Pierre Pelot chez Bifrost

La sortie du nouveau bifrost aux éditions du Bélial, me donne envie de vous parler ou reparler de cet ECRIVAIN, oui en Majuscule, car c’est un écrivain

http://www.pierrepelot.fr/pierre_pelot_la_taniere/accueil.html

J’ai eu l’énorme chance de le rencontrer à sang d’encre, et de discuter avec lui par mail, assez longtemps. Une rencontre marquante…pour moi,

Sur les conseils de mon libraire pref, Renaud, j’ai lu

Ouch, à tous ceux qui ne l’ont pas lu foncez…ce livre est….plus que bon, il me hante encore…..

L’homme a écrit du polar, mais aussi, des romans, d’excellents romans comme….comme vous allez vous procurer cet excellent numéro de Bifrost, leur travail est excellent… et pan

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L’Oeil du lézard Richard Hell

Bienvenue chez les junkies…, richard Hell dans un court récit, est arrivé à me dégouter de l’héroïne à vie….

beurk, une putain de descente aux enfer dont on ne sort pas indemne…du tout du tout,

Servie par une écriture sèche, à la première personne, il y a des scènes, bref….

Si vous voulez vous faire votre avis, un livre auquel je pense p encore15 ans après l’avoir lu…

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Chargés par un riche éditeur de convoyer une voiture de San Francisco à New York et de rapporter leurs impressions de voyage, Billy Mud et sa petite amie, Chrissa, s’embarquent dans une odyssée dérisoire. Billy est un rocker, un junkie. Chrissa est française, elle est photographe et elle n’a pas froid aux yeux.

Comparé aux reportages lyriques de Hunter S. Thompson ou aux romans autobiographiques de Kerouac, L’Œil du lézard est une pure fiction, dont le modèle serait plutôt à chercher du côté du Voyage sentimental de Sterne. Mais le véritable intérêt de ce livre, c’est son héros, Billy Mud, un loser au ton sardonique, antipathique et bavard.
Traduit de l’anglais (États-Unis) par François Lasquin et Lise Dufaux

Poisseux, « Corrosion », Jon Bassoff par Monica

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« Je savais que ça risquait d’être la fin pour moi, mais je n’allais pas me rendre sans combattre, voyez-vous, j’avais le Père et le Soldat et le Rat Christ à mes côtés, la Sainte Trinité, alors j’utilisai le tisonnier pour faire voler en éclats la fenêtre de derrière, puis je fis passer mon corps, le verre brisé m’entailla la chair, et je les entendais, devant la porte d’entrée, et chaque mouvement de ma respiration était un hurlement terrifié, moi seul savais que chaque arbre était un cadavre assassiné, gelé pour toujours avec les membres distordus, moi seul savais que le ciel tourbillonnait d’esprits torturés et d’anges déchus, moi seul savais que la terre était prête à s’ouvrir et à m’engloutir dans sa gueule, et d’où venait cette musique, cette musique étrange, un doo-wop funeste provenant des enceintes détraquées d’un transistor. »

Jon Bassoff réussit l’exploit de rendre poétique un récit qui vous prend aux tripes. « Corrosif » ne se réduit pas qu’à un titre, ce n’est pas la pub mensongère d’un texte finalement facile ou surfait. Non : il se désintègre sous vos yeux en vous laissant grelottant, saisis de sueurs froides, en priant de toutes vos forces de ne jamais croiser dans votre vie un type comme celui qui s’adresse à vous pendant les 227 pages de ce roman.

