Six jours de Ryan Gattis : un récit explosif !!! par Ontheroadagain Chris

9782213686318-001-X_0

L’acquittement des policiers responsables de la mort de Rodney King met Los Angeles à feu et à sang pendant 6 jours ….une vraie déferlante…
Certains gangs profitent pour régler leurs comptes ….
Un innocent meurt ……. Les hostilités sont lancées…..
Des vies bouleversées à jamais….
Qu’ils soient infirmières, pompiers,ambulanciers,flics ,ci-vils ,dealers ou faisant parti d’un gang , tous se retrouveront plongés dans le chaos et certains n’en sortiront pas indemnes ….On sent bien le combat de chacun qu’ils soient du bon ou du mauvais côté de la loi ..
Un magnifique roman chorale oú 17 personnes aux destins croisés, qui à tour de rôle nous donneront leurs versions des faits , leurs ressentis ;
Anthony Smiljanic ( pompier) »je n’excuse rien , je ne condamne pas , je dis pas non plus que ça ne peut pas être Évité, je dis juste comment ça se passe . »
James ( sdf)’j’ai vu cette ville s’envoler au ciel en mille morceaux. »
Une plongée dans l’enfer des gangs ,dans la violence avec une brutalité stupéfiante ..
Un récit poignant, percutant, d’un réalisme incroyable…
Six jours oú le sang fera couler beaucoup d’encre .beaucoup de larmes , beaucoup de balles …. Tous se souviennent….
Un sacré bon roman made in USA réaliste , cynique,poignant….. Une autre facette de l’Amérique inconnue des magazines de voyages …… Et pourtant elle existe …….
« Il y a une Amérique cachée à l’intérieur de celle que nous montrons au monde entier,et seul un petit groupe de gens la voit véritablement.Certains sont enfermés dedans par leur naissance, ou la géographie, mais le reste d’entre nous,on ne fait qu’y travailler.Médecins, infirmières,pompiers, flics -nous la connaissons. Nous la voyons.Nous négocions avec la mort là oú nous travaillons parce que , tout simplement, ça fait partie de notre boulot. Nous livrons cette bataille perdue d’avance. ….. »
Ce livre basé sur des fait réel , d’une grande noirceur,rejoindra dans ma bibliothèque ‘ 911 de Shannon Burke ‘récit romancé mais de façon authentique d’un ambulanciers à New-York..
À ne pas rater;-) l’un comme l’autre ❤

entretien avec l’auteur

http://www.fayard.fr/six-jours-9782213686318

Camisole de Salomon DE IZARRA

Priez pour que certains fous ne quittent jamais l’asile. Jamais.

La version cauchemardesque de Vol au-dessus d’un nid de coucou.

 

Récit court mais éprouvant, très éprouvant, deuxième livre de cet homme. Etrange récit qui ne laissera personne indemne. Vous voulez sortir de la torpeur quotidienne, Welcome to hell.

Un comptable doit allez vérifier les comptes d’un hôpital psychiatrique perdu dans une campagne. Dès son arrivée, il est confronté à une ambiance spéciale. Puis paf une tempête….vous imaginez le reste ? Non, je ne pense pas……

Raconté à la première personne, et de belle manière nous sommes immergés dans l’action, avec ce pauvre homme. Si  l’enfer peut avoir une représentation, ce livre peut vous en donner un aperçu. Les pires tourments, les angoisses qu’on imagine parfois, et bien, là on les vit.

La part de Lovecraft est évidemment importante, mais il y a la touche de ce cet auteur qui fait que….qui fait qu’on va de suite allez lire son premier

 

 

Silo de Hugh Howey , actes sud par Laetitia Au Pouvoir Des Mots, superbe……

Ravage de Barjavel fut une de mes premières rencontres littéraires marquante. De celles qui changent ton regard sur le monde qui t’entoure, de celles qui te poussent à la réflexion. Ces lectures, quand on les rencontre assez tôt, peuvent donner un sens d’orientation à tes pensées à venir. Ce fut donc mon cas avec ce roman d’anticipation dans un monde post-apocalyptique. C’est, depuis, un genre que j’aime à retrouver espérant toujours trouver des réponses à mes questions, ou risquant encore d’en soulever d’autres. Silo. Le monde est dévasté, la terre est grise, elle est poussière que des vents toxiques soulèvent parfois. Une poignée de l’humanité a été recluse dans un silo qui s’enfonce jusqu’à 144 étages sous la terre. Depuis plusieurs siècles, la vie s’écoule selon des règles strictes et un contrôle aigu, dont celui des naissances,  afin d’éviter toutes insurrections. Penser le moins possible au dehors. Ceux qui ne respectent pas les lois mises en place sont expulsés du silo et condamnés à mourir asphyxiés. Mais avant leur dernier souffle, ils doivent nettoyer les capteurs extérieurs qui permettent la transmission d’images du monde sur un écran géant dans le silo.

