TANT DE CHIENS de Boris Quercia, Editions asphalte

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Tant de chiens

Boris Quercia

Traduit de l’espagnol (Chili) par Isabel Siklodi.

Vient de paraître (novembre 2015)

Encore une mauvaise période pour Santiago Quiñones, flic à Santiago du Chili. Son partenaire Jiménez vient de mourir au cours d’une fusillade avec des narcotrafiquants. Pire encore, le défunt semble avoir été mêlé à des histoires peu claires, et il avait les Affaires internes sur le dos.
Par curiosité autant que par désoeuvrement, Santiago commence à mener l’enquête, et il retrouve une jeune femme qu’il connaît bien, Yesenia. Tous deux ont grandi dans le même quartier avant que leurs chemins se séparent. Entretemps, Yesenia a connu l’enfer : séquestrée et violée par son beau-père, elle ne vit plus que pour se venger. Au nom de leur amitié passée, elle va demander à Santiago d’abattre son bourreau…

Hardboiled comme on en lit rarement, sauvage, solide, des pourris à tous les étages,magnifique, les nord américains peuvent se rhabiller, le genre est repris de main de maître  par le Sud. Et oui les ricains inventeurs du genre, ne sont plus de taille. Des le début des premières lignes on est dans l’action et les emmerdes pour notre flic, emmerdes qui vont aller crescendo.L’auteur bait l’archétype du personnage hardboiled, solitaire, couple qui se disloque, et entraîné dans une situation qui le dépasse, et dont on ne voit pas comment il peut s’en sortir. Beaucoup beaucoup d’action dans ce roman, ça flingue à tout va, mais l’auteur  regarde aussi son pays avec amour, mais son regard est aussi désabusé devant  » la machine à broyer la viande. Nous boirons, nous mangerons chilien; nous vivrons le temps de ce livre au Chili à 1 000 klm à l’heure. Une expérience singulière, violente, mais excellemment faite.

Un des meilleurs livres qu’a sorti Asphalte  ces derniers temps…

TENEBRES TENEBRES de John Harvey, Rivages Thriller

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Dans cette douzième et ultime aventure de Charlie Resnick, personnage emblématique qui a conquis un large public sur deux décennies, John Harvey se confronte à un événement majeur de l’histoire sociale de la Grande-Bretagne: la grève des mineurs de 1984. La découverte du cadavre d’une femme qui avait disparu pendant la grève remet l’inspecteur Charlie Resnick en scène et l’amène à se confronter à son passé de jeune flic. Trente ans plus tôt, Resnick était en première ligne en tant que policier chargé de la surveillance des grévistes. Déjà, à l’époque, son sens moral avait été mis à mal par les méthodes employées contre les mineurs. Aujourd’hui, c’est un homme âgé et il se souvient… Une histoire poignante qui s’achèvera sur des notes de Thelonious Monk. 

Ouch…. on a beau approcher de la cinquantaine, avoir suivi ce qui se passait en Angleterre pendant le règne Thatcher, ce livre fait mal et nous surprend encore….

Quelle écriture belle et mélancolique pour une enquêté qui est  un cold case pour la fin des aventures de Resnick, mais pas que…
Livre magistrale, finissant une série….

La découverte d’un corps de plus de 30 ans va ramener l’inspecteur à la retraite en service et dans un douloureux passé.Lucidité du regard de Resnick sur la vie, sa vie,  avec un postface impressionnant de l’auteur sur son héros.Simplicité et beauté des mots à travers une simple histoire de meurtre qui devient un vrai labyrinthe au fils des pages et des personnages très bien décrient. John Harvey à un croisement nous fait prendre des routes  toutes différentes, pour  mieux nous tenir en haleine, mais aussi paradoxalement nous perdre. La ou les résolutions sont surprenantes, impossible de voir venir ce final, final magistral pour un héros du même acabit.On laisse aussi Catherine qui accompagnait l’inspecteur depuis un temps.C’est un livre grave, qui dégage de la tristesse de la mélancolie avec une putain d’histoire policière…..

