A la poursuite de Leia de Marius Faber, aux éditions du TOUCAN

Écrit à la première personne, c’est un bon roman policier et d’aventure que nous tenons, là le roman spécial été, sans vulgarisme aucun. Pas un roman, de gare, mais un roman distrayant dans toute la finalité de ce mot.

2crit avec un large sens de l ‘humour, et parfois politiquement incorrect, on va suivre les aventures de notre héros à travers une partie du monde.

Un homme qui a perdu sa femme, perdu dans le sens disparu avant le mariage. Dans une île Française. En cherchant bien, et avec son « Tonton », un remake de son histoire se passe un an après.

Plongé directement dans la bain, sans temps mort, mis à part l’humour omniprésent, on est parti pour une belle balades en moto, avec virages assez serrés.

Ecriture fluide, chapitre assez courts, l’idéal pour un one turn over page

C’est un livre assez volumineux, on aurait pu le scinder en deux livres, il existe donc deux parties,

Une premier partie où on fait connaissance avec l’histoire, et qui va à 200 à l’heure une fois le bolide lancé, puis, une deuxième, plus sombre, plus dure !!! Avec du politiquement incorrect….le choc des cultures, par exemple, qui m’a un peu….mais je suis passé au-dessus. Un lieu commun assez désagréable quand même….

Sinon, cela me fait penser à du Fréderic Dard parfois, un bon roman d’été, bien mené, malgré quelque grosses ficelles…

Pierre et Leia sont partis en voyage sur l’île de Saint-Martin, aux Antilles. Lors de leur dernière soirée, ils se disputent et repartent chacun de leur côté à l’hôtel. Mais Leia ne rentre pas, ni le soir ni le lendemain. Fou d’inquiétude, Pierre alerte la police et toutes les autorités consulaires. Rien. « Disparition inquiétante ».

Demeuré sur place le plus longtemps possible pour faire en sorte que les autorités restent mobilisées, Pierre doit se rendre à la dure réalité au bout de quelques semaines : aucun indice n’a été trouvé, aucune piste, aucun suspect.

Quand, un an plus tard, il apprend qu’une autre jeune femme de ses connaissances a disparu à Saint-Martin, la coïncidence est impossible : le point commun aux deux affaires, c’est bien lui. Pierre décide de repartir sur place pour chercher par ses propres moyens, sans en avertir la police.

Et cette fois, il obtient des informations qui pourraient constituer un début de piste…

 

Hammett , trois livres, une vie, un homme singulier

On a l’impression d’en fin avec ces trois livres, la fin d’un auteur. Et c’est pourtant l’inverse qui s’en dégage , la découverte d’un homme. Un homme qui n’a rien laché, surtout en période Mccartysme…

J’ai feuilleté le premier livre, j’y ai vu de belles lettres, de l’imagination, je vais m’y plonger

celui là est en cours de lecture

pareil que le suscité, à lire

Sweetgirl de Travis Mulhauser, chez autrement by Chris OnTheRoadAgain

 

Une tempête de neige fait rage dans le Michigan.

Percy une jeune fille de 16 ans y vit avec sa mère Carletta .Une vie bien particulière dans cette contrée peu hospitalière où la Meth et ses dealers foisonnent.Un fléau incurable qui sévit et détruit les familles .La méth ça te bouffe la cervelle te transforme en légume ou en bête sauvage . Carletta est accro à la meth ,les rôles s’inversent dans leur foyer, Percy se retrouve à veiller sur sa mère .
« Carletta avait la manie de nier certaines réalités pour embellir sa vie, ce qui était pour elle une façon de s’en sortir, mais surtout une autre sorte de mensonge .  »
Et quand sa mère disparait,elle part à sa recherche et affronte la tempête .Sur son chemin,une découverte inacceptable va l’emmener dans une aventure de dingue,pourchassée par la pire espèce humaine .