Ce n’était pas seulement le tabou du nettoyage, la peur du monde extérieur. C’était l’espoir. Cet espoir mortel et inexprimé qui vivait en chaque habitant du silo. Un espoir ridicule, fantastique. L’espoir que, peut-être pas pour soi, mais pour ses enfants, ou pour les enfants de ses enfants, la vie au-dehors redevienne un jour possible, et ce, grâce au travail du DIT, grâce aux épaisses combinaisons qui sortaient de leurs laboratoires.

Dans ce roman, il n’y a pas de nouveautés qui transcenderaient le genre évidemment, mais j’ai eu tous les ingrédients pour satisfaire chacune de mes attentes. Un vrai roman d’aventure avec des personnages attachants, qu’on a envie de défendre, d’un côté les bons, de l’autre ceux qui entravent la réflexion, le libre-arbitre, les menteurs, les castrateurs. J’ai eu le côté Big Brother, j’ai eu mes éternels questionnements, mais pourquoi ? J’ai eu la jubilation de découvrir un monde nouveau, créé par l’auteur, pensé, réfléchi, fignolé. Le monde d’après. J’ai eu le suspens. J’ai suivi de très près le personnage de Juliette, celle qu’on envoie au nettoyage et qui ne nettoiera pas. La première depuis des siècles à ne pas nettoyer. Je ne l’ai pas lâchée. Ses yeux étaient mes yeux. Et Hugh Howey a su donner un rythme a son récit, soutenu, pas de temps morts, tout en installant son silo étage après étage pour qu’on ait le temps de le visiter aussi. Très habile. 740 pages que j’ai absorbées en deux jours. Moi qui suis claustrophobe, j’ai adoré vivre dans ce silo et j’y reviendrai. A lire impérativement la suite avec Silo Origines et Silo Générations.

Actes Sud (2012) 740 pages

L’AUTEUR

Hugh Howey est un auteur nord-américain né le 23 juin 1975 à Monroe, en Caroline du Nord. Il fut connu grâce à son roman Silo, auto-publié sur internet et vendu via Amazon à plus de 500 000 exemplaires. Silo est le premier tome d’une série de trois volumes. Silo Origines et Silo Générations sont parus en France en 2014.

Oldies mais culte

Tom Jimson, ancien compagnon de cellule de Dortmunder, veut le convaincre de l’aider à récupérer un gros butin. Hélas, pendant son incarcération, les autorités ont construit un barrage qui a englouti la vallée où il est caché. Qu’à cela ne tienne, il veut le faire sauter…

 

Allez va, pour les malheureux qui n’auraient jamais lu une aventure de Dortmunder…, hilarant, à se pisser dessus. Un des meilleurs de la série…J’en ai encore des crampes au ventre, en me souvenant de certains passages. Que vous dire, pour rerererererere vendre ce livre à proprement parler. C’est intemporel…comme la bêtise des politiciens…bref

a lire d’urgence

Dedans ce sont des loups de Stéphane Jolibert, au Masque

 

 

Pas évident de tout lire, et impossible, parfois on est attiré par un titre qui sonne, on va voir la 4eme de couve, et go… Il en est ainsi pour ce livre, et cela a très bien fonctionné, je n’ai pas été déçu ni déchu. Blague à part.si déchu je dois être, j’irai au Terminus….

