière aventure. Il va enquêter sur la mort de Ramón de Tárrega en laquelle il ne croit pas, et suivre la piste de son ennemi en Sardaigne puis en Sicile, jusqu’à Naples. Tout au long de son périple, il va être confronté à d’étranges disques lumineux qui apparaissent dans le ciel, d’horribles foetus démembrés et de quelques fantômes aux silhouettes non étrangères… Quelle origine commune à tous ces phénomènes? La pratique de l’art alchimique? Le Liber Aneguemis, un livre dont la possession est un péché mortel?

L’histoire se déroule à nouveau sur trois plans temporels: – le présent de l’inquisiteur, entre Palerme et le château de Mussomeli, où les barons siciliens ont été conviés par Giovanni Chiaromonte pour discuter de délicates questions politiques concernant l’avenir de la Sicile – le passé qui relate l’enfance de Nicolas Eymerich à Gérone et ses premières approches de l’inquisition sous l’aile de son mentor, le père Dalmau Moner – le futur, en compagnie de Lilith, confrontée à ses ennemis sur la Lune.

Ces différents plans de narration paraissent comme pour tous les autres tomes totalement distincts, cependant Eymerich va peu à peu en décoder les interactions en dénouant les fils d’une intrigue particulièrement machiavélique.

Cette perfection narrative est appuyée par la division du récit en cinq parties correspondant aux cinq phases du processus alchimique et leurs couleurs associées: nigredo (noir), albedo (blanc), citinitras (jaune), rubedo (rouge) cinquième essence (sans couleur mais symbolisée par l’or). Puzzle qui ne révèle sa véritable apparence qu’une fois achevé, ce dernier opus prend également parfaitement sa place à la fin du cycle et permet d’apprécier la structure de l’ensemble sous un nouvel éclairage qui irait de l’enfance d’Eymerich jusqu’à la fin de sa vie.

Un tour de force et probablement l’une des meilleures aventures du cycle.

La série «Nicolas Eymerich», au retentissement colossal en Italie, par un géant de la science-fiction, s’achève ici avec la publication du dixième roman (inédit).

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Abasourdie par le dernier livre de la série l’inquisiteur, chez la Volte. Le meilleur, je ne sais pas, le plus fort, le mieux maitrisé etc., j’ai beau chercher, j’ai beaucoup de mal à définir l’expérience vécue.
Bon reprenons depuis le départ, d’abord on est chez la volte, l’ouvrage est beau, de la qualité papier, à la couverture aux restes, nous n’allons pas redire que c’est éditeur est excellent. De la production aux auteurs édités, ce n’est que du bonheur. Quand à leur démarche leur « ligne éditoriale » elle est plus que louable. ….On n’est pas chez…oups….je me suis promis de fermer ma grande bouche !!!
Retour aux livres donc, Dernière aventure du Magister, Nicolas Eymerich. Tous les livres de la série peuvent se lire indépendamment des autres. Celui-là, c’est le livre des révélations, le chapitre final. Difficile d’en finir avec un personnage aussi charismatique, et surtout de réussir une fin. Peux d’auteur réussissent à lâcher leur personnage, et beaucoup se plantent, une seule autre réussite cette année, c’est celui de Resnick de John Harvey. Mais sans vraiment tenir de comparaison Evario Evangelisti le fait avec une classe diabolique.
3 parties pour ce livre, l’enfance d’, Lilith le future, et le dernier combat de l’inquisiteur contre Ramón de Tárrega . La partie la plus fournie Eymerich est la dernière suscitée. 3 chemins qui vont se croiser pour que le lecteur comprenne tout sur la vie de Nicolas. Un inquisiteur humain parfois, toujours cynique, sardonique, joueur. Son enfance va permettre aux lecteurs de cerner et comprendre ce personnage. Il y a aussi le personnage de Lilith dans les années 3000, et je ne peux vous en dire plus. On peut évoquer juste le dernier combat du Magister. Nous allons en Sicile cette fois, pays de terres mystérieuse ou se produisent d’étranges événements, cercle dans le ciel, Géants cannibales, brume…Les manifestations pour certaines commencent en catalogne. Il faudra au magister, toute son énergie, sa force, et son esprit pour déjouer les pièges de son vieil ennemi, apparaitrons de fantômes, de cochons de larves humaines et d’autres que vous allez découvrir dans ce merveilleux texte. Une érudition déconcertante mais une fluidité des chapitres et de l’écriture qui laissent pantois. Ce livre se déguste, pour ma part j’ai mis une semaine, et c’est avec peine que je l’ai refermé.