1

« Il inspira, souffla. Il ferma les yeux et quand il fît feu,le coup ne fût pas un instrument de vengeance ou de rédemption, un acte de haine envers lui-même ou de martyre,mais seule la vérité crachée par un canon lisse ,lestée de chevrotine et de lucidité.  »
La seule chose qui l’importe ,sauver Lenna ce magnifique Bébé naît au plus mauvais endroit du coin .
« Quand j’ai senti sa petite main qui m’agrippait, mon cœur s’est arrêté de battre  »
À travers Percy, l’auteur Travis Mulhauser nous conte l’ histoire bouleversante d’une jeune fille forte, courageuse, impétueuse.Une course-poursuite infernale dans un froid glacial,aidée par le seul homme qui fît partie de sa vie comme un père. Ensemble ils affronteront ces loups qui les poursuivent et tenteront ce sauvetage au péril de leur vie.Un roman âpre, au style épuré, sans fioriture et pourtant débordant d’émotions.Un conteur de talent. Un magnifique roman noir ,où l’amour et l’espoir illuminent cette noirceur .
img_0063

« Maman m’aimait. Je le savais . Elle m’aimait comme Starr ne pourrait jamais m’aimer , mais il y avait longtemps , peut-être même depuis ce jour à sprink Lake, que son amour semblait mêlé d’une tristesse qui la rongeait. Son amour avait toujours été une souffrance et l’était encore. C’était à la fois le soleil qui m’avait porté et l’orbite sans fin autour de laquelle je tournais, craignant sa brûlure ».
Un premier roman impossible à quitter avant la dernière page et qui accompagnera vos pensées un long moment. Une belle découverte, un superbe moment de lecture, un joli coup de cœur pour cette nouvelle plume américaine.

2

À découvrir aussi Baby love de Joyce Maynard si vous avez aimé Sweetgirl…

3

Corinne Atlan, Japon, l’empire de l’harmonie, (éditions Nevicata, coll. L’âme des peuples, 9€) par Sébastien Raizer

 

CorinneAtlan

 

Immense traductrice (Murakami Haruki, Murakami Ryū, Hirano Keiichirō, pour ne citer que les plus connus en France – le Tokyo Decibels de Hitonari Tsuji vaudra une chronique particulière), cheville ouvrière des deux principales anthologies de haïkus et auteure de romans (Le cavalier au miroir, Le monastère de l’aube), Corinne Atlan a vécu une quinzaine d’années en Asie – et elle vient de s’installer à Kyōto, comme un « exil chez soi ».

Elle nous offre dans ce petit ouvrage à l’écriture poétique, précise, ciselée et très évocatrice, une part de son voyage personnel dans ce que l’on ne peut s’empêcher d’appeler « l’empire des sens ». Le récit est rapide, riche, savamment documenté et nuancé des subtiles émotions et sensations que ne manque pas de provoquer le Japon chez un Occidental.

« Je suis arrivée pour la première fois au Japon un jour de fin décembre. En découvrant cet hiver délicieusement autre, je me suis aussitôt sentie à la fois sur l’autre face de la lune et parfaitement dans mon élément », commence-t-elle.

La poésie et les ombres de Kyōto, les bouddhas et les kami (« esprits » shintō), l’Empereur en tant que symbole historique et maître du temps, les brumes du mont Fuji, le nucléaire, la démesure de Tōkyō, le Japon des marges : Corinne Atlan parvient en 90 pages à nous donner une notion à la fois claire et ineffable de ce qu’elle appelle « la conciliation des extrêmes » : l’empire de l’harmonie, donc.

Le récit est suivi de trois entretiens passionnants et très enrichissants, avec Pierre-François Souyri, l’un des meilleurs historiens européens spécialistes du Japon, avec la sociologue Mori Chikako et l’écrivain Hirano Keiichirō – une voix singulière dans la jeune littérature nippone – on y reviendra.

Japon, l’empire de l’harmonie se déguste comme un manjū (pâtisserie japonaise fourrée à la pâte de haricot rouge) accompagné de thé vert grillé. Merci. Merci.

 

 

Présentation de l’éditeur :

Les Japonais vivent au présent. Le temps glisse sur l’Archipel, emportant avec lui les joies comme les malheurs. Le tsunami de mars 2011, à l’origine du pire accident nucléaire de l’histoire, reste une plaie ouverte, mais le Japon, pugnace, regarde déjà ailleurs.

Ce pays est un art de vivre. Une société unique. Un écheveau de règles souvent tacites mais incontournables, qui font du quotidien un rituel bien réglé.

Qu’est-ce qu’être Japonais aujourd’hui, dans un pays vieillissant où la natalité ne cesse de décroître ? Comment concilier l’infini romantisme des pavillons d’or et d’argent de Kyōto et les émois décadents de Kabukichō, le quartier chaud de Tōkyō ? Comment évoquer le Japon de ce siècle sans comprendre que son dessein industriel et occidentalisé, se fracasse aujourd’hui sur la concurrence effrénée de la Chine, sur fond de surenchère nationalistes réciproques ?

