Le saloon des derniers mots doux ,Larry McMurtry,Gallmeister

On ne présente plus Larry McMurtry et je serai bien en peine de le faire puisque c’est la première fois que je le lis (je sais, je sais) et que même si ce roman n’est pas visiblement représentatif de l’œuvre du Texan, je me suis vraiment régalé avec ce bouquin, véritable antidote, pour moi, au malheur poissant ambiant.

« Fin XIXe siècle, Long Grass, presque dans le Kansas mais pas tout à fait. Presque aussi dans le Nouveau-Mexique mais pas tout à fait. Wyatt Earp et Doc Holliday sont, certes, des cow-boys mais plus tout à fait. Ils observent leur monde qui s’échappe : s’ils dégainent, c’est pour rater toutes les cibles, alors ils se tirent dessus avec des balles à blanc pour se donner en spectacle. Le bétail part en cavalcade, les femmes demandent les hommes en mariage et dressent les mustangs, on poursuit des Indiens pour ne pas perdre la main… Dans ce monde à l’envers, les deux amis errent de ville en ville, une enseigne Saloon sous le bras, avec l’espoir de l’accrocher dans un lieu où ce mot aurait encore un sens. »

Cet extrait de la quatrième de couverture donnerait à penser que l’on a affaire ici à un bouquin nostalgique, crépusculaire et si on sent bien dans les propos comme dans les réflexions l’annonce de la fin d’une époque qui semble bien proche, on a avant tout ici une magnifique comédie.

McMurtry, avec un Enorme talent d’écrivain, refait la légende de deux géants de l’Ouest messieurs Wyatt Earp et Doc Holliday, héros d’une Amérique blanche victorieuse qui sera ensuite immortalisée, glorifiée par « Buffalo Bill » Cody dans son show « Buffalo Bill’s Wild West », premier exemple de l’Histoire d’exportation de culture de masse « puante » des USA vers l’Europe.

 

McMurphy qui a écrit le scénario de « Brokeback Mountain » ainsi que la suite « Lonesome Dove » connait bien l’Ouest et c’est vraiment à une réjouissante histoire à laquelle il nous convie tant il a la dent dure avec ces mythes. Earp, dans le bled où ils se morfondent, vit quasiment aux crochets de ses frères et de sa femme, est bien souvent bourré et aime bien cogner son épouse de temps en temps et Doc Halliday, l’arracheur de dents est très irascible au point de tirer sur des noirs qui avaient eu l’outrecuidance de se baigner dans son coin favori. Ca casse bien, on est très loin des images hollywoodiennes et tout cela vous est servi sur un ton ironique avec une plume de tout premier ordre.

Sinon, la vie est morne à Long Grass, à peine troublée par les taquineries des Indiens dont on reconnaît la signature aux mutilations et sévices infligés aux prisonniers. Et voilà nos deux futurs héros, pour l’instant piètre homme de loi pour l’un et dentiste pour l’autre mais tous deux bien ploucs, machos et alcoolos dans l’attente d’aventures qui vont démarrer avec l’arrivée d’une autre légende Buffalo Bill Cody dans un costume d’imprésario et plus dans celui d’affameur des tribus indiennes. Il engage nos deux zozos pour ses guignolades à Denver et c’est parti pour de belles aventures racontées avec humour mais aussi amour et tendresse. Du grand art et un accent mis sur le matriarcat de cette société remettant en cause la soit-disante domination des hommes dans l’Ouest avec des personnages de femmes très fortes.

La fin du roman finira de défoncer l’image de nos deux gaillards avec cette apothéose du fameux duel de O.K. Corral à Tombstone en Arizona grâce auquel ils sont rentrés dans l’Histoire comme les preux héros de la plus belle fusillade de la conquête de l’Ouest mais  la version de McMurtry vous paraîtra nettement moins glorieuse que celle tournée par Hollywood.

Beau roman qui plaira à un public très large mais avant tout amoureux de l’histoire américaine et de tous ses mythes.

Charmant.

Wollanup.

 

 

 

 

 

LA VOIE DES MORTS de Neely Tucker, Série Noire

Traduction : Alexandra Maillard.

