
Le marché de la corne de rhino, plus lucratif que celui de l’or en Chine, rapporte suffisamment pour que les braconniers chassent à l’intérieur des parcs privés.
Lorsque Sarah, jeune sud-africaine blanche, retrouve le corps massacré et mutilé de Mathusalem, l’un de ses plus beaux rhinocéros, elle en réfère immédiatement à la police du Cap, dont une unité s’est spécialisée dans la lutte contre ce genre de commerce.
Bientôt, l’inspecteur Ovambo et la belle Sarah vont suivre une piste qui les conduira de Hong-Kong à la frontière namibienne, se rapprochant inévitablement malgré les réticences de ces représentants de deux mondes qui, s’ils se côtoient, demeurent bien distincts.
En premier lieu, c’est la qualité de l’écriture des deux frères qui m’a sauté aux yeux. Dans un style fluide et précis, ils évoquent une Afrique du sud réaliste, comme, d’ailleurs, tous les thèmes qui seront abordés dans ce roman, qu’il s’agisse de la corruption des services gouvernementaux, de la violence de certains quartiers du Cap, de la méfiance entre les anciens dominants et ceux qui n’ont pas toujours su utiliser au mieux leur nouvelle liberté…
En second lieu, j’ai beaucoup apprécié le dépaysement, permanent du fait de chapitres très courts où les deux protagonistes visitent des endroits qu’on ne rencontre pas si souvent ; le bush, par exemple.
Pourtant, je ne sors pas du bouquin totalement satisfait : d’abord, j’aurais sans doute apprécié que cette attirance réciproque entre les deux protagonistes évolue d’une façon moins attendue. Le final, ensuite, m’a un peu déçu, avec une intrigue qui, bien que patiemment tissée, se décante en à peine quelques pages.