Lorsque Joseph Downs, le narrateur, commence son récit, le piège se referme sur vous dès la première page : un pick-up en panne, au milieu de nulle part, « un bled paumé se trouvait juste un peu plus loin, entouré de derricks et de silos à céréales. […] La ville s’appelait Stratton, et n’avait rien de spécial. Juste des bâtiments en brique et des bungalows décrépis et des bicoques de pauvres, le tout posé au hasard par Dieu après deux semaines de beuverie. La vieille université se raccrochait désespérément à la vie. Supérette abandonnée, station-service abandonnée, motel abandonné. Des panneaux rouillés et des fenêtres condamnées. »

Joseph est une gueule cassée : vétéran d’Irak, son visage brûlé semble être l’œuvre du diable – c’est lui-même qui le dit ; peut-être n’a-t-il pas tout à fait tort. Il attire tous les regards pour mieux les rejeter dans l’instant qui suit. Répugnant.
Dans le bouge où il rentre prendre un verre ce soir là les réactions sont les mêmes. Il s’en fout. Et peut-être qu’il en serait resté là, avec sa bière et l’adresse d’un motel miteux pour la nuit, s’il n’y avait pas eu Lilith, « créée de l’argile ». Elle fait irruption dans le bar, carbure au whiskey-bière et se fait tabasser par son mari. Mais elle est coriace et ça plaît à Joseph qui intervient en chevalier servant.

Noir, noir je vous dis, ce roman : l’ambiance poisseuse, les cauchemars de Joseph, sa première nuit avec Lilith, tout est fait pour vous mettre mal à l’aise. Et vous en redemandez. La plume de Bassoff qui donne à son personnage une voix glaçante, coupante, qui vous raconte son histoire en n’oubliant aucun détail, même le plus abjecte, vous garde enchaînés jusqu’au bout.
Le Bien et le Mal n’ont aucun sens dans ce roman où la folie la plus terrible côtoie la mystique biblique, se l’aproprie, pour finalement créer un monstre.

Vous pensez que la rencontre entre Joseph, le vétéran paumé et Lilith, la femme battue est le début de l’histoire ? Vous vous trompez. Allez voir !

Encore une preuve, s’il en fallait une, que Neonoir joue dans la cour des grands.

, Traduction Anatole Pons, Editions Gallmeister, Collection Neonoir, 2016

Entretien de l’avant , avec Benoit Minville pour Rural Noir

Salut Swamp, quoi de neuf, alors, la pression monte ?

 

Grave…J’avoue être plus à l’aise pour parler des bouquins des autres que des miens.

On a beaucoup bossé sur Rural noir, je suis vraiment fier de partager ce bouquin.

Mais la trouille est là.

 

Tu n’as pas peur des chros en général ? tu sais que la mienne sera terrible, je traite les amis avec moins d’empathie que les autres, confère l’avant dernier Marin Ledun que je n’avais pas aimé….

 

C’est le jeu. Et j’aime jouer.

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Allez vends le-moi ton putain de rural noir ?

 

Rural c’est mes tripes sur le papier. Un roman noir qui se déroule dans la Nièvre, à la croisée de Stand by me et Mystic river pour les références, mais aussi Malataverne de Clavel et Pelot chez les français. Mon envie de plonger ce coin ravagé par la crise dans une fiction. Incarner des personnages dans un roman sombre mais aussi lumineux par moment, un ensemble tendre et cruel. Mon hommage au country noir américain tout en fouillant le réel.

 

Tu n’as pas peur avec ce livre de copier les ricains et leur mode en cours ?

 

Non. C’est vrai que le country noir est un élément de l’ADN du polar ricain, mais pas besoin d’aller dans le fin fond de la Géorgie pour raconter des histoires rurales, on a pas mal de choses à raconter chez nous. Pelot et d’autres l’ont fait avant moi en France. Pierric Guitaut à la Série Noire a même ouvert la voie d’une nouvelle génération d’auteur français il y a deux ans avec « la fille de la pluie ». La collection « Territori » également. Fouiller ces territoires et ceux de la France périphérique est ce qui m’excite le plus en tant qu’auteur car on en parle peu. Je suis un lecteur de romans noirs ricains, et c’est un genre que j’adore, en effet, mais j’avais le besoin de contextualiser ce roman en France. Raconter ceux qui vivent là-bas, les petits blancs et les modestes. Envie de croiser un bouquin qui parlerait autant d’amitié, de famille et de culpabilité que de territoires en friche, de tissu social qui s’érode.