Et voici donc la dernière Série Noire d’une année 2015 qui aura été exceptionnelle par la qualité des romans français proposés qui auront fait oublier le peu de romans ricains proposés. Marpeau, Gauthier, Bronnec, Raizer, Manotti, Pouy, avec leur talent débutant ou franchement établi ont contribué à cette magnifique pyrotechnie où auront brillé de mille feux, chacun à sa manière si différente, les deux monuments PUKHTU de DOA et UNE PLAIE OUVERTE de Pécherot, une bien belle année juste un peu ternie par les facéties graphiques des couvertures des romans. D’abord alignés à droite de manière assez surprenante, les titres ont finalement trouvé leur légitime place dans des compositions plaisantes à la rentrée tandis que la folie éditoriale s’attaquait non plus à la forme des titres mais à leur fond. Nommer le dernier roman de Nesbo « le fils » alors que ce titre évoque irrésistiblement le récent chef d’œuvre de Philipp Meyer ne m’a pas semblé judicieux et… bien flatteur pour un Nesbo qui, il est vrai, ne fait pas partie de mes romanciers préférés, loin de là, mais là n’est pas le sujet. Bon, on souhaite bonne chance à la cuvée 2016 dont j’attends encore monts et merveilles : la suite de DOA et des « Brillants », le « Rural noir » de Benoît Minville qui se met une pression énorme avec un titre qui sonne comme un hommage à Daniel Woodrell, le retour du Suisse Frédéric Jaccaud dont les deux romans parus à la SN « La nuit » et « Hécate » m’avaient terriblement ébranlé et épaté ainsi que le retour du grand maître Lawence Block avec Scudder, enfin espérons quoique des histoires de Keller, c’est bien aussi…

Neely Tucker, journaliste au Washington Post, a couvert le 11-septembre, le tsunami de 2004 et de nombreuses affaires judiciaires et pour son premier roman a choisi de mettre en scène un héros, lui-même reporter Sully Carter qui, par la parenté avec son propre nom Neely Carter, peut donner à penser que Sully est une version fantasmée de Neely.

« Sarah Reese, la fille d’un puissant juge de Washington, est retrouvée assassinée dans un taudis. Lorsque la police arrête rapidement trois adolescents noirs, le journaliste Sully Carter, ancien correspondant de guerre à la dérive, soupçonne que cette affaire dissimule bien d’autres implications. La mort de Sarah pourrait être liée à une série de crimes non élucidés – crimes pour lesquels la police a fait preuve de beaucoup moins de zèle…
Alors que la population réclame au plus vite la condamnation des coupables, Carter recherche la vérité, subissant des pressions de la part de la police, des représentants officiels du pouvoir, et même de ses propres patrons… »

Neely picole au petit dej, mène une vie bien dissolue, a des fréquentations peu recommandables, est peu apprécié de sa hiérarchie mais est aussi un homme de devoir, opiniâtre montrant beaucoup d’intérêt et de compassion pour les oubliés du rêve américain de la capitale Washington. Alors dire que Pelecanos ne sera plus la seule voix du polar à Washington est un peu rapide mais il faudra suivre de près cet auteur dont le roman très addictif laisse entrevoir une belle carrière tant « la voie des morts » m’a fait la même bonne impression que « Un dernier verre avant la guerre » de Lehane. Quand on sait que l’auteur de Boston a ensuite commis le grand et flippant « Ténèbres, prenez–moi la main », on ne peut attendre la suite qu’avec une certaine impatience.

Tiré d’une histoire vraie datant de la fin des années 90, sans être génial, « la voie des morts » montre que l’auteur sait écrire, distiller avec malice son suspense, évoquer les inégalités, montrer les pressions politiques. Il n’y a rien de franchement nouveau dans ce roman, Price et Pelecanos montrent bien mieux les inégalités présentes encore dans la société américaine avec le délit de sale gueule, la justice à plusieurs vitesses, rien de neuf mais c’est bien écrit, un vrai page turner avec un héros, malgré quelques clichés, sympathique en diable.

A suivre !

Wollanup.

 

Nouvelle page sur le site….et festival à Vienne ce Week

A ceux qui n’ont pas les yeux en face des trous, il y a du nouveau là

http://www.unwalkers.com/editions-unwalkers/

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sinon ce week à Vienne il y a cela.

 

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Lundi 16 Novembre 2015… Seul le Sang de l’Encre doit couler !