2016 sera plus facile pour les rimes que 2014 et 2015

Malgré d’énormes brainstorming, j’avoue qu’on a eu du mal à faire rimer les deux dernières années…

Par contre 2016 cela va être un plaisir, mais on évitera la rime « baise », trop récurentte qui nous suit depuis longtemps

Bon on sait qu’on aura les nouveaux John Connolly et James Lee Burke au premier trimestre, du Jim Nisbet chez Rivages, Westlake et auteur nouveau dans le style néo noir redneck au vue de la 4eme de couv, mais je peux me tromper

Les éditions du Bélial, sortent une nouvelle catégories de livre en poche, exemple à ne pas louper

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Gallmeister continue sa collection Néonoir et ressort un livre marrant qu’on avait chroniqué

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Chez éditions super 8 le suite et fin en 2016 de la suite de

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Et Gallimard premier trimestre de folie

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Au Seuil de la grosse cavalerie

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Attention les éditions Piranha

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Sonatines

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la surprise risque bien d’arriver par là, au masque

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et un pitch fort alléchant en SF aux presses de la cité

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Albin et michel avec un de mes héros préfs du nord

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Asphalte avec celui ci pour mmaaaaaaaaaarrrrrrrrrrrrssssssssssssssssss putain mars !!!!!

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Liana Levi

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bon j’ai reçu d’autres programmes, c’est juste un aperçu.

Je peux juste vous parler du dernier Ron Arsh que je découvre, et que c’est un fabuleux roman, fabuleux, roman qui divisera tout le monde sur la trame….

sinon pour en savoir un peu plus

http://www.decitre.fr/livres/litterature/polars/grand-format.html?dir=desc&order=dctr_publication_date

 

Stay zen, and alive

 

Salut l’ ami adieu le trésor, Mais le site continue….

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Hum…tout le monde reconnait Wollanup sur la photo, c’est le brun évidemment

et un nouveau bébé Unwalkers

les nyctalopes….donc avec Wollanup et Racoon, deux très belles plumes que vous avez pu lire ici…

Je suis heureux aprés les filles avec psychédeslivres, un nouveau blog ou site démarre…

C’est cool, je pourrai arrêter le site fort de deux enfants….

Mais non, parce que unwalkers, ce n’est pas que des chroniques, c’est un groupe de personnes, de lecteurs, d’auteurs, d’amis, même si beaucoup n’apparaissent jamais ou rarement sur le site…

Nous restons donc deux, les originelles comme me le rappelle Thierry Marignac, Caco et moi

2015 fut pour moi une année très difficile, mais incomparable avec des souffrances comme nous avons pu en voir pendant tout le long de l’année à travers les médias.

J’enterre donc 2016 avec une joie certaine, bien qu’au niveau pragmatique un changement d’année n’arrête pas les merdes qui vous suivent……On n’est pas au pays de candy

d’ailleurs….

offrez des roses

Au revoir.

Ce fut une belle aventure collective, cela ne l’est plus et avant que naisse vraiment l’ennui,  je pars.

J’ai beaucoup aimé les rencontres, même avec mes cons préférés. Les commentaires y compris les fielleux font avancer… le cœur souriant ou la bave aux lèvres et les poings fermés.

Si vous le désirez, avec Raccoon, nous vous retrouvons la semaine prochaine sur Nyctalopes !! pour toujours plus de Noir, d’Amérique et de Zik.

Wollanup.

 

 

oh putain 5 ans !!!

Et oui  5 ans qu’on est sur la toile dans les pattes de la mygale

Ce site n’aurait jamais pu naître en 2010, sans les coups de mains de fred de 4eme de couv, qui m’a énorménent aidé, sans lui….

http://www.4decouv.com/

je remercie aussi toutes les ADP, les maisons d’éditions, qui nous ont fait confiance…..