Chapeau bas Monsieur l’auteur, quand on sait combien il est dur d’en finir avec un héros……

 

 

 

 

 

 

Aujourd’hui aucune publication

Après facebook c’est mon tour, pas le goût

on se retrouve demain avec le dernier John Harvey

AAARG 2 BD et un appel à soutien

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Strictly Criminal (Black Mass) de Dick Lehr et Gérard O’Neill chez Hugo.doc

« La véritable histoire de Whitey Bulger, le criminel le plus violent de l’histoire de Boston, qui est devenu un informateur du FBI pour détruire une famille Mafia qui menaçait son territoire.

Whitey Bulger, le chef du gangs Winter Hill, auteur de 19 meurtres a été arrêté le 22 Juin 2011, après une chasse à l’homme de 16 ans, il avait 81 ans.

Mais Black Mass, c’est l’histoire d’une amitié entre deux gosses perdus des quartiers défavorisés de Boston, John Connoly et James  » Whitey  » Bulger, tous deux d’origine irlandaise. Connoly est devenu flic, Bulger voyou. Après une peine purgée à Alcatraz pour vol de 1956 à 1959, Whitey Bulger va mettre Boston à sa botte en exécutant tous ceux qui se dressent sur son passage et devenir le parrain incontesté de Boston. Bulger va alors passer un pacte avec son copain Connoly, il donne des infos au FBI sur gangs rivaux en échange de sa tranquilité.

Mais avec le temps, la ligne de partage entre le bien et le mal va devenir floue et la criminalité ne cessera d’augmenter à Boston ville du trafic de drogue, du racket et du meurtre. La ville est devenue un lieu où les bons étaient méchants et les méchants étaient des cauchemars.

Prévenu par Conoly que les Fédéraux vont l’arrêter, Whitey Bulger entame une cavale avec sa compagne qui va durer 16 ans. En novembre 2013, il est condamné à la prison à vie. C’est lui qui a inspiré le personnage incarné par Jack Nicholson dans le film Les Infiltrés de Martin Scorsese. »

La sortie du film BLACK MASS est prévue en octobre 2015.

Aye !!! on ne ressort pas indemne d’un livre doc, de ce genre, quoi la police, quoi ? Jusqu’où la collusion peut elle aller entre indics et flics ?

On pensera fortement à Michel Neyret que l’on peut ou pouvait croiser dans les bars par chez nous….et on sera indulgent….au vue du livre qu’on vient de se taper

Superbe couverture déjà, édition remis à jour, joli travail que cette maison d’éditions a fait.

Après bienvenue à l’asile. Ce livre remets nos convictions au placard, et soulève des tonnes de questions ? Questions insolubles … ? Je n’en sais rien, mais il y a la limite à ne pas franchir que John et Morris ont allégrement franchie.

C’est formidablement et subtilement bien écrit, pour un doc, pas chiant, c’est comme un polar de haut vol avec beaucoup de suspense on le dévore pour savoir le fin mot…de cette horrible histoire…..

Attention c’est largement meilleur que les trois derniers romans de Denis Lehane qui ont à peu prés le même sujet. En un seul livre vous avez de quoi voyager en première classe direction l’enfer, et la vraie vie….

Avec le recul, si dans ma première impression j’étais dégouté par ce livre amoral, j’en reviens. Qui suis je pour juger si vite, qu ‘aurai je fait moi grande gueule assis derrière mon livre ?