Après les événements tragiques et indescriptibles de ce week-end, vous êtes nombreux à nous demander si SANG D’ENCRE a bien lieu…

Annuler cet événement (en particulier un festival du polar !) serait donner raison à ces barbares. En tant que Maison des Jeunes et de la CULTURE, nous devons être plus fort.

Alors plus que jamais nous vous donnons rendez-vous à la Salle des Fêtes de Vienne ce week-end pour montrer, tous ensemble, que La Culture, qui a été meurtie vendredi, est toujours debout. Après le deuil, place à LA REVOLTE CULTURELLE… A SAMEDI !

MORT A TOUS LES ETAGES de Duane SWIERCZYNSKI, rivages noir

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« Comment réagiriez-vous si vous étiez convoqué par un samedi matin estival bien étouffant à un « manager’s meeting » de votre service, au 36è étage d’un gratte-ciel de Philadelphie ? Pourtant, ce n’est encore rien : sitôt les sept « collaborateurs » regroupés en salle de réunion, avec cookies et jus d’orange, le patron leur explique que les issues de secours sont condamnées au gaz sarin, les ascenseurs hors-service et les téléphones brouillés. Soit ils boivent le jus d’orange empoisonné et ils s’endormiront tranquillement, soit ils seront abattus. Décidément, le week-end commence mal ! »

Que l’on me foudroie si je ne dis pas toujours la vérité !!!!

hum…. C’est quoi ce putain d’orage qui arrive là ?……….

Trêve d’ânerie, cet auteur ne fait que du bon, ….l’orage s’en va !!!

Un auteur qui ne s’enferme pas dans un genre et qui nous surprend à chaque livre, par la qualité de tout, trame, écriture, maitrise des chapitres et cet humour….En prime on a droit à quelques dessins superbes.

Datant de 2008, ce livre est un pur « entertainment », mais finement pensé,les surprises vont bon train, avec un final digne d’un des meilleurs films d’Alfred Hitchcock. La 4eme de couv, ne nous fait qu’entrapercevoir, la trame. L’auteur joue avec nos nerfs et nous met le feu aux yeux, le cerveau lui risque de déconnecter tellement il maitrise la trame. Tu en veux de l’action, tu en veux un livre qui dépote, qui te retourne le cerveau tout en te faisant marrer ?

Y A KA FAUT KON

Ceux qui connaissent l’auteur l’ont surement déjà lu, les autres go, des livres comme cela, on n’en a pas souvent,

TRAVAILLER TUE! de Yvan Robin, éditions LaJouanie

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« Hubert Garden est chargé de faire respecter les consignes et procédures de sécurité dans une société de travaux public. Son quotidien : s’assurer que les ouvriers portent les tenues adéquates, que les chefs de chantiers n’embauchent pas en douce des clandestins, que les conducteurs d’engins emploient les bon matériels au bon moment… Un job largement dans les cordes de cet ingénieur surmené, à la vie privée chaotique et morose. Sauf que les accidents se succèdent sans qu’il y puisse grand-chose.

Est-ce sa faute si un grutier utilise une sangle hors norme qui en rompant sous la charge écrase un ouvrier ? Est-il responsable de l’éclatement d’un pneu, fatal au chauffeur d’un trente huit tonnes ? Oui, décrète injustement son supérieur, qui le punit d’une mutation infamante. Hubert va se retrouver technicien, confiné au siège. Adieu le poste de cadre et le salaire qui lui permet de faire construire son home sweet home. »

Le retour d’un auteur que j’avais adoré, cela fait du bien surtout quand il revient avec un excellent livre que l’on va ranger juste à coté de celui de Marin Ledun, « Les visages écrasés ».

Et oui, excellent état des lieux du monde du travail ici dans le BTP, et sur notre société marchande et capitaliste qui nous forme, nous déforme et nous broie. Qui nous façonne, il te faut une belle voiture le dernier écran plat, une belle maison, un job qui gagne même si tu y passes ta vie, dans les 2 sens…

Un bon coup de poing dans la gueule ce livre, ça remets en place !!! On peut après cette lecture regarder la vie d’une autre manière.

Entre douce ironie et insupportable cynisme suivons le héros dans sa vie professionnelle et dite normale…..