Ce petit livre n’est pas un guide. C’est un décodeur. Il plonge le lecteur au cœur des traditions millénaires, pointe les transformations, souligne les fractures. Plus qu’un récit, un Japon vécu de l’intérieur, raconté au plus près de ses évolutions récentes.

Gansterland de Tod Goldberg, aux Editions Super 8

 

 

 

Immersion dans la mafia de Chicago et le reste, dans le talmud et le FBI Etonnant récit, loin de ce qu’on lit sur la mafia. C’est un roman très détaillé, très fournit sur les relations, entre la famille et l’institution policière. Sal assassin de la Cosa nostra, pète un plomb, un burn out…. brisant un sacro-saint principe avec les autorités fédérales…hé hé hé

Les réflexions acerbes de notre assassin qui va devenir Rabbin, sont omniprésentes, et à chaque fois font mouche. Entre  les chapitres consacrés à Sal interviennent aussi ceux de  l’agent Hopper. Un homme d’une normalité exemplaire…mouarf !!!

Roman assez initiatique surtout concernant la religion juive, on n’en sort très « culturé », sur comment tuer un homme aussi, cela reste un polar m’enfin…

Franchement il y avait fort fort longtemps que je n’avais pas lu un aussi bon livre mettant la mafia en scène…..L’auteur a dû passer du temps dans de la documentation. C’est très bien fourni, très bien expliqué comment marche cette mafia, propre à Chicago, au Minnesota, le Nevada et j’en passe.

Pas d’ennui au bout de ces pages en ce qui ‘a concerné, plutôt dévorer ce livre des très bonnes Editions super 8, que j’avais lâché un peu ces derniers temps. C’est donc avec grand plaisir que je vous recommande ce livre bourré d’humour, d’actions, et de renseignements divers….

Ne pensez pas à Rabi Jacob, non non et renon

Pensez-vous qu’un assassin peut se modifier à travers le talmud ?

Réponse dans le livre

 

 

Tueur à la solde de la mafia de Chicago, Sal Cupertine est ce qui se fait de mieux dans le genre : discret, redoutablement efficace et doté d’une mémoire hors norme, il ne laisse jamais la moindre trace derrière lui. Jusqu’au jour où une opération tourne mal – très mal. Après avoir été contraint d’éliminer trois agents du FBI, Sal quitte la ville, caché dans un camion réfrigéré. Sa carrière est terminée. À moins que…

LES COURSES de Russell WANGERSKY, Presses de la Cité

Livre détonnant dans la pluralité actuelle. Situé au Canda, on découvre le journal intime d’un homme à la vie banale, mais…..il y a toujours un mais, un collectionneur de…., listes de courses.

Chapitres racontant donc la vie de cet homme, puis aussi de deux flics acariâtres, et le journal intime d’une fille qui se  sent observé….

C’est un livre assez introspectif, qui  de part l’intrigue, sert aussi à dénoncer, une société. Après il faut bien s’accrocher à une telle lecture, être dans la tête d’un homme n’est pas toujours sain,  et  par d’ailleurs où l’auteur nous emmène t il ainsi ? Vers une fin……. mais quelle fin !!!!!

Impossible de parler plus de ce livre , très original, de par sa construction, son histoire, un tout, sans rien dévoiler de l’intrigue…

A découvrir, livre assez malsain

Traduit par Cécile Arnaud

Serez-vous le prochain sur la liste ?
Depuis le départ de sa femme, après dix-huit ans d’un mariage calamiteux, Walt, la cinquantaine légèrement bedonnante, vit seul. Pas d’amis, pas de vie sociale. Ce qu’il aime : déambuler la nuit dans les rues de sa ville et, de temps en temps, aller à la pêche dans des coins isolés.
Walt est aussi collectionneur, quoique d’un genre particulier : agent d’entretien dans un supermarché, il récolte les listes de courses que les clients jettent dès les caisses passées. C’est devenu un hobby : ramasser ces listes et essayer de se faire une idée de la vie de leurs propriétaires. Ensuite, il aime bien vérifier s’il est tombé juste, jusqu’à s’introduire en douce chez ceux qui ont éveillé sa curiosité…
Walt a-t-il seulement une petite manie inquiétante mais inoffensive ? Ou pourrait-il être à l’origine de la disparition de plusieurs femmes de la région ?En mettant en scène un homme de l’ombre qui s’immisce avec une perversité discrète dans le quotidien des gens, Russell Wangersky signe un roman profondément dérangeant. Vos courses n’auront plus la même saveur après cette lecture !