 

Bon maintenant que tu es passé de l’autre barrière, tu en penses quoi, j’oublie sarbacane, bienvenue chez les grands, tu es à la série noire quand même ?

 

Publier des bouquins est un rêve de môme.

Que ce soit chez Sarbacane ou Gallimard, je suis fier du travail accompli avec mes éditeurs, deux personnes extrêmement talentueuses qui te font grandir de ligne en ligne.

J’ai autant d’amour et de fierté pour chacun de mes bouquins, ceux de Exprim’, Pepix ou la Série Noire.

C’est vrai, je ne réalise pas trop d’avoir intégré la Série Noire, collection avec laquelle j’ai grandi, en revanche je suis aussi fier d’être à la SN que d’amener mes histoires dans le catalogue unique que tisse Tibo Bérard chez Sarbacane. Ce sont deux secteurs différents en librairie, polar et ado. Pas de comparaison pour moi. J’avance et je construis avec eux et tant que je pourrais, je continuerai ainsi.

 

Bon tu vas la prendre cette putain de grosse tête ?

 

C’est fait, j’écris cet entretien depuis une piscine en forme de Rickenbaker, j’ai loué les services de Slayer pour l’après-midi, une armada de call girls agite des flacons pleins de petites pilules bleus et j’apprécierai le vouvoiement pour la prochaine fois.

 

Dernière question, ou est l’ami Aurélien Molas ?

 

Il s’éclate dans le monde du cinoche.

 

Prêt pour le deuxième entretien qui sera, horrible ?

 

Fucking ready, yep.

 

Dernière question cela te fait quoi  d’être sur notre recueil ?

 

Hyper fier. Vraiment. Un plateau d’auteurs incroyable et un putain de projet. Bravo à toi, à vous, à ce site qui véhicule la passion et le même esprit que je revendique en librairie.

Rock’n’read spirit !

 

Michel MOUTOT – Ciel d’acier par JC, Editions Arléa

 

 

« Pour nous, les monteurs d’acier indiens, ces gratte-ciel seront nos pyramides d’Egypte »

Il y a des livres, rares, trop rares, que l’on voudrait ne jamais terminer, ne jamais fermer. Avec « Ciel d’acier », Michel Moutot a écrit un livre essentiel, puissant, touchant, un livre qui apporte un témoignage inédit de la tragédie du 11 septembre. Un livre indispensable.

Tout le monde connait les héros du 11 septembre, ces hommes qui sont restés durant des mois sur les décombres de la tour, plongeant malgré le danger dans la chaleur des forges du diable. Tout le monde a entendu parler de ces pompiers, de ces sauveteurs, de ces policiers qui se sont relayés à la recherche de leurs collègues ou de civils enfouis sous les restes des tours jumelles. Mais rien sur les ironworkers, ces charpentiers de l’acier qui sont restés sur cet interminable chantier à découper les poutres de métal, ces hommes sans lesquels les pompiers et les sauveteurs n’auraient pas pu avancer, ces hommes dont certains sont morts d’avoir inhalé les fumées toxiques que dégageaient les ruines. Ce livre répare cet oubli, replaçant ces hommes en plein cœur de l’action.