Cadre 5eme échelon, dans les service de prévention sur les chantiers, Hubert est entrain doucement de péter un câble, de sauveur de vie, il risque dur de faire l’inverse. On découvre avec joie le monde du BTP, enfin cache ta joie. Pour bosser souvent avec, …… hum bref !!! Yvan robin le fait bien je n’en rajoute pas.De toute manière cette trame peut se poser de partout, dans n’importe qu’elle branche de job. Notre héros descendu de son piédestal pour avoir oublié un rendez vous en autres, va burn outter!!!!!, je sais ce mot n’existe pas, allez me chercher le petit ou le gros Robert, mouarf.

Et c’est donc parti pour une série d’accidents. Totalement amoral, il faut avoir les couilles bien burnées pour ce livre, certains passage risquent d’être durs à affronter, je dis une paire de couilles, mais je pense aussi à vous Mesdames, mais je n’ai pas l’expression pour….

Si vous avez une idée la gent féminine je suis preneur …..

TANT DE CHIENS de Boris Quercia, Editions asphalte

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Tant de chiens

Boris Quercia

Traduit de l’espagnol (Chili) par Isabel Siklodi.

Vient de paraître (novembre 2015)

Encore une mauvaise période pour Santiago Quiñones, flic à Santiago du Chili. Son partenaire Jiménez vient de mourir au cours d’une fusillade avec des narcotrafiquants. Pire encore, le défunt semble avoir été mêlé à des histoires peu claires, et il avait les Affaires internes sur le dos.
Par curiosité autant que par désoeuvrement, Santiago commence à mener l’enquête, et il retrouve une jeune femme qu’il connaît bien, Yesenia. Tous deux ont grandi dans le même quartier avant que leurs chemins se séparent. Entretemps, Yesenia a connu l’enfer : séquestrée et violée par son beau-père, elle ne vit plus que pour se venger. Au nom de leur amitié passée, elle va demander à Santiago d’abattre son bourreau…

Hardboiled comme on en lit rarement, sauvage, solide, des pourris à tous les étages,magnifique, les nord américains peuvent se rhabiller, le genre est repris de main de maître  par le Sud. Et oui les ricains inventeurs du genre, ne sont plus de taille. Des le début des premières lignes on est dans l’action et les emmerdes pour notre flic, emmerdes qui vont aller crescendo.L’auteur bait l’archétype du personnage hardboiled, solitaire, couple qui se disloque, et entraîné dans une situation qui le dépasse, et dont on ne voit pas comment il peut s’en sortir. Beaucoup beaucoup d’action dans ce roman, ça flingue à tout va, mais l’auteur  regarde aussi son pays avec amour, mais son regard est aussi désabusé devant  » la machine à broyer la viande. Nous boirons, nous mangerons chilien; nous vivrons le temps de ce livre au Chili à 1 000 klm à l’heure. Une expérience singulière, violente, mais excellemment faite.

Un des meilleurs livres qu’a sorti Asphalte  ces derniers temps…

TENEBRES TENEBRES de John Harvey, Rivages Thriller

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Dans cette douzième et ultime aventure de Charlie Resnick, personnage emblématique qui a conquis un large public sur deux décennies, John Harvey se confronte à un événement majeur de l’histoire sociale de la Grande-Bretagne: la grève des mineurs de 1984. La découverte du cadavre d’une femme qui avait disparu pendant la grève remet l’inspecteur Charlie Resnick en scène et l’amène à se confronter à son passé de jeune flic. Trente ans plus tôt, Resnick était en première ligne en tant que policier chargé de la surveillance des grévistes. Déjà, à l’époque, son sens moral avait été mis à mal par les méthodes employées contre les mineurs. Aujourd’hui, c’est un homme âgé et il se souvient… Une histoire poignante qui s’achèvera sur des notes de Thelonious Monk. 

Ouch…. on a beau approcher de la cinquantaine, avoir suivi ce qui se passait en Angleterre pendant le règne Thatcher, ce livre fait mal et nous surprend encore….

Quelle écriture belle et mélancolique pour une enquêté qui est  un cold case pour la fin des aventures de Resnick, mais pas que…
Livre magistrale, finissant une série….