Metal, Janis Jonevs, Traduction Nicolas Auzanneau, Gaïa Editions 2016

123

L’un des bouquins qui m’ont le plus marquée et qui est resté gravé dans ma mémoire même vingt ans plus tard, a été Beatles de Lars Sabbye Christensen. C’était l’histoire de quatre gamins, Ola, Gunner, Kim et Seb qui grandissent dans la Norvège des années 1960 en vouant un culte sans limites, vous l’aurez compris, aux quatre garçons dans le vent de Liverpool.

Plus qu’un roman du type « coming out of age », Beatles est la fresque d’une époque magnifique, les 60’s occidentaux avec tout ce que cela implique en terme de musique, culture, revendications, aspirations, un univers mythique à mes yeux d’adolescente roumaine à l’époque où je l’ai lu pour la première fois.

124

Si je vous en parle c’est parce que je viens de lire Metal de Janis Jonevs, paru en ce début d’année aux éditions Gaïa. Et qu’il m’a rendue heureuse. Cette fois-ci, contrairement au roman de Christensen, ce sont les années 1990 qu’on traverse. Les années 1990 en Lettonie (qui venait tout juste de prendre son indépendance par rapport à l’URSS). Ce n’est plus la fresque d’une époque que j’aurais fantasmée, mais celle d’un temps que j’ai connu, vécu, exploré.

 

« J’étais arrivé au morceau décisif. Première écoute, stop, sortie de la cassette, rembobinage à la main avec un stylo pour ne pas vider les piles. Deuxième écoute. On ne parle que de moi dans cette chanson. Moi aussi je suis silencieux et triste, et je passe mon temps  »At home drawing pictures », tout colle avec moi, sauf que je n’ai pas encore quinze ans. Pas grave, j’attendrai un peu. Si personne n’est capable de savoir ce qui se passe à l’intérieur de mon être, je vais étaler le contenu de mon cerveau devant moi, pour qu’ils comprennent. Et en plus, ce sera une belle manière de répondre à ce que dit la chanson. Et alors , on réalisera ce qui était vraiment important pour moi. Tous ceux de la classe.

 »Jeremy spoke in class today. »

Il s’agit de cette formidable époque où la musique était l’élément central de toute vie adolescente : un nouvel album, un nouveau groupe, un nouveau courant musical et tout s’en trouvait bouleversé.Et pour le narrateur de Metal le bouleversement commence en 1994 avec la mort de Kurt Cobain : !« Mais ce coup-là, en avril 1994, notre vie à nous venait de se fendre en deux.Il allait falloir laisser passer quelques jours pour en prendre toute la mesure. Pour trouver intuitivement une explication dans des coupures de journaux réunis en vrac à propos de musiciens à l’allure repoussante, dans un intérêt purement théorique et moralement réprimé pour les substances psychotropes, dans un esthétisme dépressif et un chemin tout tracé vers un lieu où se croisent les trajectoires à la dérive. En attendant, je me sentais tout bizarre. Différent. »

Le premier sentiment d’appartenance à un groupe, envers et contre tous, Janis l’éprouvera au contact de la musique : Nirvana et toute l’école de Seattle d’abord pour aller crescendo vers le death métal, le doom et le black métal.

Dans un pays en transition comme la Lettonie post-communiste ce ne sont pas des comportements qui passent inaperçus : qu’il s’agisse de la musique, de la dégaine, des cheveux, tout peut constituer une passerelle vers l’autre, semblable, incompris ou, au contraire, une preuve de défi envers une société qui se réveille doucement après des années de sédation.

Les premières cuites (vive la vodka!), les premiers concerts, les rêves de fonder un groupe ; la chasse aux nouveaux enregistrements sur cassettes vierges et l’échange entre potes des dernières trouvailles ; la reconnaissance mutuelle entre deux métaleux se croisant dans le bus, dans la rue ou que sais-je où encore… tout y est ! L’espoir que la vie sera différente, parce qu’on peut choisir une autre voie que les masses.

Metal est bien plus qu’un roman sur l’adolescence et le rock : c’est le roman d’une génération, celle qui a ouvert les yeux sur Headbanger’s Ball, qui cherchait son salut dans la musique et la création, qui dépouillait la presse spécialisée des pages entières d’articles et de photos pour en faire de véritables encyclopédies musicales, une génération qui espérait faire tellement mieux que leurs parents. 