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Un nombre conséquent de ces hommes étaient issus de la tribu indienne installée dans la réserve de Kahnawake au Canada : les Mohawks. Une réserve qui aura payé un lourd tribut tout au long de la construction d’édifices plus fous les uns que les autres. Maitrisant parfaitement le fleuve St Laurent, réputé pour être les meilleurs pagayeurs, puis admiré pour leur absence légendaire de peur face au vide et à l’altitude, les Mohawks ont su, à travers les époques, se rendre utiles, indispensables et par conséquent respectables. « Ciel d’acier » rend hommage à ces hommes à travers une fresque majestueuse qui s’étale de 1886 à 2012. Véritable documentaliste, Michel Moutot, relate les traditions de la tribu, la possibilité pour les femmes d’opposer leur véto si les hommes veulent déclarer la guerre, les légendes de la création du monde, de la naissance du bien et du mal…

Mais comme le destin de ces ironworkers indiens est intrinsèquement lié à la construction de l’Amérique, « Ciel d’acier » est également un incroyable documentaire sur la construction d’ouvrage gigantesques, notamment le World Trade Center. Depuis la construction du pont de Québec en 1907 jusqu’au découpage des débris du WTC en passant par le montage des tours jumelles, l’auteur décrit avec une minutie chirurgicale les techniques de construction, de destruction, les technologies, les outils, les matériaux. Rien n’est éludé ni épargné, jusqu’à la décharge où sont triés les restes retrouvés, qu’ils soient humains ou pas… Michel Moutot nous livre une œuvre qui fourmille de détails et d’informations insolites qui rendent la lecture particulièrement captivante.

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Mais « Ciel d’acier » n’est pas un simple documentaire. « Ciel d’acier » est avant tout un roman magistral fait de destins incomparables. Par une écriture simple et chargée d’émotions, l’auteur nous transporte à travers le temps auprès de ses personnages. Jouant avec les époques, les croisant, les superposant, traversant les saisons, il nous amène sur les flots tumultueux du St Laurent, nous place au beau milieu de la construction des premiers ponts qui enjamberont le fleuve pont. Il nous entraine sur les poutres humides, au-dessus du vide, face au vent ,et l’on suit avec admiration le défi technologique et physique de l’incroyable chantier du World Trade Center dont le chef de chantier dira à ses hommes : « Vous construisez l’histoire, vous pouvez être fiers ! » Michel Moutot nous plonge dans l’horreur du 11 septembre, au milieu des décombres des tours jumelles quelques minutes après leur effondrement, alors que commencent la recherche angoissante et désespérée des survivants, au milieu de ces poutres que doivent découper les ironworkers malgré les incendies qui couvent et les risques de nouveaux effondrements.

Transposant les scènes d’une époque à l’autre, l’auteur écrit les drames, les joies, les fiertés, les émotions, les relations amoureuses impossibles que vivent ses héros Mohawks, ces ironworkers qui ne se séparent pas de leur clé Spudwrench, véritable talisman à leurs yeux.

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Les destins des trois héros se croisent, touchants, attachants, admirables : Jack Laliberte, dit Tool, qui participe à la construction du World Trade Center ; John Laliberte, dit Cat, qui doit détruire la tour construite par son père et qui participera à la construction du One World Trade Center, symbole du relèvement de l’Amérique ; Manish Rochelle, leur aïeul, qui participe à la construction du pont de Québec et qui assiste impuissant à son dramatique effondrement…

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Michel Moutot nous offre avec « Ciel d’acier » une œuvre monumentale, un roman-documentaire d’une rare intelligence, une fresque brillante. Il nous transporte au-dessus du vide, sur ces poutres instables, là où tous les Mohawks charpentiers d’acier rêvent de se retrouver…

« Sur le chantier, tu es au-dessus des autres, au-dessus du monde, dans les nages, avec les Dieux et les oiseaux »

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New York, 11 septembre 2001. John LaLiberté, dit Cat, Indien mohawk et ironworker, assiste à l’effondrement des Twin Towers. Puis comme des dizaines de Mohawks, chalumeau en main, il sectionne l’acier à la recherche de survivants dans l’enfer de Ground Zero. Depuis six générations, les Mohawks construisent l’Amérique. La légende veut qu’ils ne connaissent pas le vertige, eux qui ont simplement appris de père en fils à apprivoiser la peur et travailler là où d’autres ne veulent pas s’aventurer. Embrassant plus d’un siècle, ce roman polyphonique nous raconte l’épopée de cette tribu indienne, la seule à avoir gagné, par son travail et son courage, sa place dans le monde des Blancs, sans renier ses croyances ni ses traditions. Dans Ciel d’acier, Michel Moutot part à l’aventure, remonte le temps, du premier rivet porté au rouge dans un brasero de charbon sur un pont à Montréal, en 1886, jusqu’à la construction de la Liberty Tower, qui remplace aujourd’hui le World Trade Center.

