Eoin Colfer le père d’Artemis Fowl débarque de belle manière dans le hardboiled et envoie son héros vétéran casseur de genoux dans des embrouilles gratinées, le tout traduit de fort belle manière par Antoine Chainas.
Le royaume uni offre de belles plumes majeures et hargneuses du roman noir et pour les comparaisons je trouve que Colfer se place entre l’écossais Charlie Williams ( « les allongés » et « des clopes et de la binouze » chez La noire ) et l’anglais Allan Guthrie ( « Fifty, fifty » et « baiser d’adieu » au Masque ) deux bons candidats au concours de donneur de baffes également.
On est en plein dans le « mauvais endroit, mauvais moment, mauvais coup de clef dans le coup… » McEvoy est videur dans le pire rade du coin, un irlandais cassé de tempête du désert qui rêve d’avoir à nouveau des cheveux. Le sort va s’acharner sur lui de tout les côtés et il va partir a la recherche de son meilleur ami disparu, un « docteur » ,qui exerce loin d’hypocrate et il va essayer de retrouver le type qui a flingué sa future ex. Tout le désigne bien sur comme un coupable idéal.
Un caïd, des hommes de main patibulaire, un avocat véreux qui lèche des postérieurs, une flic tueuse de flic…On va avoir droit a un enchainement qui va obliger la bête qui sommeille a ressortir et… « there will be blood ».
Le hardboiled a ses codes, Colfer les connait, les maitrise et utilise une bonne dose d’humour noir et des répliques qui claquent pour agrémenter le tout.
Mc Evoy est brutal, mais attachant, on est heureux qu’il ressemble plus a brock Lesnar qu’a jean claude Dusse pour botter les fesses et faire baisser les yeux.
Tout l’intérêt d’un bon hardboiled réside dans l’atmosphère, la cadence, le style et la façon dont le client va s’en sortir. Je dirais qu’il y a bon hardboiled et mauvais hardboiled. Héhé.
Le bon hardboiled, le mec il est là, dans la mouise et il défouraille et le mauvais hardboiled , bah, le mec il est dans la mouise et il défouraille…Mais sans la classe, sans la réplique et sans âme.
Colfer s’en sort avec les honneurs. J’attend la suite.
Swamp Dude.