Après l’inspiration est venu de ces sites

https://actudunoir.wordpress.com/

http://www.action-suspense.com/

http://rivieres.pourpres.net/forum/index.php

http://noirsdesseins.com/

Le premier livre chroniqué c’était Druide d’Olivier Peru

Premier entretien Phillip Leroy

souvenir, souvenir, sans nostalgie, que du bonheur

Commencé seul, CaCo et Sweetie sont venues me rejoindre, puis ce fut le tour de Undead, Fortino, Sawmp dit B minville

le benoit qu’on retrouvera en février de l’autre coté

Puis le fabuleux Tannhäuser, avec qui j’ai partagé un grand moment avec Tim Willocks au Quai du polar….

Puis sont venus, Cécilé gilberti, Joséphine minet dit le chat, et pour finir Wollanup et Racoon.

Et un bébé Unwalkers

http://psychedeslivres.com/

Des intervenants de qualité, Marin Ledun, Job, JC, et d’autres

des rencontres de Bretagne, Mauves en noir et bien sur

http://fonduaunoir44.blogspot.fr/

beaucoup de belles rencontres, j’en oublie c’est évident.

Un grand merci aux visiteurs, au monde de l’édition, bref

Merci à tous et toutes

Maintenant nous arrivons donc en période promo…..pour notre truc, le truc n’a pas grand chose à voir avec le site en fait, c’est le second album ou le troisiéme je ne sais pus des unwalkers

1999 le premier

https://www.google.fr/?gws_rd=ssl#q=unwalkers+happy+birthday

surtout ne l’achetez pas sur EBay ou autres, nous allons le mettre en ligne gratuitement

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Après on s’est disloqué, ce ne fut pas une partie de plaisir, certains ont disparu RIP. Enfants du rock des années 80 90, des concerts à la demi tonne, des enregistrements de 45 tours, de tout…..

2016 sera donc la sortie de l’ultime CD de ce putain de groupe, accompagné donc d’un recueil de nouvelles……

Pour en revenir au site, je pense qu’il risque encore de changer, de personnes, de forme, mais pas de fond….

2016 sera donc une année promo pour le premier trimestre, avec mise en ligne de teaser, clip et compagnie, mais pas que !!!

J’ai déjà reçu une paire de livre,

Benoît Minville, le prochain Asphalte Wonder, et d’autres Ron Rash, etc….

Nous parlerons de tout cela en temps voulu…..

J’occulte l’année 2015, et j’espère que 2016 sera flamboyant, bien que je pense que le « temps des putes est arrivé » à tous les niveaux…

Stay zen, keep cool, stay alive, and let’s play for another year

anarchie

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RENDEZ VOUS EN 2016

 

 

Entretien avec JOSEPH BOYDEN Etonnants Voyageurs 2014.

Entretien réalisé au printemps 2014 à Etonnants Voyageurs grâce à la gentillesse de Grancis Geffard et au professionnalisme des gens d’Albin Michel.Un stress énorme!

Cette petite interview a été réalisée sur un coin de table en toute fin d’une journée harassante pour Joseph Boyden avec interviews, séances photos, conférences, dédicaces lors de la dernière édition du festival et je remercie vraiment l’auteur pour sa disponibilité, son écoute, son discours passionnant et sa faculté exceptionnelle de communication tout à fait nord-américaine. Ce rêve d’échanger avec l’auteur du fabuleux roman « Dans le grand cercle du monde » aurait été impossible sans la classe et le professionnalisme de Francis Geffard. Approchez cet homme et vous comprendrez mieux la qualité actuelle du catalogue Albin Michel. Merci aussi à Aliénor, discrète et efficace collaboratrice de la maison, sans l’aide de qui, je n’aurais jamais osé aborder l’auteur.

 

J’aurais plusieurs questions. S’il y en a que vous n’aimez pas, vous pouvez les passer. Vous avez dit que « Dans le grand cercle du monde, c’est l’histoire de mon ADN ». Qui êtes-vous, Joseph ?

Je n’aime pas cette question.