Ce livre est un coup de cœur, moi qui ait horreur des documentaires, ces 2 écrivains m’ont prouvé qu’on pouvait en faire un superbe polar

merci à une de mes ADP favorites la chère Anne B. qui pense toujours à moi pour les bon livres

 

 

Fuck off et de la compassion aux victimes

lâches

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Attention arnaque l’album de Kurt Cobain

une mouise pour vous faire débourser votre fric

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R.I.P. Philthy Animal Taylor et merde…

bonne nouvelle

https://web.archive.org/web/20150927212849/http://www.unwalkers.com/

tout est là, les archives du site … hé hé hé

on remercie Tannhäuser

yeahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh

 

 

Night Train par Nick Tosches, chez Rivages oldies…

 

«Le corps fut retourné et gisait face contre la table d’autopsie en métal. C’est là que le coroner les vit : des marques de coups de fouet, couleur cuivre, anciennes et délavées, comme on les imaginerait sur le corps d’un esclave brutalisé. Dire que Charles Liston avait été un esclave serait réduire une vie d’homme à un euphémisme bas de gamme. Et pourtant, ces cicatrices sur son dos n’étaient rien comparées à des blessures plus profondes, de celles qu’aucun coroner ne verrait jamais…» Ainsi commence cette biographie de Sonny Liston, que Nick Tosches définit comme «le plus redoutable des hommes, le plus invincible des boxeurs poids lourds». Devenu champion du monde des poids lourds en 1962, Liston semblait avoir alors exorcisé son passé de fils d’esclave, d’homme de main de la pègre, de forçat condamné pour vol à main armée. Il s’était frayé un chemin jusqu’au sommet, et ceux qu’il affrontait sur le ring disaient que personne ne pouvait l’arrêter. Sonny, de son côté, savait qu’il en était autrement. Ses liens avec la pègre, sa violence provoquée par l’alcool, en avaient fait un champion craint mais impopulaire. Et lorsqu’il perdit son titre face à Muhammad Ali, presque sans combattre, tout le monde à commencer par lui eut l’air de s’en moquer. Seules les circonstances mystérieuses qui entourèrent sa mort allaient provoquer un regain d’intérêt pour l’homme qui était déjà descendu aux Enfers depuis longtemps. « Un livre fantastique sur une vie qui a commencé dans les ténèbres et n’a cessé de s’y enfoncer jusqu’à ce que la mort devienne la seule lumière possible.
Nick Tosches est un écrivain extraordinaire. » (Hubert Selby Jr.)

 

 

 

Je surenchéris, Nick Tosches est un des derniers grands écrivains vivant. Le seul à posséder un regard lucide sur notre monde, et là ce sera sur Sonny Liston, et l’esclavage. Il trouvera même l’explication rationnelle de sa mort, qui est sujet à caution

L’esclavage donc, l’auteur va sortir des lieux communs qu’on a sur ce thème  et nous  faire un joli cours.

Hein !!! Aristote et ta théorie fumeuse de l’époque :

 

Il y a des êtres qui sont esclaves par nature et pour eux « l’esclavage est utile autant qu’il est juste. » L’autorité du maître sur l’esclave doit être juste car ce dernier est comme une partie de son corps : « entre le maître et l’esclave, quand c’est la nature qui les a faits tous les deux, il existe un intérêt commun, une bienveillance réciproque ; il en est tout différemment quand c’est la loi et la force seule qui les ont faits l’un et l’autre. » Le maître doit autant que possible laisser à un intendant le soin de commander à ses esclaves, afin de pouvoir se livrer à la vie politique ou à la philosophie, seules activités vraiment dignes d’un citoyen

Il aurait pu en parler donc à Sonny liston, que  l’on va suivre de la naissance à sa mort. L’esclavage lui il l’ a connu sous toutes ses formes, dès sa « tendre enfance ».

On va suivre le parcours de cet homme légendaire sans apriori aucun. Nick Tosches réalise encore un incroyable travail d’érudition, de vulgarisation, d’histoire, en écrivant sur cet homme. Un homme aux mains si grandes qu’il fallait lui faire faire des gants de boxe sur mesure. Un homme qui mettait tout le monde Knock out, la boxe et parfois le reste. C’est aussi l’histoire de la boxe, du sport et de son pendant avec la mafia.

Véritable plongée en apnée dans la noirceur, et de la tragédie d’un homme…