Michel Moutot est reporter à l’Agence France Presse, spécialiste des questions de terrorisme international. Lauréat du prix Albert Londres en 1999, correspondant à New York en 2001, il reçoit le prix Louis Hachette pour sa couverture des attentats du 11 septembre. Ciel d’acier est son premier roman.

Ontheroadagain Chris‎ 2eme chronique

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Les salauds devront payer d’Emmanuel Grand chez Liana Levi.
Dans le nord de la France , à Wollaing, une jeune femme Pauline Leroy est retrouvée dans un terrain vague, dans un piteux état, si maltraitée que la mort la rejoint.
La peur s’installe sur la ville .les commérages vont bon train. Tout le monde se connaît et â sa petite idée du pourquoi, du comment .
La fermeture de l’usine où tu rentrais de père en fils a laissé sa place à une nouvelle boîte  » le pôle emploi « et la crise aidant , là aussi tu y accèdes de père en fils .

À l’usine : » « la vie n’y était pas rose ,mais dans la région depuis un siècle, c’était elle qui faisait vivre les gens.Aujourd’hui,Wollaing a perdu son cœur. Ses autres organes fonctionnent encore,sous perfusion.Mais la ville n’est plus que l’ombre d’elle-même. »

Dans cette région le manque d’argent amène de nouvelles perspectives chez les malfrats , ils pourvoient à leurs façons aux prêts bancaires, refusés par les banques toujours absentes en cas de besoin.du coups de nouvelles boîtes de voleurs s’installent, mais là si tu payes pas c’est pas ta baraque qui est en jeu , non non juste ta Vie .

Le polar démarre et tu crois que tout est déjà campé mais c’est sans compter sur l’ingéniosité machiavélique d’Emmanuel Grand .
Un vrai jeu de piste commence pour Saliha jeune beurette fraîchement arrivée et son commandant Buchmeyer et jusqu’au final l’enquête va nous révéler des secrets bien enfouis .
Ce livre n’est pas qu’un polar »social », il rend également un bel hommage aux métallurgistes. Ces hommes laissés sur le carreau après la fermeture des usines à travers la France.
 » nous voulons vivre en travaillant.Et non travailler pour mourrir  »

L’auteur te révèle la part d’ombre de chacun de ces personnages. Il t’embarque sur des chemins de traverses et te surprend jusqu’au final .Règlement de compte ou vengeance ?
OUI « les salauds devront payer » mais à quel prix ?

À vous de le découvrir.. Un très bon polar , une réussite totale .

Ambiance musicale qui m’a accompagnée en pensée pendant ma lecture avec le souvenir de mon père, ouvrier d’usine en son temps .

Lavilliers : – troisièmes couteaux
-les mains d’or
-Fensch vallée

Lumière du monde de James Lee BURKE,

Traduit de l’anglais (États-unis) par Christophe MERCIER

En vacances avec sa famille dans le sauvage Montana, Dave Robicheaux est troublé par une succession d’événements étranges qui laissent penser qu’une présence vénéneuse hante ces paysages sublimes. Dans cette vingtième aventure, Dave Robicheaux affrontera son adversaire le plus diabolique.