Ah ?

Qui suis-je ? Ca enregistre ?

Oui.

Oh merde. Désolé. Putain ! L’histoire de mon ADN…qui suis-je ? Salut, je m’appelle Joseph, je viens d’une très grande famille de onze enfants. Une famille de sang mêlé, metis comme on dit au Canada, métisse en France. Je suis un auteur canadien, j’habite aux Etats-Unis pendant la plus grande partie de l’année. On m’a dit que je faisais pont entre des cultures qui souvent ne se comprennent pas : la culture des Amérindiens, les cultures indiennes du Canada et celle comment l’appeler de l’Ouest du Canada ?

Dans le grand cercle du monde est votre troisième roman, le plus ambitieux aussi ; quelles ont été les différentes étapes de son écriture ?

De ce roman ? J’ai attendu pour écrire ce roman. Je voulais déjà l’écrire il y a un moment mais je n’étais pas assez bon pour l’écrire. Je devais apprendre à écrire d’abord en écrivant d’autres romans parce que c’est un roman imposant, en termes de paysages et d’histoire. Il est important même au niveau du projet que j’ai plus ou moins essayé d’accomplir. Mais, de fait, il y avait trois cultures principales impliquées dans l’intrigue, française, huronne et iroquoise, et une fois que je me suis rendu compte que chacune d’elles devait être représentée, incarnée par un personnage, le plus important de la démarche était fait.

Dans le grand cercle du monde raconte, entre autres, la guerre entre Hurons et Iroquois et met en lumière le rôle joué par les Français et les Anglais. Votre roman met en scène deux approches différentes de la colonisation : pour résumer, les Français offraient la religion, les Britanniques, des armes ?

Oui, ça me semble bien vu. Les Français étaient réputés pour aller à la rencontre des tribus indiennes et se mêler à eux. C’est de là que viennent les metis, du mélange de sang français et indien. Alors que les Anglais et les Néerlandais…Les Néerlandais avant les Anglais…

Distribuaient des armes ?

Ils distribuaient des armes, mais ils exigeaient que les Amérindiens viennent à eux, dans leurs…ce qu’ils appelaient des usines. Ils en avaient en divers endroits, les villes, la Nouvelle Amsterdam, maintenant New York ; la Nouvelle-France, Montréal et Québec… les Anglais et les Néerlandais…disaient aux tribus « c’est vous qui venez » tandis que les Français se déplaçaient pour aller à leur rencontre. C’était une toute autre façon d’établir le contact…

Pensez-vous que les Européens soient responsables des conflits entre les Amérindiens ou n’étaient-ils qu’un moyen ?

Ils n’en étaient pas la cause. L’Amérique du Nord n’était pas un paradis avant leur arrivée. Mais c’était de fait un pays immense qui maintenait un subtil équilibre entre toutes ces différentes tribus qui vivaient ensemble et se faisaient la guerre souvent. Les Européens n’ont pas amené la violence, mais certainement…ce que j’ai appelé la première course à l’armement. Vous voyez ce que je veux dire par course à l’armement ? C’était la première course à l’armement, ils ont fourni les armes et les conflits se sont envenimés parce que tout le monde se battait pour le commerce et je crois que tout le monde est responsable. Ce que les Européens ont effectivement importé, ce sont les maladies – pas volontairement, mais les maladies ont décimé la population.

Vous le racontez dans le roman. Christophe, un jésuite français, est un des personnages principaux du roman. Que pensez-vous des jésuites du 17e siècle et quelle est plus généralement votre position sur la religion ?

Les religieux du 17e siècle étaient très profondément convaincus que leurs actions étaient justes, qu’ils étaient dans leur droit mais ils n’étaient pas très ouverts.

Ils ne vous paraissent pas fous ?

Ils n’étaient pas très ouverts et très ancrés dans leurs convictions. A mon avis, ils n’étaient pas fous – je les trouve fascinants. Ils jouaient leur vie…Ils ont quitté leur pays, sachant qu’ils ne reviendraient jamais, qu’ils mourraient dans un pays étranger. C’étaient de vrais croyants – on les appelait les soldats du Christ. Mais ils étaient aussi très courageux, très bien entraînés, érudits et intellectuels. Ils n’étaient pas mesquins ou fous, même si certains l’étaient – comme les humains, certains êtres humains sont horribles, d’autres merveilleux.