Kaléidoscope de chapitres qui nous tient en éveil l’auteur parfois ne nous facilite pas la tâche pour savoir quand ou comment…, et c’est parfait….Plusieurs interlocuteurs sont là, la vie n’est pas simple ou ne l’a pas été pour eux. J’aime cette écriture, qui contient peu de ponctuations, et sans qui, serait très proche de McCarthy. La trame aussi. Le Sud, le Nord, pas de lieu pour se repérer…..des dialogues sans ouverture de guillemets ou autres, planqués dans la narration…

Violent comme un western de Sam Peckinpah, c’est jubilatoire, seul le Twiggs est là pour nous faire rire, voir éclater de rire parfois…

Play

Natsume revient de loin, le dos en feu, le vieux John, aussi, Sarah, Sean, tous ont échoué dans ce lieu de perdition ou seul le patron du terminus fait la loi. Un patron ou un loup ? Stéphane Jolibert fera le pendant entre l’animal et l’humain, la différence entre chien et loup……

Nats animé d’une vengeance qui le consume à 90% de certitude nous ouvre les portes du Terminus, avec cette fureur qui caractérise le lieu. Tension permanente d’une trame qui se déploie au fil des pages, le dénouement restera incertain, comme le style dixit l’irlandais…..

Vous vous plaignez qu’il n’y a pas de neige dans les stations ? Je vous invite à découvrir ce livre, ou la blancheur est reine et ou le roi est noir, ou l’inverse…..

 

Aux confins du Grand Nord, dans un paysage de glace et de neige, une bourgade survit autour de l’activité du Terminus : hôtel, bar et bordel. Nul ne sait à qui appartiennent les lieux mais ici se réfugie la lie de l’humanité et ici s’épanouissent les plus bas instincts.

Dans ce milieu hostile, Nats fait son boulot avec application, jusqu’au jour où débarque un homme au visage familier, et avec lui, une flopée de mauvais souvenirs. Dès lors, tandis que la neige efface le moindre relief du paysage. Tandis que la beauté de Sarah chamboule son quotidien. Tandis que le vieux Tom lui raconte le temps où les loups tenaient les chiens à distance. L’esprit de vengeance tenaille Nats, impérieux, dévorant

Les Fauves d’Indrid Desjours par Perrine

CVT_LES-FAUVES_3799
En novembre 2015, Robert Laffont a lancé une nouvelle collection : La bête noire. Avec un style bien à elle et une com à la Alain Delon qui me fait plutôt bien rire, elle nous annonce 10 romans par an moitié français, moitié étranger. Au menu la Bête nous promet « des enquêtes âpres, des thrillers abrasifs, suspenses éreintants, true-crimes glaçants ». Un programme alléchant pour qui comme moi aime les pages-turner.
Et pour commencer la collection, Ingrid Desjours a sorti Les Fauves (on reste dans le règne animal mais ce ne sera pas toujours le cas).
Le pitch c’est Haiko, à la tête d’une ONG qui lutte contre le recrutement de jeunes français par les islamistes qui, sans surprise, se retrouve avec une fatwa sur la tête (ça n’aime pas beaucoup qu’on pique ses recrues un islamiste). Du coup sa mère riche, célèbre et un chouilla morte d’inquiétude pour sa fille (on la comprend) lui engage un garde du corps : Lars, ancien militaire tout juste revenu d’Afghanistan. Sauf que voilà Haïko n’en veux pas de cette protection. A tort ou à raison elle se pose en femme forte et ne va quand même pas se coltiner un gros balourd toute la journée. Ambitieuse, engagée dans sa lutte (et osons le dire inconsciente) elle préfèrerait continuer à vivre normalement. En face Lars est revenu avec de belles casseroles du combat et ne semble pas habitué à jouer les nounous pour gamine écervelée. Autant dire que les deux forment un duo assez explosif dans un climat tendu à l’extrême.
Manipulations, paranoïa, complots, le cocktail est détonnant avec au milieu des personnages qui ne sont ni lisses ni fades, encore moins prévisibles. Leurs failles sont les nôtres, ils sont cruellement humains, monstrueusement réalistes, ce qui pour un roman extrêmement d’actualité appuie exactement là où ça fait mal.
Ecrire un roman sur l’islamisme aujourd’hui (et encore il est paru en novembre) c’était soit opportuniste, soit un moyen de répondre à l’horreur. Evidemment si j’en parle aujourd’hui c’est bien parce qu’Ingrid, après les attentats de Charlie a tout lâché pour accoucher de ce bouquin. Elle l’avoue elle-même et ça se sent à chaque page elle avait besoin de l’écrire, de le sortir, de le vomir pour expulser la rage et la douleur. Bon résultat nous lecteurs on se prend tout en pleine face, mais même si ça fait mal on n’en redemande (oui le lecteur est masochiste). Ça tombe bien, la Bête nous en a concocté deux trois autres, dont je pense que je vous reparlerai bientôt !