Oui, il m’a bien foutu le bourdon, Metal, mais il m’a aussi collé un gros sourire aux lèvres : cette fois-ci je peux dire, j’y étais

  • Beatles, Lars Saabye Christensen, Traduction Jean-Baptiste Coursaud, Editions 10/18 2011
  • Metal, Janis Jonevs, Traduction Nicolas Auzanneau, Gaïa Editions 2016

S de luis SEABRA, Rivages

Après F, voilà une sorte de suite. Toujours dans un pays, qui fait penser à un bloc, voilà un nouveau récit mélangeant, idéologie, fiction narrative, et poussant à la réflexion Poésie, conte, livre révolutionnaire, futuriste, utopiste, impossible à étiqueter. Déjà on peut s’émerveiller d’une chose, on a un écrit unique, et secundo, l’écrivain  a progressé de beaucoup en narratif, et écriture fluide qui nous emmène loin

3 personnages clefs, S, Zulh, Helois, trois actes, trois destins, trois récits qui n’en feront qu’un, même méthodologie qu’avec le premier

Dans une ambiance de récit paranoïaque, c’est un livre à plusieurs dimensions pour s’évader de la culture omnisciente…..

S est la suite logique et chronologique de l’intrigue développée dans F. On y retrouve les mêmes vertiges et les mêmes mises en abyme poussées, encore plus loin, avec une remarquable virtuosité dans l’art d’emboîter les récits. Après l’univers de la prison, place maintenant à celui des Bibliothèques, autre versant du Régime totalitaire que l’auteur décrit. Il s’agit à présent de la recherche d’un livre très « dangereux » qui a disparu des rayonnages de la Bibliothèque générale, et qui pourrait bien compromettre la survie de cet Etat. Que contenait ce livre ? Comment a-t-il pu échapper à la vigilance de ses gardiens ? Trois agents fidèles du régime vont faire les frais de ces dysfonctionnements, et subir, chacun à leur façon, une labyrinthique descente aux enfers…

 

Sean Doollitle , Securité renforcée, Rivages

 

Après son premier livre paru en poche, rivages nous présente son dernier jet en grand format

Bonne intrigue, personnages bien développées, tellement qu’on a envie de mettre des baffes. Hum, yes, on a envie d’en prendre certains et de leurs dires putain mais réveille-toi là. après que ferions-nous à leur place.. C’est bien là, je pense le rôle de cette histoire.

La paranoïa, la méfiance est le conducteur sentimental de ce livre.

C’est comme ces villages que je passe, avec leur panneau à la con, ils me font flipper. Au lieu d’apporter de la sécurité, cela me donne qu’une envie accélérer pour me barrer et vous ?

Livre salutaire à cette époque de sécurité renforcé e de repli. Au-delà de l’intrigue et de tout ce qui s’y joue.  Je reste dans l’idée que ce livre est un manifeste…sous couvert de polar.

 

Traduit de l’anglais (États-unis) par Elie ROBERT-NICOUD

Nouvellement arrivés dans un quartier tranquille d’une petite ville du Midwest, Paul et Sara sont intégrés à un groupe de « voisins vigilants » menés par un ancien flic, qui se révèle paranoïaque et manipulateur.

La terre des Wilson de Lionel Salaün, Liana Levi by Chris Ontheroadagain


L’Oklahoma , dans les années 30. Un endroit paradisiaque pour les tornades. Pas loin d’une quarantaine par an et même plus dans le pire des cas .
Le fameux phénomène  » Dust Bowl », ces tornades de poussière qui provoqueront une catastrophe écologique, due aussi en partie à la grande crise de 1929.L’exploitation intensive ayant rendu impropre la culture.La sécheresse et l’acharnement des banques engendreront de nombreuses victimes .Elles mettront à genoux les agriculteurs pendant une longue décennie.
Dick, qui avait fui la région enfant avec sa mère, revient seul, mais enrichi et entouré de mystères . Que veut-il retrouver? Annie Mae , son amour de jeunesse ? L’or noir , le pétrole ? Ou l’or jaune, l’alcool? Car ici la prohibition est toujours en place .
Lionel Salaün nous emmène dans cette Amérique profonde, contant une histoire féroce .Un roman court , poignant, qui a 50 pages du final m’a mené vers une fin complètement inattendue. Un roman qui nous fait découvrir une période de l’histoire Américaine avec une plume digne de Faulkner. Aux personnages attachants. Oú la rédemption est inexistante mais la poussière et la misère bien présentes, jusqu’au fameux  » Black Sunday ».
Je me prends à rêver que ces tornades relèvent de la colère des indiens et que leurs fantômes, devenus poussière, se réveillent et hantent à jamais leurs terres volées …. Un magnifique roman , une très belle plume à découvrir absolument.