Il y a des passages dans votre roman où ils sont aussi cruels.

Oui, ils peuvent être aussi cruels et atroces que n’importe qui. Quant à mon rapport avec la religion, j’ai grandi dans la religion catholique. Mais je me suis éloigné du catholicisme, une fois adulte, pour mieux comprendre, je crois que les règles de vie de Jésus sont merveilleuses, mais je n’aime pas qu’une religion puisse contrôler et s’imposer à une autre.

En France, nous avons souvent une vision idyllique du Canada et notamment du Québec. Est-ce que les Canadiens ont-ils mieux réussi la cohabitation européens-Amérindiens que leur voisin du sud ?

A les intégrer vous voulez dire ?

Non, pas les intégrer : les Amérindiens étaient là avant. La manière dont ils ont traité les Amérindiens, les gens, la culture…

Ah, oui. Les Américains ont été très américains dans leur action contre les Amérindiens – ils ont juste annoncé « ils sont dans le passage, ils mourront, nous les tuerons ». Les Canadiens ont été plus passif-agressifs – nous n’avons pas eu de grosses guerres avec les Amérindiens. Nous, nous leur avons enlevé leurs enfants parfois sur plusieurs générations pour les envoyer dans des écoles de « résidents ». La manière canadienne était bien plus pernicieuse que la manière américaine. Les Américains ont fait comme pour tout : ce qu’ils n’aiment pas, ils essaient de le détruire. Les Canadiens ont été plus subtils, nous vous enlevons vos enfants pour effacer votre peuple, ce qui n’a pas marché et qui cause encore des problèmes très profonds dans notre pays.

 

A part vos romans, agissez-vous pour les droits des Amérindiens ?

Oui, tout à fait. J’écris sur ce sujet tout le temps. Je suis aussi journaliste et je m’intéresse aux questions de la société amérindienne. Il y a aussi le mouvement Idle No Morei. Vous en avez entendu parler ? C’est assez compliqué à expliquer… Je suis pour les droits des Amérindiens, la gouvernance sud et la souveraineté.

Vous vivez à la Nouvelle-Orléans ?

Oui, une partie de l’année ; mon épouse est américaine. J’ai arrêté d’enseigner à l’université, je vis à la Nouvelle-Orléans mais je rentre au pays tous les mois.

Vous écrivez en ce moment ?

Oui. Il y aura bientôt deux nouveaux romans. Il y aura un troisième roman dans la trilogie qui a commencé avec le Chemin des âmesii, donc un nouveau dans cette série. Je travaille à une suite à « Dans le grand cercle du monde », en cinq romans.

Au début, vous aviez parlé d’une trilogie – et maintenant, c’est cinq.

Elle s’étoffe. Comme moi, elle s’étoffe.

Dernière question: quelle est votre définition de l’Orenda ?

L’Orenda, c’est un souffle de vie qu’on trouve partout, pas seulement chez les humains. Vous savez que les êtres humains ont une âme, mais je crois que les animaux ont aussi un souffle de vie, que les arbres ont le leur, leur propre énergie, l’eau également, les pierres et tout dans le monde, dans le monde physique, a cet élément, comme cette mouche qui vient de passer a son propre Orenda, sa propre énergie, son souffle de vie.

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Un énorme merci aussi à Morgane, fille de la femme de ma vie donc forcément talentueuse, qui a réussi par sa traduction à rendre vivant Joseph Boyden et à masquer mes errances.

Wollanup

iPour plus d’infos : http://fr.wikipedia.org/wiki/Mouvement_Idle_No_More ; site officiel : http://www.idlenomore.ca/

iiEn français dans la conversation originale

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

oldies but goldies DANS LE GRAND CERCLE DU MONDE Joseph Boyden « Terres d’Amérique » Albin Michel

Chronique d’avril 2014

Joseph Boyden est un auteur canadien aux origines multiples : écossaises, irlandaises et surtout indiennes, dont c’est ici le troisième roman et quel roman ! Ses deux premiers ouvrages lui ont permis de faire connaître le peuple cree et la tribu anishnabe dont il est en partie originaire ou plus simplement les descendants des Algonquins ou des Amérindiens qui résidaient autour du lac Ontario avant l’arrivée des Européens en nous plongeant dans l’histoire d’individus issus de ces tribus au XXème siècle.

 Là, il nous convie à un fantastique voyage au 17ème siècle, aux origines du Canada avec la narration de la guerre fratricide entre les Hurons et les Iroquois. Les historiens ont donné plusieurs versions des origines de ce conflit et Boyden y  va de sa plume talentueuse pour nous raconter cette tragédie à sa manière, vue du côté huron-wendat. C’est un fabuleux voyage que l’on fait en sa compagnie et vous n’aurez certainement pas énormément d’occasions similaires d’éblouissement cette année.

Trois voix racontent cet épisode des débuts de l’histoire moderne du Canada car, outre Oiseau chef de guerre huron veuf par le fait des Iroquois qui ont massacré sa femme et ses deux filles, nous rencontrerons Chutes de neige, une enfant iroquoise enlevée pendant le massacre de sa famille pour devenir la fille de Oiseau et Christophe Corbeau (surnom donné aux missionnaires) prêtre jésuite breton, prisonnier des Hurons puis compagnon d’infortune de la tribu. Chaque voix donnera sa propre version poignante, partielle  des évènements qui se déroulent pendant plusieurs années précédant l’explosion finale et permettra de se rendre compte du fossé qui sépare l’ancien et le nouveau monde.

Outre l’épisode guerrier, le roman permet une connaissance des Indiens très loin du romantisme qui parfois les décrit encore. Il ne s’agit pas réellement des relations entre la France et ces « Sauvages » mais plutôt des conséquences humaines, philosophiques, sociétales, économiques et politiques de l’arrivée des Européens sur le sol américain. On voit très vite que les Indiens n’étaient déjà plus les « oies blanches » qui avaient vendu l’île de Manhattan contre de la verroterie de pacotille mais des gens intelligents qui voulaient se servir de ces nouveaux alliés pour commercer et se débarrasser des ennemis intérieurs.

Boyden, tout au long du roman, montrera les limites de cette « invasion » et de cette alliance avec l’arrivée des maladies en provenance d’Europe, la propagation du christianisme, la cupidité nouvelle de certains Amérindiens, l’alcoolisme destructeur, l’inadéquation flagrante entre les religions et croyances européennes et la réalité indienne, les armes à feu… Aucun discours moralisateur, juste une démonstration du choc subi par ces populations encore à l’âge de pierre entrant de façon anarchique dans le monde du XVIIème siècle européen.

C’est avant tout, mais pas uniquement, loin de là, un livre très dur parce qu’il est situé dans une période apocalyptique pour Hurons et Iroquois engagés dans une lutte cruelle et barbare. Il est bon de signaler que certaines pages de torture au milieu du roman sont particulièrement insoutenables. Il suffit, éventuellement, de les sauter quand vous saurez que le destin des prisonniers est définitivement scellé et de reprendre la lecture d’un roman magique, exceptionnel et unique et je pèse mes mots malgré tous les romans extraordinaires que j’ai pu lire déjà cette année. C’est une histoire de mort mais aussi de vie, de souffrance et de bonheur familial, de haine et de compassion, de partage et d’exclusion.

C’est un livre qui va devenir rapidement un classique. J’ai passé deux nuits en pays huron et c’est un séjour effroyable et fantastique tant l’histoire semble authentique, le décor vivant  et les personnages inoubliables (y compris et peut-être surtout le jésuite…).

Un chef d’œuvre de roman d’aventures et d’intelligence qui ouvre sur une grande réflexion sur le monde et ce que nous en faisons. Le titre original du roman est « l’Orenda » qui est l’équivalent de notre âme chez les Indiens, et ici c’est « l’Orenda » du Canada originel, cruelle, héroïque que vous offre Joseph Boyden sur 600 pages talentueuses, émouvantes, sauvages et magnifiques.

Wollanup.