La découverte d’un corps de plus de 30 ans va ramener l’inspecteur à la retraite en service et dans un douloureux passé.Lucidité du regard de Resnick sur la vie, sa vie,  avec un postface impressionnant de l’auteur sur son héros.Simplicité et beauté des mots à travers une simple histoire de meurtre qui devient un vrai labyrinthe au fils des pages et des personnages très bien décrient. John Harvey à un croisement nous fait prendre des routes  toutes différentes, pour  mieux nous tenir en haleine, mais aussi paradoxalement nous perdre. La ou les résolutions sont surprenantes, impossible de voir venir ce final, final magistral pour un héros du même acabit.On laisse aussi Catherine qui accompagnait l’inspecteur depuis un temps.C’est un livre grave, qui dégage de la tristesse de la mélancolie avec une putain d’histoire policière…..

Chapeau bas Monsieur l’auteur, quand on sait combien il est dur d’en finir avec un héros……

 

 

 

 

 

 

Aujourd’hui aucune publication

Après facebook c’est mon tour, pas le goût

on se retrouve demain avec le dernier John Harvey

AAARG 2 BD et un appel à soutien

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Strictly Criminal (Black Mass) de Dick Lehr et Gérard O’Neill chez Hugo.doc

« La véritable histoire de Whitey Bulger, le criminel le plus violent de l’histoire de Boston, qui est devenu un informateur du FBI pour détruire une famille Mafia qui menaçait son territoire.

Whitey Bulger, le chef du gangs Winter Hill, auteur de 19 meurtres a été arrêté le 22 Juin 2011, après une chasse à l’homme de 16 ans, il avait 81 ans.

Mais Black Mass, c’est l’histoire d’une amitié entre deux gosses perdus des quartiers défavorisés de Boston, John Connoly et James  » Whitey  » Bulger, tous deux d’origine irlandaise. Connoly est devenu flic, Bulger voyou. Après une peine purgée à Alcatraz pour vol de 1956 à 1959, Whitey Bulger va mettre Boston à sa botte en exécutant tous ceux qui se dressent sur son passage et devenir le parrain incontesté de Boston. Bulger va alors passer un pacte avec son copain Connoly, il donne des infos au FBI sur gangs rivaux en échange de sa tranquilité.

Mais avec le temps, la ligne de partage entre le bien et le mal va devenir floue et la criminalité ne cessera d’augmenter à Boston ville du trafic de drogue, du racket et du meurtre. La ville est devenue un lieu où les bons étaient méchants et les méchants étaient des cauchemars.

Prévenu par Conoly que les Fédéraux vont l’arrêter, Whitey Bulger entame une cavale avec sa compagne qui va durer 16 ans. En novembre 2013, il est condamné à la prison à vie. C’est lui qui a inspiré le personnage incarné par Jack Nicholson dans le film Les Infiltrés de Martin Scorsese. »

La sortie du film BLACK MASS est prévue en octobre 2015.

Aye !!! on ne ressort pas indemne d’un livre doc, de ce genre, quoi la police, quoi ? Jusqu’où la collusion peut elle aller entre indics et flics ?

On pensera fortement à Michel Neyret que l’on peut ou pouvait croiser dans les bars par chez nous….et on sera indulgent….au vue du livre qu’on vient de se taper

Superbe couverture déjà, édition remis à jour, joli travail que cette maison d’éditions a fait.

Après bienvenue à l’asile. Ce livre remets nos convictions au placard, et soulève des tonnes de questions ? Questions insolubles … ? Je n’en sais rien, mais il y a la limite à ne pas franchir que John et Morris ont allégrement franchie.

C’est formidablement et subtilement bien écrit, pour un doc, pas chiant, c’est comme un polar de haut vol avec beaucoup de suspense on le dévore pour savoir le fin mot…de cette horrible histoire…..

Attention c’est largement meilleur que les trois derniers romans de Denis Lehane qui ont à peu prés le même sujet. En un seul livre vous avez de quoi voyager en première classe direction l’enfer, et la vraie vie….

Avec le recul, si dans ma première impression j’étais dégouté par ce livre amoral, j’en reviens. Qui suis je pour juger si vite, qu ‘aurai je fait moi grande gueule assis derrière mon livre ?

Ce livre est un coup de cœur, moi qui ait horreur des documentaires, ces 2 écrivains m’ont prouvé qu’on pouvait en faire un superbe polar

merci à une de mes ADP favorites la chère Anne B. qui pense toujours à moi pour les bon livres