Le reproche que je ferai à ce livre, c’est qu’il est gros, je me suis bien éclaté les mains pour le lire et l’épaule et le dos quand je me le trimballe, et oui jamais sans un livre……
Descendu sur le web, et par d’autres que je ne peux citer, mais….bon
J’ai regardé les reviews chez lui, c’est le contraire d’ici…
Moi une première remarque que je peux effectuer, c’est sur son écriture, elle a changé, fin des descriptions, un peu gothique à la Faulkner, c’est la seule impression qui me vient. Sinon tous les personnages sont là, Clete, Molly, Alafair, Gretchen, Albert et Dave bien sur. Et un majestueux second couteau comme l’insaisissable Wyatt . Tous les ingrédients d’un bon Robicheaux sont présents, un méchant de la trempe de Légion Guidry , ses réflexions sur le bien , le mal, la guerre, l’emprise de consortiums du pétrole qui détruisent la nature, gaz de schiste compris…..ses chevaux de bataille. On replonge aussi souvent dans ses anciennes aventures…..
Oscillant parfois entre policier et excursion dans le paranormal, c’est aussi un livre qui vante le Montana.
Alors pourquoi autant son avant dernier avec Billy holland j’avais moins aimé et pourquoi là je suis un des rares à trouver « la lumière des mondes » comme un très bon Robicheaux ?
Refus de suivre le mouvement, problème d’autorité, adoration de contrarier les autres ?
Non lire un livre reste subjectif, et d’un moment T, bref…..

J’ai lu et je n’ai pas été déçu

Wonder Lover, de Malcolm Knox de Asphalte éditions

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Traduit de l’anglais (Australie) par Patricia Barbe-Girault .

 

 

Vient de paraître (janvier 2016)

le livre

John Wonder est passionné par les faits, les chiffres et la mesure de la vérité. D’ailleurs, il est Certificateur en chef pour un organisme de type Guinness des records. Pour aller authentifier des records en tout genre, il parcourt sans cesse le monde. Mais derrière sa vie bien réglée se cache un étonnant secret : John Wonder a trois familles, sur trois continents différents. Ses trois épouses n’en savent rien, de même que ses six enfants : trois garçons nommés Adam et trois filles appelées Evie.
Obsédé par les habitudes et la routine, John Wonder passe une semaine dans chaque foyer, à tour de rôle, expliquant ses longues absences par les nécessités de son métier. Mais dès qu\’il pose le pied dans une de ses maisons, il devient un papa-poule aimant, ainsi qu’un mari parfait.
Bien évidemment, cette mécanique parfaitement rodée va s’enrayer. Et de la manière la plus inattendue qui soit : Wonder va rencontrer La Femme La Plus Belle du Monde… et en tomber amoureux.

l’auteur

Malcolm Knox est né en 1966 à Sydney. Il exerce le métier de journaliste depuis dix-sept ans, mais il est également romancier, reconnu et primé dans le monde anglo-saxon. Wonder Lover est son deuxième roman à être traduit en français, après Shangrila (Asphalte, 2012).

Extrait

Bon je n’avais pas eu la chance de lire son avant dernier, mais il avait été très apprécié par Fortino ou Undead, ma mémoire me joue des tours…bien que j’y sois en moment même dedans….
Après le surf, la vie d’un homme, simple au départ qui va se la compliquer, salement. C’est un livre sans morale, qui nous ramène en enfance en ce qui concerne les relations avec le père, puis on se laisse transporter par l’histoire de cet homme aux trois familles. Et oui trois, cela me rappelle ce film avec Miou Miou « Attention ! Une femme peut en cacher une autre ».
C’est un livre dense, très dense, on suit donc notre certificateur pour le Guiness Book ou autre, sur plusieurs années, et en comprenant comment il en est arrivé là. C’est une sorte de tragédie grecque, à l’humour féroce, comme la blague de l’escargot. Les chapitres sont alternés par le récit de ses enfants, et par le héros lui même. Un homme transparent, comme l’auteur le décrit, sans odeur, qu’on ne voit pas, le genre de type qui doit commander 4 fois avant d’être servi. On suit sa vie, en se demandant, jusqu’ou cet homme va nous emmener, dans sa chute
Mais avant d’arriver là, on a une vie à parcourir avec notre certificateur, une vie jamais ennuyeuse, ses rencontres, son adorable travail qui tous les ans l’emmène vérifier si la doyenne de notre race est toujours vivante, et de là….
En tous les cas une très belle histoire un conte amorale, desservi par une belle écriture un roman magnifiquement mené, superbe , qui nous sort du roman noir, comme un vent vivifiant, terrible

 

Le Village des ténèbres de David Coulon par le corbac

Lire ce livre c’est un peu comme repartir en arrière! Comme si de nouveau j’avais quinze ans, que j’étais au ciné avec mes pop-corn et des potes, de la bière planquée dans le falzar et du temps où on pouvait cloper comme des pompiers!
Maintenant on dit Thriller, avant on disait film d’horreur!
Si si je vais me faire frapper et haïr mais ce village est plus proche d’un film comme Frontières, de La Colline à des Yeux des ce bon vieux Wes ou même d’un des premiers Jason ou Halloween.
Oui je sais il est marqué Thriller et c’est un roman mais moi je l’ai lu comme un livre d’horreur qui aurait eu sa digne place dans la collection Epouvante de Pocket ( mais si les poches Rouge et Noir!)
Il est flippant ce bouquin, il est effrayant et horrible! et puis la fin…
Il a le sens du rythme et de l’angoisse le David, il sait construire son histoire étapes par étapes de manière à faire monter l’angoisse, à nous tenir en haleine.
Il ne fait pas dans la parlotte inutile, il ne fait pas non plus dans le sanglant trash inutile.
Ses personnages sont taillés au fusain, croqué avec rapidité et justesse afin qu’on les comprenne. Ses scènes de violences ou de barbarie sont justes esquissées, nous laissant les imaginer et les développer en fonction de notre sensibilité.
C’est du violent, c’est du flippant; c’est sale et horrible, c’est effrayant et stressant; c’est monstrueusement bien écrit et tendu comme écriture.
A se chier dessus…mais que c’est bon!

Etoile Morte Ivan Zinberg Editions Critic par le corbac

Comment te dire à toi l’ex-ado pré-pubère que nous avons tous été…Comment te dire à toi je jeune adulte queutard en quête de sexe que nous avons tous été…Comment te dire à toi le vieux con frustré dans son canapé avec son clébard et son clebs…
Comment te dire? Avec mes mots? Simplement?
Ok
Les femmes ne sont pas de la viande. Les femmes ne sont pas des objets de salubrités personnelles ni objets à fantasmes.
Une femme ça se câline et ça se dorlote. Une femme ça se protège et ça mérite toute ton attention, ta tendresse, ton amour et ta passion.
Une femme c’est beau. Une femme ça te promet monts et merveilles, des châteaux en Espagne qu’elle ne construirait que pour toi! Une femme elle déplacerait des montagnes pour que le soleil te touche sans que t’aies à bouger ou à l’inverse pour que tu crames pas.
Une femme c’est beau et ça mérite d’être aimé pour elle…pas pour son cul, ses seins et tous les fantasmes de gros porcs lubriques que tu imagines quand tu la croises dans un supermarché, sur le trottoir, à la sortie de l’école. Non une femme ça ne mérite pas qu’on s’acharne sur elle pour assouvir de simples désirs et bas-instincts animaux; pour qu’on l’utilise dans de sales jeux pour adultes dégénérés en manque de sensations.
Non une femme il faut la respecter et l’aduler, l’adorer ou sinon…tu vas morfler!
Voilà ce que nous apprend Ivan dans son roman Etoile Morte!
Comment il fait? Il utilise deux enquêtes parallèles: celle d’un duo de flics et celle d’un journaliste people en plein crise de conscience. Et puis pour l’intrigue…ben tu coupes ton poste de télé, tu t’installes sur ton canapé et tu lis son bouquin.