La minute pub de Perrine

 860559_1528283954131729_8749907766050822190_o

Il paraît que l’auto promotion ça ne se fait pas mais comme on m’a invitée sur Unwalkers en me le présentant comme ou un blog anarchiste ou d’abord on fait que ce qu’on veut, je me suis dit qu’une toute petite minute pub ne pourrait pas faire de mal.

Promis ça parle bouquin et ça parle même surtout polar. Ça parle festival, rencontres, échanges, dédicaces, auteurs hyper passionnants et super sympas et en plus ça fait référence à un cocktail, c’est Bloody Fleury.

C’est du 4 au 7 février, c’est gratuit, c’est 7 tables rondes, 2 lectures musicales, 7 rencontres scolaires, 2 libraires du feu de dieu, des Pictos (deux dingues photographes mais qui prennent de sacrées bonnes photos d’auteurs), et même des docteurs polars (on ne sait jamais c’est important d’avoir un service médical !)

En vrac non exhaustif sans classement ni alphabétique ni taille ni nombre de livres vendus ça donne Aurélien Masson, Ingrid Desjours, Benoît Minville, Niko Tackian, Dominique Forma, Michel Montheillet et ainsi de suite jusqu’à 20 !

Ça se passe en Normandie, à 10 minutes de Caen, 2 heures de Paris, c’est joli la Normandie et non il ne pleut pas tout le temps c’est juste bien hydraté !

Ma minute pub est terminée, il me reste à vous donner le site : bloody.fleurysurorne.fr on a même un twitter et une page Facebook (parce qu’on est au top de la connectatitude et qu’on adore être aimés) !

 

Entretien détonnant avec Patrick Delperdange

product_9782070148776_195x320

Bonjour, la question en provenance de l’enfer, qu’avez nous loupé dans notre chronique ?

« Dialogues percutants », « un grand plaisir », « un livre à déguster »: bon, je viens de relire tout ça, j’en ai vu des plus ratées, comme chroniques.


Je vous découvre, si je vais lire vos anciens livres, vais-je retrouvez le même style, ou avez-vous fait un nouveau « truc » pour la série noire ?

Oh, la question du style, c’est toujours délicat. D’autant que ce que j’essaie de faire, avec mes petits moyens, c’est de le faire oublier, justement, ce satané style. D’après moi, si un lecteur s’arrête dans sa lecture pour se dire « Oh, my god, mais quel style cet auteur est-il en train de déployer, là, sous mes yeux ébahis! », ça signifie que c’est raté.


De quand date cette idée de trame, et avez-vous mis longtemps avant de la pondre ^^ ?

Cette idée de trame date du 23 septembre 1964, alors que je me baladais en culottes courtes dans la contrée sauvage qui m’avait vu naître. Mais je dois vous avouer que ce jour-là, je me suis demandé ce que j’allais bien pouvoir faire d’une trame de roman noir, puisqu’à l’époque, je n’avais aucune idée de ce qu’était un roman noir, ni une trame, ce qui est excusable puisque je n’avais alors que 4 ans.


Bon vous développez pour moi, le roman noir par excellence, pas d’anticipation de thriller, mais bien noir. Qui tient le stylo, la fatalité, le destin ou le hasard ?

La personne qui tient le stylo est prié de le rendre à celui auquel il appartient. Quant à la fatalité, au destin et au hasard, ce trio infernal a intérêt à ne pas croiser ma route. Cette ville est trop petite pour nous contenir tous, étrangers.
Comment  fait-on  pour entrer à la série noire, on pleure, on vient vous chercher, on offre des offrandes variées au Dieu  des Maçons ?

L’entrée de la Série noire se trouve au numéro 5 de la rue Gaston Gallimard. Vous traversez le hall et, à l’accorte demoiselle que vous apercevez derrière le comptoir, vous demandez Aurélien Masson. Elle vous indiquera aussitôt le débit de bières le plus proche. Après ça, c’est free style.


Cette chorale de voies, ces chapitres courts, tout était prévu pour prendre le lecteur à la gorge et le secouer ?

J’essaie d’attraper le lecteur par n’importe quel bout de son anatomie, le but étant de ne plus le lâcher avant qu’il ait atteint la dernière page. Après quoi, je le libère et il s’en va en titubant, abasourdi par tant de style invisible.


Question gonflée, mais normale, on se relit quand ?

Le plus tard possible, c’est-à-dire pas avant deux heures du matin, dans un endroit sombre et envahi de vapeurs alcoolisées. De cette manière, les phrases bancales et les paragraphes boiteux vous sautent aux yeux, après quoi vous n’avez plus qu’à les essuyer d’un revers de la main et  les envoyer valser en direction des toilettes, au fond du couloir, à gauche.


La classique, avez-vous des choses à nous faire découvrir partager ?

Il me reste une part de galette des Rois, un peu racornie mais encore tout à fait mangeable — même si je dois vous avouer d’emblée que je me suis réservé la fève. Voilà tout ce qu’il me reste à partager. C’est pas grand-chose, mais c’est de bon cœur, vraiment.


Et maintenant c’est à vous, une question ?

C’est comment qu’on freine?

réponse en musique, un grand merci à la série noire, C Mata, A Masson et l’auteur

 

product_9782070148776_195x320

Rural Noir par Benoît Minville par Perrine, Firrrrrrrrrrrrrrrrrre

 

 

product_9782070148769_195x320

La chronique de Rural Noir c’est la chronique que tu as vraiment envie de faire parce que tu as pris un sacré plaisir à le lire, mais dont tu as une trouille bleue tellement tout le monde parle avant même sa sortie.

Il faut dire que Benoît Minville c’est déjà un libraire extra qui met ses tripes sur la table et défends ses bouquins avec une plume hallucinante. Chaque statut Facebook me donne toujours envie de me précipiter en librairie, alors forcément quand il s’agit carrément de lire ses bouquins, il me faut pas plus de trois pages pour être conquise par le style du bonhomme !

En plus Rural Noir c’est l’entrée de Benoît chez Série Noire (excusez du peu !) et si vous avez lu l’entretien du Boss il y a quelques jours vous aurez compris que c’était un rêve de gosse !

Donc avant même de le lire, j’avais déjà toute les raisons du monde de l’aimer (le bouquin pas Benoît … quoi que …)

Bref revenons-en au sujet ! Rural Noir c’est donc un roman noir (sans blague !) qui se passe dans la Nièvre. Jusque-là on ne peut pas dire que l’exotisme du cadre fasse rêver.

Romain revient dix ans après la mort de ses parents dans sa campagne natale et retrouve son frère Chris et le reste de sa bande pas franchement dans le même état qu’il les avait laissé et pas du tout dans l’état ou il pensait les retrouver.

Sa région en a pris un coup aussi : chômage, faillite, alcoolisme et drogue sont aujourd’hui le lot quotidien et ses habitants tentent bon gré mal gré de survivre à toute cette merde.

Cerise sur le gâteau, son meilleur ami Vlad, mouillé jusqu’au cou dans un trafic pas beau à voir, a été retrouvé dans un champs tabassé et est entre la vie et la mort à l’hôpital.

On découvre au fil des pages, à travers un va et vient entre le passé et le présent savamment mené, que Romain avait de nombreuses raisons de partir, et que ceux qui sont restés ne manquent pas de raison de lui en vouloir. Mais malgré toutes ces rancœurs justifiées il y a dans toute cette histoire une solidarité du « gang », des valeurs partagées qui sont au-dessus de tout le reste. Chacun est touchant de fragilité et de simplicité.

Le nœud du problème c’est vous l’aurez compris une histoire de drogue mais c’est surtout de l’amitié et de la solidarité, et des glissades … Tellement facile de basculer, tellement simple de se laisser emporter par les émotions, la rage et le désespoir. Tellement humain quoi !

Benoît en profite au passage pour mettre un petit coup de canif à la désindustrialisation des campagnes, à l’armée, et mine de rien aux manques de moyens (de la police, des hôpitaux …).

J’ai été touchée, surprise, émue parfois aux larmes, bref un très très bon bouquin à se procurer dès le 14 février !

La chro tant attendu de Rural Noir de B Minville, série noire

alors rentrons tout de suite dans le vif du sujet, ce livre est comment dire, comment dire comment dire comment dire, comment dire comment dire

comment dire, comment dire comment dire

comment dire, comment dire comment dire

Bon on attend donc la sortie les mots de sortent pas non plus

zarmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmma